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Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦

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MessageSujet: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Lun 13 Juin - 19:09
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda



- Non mais j’ai une tête à m’appeler Jack ?

L’homme me regarde de la tête aux pieds comme si j’étais la dernière chose avant de diable en personne. Ce regard me rend mal à l’aise et depuis tout à l’heure, je me bats avec deux sourds d’oreilles pour prouver mon innocence. Au mauvais endroit au mauvais moment. J’ai le don de me mettre dans des situations pas possible… Sans le vouloir en plus ! Je ne cherche pas spécialement à me faire arrêter comme une criminelle, menotter et escorté je ne sais où pour un interrogatoire ! Parfois, je me déteste. C’est aussi simple que ça. Des fois, je n’ai qu’une seule envie m’étrangler face à ma mauvaise étoile…


Quelques heures auparavant…

J’ai décidé de prendre un peu l’air encore une fois. Si je veux trouver mon objectif premier, il faut que je me bouge un peu. La Cité du Crépuscule n’ayant absolument rien donné, il faut que j’avance et que j’aille dans tous les mondes possibles pour essayer de trouver une piste sur mon père ou mon passé. C’est donc dans cette optique bien optimiste que je suis montée sur Hadès en prenant le cap d’un des mondes de Ténèbres. Après tout, s’il est devenu Simili… Mon cœur se serre à cette pensée. À cause de moi il est… Je lâche un soupire exaspéré. Ce n’est pas avec ce mental-là que je vais avancer. Prenant mon courage à deux mains, je retire toutes les mauvaises idées et reprends mon objectif principal…

Londres. La City. C’est sans doute la première fois que je vois une ville comme elle. Sans doute est-elle plongée dans les Ténèbres mais en comparaison aux autres mondes, il y a quelque chose de plus charmant et à la fois menaçant…  Après avoir déposé mon griffon dans un entrepôt abandonné au Nord de la Tamise, je me suis dirigeais vers le quartier de la City. Un endroit plein de vie même en plein milieu de la nuit. Il n’y a plus énormément de femmes, juste des hommes, plus éméchés les uns que les autres, à croire que le concours du plus gros buveur se fait à chaque coin de rue. En remontant encore la ville, je me surprends à laisser mon regard papillonner sur les murs avant de tomber sur une affiche des plus étranges. Elle fait motion d’une récompense pour toutes personnes ayant des informations sur le tueur en série nommé Jack l’Eventreur.

En l’espace deux secondes, ma curiosité est piquée plus profondément que n’importe quoi d’autre. Je sais que je ne suis pas là pour ma mission personnelle, mais ce Jack… Prenant mon courage à deux mains, je me dirige vers Whitechapel, le lieu où les crimes sont perpétrés… En y arrivant, je sens un frisson froid me parcourir l’être et une pesante odeur de mort entoure ce quartier. Je peux sentir ça comme une odeur banale. Mais je suis nécromancienne, la mort me suit toujours après tout. C’est donc en suivant cette odeur que je remonte encore au Nord de la ville. Au détour d’une rue, une femme se dresse face à un homme. Lorsque je vois ça, mon instinct me dicte de me cacher. Mais ma curiosité trop grande, je risque un œil au moment où la femme se met à hurler. Mon cœur rate un battement et me glace le sang. Mes mains se portent à ma bouche pour étouffer un cri et une ombre noir passe juste à mes côtés. Elle ne fait pas attention à moi et je me prends un reflux d’odeur que je connais bien. Ces odeurs me donnent envie de vomir mais pourtant, je me ravise lorsque j’entends appeler  la femme.

L’assassin. Il était là… Reprenant le fil de la vie, je me retourne vers la femme et m’approche d’elle. Elle agonise. Je sais très bien qu’elle ne survivra pas pourtant, je m’approche d’elle et tends l’oreille. Une main sanglante m’agrippe alors le bras, pour une femme grièvement blessée, je dois avouer qu’elle a de la force… Elle bouge ses lèvres pour simplement me dire un : « Jack ». La pression de mon bras se fait moins importante pour finalement s’envoler. Elle vient de mourir, ses yeux rivés sur les miens, la peur encore présente. Tout en refoulant une crise de larmes, je ferme ses yeux et me redresse. Au même instant, un coup de sifflet retentit dans mon dos et une voix forte m’ordonne de lever les mains et de me rendre…


Maintenant

Enchainée, ou plutôt menottée, les deux hommes ne veulent même pas m’écouter. Pourtant, j’ai bien vu passer cette ombre avec son odeur de sang, de haine, du plaisir et surtout la mort. Cette odeur collait à cette personne comme une seconde peau. Je crois que je vais avoir du mal à m’enlever cette odeur de la tête maintenant… Dans un soupire, mon regard se porte au plafond alors qu’une voix appelle un des deux hommes avec moi. Je ne sais pas ce qu’il peut dire, mais vu la tête de l’autre, ce ne devait pas être une bonne nouvelle.

Les minutes passant et je me retrouve finalement à me redresser lorsque deux hommes emmènent, ou plutôt traine une autre femme. Sa chevelure de feu me fait tout de suite penser à un brasier se battant contre le vent. J’entends malencontreusement la conversation de deux agents de police près de moi…

- Elle aussi ?
- Ouais, elle était dans les environs du lieu du crime.
- Pourtant aucune des deux n’a le profil.
- C’est ça la clé. Qui te dit que c’était un homme ce tueur ?


Ils ne sont pas sérieux ? Je m’apprête à me défendre quand la porte de ma cellule s’ouvre pour laisser entrer la jeune femme. Génial… Nous voilà coincés comme deux tueuses. Du coin de l’œil, je me risque à regarder ma compagne de calvaire. Sa tête est loin d’être joyeuse. J’étais comme ça aussi avant de me résigner un peu, repassant en boucle la scène. Les agents nous adressèrent un regard avant de quitter la pièce. Il n’y avait qu’un seul homme près de l’entrée, croisant les bras et le regard plus fixe que jamais sur un point au mur. Finalement, je me retourne complètement vers celle aux cheveux de sang,

- Toi aussi tu es là à cause du meurtre ?



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~ Don't ever take a single second to breathe, they're going to send me on a murdering spree. I can not wait to dance upon your grave. Waiting for the dawn to come and sang a song to save us all.
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Awilda Volta
MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mar 14 Juin - 20:40
Vu comme ça...
Londres étaient une ville grande et majestueuse quand le soleil laissait ses rayons l’éblouir avec grâce, mais dés que la nuit tombait, elle devenait plus glauque, plus infâme, perdant de sa splendeur pour devenir bien plus mystérieuse encore. Les ténèbres avaient pris possession de cette contrée, faisant de ce monde un repère pour les joyeux lurons qui se trouvaient du côté obscure. Habituellement Wild ne venait jamais dans les contrées de ténèbres, car il n’y avait pas lieu d’y être, mais aujourd’hui, elle avait sentit quelques choses de pas nette sur les chemins des inter-mondes, quelque chose qui menaçait l’équilibre de ce monde. Une forte densité de lumière. Intriguée, la jeune femme s’était retrouvée à arpenter les ruelles de cette ville noire et étrange, préférant mettre la main sur cette lumière avant que les ténèbres ne s’en empare. Qui sait ce qui pouvait lui arriver, surtout s’il s’agissait là d’une âme égarée. Ses pas l’avait donc mené dans les ruelles de whitechapel, là où d’après nombreuses rumeurs se trouvait le repère d’un tueur nommé Jack l’éventreur. D’après ce qu’elle avait entendu, le tueur ne s’en prenait qu’à des femmes sans qu’on n’en connaisse le mobile. Encore un barge parmi tant d’autres, pensa  Wild qui continuait sa traverser dans cet endroit plus qu’insalubre. Il faut dire que le quartier n’était pas vraiment sain. Elle ne s’était même plus risquée à compter le nombre de débauche qui se présentait sous ses yeux. Entre les alcoolos, les prostituées et des enfants à l’allure douteuse, c’est sûre que pour un tueur ce n’était pas compliqué de s’attaquer à la faune locale. Mais heureusement, cette foule malodorante ne se trouvait que vers le quartier des boutiques, car là où elle était, la porteuse de feu fut étonnée de ne voit que très peu d’âme y vivre. Le silence était étouffant, voir peu rassurant et plus elle avançait, plus elle avait son intuition qui ne cessait de s’agiter. Elle sentait la lumière, mais elle sentit une grosse part de ténèbres aussi. Était-il en train d’engager le combat ? Accélérant le pas, la demoiselle n’avait pas vu cette ombre qui se trouvait non loin d’elle, celle-ci semblait pressée, à tel point qu’il fonça sans vergogne dans la jeune femme aux cheveux de feu, la bousculant sans retenu avant de continuer sa route comme si de rien n’était.

« Eh tu peux pas faire attention où tu vas ! Crétin. »

Au moment où elle allait reprendre sa marche, la porteuse sentit soudainement un poids dans l’une des poches de sa veste. Intriguée elle fouilla celle-ci, sentant quelques choses de froid, mais de chaud à la fois, mais surtout poisseux et humide. En sortant l’objet, la demoiselle s’en trouva horrifiée. Elle tenait dans ses mains une arme, un couteau pour être plus précis, qui avait dû être utilisé il y a peu de temps de cela. Aussitôt, la jeune femme se retourna, remarquant que l’homme était maintenant en train de courir comme s’il savait que l’élémentaliste de feu allait être à ses trousses. Jetant l’arme sans vergogne, Wild se mit à courir à son tour, hurlant à pleins poumons contre cet assassin qui était en train de s’enfuir.

« Reviens ici enfoiré ! »

Mais alors qu’elle commençait à accélérer, elle entendit derrière elle un bruit de sifflet strident, et à la seconde où elle avait tournée la tête, elle se retrouva brutalement plaquée au sol par un homme qui semblait vouloir l’immobiliser. Sonnée, la demoiselle essaya quand même de se débattre, tout en sentant que de nouvelles mains étaient entrains de la retenir.

« Non mais putain vous me foutez quoi là ! Lâchez-moi bande d’abruti ! Le tueur est en train de s’enfuir là ! LÂCHEZ-MOI JE VOUS DIS ! »
« À d’autres ma chère ! On vous a vu jeter l’arme du crime ! Vous pensez vraiment qu’on va croire vos mensonges ? »
« T’es pas sérieux là ? J’ai une gueule de psychopathe sérieux ? »
« Votre comportement laisse sous-entendre que nous avons juste. Meurtre, outrage à agent et j’en passe. En tout cas vous avez le droit de gardez le silence. Veuillez nous suivre à présent. »

Les deux hommes avaient dû forcer pour relever la jeune femme, immobilisant ses bras avec quelques choses de froid et de résistants avant de la forcer à avancer avec le canon d’une arme braquée sur la tête. Visiblement, elle s’était mise dans un sale pétrin, un pétrin qui ne lui plaisait guère. La lumière s’était évanouie, tout comme les ténèbres et maintenant, elle ne pouvait même pas aller rechercher celle-ci à cause de ces hommes qui tenaient réellement à la prendre en porte-à-faux pour ce crime. En voyant le transport de ses fameux "force de l’ordre", Wild tenta de s’extraire de son opposant  en lui donnant un coup bien placée dans le ventre, profitant de cette faiblesse, pour lui porter un autre coup pour le faire tomber, mais aussitôt, son partenaire attrapa la jeune femme par ses bras enchaînés, traînant celle-ci contre un mur voisin, pour mieux frapper sa tête contre celui-ci. De nouveau sonnée, Wild n’avait que d’autre choix que de se laisser embarquer, remarquant même que le policier qu’elle avait frappé la menaçait d’un regard noir, prêt cette fois à tirer aux moindres mouvements suspect. Soupirant tout en sentant un mal de tête, l’envahir, la demoiselle n’avait plus d’autre choix que de se soumettre à la volonté de ses opposants, mais au fond, elle ne comptait pas s’arrêter là, sans même se battre. La voiture roula pendant quelques temps, jusqu’à s’arrêter devant un grand bâtiment aussi terne que propre. Visiblement, c’était là où se retrouvaient les forces de l’ordre, pour enfermer ceux qu’ils jugeaient coupable de crime ou de meurtre. À peine fut-elle sortie du moyen de transport que Wild résista de nouveau, essayant de débattre pour ne pas rentrer à l’intérieur, mais c’était à croire que ses hommes avaient une sacrée force, car elle se retrouva malgré elle à l’intérieur, les deux hommes la maintenant de nouveau au sol, tout en hurlant des ordres à leurs confrères d’armes.

« Apportez des calmants vite ! Cette meurtrière est une vraie furie ! »
« Je suis pas une MEURTRIÈRE ! Pauvre con ! »

En essayant de voir les lieux, Wild pouvait constater le regard de ses nombreux hommes qui semblaient la juger sans même savoir de quoi il était question. Pourquoi étaient-ils tous aussi bornés ? Certes, il y avait un tueur qui sévissait, mais d’après ce qu’elle en avait lus, elle n’avait aucunement le profil, mais apparemment ces forces de l’ordre étaient bien trop têtues pour s’en apercevoir. Continuant de se débattre, la demoiselle vit qu’un des hommes était en train d’approcher avec une seringue dans les bras. Il avait une allure un peu plus médicale, ses vêtements étant caché par une longue blouse blanche. Sans attendre, il enfonça l’aiguille dans la peau découverte de la porteuse, poussant à la hâte le piston pour laisser le calmant se déverser dans son sang. Tout en grimaçant de douleur, Wild pouvait sentir le liquide dévaler ses veines, comme le ferait une décharge électrique. Elle avait l’impression de brûler de l’intérieur, comme si on lui avait injectée un fort poison pour la tuer aussitôt. Elle sentit peu à peu son corps se détendre, comme si elle devenait de plus en plus molle. Elle avait un mal fou à bouger, ou du moins, c’était comme si ses membres étaient paralysés, incapable de suivre ses ordres.

« Putain vous m’avez fait quoi ? »
« Ne vous inquiétez pas, vous êtes juste groggy, cela va passer ! Vous pouvez l’emmener à présent, grâce à cela, elle ne vous embêtera plus »

Interloquée par les paroles de cet homme étrange, Wild était maintenant contrainte d’être portée comme une poupée le temps que la drogue qu’on lui avait infligée se dissipe. Pestant entre ses dents, la demoiselle n’aimait pas la tournure que prenait les événements et encore moins quand elle vit qu’une jeune femme se trouvait dans une espèce de prison elle aussi. Au vu des paroles des deux compères, elle était elle aussi impliquée dans ce meurtre. Était-elle innocente elle aussi ? Sûrement que oui, de ce qu’elle se souvenait, l’ombre semblait avoir des épaules carrées ce qui n’était pas le cas de la demoiselle. Comment s’était-elle retrouvée ici ? Beaucoup de questions commençaient à naître dans l’esprit de la porteuse de feu, mais pour le moment, elle essayait de se traîner vers le fameux banc qui se trouvait dans cette prison douteuse, se sentant vaseuse et nauséeuse. Heureusement, la poussée du policier qui l’escortait l’avait permis de faire un peu plus de chemin, ce qui lui permit de rejoindre en quelques pas la belle étrangère. Avec la drogue dans les veines, Wild devait paraître encore moins aimable que d’habitude, et sans cacher son soupir agacé elle rejeta sa tête en arrière contre le mur, fermant les yeux comme si elle essayait de calmer ses ardeurs. Il fallait qu’elle trouve un moyen de sortir d’ici et surtout de retrouver ce fumier qui l’avait mis dans ce bordel infâme. Alors qu’elle essayait de rassembler ses esprits, la jeune femme — qui se trouvait à côté d’elle — ne tarda pas à lui adresser la parole, lui demandant quelques choses de simple : Si elle était ici à cause du meurtre. En entendant cette question, l’agacement de Wild survint aussitôt et avec son amabilité légendaire elle lui répondit d’un ton sec et peu engageant.

« T’en as d’autres des questions connes comme ça ? C’est sûr que je ne suis pas là pour compter fleurette avec toi juste pour te tenir compagnie. Putain quelle merde sérieux. Si je retrouve le connard qui m’a foutu dans ce merdier je peux te dire que là ouais, y aura un meurtre. »

Au fond, Wild n’avait rien contre la demoiselle aux cheveux roux, c’était juste la situation qui la mettait salement en rogne, mais le pire était cet état second dans laquelle elle se trouvait. Elle avait l’impression que tout tournait autour d’elle, que ses membres étaient consumés par un mal qui ne cessait de se propager. Les dents serrées, elle pesta à nouveau, sa main se dirigeant vers son front, comme si elle se sentait au plus mal.

« Tain c’est quoi qu’ils m’ont injectés sérieux… »

C’était certainement tout sauf un calmant, du moins, l’élémentaliste de feu était persuadée que ça n’en était pas un. À moins qu’il lui avait injecté une sacrée dose. Levant lentement la tête, Wild regarda quelques instants le jeune homme qui semblait surveiller la grille ainsi que leur environnement. Il y avait rien pour sortir d’ici, pas même un espoir de sortir par la seule fenêtre existante. Elle devait donc se monter patiente, attendre et agir en conséquence, bien qu’avec le calmant, elle doutait réussir avec succès. Elle se tourna alors vers la belle demoiselle à ses côtés, la dévisageant quelques secondes avant de lui parler sans aucune retenue.

« Je suppose que t’as rien fais non plus hein ? Je sais pas toi, mais moi j’ai pas envie de moisir ici à cause d’un enfoiré qui profite du grand air. »

À peine avait-elle finis ses paroles qu’un des policiers s’approcha du gardien de la porte, lui demandant d’ouvrir celle-ci avant de toiser les deux jeunes femmes d’un air peu compatissant.

« Menotte-les ensembles ! Elles ne pourront pas se barrer comme ça ! Le patron veut qu’on les transfère ailleurs pour mieux les cuisiner. J’espère que les tueuses ont le cœur bien accroché. »

Visiblement sa boutade lui avait plût, puisqu’il s’était à rire tout en regardant son collègue attacher les deux poignets proches des deux femmes pour ensuite enlever les autres menottes. Ainsi menottée, Wild perdait tout espoir de s’enfuir d’ici à moins qu’elle entraîne la demoiselle avec elle dans sa tentative désespérée. C’était une folie douce, mais elle n’avait pas envie de croupir dans un endroit juste parce qu’on la soupçonnait d’une chose qu’elle n’avait pas faite. Essayant de suivre le pas, elle essaya tant bien que de mal d’analyser la situation. Il y avait un homme devant elles, et un derrière elles. Cela semblait compliqué, mais c’était faisable, à condition que la demoiselle suive la démarche. Voyant qu’ils approchaient enfin de la sortie, Wild regarda autour d’elle, afin de constater qu’ils étaient seuls, avant de simuler un malaise, laissant son corps s’affaisser sur le sol, tout en essayant de ne pas faire mal à la jeune femme avec qui elle était enchaînée. Rapidement, un des policiers se mit à sa hauteur, relevant par les cheveux sa tête, sans aucune douceur.

« Eh oh ! Relève-toi ! Ce n’est pas le moment de faire la sieste ! »
« J’espère que t’es prête jolie rousse. »

Avec beaucoup moins de force que d’habitude, Wild parvint malgré tout à donner un bon coup de tête au policier qui lui faisait face, profitant de la surprise pour lui donner un bon coup de genou dans la mâchoire de façon à le sonner temporaire. Se relevant à la hâte — bien que le sol lui semblait extrêmement mou —, elle laissa l’étrangère s’occuper de l’autre policier avant d’entendre du raffut venant du bâtiment.

« Faut qu’on se casse ! »

Sans même attendre une réponse de la part de sa comparse, Wild se mit à courir le plus vite possible, poussée par l’adrénaline qui lui donnait la force de résister pendant quelques secondes aux effets du calmant, mais bien vite, elle avait l’impression qu’elle allait se retrouver dans un étau, et tout en essayant de prendre son souffle, elle regarda la jeune femme aux cheveux roux, son regard cherchant une quelconque cachette.

« Aller… Un endroit où se planquer et vite ! »

Elle avait du mal à réfléchir et encore moins à analyser la situation. L’effet du médoc était de retour et avec la fatigue qu’elle avait accumulée, elle avait du mal à visualiser les opportunités qui s’offraient à elle.  


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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mer 15 Juin - 13:40
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda

Comment est-ce que j’ai terminé dans une cellule déjà ? Ah oui ! On me prend pour le tueur en série de Whitechapel. Je ne sais pas comment le prendre à vrai dire... Après tout, je suis une Princesse de cœur qui ne voit le mal nulle part, qui croit en la Lumière et qui est aussi pure qu’un nouveau-né… Oui… Enfin là, j’ai de quoi revenir sur un ou deux points. Je me souviens très bien du comment j’en suis arrivée là. Comment on m’a arrêté et surtout : contre qui je dois cette situation. Rien que d’y penser j’ai la mâchoire qui se crispe et une folle envie de meurtre ! Je n’arrive pas à croire que ces bornés n’écoutent même pas ce que j’ai à dire ! Pour eux, je suis la tueuse. La Jack l’Eventreur ! Je grimace. Sérieusement…

Assise bien sagement dans ma prison plus petite qu’un neuf mètres carré, je me dois de regarder les trois hommes debout devant moi en train de me poser des questions à tour de rôle. J’avais l’impression de voir un jeu. Celui qui allait trouver une réponse positive allait gagner le droit d’aller prendre sa pause… Mais bon… Comme toute personne normale, je réponds. En cachant des informations. Mais la plupart du temps, ils ont le droit à un magnifique « non » tout sourire. Puis la situation change un peu lorsque nous remarquons l’arrivé d’agents apportant une nouvelle personne. J’écoute un peu et je comprends que nous sommes dans le même bateau. Elle me rejoint rapidement dans la cellule et ni une ni deux, je lui pose une question. Sa réponse, si je peux appeler ça ainsi, me laisse quelque peu sur les fesses. D’accord… Je lui adresse un joli sourire avant de répliquer sur le même ton qu’elle :

- Garde ta mauvaise humeur pour toi. Je ne fais que poser la question. Si tu t’es levée du pied gauche ce n’est pas une raison pour agresser les gens… Puis on sera deux à le tuer au moins. Je compte bien lui faire ravaler son chapeau !

Moi aussi je veux sa peau. Mais ce n’est pas une raison pour m’agresser de la sorte. Surtout que ma question fut plus innocente que jamais. Pourtant, en regardant la jeune femme, je ne peux m’empêcher de soupirer. Une furie dans son genre n’a pas le profil du tueur. Puis elle ne put pas la mort comme l’autre. Mais allait dire ça à des gens dont les pouvoirs n’ont aucune place ? Ils allaient me prendre pour une aliénée… Dans un râle, je me redresse et m’approche de ma compagne de cellule pour prendre place près d’elle après son commentaire. Ainsi, ils avaient dû la calmer. Je souris. Pas étonnant. Je ne suis avec elle que depuis deux minutes et je sais déjà qu’elle a l’air d’une pile électrique. Je m’apprête à reparler quand elle prend les devants en me posant une question qui n’a pas besoin de réponse vu ce qui suit.

Juste quelques secondes plus tard et la porte de la cellule était ouverte avec l’ordre de nous menotter ensemble. J’écoute le policier sans aucune réaction. Pas même au « cuisiner » ou au « cœur bien accroché » combien m’avait sorti ça avant de manger les sabots d’Hadès ? Je souris malgré moi et j’ai très vite le droit de me faire remettre à ma place par un coup subtil dans le bas du dos. Mon sourire termine en grimace. Je dois me rendre à l’évidence, je trouverais un moyen de partir. Je ne sais pas encore comment mais… Mon regard est attiré vers ma comparse. Cette dernière regarde dans tous les sens et je garde le silence. Sans doute cherche-t-elle un moyen de partir. Tout à coup, sans prévenir, je me retrouve attiré par le sol, mon bras menotté basculant sérieusement dans un mauvais sens. En fait, ma camarade vient de faire un malaise. Génial ! Vraiment !! Je me penche pour éviter toute blessure stupide, un homme arrive, l’agrippe par les cheveux et ma main libre attrape son bras,

- Un peu de retenu espèce de…

Je ne termine pas ma phrase. Pourquoi ? Les propos de la sanguine me coupent littéralement. Je ne sais plus aligner deux mots. Mon corps fait un mouvement en avant quand la fausse malade assène un coup au policier. D’accord… Je rate un épisode en étant présente. Mais instinctivement, mon pied rencontre et écrase celui de l’autre homme. Mon poing fermé, il termine dans l’estomac puis le menton. Secouant ma main après mon acte, je me redresse un peu en grimaçant sérieusement. Aïeuh ! Mais sans attendre, ma compagne lâche un autre commentaire et on se retrouve à courir. Une évasion ! Mon bras attaché, surprit par l’élan me fait un mal de chien… Suivant aussi rapidement les pas de la chef de cette opération, je cherche un moyen de contacter Hadès. Mais rien n’y fait, le calme n’étant pas dans ma tête, il est plus compliqué que de faire une tarte. Puis, nous nous arrêtons enfin. Ma respiration est rapide, j’ai l’impression que je vais cracher mes tripes en plein milieux de la rue… Je croise alors le regard de ma partenaire en l’écoutant. Comme elle, je me mets à chercher avant de tomber sur une ruelle étroite mais très sombre. Sans son assentiment, je tire pour m’y diriger. Comme prévu, la rue est trop étroite. Mais ça donner sur l’autre côté. Me contorsionnant un peu, j’essaye de passer mon côté libre. Chose faite, je regarde celle qui me suit.

- Rentre le ventre, ça risque d’être plus étroit que prévu…

Pas qu’elle est… Enfin… C’est plus une façon de parler qu’une critique ! Sans plus de mot, je reporte mon attention devant moi et commence à avancer. Mais très vite, des bruits de pas m’arrêtent. En tournant la tête vers la source, je remarque une ribambelle de policiers en train de nous courir après. Je m’arrête pour éviter tout bruit étrange et lorsque je sens leur présence disparaître, je reprends mon avancé. Pendant cette dernière, j’évite de parler, préférant largement me concentrer et ouvrir mon pouvoir à la zone pour éviter toute petite surprise.

Sans doute est-ce que j’ai bien fais… Etrangement, je sens planer une entité non loin de nous quelques secondes plus tard. Avec la présence des policiers, elle avait été masquée jusque-là. C’était d’abord une douce odeur de joie mais plus ça allait et plus des sentiments arrivaient. Se superposant pour masquer la première. Je ne sais pas si ma comparse peu aussi les sentir mais je dois avouer que ça commence à me gêner… En faisant plus attention, je remarque la provenance des effluves : devant nous. Là où nous devons aller. Tout en continuant, je fronce les sourcils en scrutant la moindre chose étrange et très vite, je me dois de me protéger le nez. Une violente odeur de mort et de plaisir me foudroie. Mais je ne peux pas tousser. Au même moment, dans la lueur de l’éclairage, une ombre se porte dans le coin du mur. Comme une ombre de Mort. Une main se dégage… Ses doigts dansent un peu en l’air avant de se poser sur le mur et l’agripper fermement comme si sa vie en dépendait. Mon corps se raidit et j’ai le cœur qui commence à battre d’une façon affolante. Je lance un signe à la jeune femme pour l’inciter à voir comme moi. La main toujours présente, je vois alors un haut de forme se dessiner lentement puis finalement, là où il devrait y avoir une tête se cache le néant. J’étouffe un cri de peur. Je sens qu’il est en train de nous sourire. Nous ne pouvons pas le voir mais lui si. À notre place, la lumière éclair nos visages… Je sais qu’il grave nos traits dans sa mémoire. C’est lui ! L’odeur est insoutenable et je baisse la tête en appelant Hadès à notre secours. C’est lui ! L’assassin. Il est là, devant nous ! Je sens que je vais tourner de l’œil dans peu de temps… Je m’appuie sur le mur en relevant la tête, la silhouette est toujours là à nous regarder… Mais je n’ose pas avancer. J’ai juste peur. Puis je ne suis pas équipée pour un combat puis encore moins pour... Sauver les fesses de ma camarade prise par une drogue.

Mon cœur rate un battement, quand son visage se tourne sur sa gauche et qu’il porte sa main à sa ceinture. Je crois l’entendre murmurer… Un dernier regard pour nous et il prend la fuite… Je sens alors mes jambes flageoler et mes mains trembler. Je n’arrive pas à m’arrêter de trembler. Je revois la femme et sa silhouette… Mais je n’ai pas le temps de penser plus, je sens un poids se retirer lorsque je vois un visage connu se mettre devant l’entrée. Hadès ! Très vite, je reprends un peu de courage et file droit vers lui pour l’enlacer. Sa tête se pose sur mon épaule puis je le sens se redresser. Rapidement, je comprends qu’il est intéressé par… Euh… Je me retourne vers mon acolyte,

- Au fait, quel est ton nom ?



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Awilda Volta
MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mer 15 Juin - 23:14
Vu comme ça...
Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa partenaire de cellule n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Un constat qui fit finement sourire Wild. Au moins, elle ne risquait pas de s’ennuyer avec celle-ci, encore fallait-il voir si elle en avait dans le ventre. Car user des mots étaient une chose, agir en conséquence en était une autre. Ce fut donc d’un air neutre que Wild regarda la belle demoiselle aux cheveux roux, haussant tout simplement les épaules tout en lui répondant d’un air sarcastique, comme à son habitude.

« Tu m’en vois ravie ma grande. »

Au moins elles avaient le même objectif. Trouver ce fumier et lui faire payer pour sa manigance tordue, mais pour ça, elles devaient trouver le moyen de sortir de cet endroit. Quand l’un des policiers arriva pour les transférer dans un autre endroit, Wild se mit à réfléchir malgré les effets du calmant qu’on lui avait injecté. Elle n’avait pas le droit à l’erreur et encore moins de mal calculé son coup. C’est donc soucieuse du détail qu’elle observa tout autour d’elle, attendant le bon moment pour parfaire son plan. Heureusement, celui-ci fut une réussite, du moins en partie, car maintenant, elles n’étaient plus que des évadées de prison fuyant pour leur propre survie. La course fut folle et éreintante, mais le plus important était de trouver un endroit qui leurs permettraient d’échapper à leurs poursuivants. La tête tournant, les nausées revenants en force, Wild avait du mal à entrevoir ne serais-ce qu’une cachette pour les protéger, mais c’était sans compter sur Malia qui elle, n’était sous l’influence d’aucune substance étrange dans le corps. Sentant son corps se faire tirer en arrière, la porteuse de feu commença à râler grandement, se demandant ce qu’il se passait pour que sa partenaire la tire ainsi, mais en se tournant vers elle, elle compris immédiatement, le pourquoi du comment. Voyant la jeune femme se tortiller pour pénétrer à l’intérieur de la ruelle, Wild commença à l’imiter à son tour, avant de porter son attention sur les paroles de sa partenaire de prison. Rentrer le ventre ? En entendant ses mots l’élémentaliste jeta un regard renfrogné à la belle rousse, avant de poursuivre avec un ton de voix peu commode.

« Je peux savoir ce que tu insinues là, la rouquine ? »

S’il y avait bien une chose que la porteuse détestait plus que tout, c’est qu’on lui fasse des remarques sur son poids. Certes, elle n’était pas grosse, voir plutôt svelte, mais malgré ça, elle faisait une fixette dessus, de part sa nutrition qui laissait vraiment à désirer. C’était là le problème, quand on était une piètre cuisinière. Préférant au fond ne pas avoir de réponse, Wild continua d’avancer le long du corridor sombre, jusqu’à entendre au loin les bruits de pas des policiers qui étaient sur leurs traces. Imitant sa camarade, l’élémentaliste de feu s’arrêta alors, sa tête se collant contre le mur, comme pour essayer de dissimuler un peu plus sa présence. Heureusement, elles étaient assez loin de là d’où elle venait, aussi, le couloir était tellement sombre, que personne n’aurait pus supposer qu’elles s’y trouvaient. Tout en attendant patiemment que leurs opposants s’en aillent enfin, et constatant que la voie était enfin libre, Wild se risqua à soupirer de soulagement, avant de continuer sa péripétie, loin de cet endroit étroit et peu engageant. Dés que la porteuse mit enfin les pieds hors de cette ruelle sordide, elle en profita pour prendre une grande bouffée d’air, se sentant maintenant un peu plus à l’aise. Elle n’était pas vraiment claustrophobe, mais il fallait bien avouer que la situation s’était montrée particulièrement étouffante. Enfin au moins, elles risquaient d’être tranquille pendant un temps, ce qui n’était pas de refus au vus des nombreux événements qui s’étaient déroulées. C’était comme si elle était tombée dans une spirale infernale, sauf qu’en plus, d’être complètement paumée, elle ne savait comment reprendre la situation en main. Il fallait qu’elle retrouve cette lumière, mais elle était maintenant incapable de faire confiance à ses sens, qui étaient totalement déroutés. Une fois sur deux, son corps répondait à son cerveau, mais le pire était ses pensées qui lui paraissaient flous, comme si elle en perdait la tête. Alors qu’elle allait pour s’avancer de façon à ne pas rester statique, Wild remarqua que la belle étrangère avec laquelle elle était enchaînée se mit à se couvrir le nez, comme si une odeur nauséabonde était en train de la déranger. Perplexe, la porteuse de feu la regarda quelques instants, avant de lui adresser la parole, comme pour avoir son attention.

« Eh ? Qu’est-ce qui t’arrive ? A te voir on dirait que t’es face à un spectre. »

Et elle ne croyait pas si bien dire. Du moins, il ne s’agissait pas là d’un fantôme, mais du fameux meurtrier que tout Londres recherchait activement. Voyant que la jeune femme lui fit un signe de tête, comme pour l’inciter à regarder une scène, Wild se tourna alors dans la même direction, laissant son regard et son visage changer d’expression devant la vue de ce nouveau meurtre qui se déroulait sous leurs yeux médusés. Un corps était là, gisant au sol, tout en essayant de lutter pour sa survie, mais en vain. À côté du corps, se trouvait cette ombre qu’elle avait l’impression d’avoir déjà vu. Ce chapeau haut de forme, cette tenue sombre, cette carrure cachée. Pas de doute, c’était bien le fumier qui lui avait glissée l’arme du précédent crime dans sa poche et accessoirement, qui avait fait aussi plonger, sa compère prisonnière. Le regard sombre, la colère se figeant sur son visage, Wild ne tarda pas à interpeller commençant à s’avancer vers lui comme pour réduire la distance qu’il y avait entre eux. Enfin ça, c’est ce qu’elle voulait faire, car très vite, elle fut stoppée nette par sa partenaire qui elle, semblait comme figée dans le temps. Elle était incapable de bouger, complètement paralysée par la peur. C’était comme si elle s’était retrouvée face à un fantôme, face à un esprit malin, sauf que là, Wild avait besoin que celle-ci bouge pour attraper le véritable coupable de ses meurtres à répétition.

« Eh oh ! Tu me fais quoi là ! Faut qu’on le choppe là ! Eh ! »

Mais rien n’à faire, c’était comme si elle était face à une statuette. Aucune réaction ne venait, et même après l’avoir secoué celle-ci resta de marbre. Pestant entre ses dents, Wild se retourna pour voir impuissante le tueur qui s’échappa encore une fois, semblant comme provoquer les deux jeunes femmes en les incitants à le poursuivre. Il avait murmuré quelques choses, mais la porteuse de feu avait été incapable de comprendre un traître mot de ce qu’il disait, et c’est en soupirant d’exaspération, qu’elle râla fortement.

« Bordel ! Maintenant il nous a filés entre les doigts ! Bien joué hein ! »

Au fond, elle pouvait comprendre le comportement de la demoiselle, mais, si elle réagissait comme cela à chaque fois qu’elle se retrouvait en sa présence, elle n’en avait pas finis. Le mieux était de briser ses chaînes qui les retenaient prisonnières l’une à l’autre et de partir chacune de leurs côtés. Voulant proposer cette solution, Wild commença à ouvrir la bouche, mais celle-ci se ferma aussitôt quand elle vit la jeune femme courir vers une espèce d’oiseau bizarroïde. Emportée par cette course, Wild fut bien obligée de suivre ses pas, avant de regarder avec étonnement l’animal qui semblait appartenir à l’étrangère. Un griffon ? Il existait vraiment ce genre de créature dans l’univers ? Alors ça. Sur le coup Wild ne savait pas si c’était dû à une hallucination de la drogue ou à une véritable réalité, mais en voyant la tête de l’animal se tourner vers elle, elle constata que ouais, il était bien réel en plus d’être totalement conscient de ce qu’il l’entourait. Regardant un long moment cette créature mystique, la porteuse fut bien obligée de porter son attention sur sa comparse qui lui demanda son nom, comme pour pouvoir faire connaissance, sauf que pour Wild, leur collaboration prenait fin ici et maintenant.

« Je m’appelle "écarte ta main pour que je puisse faire fondre ce truc ". J’ai bien l’intention de poursuivre ce connard ! Donc si tu permets. »

Sans même attendre une réaction de la part de la jeune femme, Wild dirigea sa main de libre vers les chaînes qui reliaient les menottes. Avec son pouvoir, elle devait être capable de faire fondre cet acier, ce qui lui permettrait certes d’avoir un bracelet de mauvais goût, mais au moins, elle serait libre de ses mouvements. Ouvrant la main, tout en semblant se concentrer, Wild essaya d’appeler son pouvoir pour faire apparaître une flamme au creux de sa main. Mais rien ne se passa. Étonnée, la jeune femme retenta l’expérience, mais pas même un crépitement, ne répondit à son appel. Elle recommença encore et encore, mais rien ne vint, obligeant l’élémentaliste à se rendre à l’évidence, la drogue l’empêchait d’user de sa magie.

« Bordel de … ! Mais quelle bande de raclure de mes deux ! Raaah Fais chié ! »

Elle était à présent coincée. Coincée avec cette jeune femme dont elle ne connaissait rien et qu’elle devait sûrement impliquer encore plus dans cette histoire. Obligée d’être enchaînée à elle et de se contraindre l’une et l’autre à des décisions qu’elles devraient partager. Une situation merdique en soit pour Wild, qui pesta intérieurement contre ses menottes et le monde entier. Sa main contre son visage, un soupir exaspéré s’échappant de ses lèvres, elle n’avait plus qu’à se familiariser avec cette nouvelle partenaire, espérant que cette fois, elle arriverait à choppée ce provocateur fou.

« Bon okay t’as gagnée… Je m’appelle Wild, juste Wild. Et toi la rouquine ? Je te dois t’appeler comment ? »

Elle était bien obligée de mettre de l’eau dans son vin pour l’instant, bien que cette idée ne l’enchante guère. Après tout, c’était à cause d’elle qu’elle n’avait pas pus approcher le meurtrier de Whitechapel et comme pour avoir des aveux concernant le comportement de la jeune femme, Wild ne se gêna pas pour lui dire sa façon de penser, ne cachant pas son irritation.

« Bon écoute, moi je tiens vraiment à cogner ce type ! Toi je ne sais pas, mais moi oui. Alors je ne sais pas à quoi tu penses, ni  ce qui t’arrive dans ta petite tête, mais j’aimerais que tu foutes ta peur de côté pour te concentrer sur cet objectif. Capturer cet assassin de mes deux. » Elle posa alors sa main sur sa hanche, soupirant un instant avant de reprendre. « Je vais t’avouer un truc ma grande, je ne suis pas trop chaude pour que tu fasses foirer toutes nos tentatives ! Tant qu’on sera bloqué par ça. » Elle leva son poignet, montrant la menotte qui les liait grandement. « On pourra pas faire autrement, donc sincèrement, si c’était juste de la colère en taule, bah j’aimerais que tu la gardes et que tu te rappelles de celle-ci quand on verra le criminel. On ne peut pas se permettre d’être enfermée à cause de lui. Tu piges ? »

Comme à son habitude, Wild ne connaissait pas le tact, usant de sa franchise pour dire les choses comme elle le pensait sans détour. Au fond, elle n’en n’avait rien à faire de vexer sa partenaire, car celle-ci avait grand besoin d’être secouée à grand coup de franchise. Elle ne pouvait se permettre de laisser fuir ce criminel. Tant qu’elle n’était plus capable de repérer cette lumière, elle se devait de poursuivre alors cette part monstrueusement ténébreuse de façon à ce que celle-ci ne s’approche  pas de cette pauvre âme lumineuse, mais ce que la porteuse de feu ne se doutait pas, c’est qu’elle était déjà en présence d’une forte lumière et qu’elle risquait sûrement de mettre celle-ci en grand danger en la jetant ainsi dans la gueule du loup.

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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mer 29 Juin - 20:44
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda



Mes bonnes manières me tueront un jour. Je crois même qu’elles me perdront bien plus vite de la vieillesse. Il faut dire que la jeune femme devant moi a de quoi battre tous les records de bonne manière. Se vouloir aimable et curieuse et je me vois récolter un bon « rentre dans ta caisse. » Ni une ni deux, je montre aussi que je ne vais pas me faire marcher dessus et sa réponse ? J’ai l’impression de me prendre un immeuble de vingt étages dans la tête…

Mais je n’ai même pas le temps de lui répliquer de nouveau. En fait, je n’ai même pas envie de lui dire quelque chose de plus mais elle n’est pas censé le savoir ou lire dans mes pensées. Du coup, je garde le silence pendant un assez long moment. Les agents ont le temps de nous menotter, de nous malmener comme des criminelles et la sanguine a eu le temps de me glisser un mot avant de chuter comme un cadavre. Ce qui suit et loin d’être une partie de plaisir mais on n’a jamais rien sans rien. Puis entre finir amochée puis pendue ou fuir, le choix est rapide. C’est donc avec hâte que je suis la course de ma partenaire. Lorsqu’elle s’arrête, je comprends sans mal que c’est à moi de jouer. Rapidement, je remarque une ruelle. Bien qu’étroite, elle est idéale pour ce cacher. Après tout, personne ne va penser qu’on peut se trouve dedans. Après un commentaire de ma part, un « oups » intérieur en l’écoutant me répondre et je lui jette simplement un rapide regard sans une réponse. On n’a pas vraiment le temps de parler chiffon. Lors de notre avancé dans cet endroit aussi étroit d’une bouche d’égout, je suis subitement prise par une odeur. D’abord tout ce qu’il y a de plaisant avant qu’elle ne vire au plaisir salace. Par instinct, je m’arrête et lèvre le nez. Mon acte a le don d’attirer l’attention de ma partenaire qui se met à me poser des questions. Pourtant, je ne peux pas lui répondre. Alors je me contente de lui montrer sans un mot. Le cadavre qu’il vient de faire chute sur le sol. La jeune femme s’avance en interpellant l’homme. Je sais que c’est homme par ses sentiments. Mais trop prise par ma peur, je le regarde en silence avant de remarquer l’expression de la partenaire. Elle veut l’avoir mais je n’arrive pas à bouger. L’ombre nous abandonne et j’ai encore le droit à une remarque. Je sais qu’il est parti. Pas besoin de me le répéter !

Mais je m’abstiens d’un commentaire préférant largement regarder par terre prise entre la honte et le malaise. Je sais très bien que je viens de faire la pire erreur de la nuit ! Pourtant, on ne commande pas la peur et cet homme me fait très peur ! Du coup, pour retrouver un peu de courage et le faire fuir par la même occasion, j’ai appelé Hadès et en le voyant se poster devant nous, un élan de vigueur m’a pris et j’ai terminé par l’enlacer sans prêter attention à ma partenaire de calvaire. Puis je lui adresse la parole en remarquant son attention porté sur mon compagnon. Sa réponse est loin d’être « Oh oui, je suis truc ! » c’est plutôt un « Pousse-toi de là que je m’y mette. ». Par mon manque de réaction, elle prend les devants et n’attend pas de réponse de ma part. J’étouffe un mauvais rire en remarquant son empressement se soldant par un magnifique échec. Comment je le sais ? Il suffit juste de l’écouter ! Puis dans la minute qui suit j’ai enfin son petit nom et elle me retourne la question.

- Malia.

Elle a l’air tellement tendue que je préfère écourter ma présentation. De toute façon je ne vois pas quoi dire de plus. Je sais me taire quand il faut. Puis le reste ne la regarde pas surtout. Alors que je pense sincèrement ne plus l’entendre me critiquer, je suis surprise de me faire avoir par de multiples piquent tellement bien placés que j’en grimace sans le vouloir. Je l’écoute me déverser sa mauvaise langue sur moi avant de sourire sincèrement et la regarder droit dans les yeux.

- Tu veux parler à cœur ouvert alors soit. Écoute-moi bien aussi. J’ai tout aussi envie que toi de lui refaire le portrait. Ne serait-ce que pour venger cette femme que j’ai vu mourir. Ensuite excuse-moi d’avoir peur d’un psychopathe, tueur de femmes ! je siffle presque mes mots. Après je ne pense pas que tu puisses sentir l’odeur qui émane de ce type. Il est tout à fait horrible de se faire assaillir part des contradictions sentimentales. Ce mec pue le plaisir et la mort ! Je peux le suivre à la trace tellement il empeste ! je pointe du doigt l’endroit où il était juste avant de disparaître. Cet homme est plus dangereux que tu ne le penses. Pardon de vouloir protéger ta peau et la mienne… Et si tu veux le retrouver il te faudra un peu revoir ton débit de paroles franches. Je ne compte pas passer le reste des prochaines heures avec une personne sortant un discourt de la sorte sans savoir le pourquoi de l’autre. Je ne suis pas le genre de fille précieuse qui se vexe facilement mais ce n’est pas pour autant que je vais sourire tout le temps.

Sur ces mots, ma bouche se ferme subitement et se crispe. Je sens très fort que je risque d’en voir de toutes les couleurs avec elle. Mais une chose est vraie, je ne compte pas l’écouter me lancer des piques sans rien dire. Après tout, je sais très bien que ma peur a contribué à sa fuite. Elle n’a pas besoin de remuer le couteau dans la plaie ! Sans mauvais jeux de mots. Mais en plus de ça, je dois aussi faire attention à cette envie de vomir qui me prend dès que je lève le nez dans le sens du vent. Ses odeurs me reviennent dans les narines comme un parfum de bonne femme qui est tombée dedans. Il est juste intenable de réfléchir ou d’agir avec ça. Mais bon, voyons le bon côté des choses ! Je peux le retrouver vu qu’il put sur trois pâtés de maisons ! Dans un grognement de ma part, je lève légèrement mon bras pour fixer la chaîne qui nous relit. Je pourrais faire quelque chose pour me tirer de là. Mais avec ce que Awilda vient de prendre en médicament, je ne sais pas si elle va avoir les tripes pour regarder. Du coup, je lâche un soupire et laisse retomber mon bras. Quand elle aura repris du poil de la bête je pourrais envisager quelque chose.

D’un hochement de tête, je me mets d’accord avec ma propre conscience avant de la regarder de la tête aux pieds. En la détaillant un peu plus. Je peux remarquer que son visage ne met pas inconnu. Pourtant, impossible de mettre le doigt dessus. Ses cheveux de la couleur du sang. Son franc parlé résonnent dans ma tête comme un déjà vu qui a du mal à passer. C’est la même sensation que j’avais eu lors de ce jour que je souhaite oublier. Ce jour-là au Manoir. En fronçant les sourcils sans pour autant défaire mon regard de sa personne, j’ouvre la bouche et la pointe du doigt comme une évidence.

Je suis prise par l’évidence même et je me mets à rire. Ou du moins ricaner ne cachant pas vraiment la peur qui me prend l’estomac. Pourquoi ? Elle était de son côté. Le blond, le porteur… Par instinct, je tire les menottes. Ce qui a juste le don de la tirer vers moi et de me faire mal. Je grimace d’abord avant d’essayer de tirer sur mon pauvre poignet qui vire à l’écarlate sous la pression insistante de ma tentative. Je peste en remarquant plutôt le contour et quelques micro bouts de peau s’en aller. Je suis attachée avec une femme qui voulait la mort de tout le monde. Ou du moins, de tous ceux préférant la Lumière. Mais si elle avait voulu ma peau, elle m’aurait déjà fait du fait mal. Dans un nouveau soupir de ma part, je garde mon calme et le regarde une dernière fois. Elle n’a pas l’air de se souvenir. Du coup, je préfère m’abstenir d’un quelconque commentaire reprenant plutôt le pas sur notre objectif commun : Jack.

- On ferait mieux d’y aller.



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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Dim 3 Juil - 17:05
Vu comme ça...
Sous l’effet de la drogue, Wild n’avait pus se défaire des liens qui l’enchaînaient à cette demoiselle du nom de Malia. Au moins, à défaut d’user de ses flammes, elle avait eu son nom, ce qui était déjà une bonne chose de faite, bien qu’elle risque sûrement de lui donner des surnoms à outrance plutôt que son doux prénom. Car c’était ainsi qu’agissait le plus souvent la porteuse crépusculaire. C’était pour elle, une façon de mettre une barrière, une façon aussi de se faire détester avec des surnoms à la noix qui parfois n’était pas au goût de ses victimes. Ainsi, elle était sûre de ne pas se rapprocher de la personne, et encore moins d’attirer celle-ci à elle. Son état ne l’aidait pas vraiment à être plus aimable, et le fait que le tueur de Whitechapel se soit enfuis sans qu’elle est pus tenter quoi que ce soit, l’irritait encore plus, à tel point, qu’elle ne c’était pas gênée à envahir sa partenaire de reproche et de remarque acerbe, espérant même que ses quelques paroles l’obligerait à se bouger un peu plus contre ce fléau qu’elles se devaient d’affronter. Visiblement, la belle Malia n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, ce qui fit sourire narquoisement Wild qui l’écouta d’une oreille distraite, enfin du moins, elle s’en donnait plutôt le genre, car au fond, elle l’écoutait grandement, ne se gênant pas parfois, à accentuer encore plus son ironie quand elle le pouvait.

« Sans déc le mec c’est un psychopathe ? J’ai cru que c’était un vendeur de fruits et légumes dit donc. »

À ses mots, elle s’était tournée vers la rousse, souriant avec provocation, comme pour se moquer de ses dires. Bien évidemment qu’elle avait vu que c’était un psychopathe, sur ça, Malia ne lui apprenait rien, mais même si elle aussi ça ne la rassurait pas de faire face à un tel taré, elle ne pouvait le laisser sévir. D’une part, parce qu’il était l’une des forces les plus ténébreuses de ce monde et de deux, parce qu’il fallait arrêter sa folie meurtrière. Mais bien sûr, Wild était trop bornée et trop réservée, pour avouer ses nobles intentions, surtout qu’elle estimait qu’elle n’avait aucun compte à rendre à cette jeune femme qui continuait ses explications.

« Je me doute qu’il ne sent pas l’eau de Cologne le mec. Sinon moi aussi je pourrais le sentir des kilomètres à la ronde. »

Soupirant longuement, Wild reprit cette fois un air neutre, levant grandement les yeux au ciel avant de se tourner vers Malia avec un sérieux plutôt étonnant au vu de ses réactions précédentes. Elle était capable de le sentir et de le suivre ? Était-ce une blague de mauvais goût ou se donnait-elle un genre ? Au vu de ses explications et de la lueur dans ses yeux, l’élémentaliste devina qu’elle disait belle et bien la vérité. Et visiblement, elle était tellement honnête, qu’elle comptait bien calmer le dragon foudroyant qu’était Wild. Elle voulait que la porteuse ce calme au niveau de sa franchise ? Hélas c’était chose impossible, mais peut-être qu’elle pourrait essayer d’être moins moralisatrice, ça ce n’était pas une option irréalisable. Soupirant de nouveau, Wild haussa grandement les épaules, préférant lui répondre avec la même sincérité que cette jolie demoiselle aux cheveux cuivrés.

« Tu sais cherches pas à me protéger, je suis capable de le faire moi-même ! » Elle comptait bien mettre les choses au clair là-dessus, car au fond, elle n’avais pas passée tant d’année à s’entraîner pour se faire protéger comme une pauvre chose fragile. « Malheureusement ma grande, jouer au chantage avec moi, c’est comme essayer de foutre débilement ta main au feu, ça brûle bien plus que tu le crois. Soit tu m’aides, soit je te traîne par la peau du cul ! On cherche toutes les deux à se s’occuper de ce connard de mes deux ! Donc tu vas devoir faire avec "mon débit de parole franche" comme je vais devoir me contenter de supporter ton mordant et ta personne. Fait comme moi, dit-toi que plus vite on s’en occupera, plus vite on aura plus besoin de se supporter. »

Au moins, la jeune femme préférait être honnête avec la demoiselle aux cheveux cuivrés. Wild ne comptait pas changer son comportement juste parce que mademoiselle Malia lui demandait. Non, elle était ainsi, c’était à prendre ou à laisser. Et en l’occurrence, c’était à prendre par obligation. Regardant sa chaîne tout en regardant la jolie rousse, Wild se demandait comment elles avaient pus finir ainsi. C’était à croire que le destin lui en voulait méchamment. Comme s’il s’obstinait à la foutre dans la merde à la moindre occasion qui se présentait. Et d’ailleurs, elle n’était pas au bout de ses surprises, car très vite, Malia commença à avoir un comportement plus qu’étrange envers la porteuse de feu. Sentant le regard de la belle sur elle, Wild s’était alors tournée vers elle, se demandant ce que celle-ci avait encore qui allait pas, quand elle vit sa bouche grande ouverte et son index la pointer comme si elle l’accusait d’un crime. Puis sans comprendre pourquoi, Malia se mit soudainement à rire, mais pas un rire qui semblait se moquer, non, c’était plutôt un rire jaune, un rire nerveux, comme quand on se trouve devant une situation qui nous échappait totalement. Surprise, Wild la regarda faire sans trop comprendre, jusqu’à ce qu’elle se mette à s’agiter, tirant fortement sur les menottes, ce qui fit mal à la porteuse en plus de la rapprocher de ce qu’elle qualifiait de folle. C’était comme si elle essayait de se débattre, comme si elle essayait de fuir. Puis elle se mit à soudainement à pester en voyant la peau de ses poignets souffrir de martyre ce qui la calma enfin. C’était un comportement plus qu’étrange qui échappait totalement à Wild qui était complètement perdue. Il s’était passé quoi au juste ? Quelle mouche l’avait piqué à celle-là ? Et le pire, c’est qu’elle ne fit comme si de rien n’était, préférant plutôt sans aller pour continuer leur périple, plutôt que d’expliquer le pourquoi du comment. Sauf que manque de pot, elle était tombée sur la mauvaise personne pour ce genre de fuite, et aussitôt, Wild tira sur les menottes, obligeant la jeune femme à se rapprocher d’elle, pour mieux lui faire face. Une confrontation qu’elle comptait mener jusqu’au bout, quitte à faire parler la demoiselle plus que nécessaire.

« Pas avant que tu m’expliques ton foutus bordel ma belle ! C’est quoi cette réaction de tarée que tu nous as fait là ?  Tu me pointes du doigt comme si j’étais la pire horreur au monde, et tu fais comme si de rien n’était juste après? Non, non c’est trop facile ça ! Si t’as un réel problème avec ma personne, balance-moi ton accusation à la gueule ! Et cherche pas à me mentir, parce que sinon je te promets que ça barder pour ton matricule. »

Son regard était froncé, colérique, montrant sans détour qu’elle haïssait ce genre de choses. Détestant les situations foireuses de ce genre, et encore plus quand une personne était hypocrite à son égard. Wild n’avait pas peur des mots et des paroles à son égard et vu qu’elle devait rester attachée avec cette femme, elle préférait crever l’abcès tout de suite de façon à ce qu’il y est aucune entourloupe entre elles. Il y avait rien de pire que de ne pas pouvoir attribué ne serait-ce qu’un peu de confiance envers la personne auquel vous êtes enchaînés, et face à un tueur de femme. Il était évident que l’union devait faire la force, même si cette idée n’enchantait guère la porteuse de feu.

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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mar 12 Juil - 2:43
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda


En plus de ne pas réussir ce qu’elle veut faire, j’ai le droit à me sermonner comme une enfant par la jeune femme. Pas que ne se soit pas le moment, elle n’a juste même à le faire ! J’ai le droit à me faire remonter les bretelles par quelqu’un que je ne connais pas et qui prend ses quartiers en me parlant mal. Si elle croit sérieusement que je vais me taire, elle peut toujours espérer ! Mais à mon grand regret, elle me prend plus pour une bille que pour autre chose. J’ai encore le droit à une remarque cinglante. Je grince des dents lorsque je vois son sourire. Elle ne me prend vraiment pas au sérieux en fait ! Je ne supporte tellement pas ce genre de situation quand celui en face de moi se prend pour le maître de la situation… En renchérit de plus belle avec une autre remarque et je serre les poings. Je tente une percée pour la calmer et tout me revient rapidement dans la tête.

- Si j’avais voulu ça, j’aurais préféré te laisser aux mains des policiers. je la fixe droit dans les yeux plus sérieuse que jamais. Ne me donne pas envie de t’abandonner ici accroché à un poteau comme un prisonnier... Je ne vais pas avoir de scrupule à le faire tu peux me croire. Tu seras juste aux yeux de la police locale, la pire fugitive de Londres. Ça te tente ? Non ? Alors évite de me cracher au visage tes bonnes paroles ou tes remarques. Je n’en ai pas besoin pour vivre

Si j’avais été un dragon, je crois que j’aurais craché du feu… Enfin, quoi qu’il en soit, je crois qu’on va devoir faire avec toutes les deux. Cela ne m’enchante guère à vrai dire mais bon, mieux vaut trouver ce fou furieux avant de penser à se séparer. Finalement, après prêt d’une heure ensemble, je la détaille enfin un peu. L’effet que cela me procure est plus désagréable que jamais. Je la reconnais. Comme l’autre, elle était au manoir. Bien qu’elle ne souhaitait pas la peau de mon groupe, elle avait quand même voulu refaire le portrait à d’autres personnes. Dans un excès de peur et de stupidité, j’ai voulu m’en aller comme j’ai pu. Au final, j’ai juste eu le droit à une douleur au poignet et à me faire encore gueuler dessus par la jeune femme. Certes, là, je le mérite quand même, la bipolarité n’est pas mon problème, je ne sais juste pas quelle route prendre… Mais Wild me remet rapidement sur le droit chemin en m’aboyant dessus comme un chien enragé. Du coup, je n’ai pas le choix que d’avouer.

- Tu étais au Manoir toi aussi. Comme l’autre tu as voulu notre mort. Je n’ai pas oublié ton visage… je marque une légère pause en essayant de réfléchir. ` Mais pour le moment, peu importe. J’ai juste eu un excès de peur et avec ce qui se passe ce n’est guère étonnant mais on verra plus tard.

Juste après mes mots, je me sens comme libérée. Mais en regarder la tête de ma comparse, elle n’a pas l’air absolument ravis de ce que je viens dire ou même de la situation. En fait, maintenant que j’i un souvenir précis de sa tête, je dois avouer que je suis réticente à lui faire confiance. Mais comme le blond, si elle avait voulu me tuer, elle l’aurait fait dans la cellule… Dans un râle, je me contente de reprendre le contrôle de moi-même en regardant autour de nous. Mise à part Hadès et le cadavre, je dois avouer qu’il n’y a rien d’étrange… Même deux filles enchaînées l’une à l’autre peut s’avérer normal dans ce monde. En me retournant alors vers le cadavre, j’ai une folle envie d’aller le voir. Me mordant la lèvre, je ne laisse même pas le choix à la sanguine pour me suivre. Elle veut des réponses ? Je vais lui en donner.

Nous n’avons même pas besoin de prendre son pouls je sais très bien qu’il est mort. De ma main libre après mettre agenouillé, j’essaye de le pousser pour qu’il retombe sur dos. L’opération se réussit mais je termine poisseuse et grimaçante. Une chose de faite. La deuxième ? Regarder la blessure. Je n’ai pas de base vraiment poussée sur le sujet mais à force de m’occuper d’Hadès et puis en regardant le Doc, je crois que je peux affirmer qu’il lui manque un organe. Son regard vert est éteint et on peut encore voir la peur y baigner. Il n’y a pas trente-six façons d’avoir des réponses avec un mort… Tout en me redressant, je jette un regard rapide à la jeune femme et tend une main vers l’homme à terre.

- Evite de rendre tes tripes avec ce qui va suivre. je souris en l’imaginant. Avec ce que tu as dans le sang et vu son effet sur toi, je ne serais pas surprise que tu sois plus fragile que d’habitude.

Mon sourire disparaît pour revêtir une mine sérieuse et concentrée. Il ne faut pas longtemps pour que le cadavre soit pris de convulsions. Le plus surprenant doit être lorsqu’il lève la main subitement pour attraper la première chose qui lui vient sous la main. C’est-à-dire, la patte de mon griffon… Ce dernier ne fait rien de plus que baisser la tête pour regarder le mort se redresser. L’autre main de l’homme se lève et se pose violemment contre le mur derrière, ses doigts se crispent puis ses épaules, il lève la tête vers nous et se redresse comme il peut. Lorsqu’il termine assit, je peux remarquer ses entrailles se répandre sur le sol et ses jambes. Je prends sur moi pour éviter de grimacer et lui laisse le temps de reprendre ses esprits. Dès que je remarque qu’il est bon pour un interrogatoire je commence doucement par des questions d’usages. Son nom, son prénom, son âge… Puis j’entre rapidement dans le sujet qui m’intéresse : lui. Jack. Les yeux de l’homme s’écarquillent. Il revoit sa propre mort mais garde le silence. Interdite, je n’arrive pas à le forcer à tout me raconter. Mais je sais que si je ne fais rien, Wild s’amusera sûrement à lui tirer les vers du nez de gré ou de force. Rien qu’en imaginant la scène, j’ai de la peine pour ce jeune mort… Doucement, je m’avance donc vers lui une seconde fois et pose une main sur son épaule. C’est stupide en soit, il ne comprend pas vraiment la démarche mais c’est simplement pour lui donner un contact humain avant de passer de l’autre côté. Oubliant presque la présence de la jeune femme, je ne la remarque que lorsque mon autre bras a du mal à suivre. Je pourrais me libérer. Mais pour ça, il faudrait que je laisse ma main se décomposer. Ce que je n’ai pas comme si j’en ai vraiment envie ! Ce n’est pas comme si réveiller un mort était déjà assez bizarre pour en remettre une couche !

Dans un soupir, je me force quand même à le pousser dans ses limites avec des questions qui peuvent le torturer. Il m’affirme que notre cible est un homme. Qu’il a un sourire parfait, sans doute qu’un de la haute si je dois donner un petit indice. Son regard est profond et sombre. Pour ça, je ne sais pas s’il parle de la couleur ou de la sensation. Quoi qu’il en soit, dès qu’il termine, je pose sa tête contre mon cœur et mon pouvoir se retire de lui pour ne laisser qu’un cadavre encore chaud. Je me redresse lentement en allongeant l’homme et me tourne vers Wild.

- Je vais suivre son odeur.

Sans attendre une réponse de sa part, je me mets à avancer dans la direction de sa fuite. L’air est encore empli de ce qu’il dégage. Nous tombons rapidement au détour d’une ruelle sur un petit jardin où joue des amoureux insouciants. Hadès sur nos talons, j’ai le bon réflexe de lui ordonner de ce cacher dans l’ombre lorsque les deux tourtereaux s’approchent de nous…


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Awilda Volta
MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Jeu 21 Juil - 14:48
Vu comme ça...
L’entente avec la jolie rousse n’allait pas vraiment de bon train. Il faut dire qu’avec Wild, nombreuses étaient les relations tumultueuses de part son sale caractère qui en énervait plus d’un. Elle était toujours dure dans ses propos, ne connaissait que très peu le tact et pour rien au monde, elle aurait changée ses habitudes pour plaire à une personne. Elle était ainsi et en ce moment même, elle voulait accomplir son devoir, un devoir qui se retrouvait ralentis de part son état qui allait de mal en pire à cause des calmants qu’on lui avait injectés. Cela l’agaçait grandement, à tel point qu’elle était devenue encore plus exécrable, ce qui n’échappa à la belle Malia qui tenta bien de la remettre à sa place, mais cela se solda par un cuisant échec. Néanmoins il fallait l’avouer, la jeune femme possédait elle aussi un tempérament mordant, un caractère fort qu’elle ne tarda pas à laisser exploser à nouveau, menaçant cette fois Wild pour mieux la remettre à sa place. Les yeux levés vers le ciel, un soupir exaspéré sortant de ses lèvres, la porteuse l’écouta alors déblatérer ses paroles acerbes, avant d’afficher un nouveau sourire narquois.

« Mais c’est qu’elle serait menaçante la demoiselle. Fais gaffe ta proposition risquerait de me plaire. »

Visiblement, la coopération risquait d’être compromise, mais ce n’était pas vraiment comme si les deux jeunes femmes avaient le choix. Du moins, Wild ne savait pas que Malia détenait un moyen de se libérer de ses liens d’acier, mais apparemment, cela semblait assez risqué. Soupirant tout en essayant de se remettre de son état vaseux, l’élémentaliste de feu sentit soudainement de l’agitation de la part de sa partenaire, suivis d’un comportement plus que limite. Celle-ci semblait la regarder comme si elle était la pire criminelle au monde, pour après agir comme si de rien n’était. Enervée par ce changement soudain de conduite, Wild ne tarda pas à remettre les pendules à l’heure, exigeant des explications sur un ton peu commode voir colérique. Elle avait dû se montrer assez convaincante, car la belle rousse lui expliqua aussitôt le pourquoi de ses agissements. Un seul mot avait suffit. Le manoir oblivion. Au début, Wild ne comprenait pas trop de quoi elle parlait, ni ce qu’elle lui reprochait vraiment, jusqu’à se rappeler vaguement de ce que lui avait expliqué ses proches ainsi que la reine Minnie. On s’était fait passer pour elle, on avait pris son apparence pour agir du côté du mal et tout lui mettre sur le dos, pendant qu’elle, elle dormait dans un cocoon qui la retenait captive. Elle ne se souvenait pas de grand-chose de ce moment. Elle se rappelait juste de gran pulse, des blessures qu’elle avait dû essuyer, de ce groupe qui lui était tombée dessus, de ce lourd sommeil qui avait engourdis ses membres et qui l’avait rendue impuissante. Elle se rappelait aussi de son dur réveille, de ses blessures qui étaient soignées, mais encore douloureuses, de son père qui semblait soulagée de la voir en vie et éveillée, puis des explications qui avaient assommée son esprit, comme si elle était en train de vivre un véritable cauchemar. On l’avait prévenue qu’elle risquerait d’en baver avec certains partisans qui avaient vus son double. Qu’elle risquait d’être accusée de chose dont elle n’en était pas fautive, mais elle n’aurait pas cru que cela se ferait aussi vite. Un soupir exaspéré s’échappa alors de ses fines lèvres. Elle n’avait pas envie de se lancer dans des explications longues et éreintante, et de plus, qu’est-ce que cela donnerait de s’expliquer ? Malia était persuadée d’avoir vu la vraie Wild et même si celle-ci lui disait la vérité, elle savait qu’au fond, elle ne serait pas crue. Les gens étaient ainsi, à croire tout ce qu’il voyait sans jamais rien remettre en cause. Sans jamais se poser les bonnes questions.

« Tu te goures de cible ma grande ! Ce n’était pas moi au manoir, mais bon, comme j’ai pas envie de me faire chier à te raconter des choses que tu ne croiras pas, j’ai envie de dire, crois ce que tu veux ! Si ça peut te faire plaisir bah traite moi comme une criminelle va. Je sais ce qu’il en est, et ce que j’ai fait, c’est le principal à mes yeux. »

Elle resta donc sur ses quelques paroles, préférant laisser le choix à la jeune femme. Si celle-ci voulait en savoir plus, elle n’avait qu’à lui poser les questions, au pire des cas, elle resterait avec ses convictions. Sur ça, Wild n’avait pas envie de se battre, ni de montrer les dents à nouveau. Si la belle rousse préférait choisir la facilité, c’était son droit, même si cela énervait profondément la porteuse. Puis de toute façon, ce sujet n’était guère important comparé à ce tueur en série qui arpentait les ruelles comme un bien heureux. Et préférant couper court, Wild, préféra se concentrer sur cet objectif, espérant retrouver rapidement cette enflure qui avait osée la faire accuser à sa place. Alors qu’elle voulait se déplacer vers le chemin entrepris par le tueur, la porteuse de feu sentis son poignet se faire tirer, remarquant que la jeune femme se déplaçait elle aussi, mais pas vers la sortie de la ruelle, non, elle se dirigeait vers le cadavre de l’homme qui avait été fraîchement assassinée. Interloquée, Wild se demandait bien ce que la jeune femme avait en tête, avant de la laisser faire, observant le moindre de ses mouvements avant de se tourner vers la demoiselle aux yeux verts, qui semblait lui adresser la parole. Dans un sourire, la porteuse crépusculaire la regarda longuement, avant de déclarer d’un air moqueur.

« Mais c’est que tu t’inquiéterais pour moi on dirait. À moins que tu as peur que je te salisse et que je te parfume. T’inquiète pas pour ça je tournerais la tête va. »

Mais elle n’avait pas tort sur un point, avec ce qui circulait dans son sang, Wild était beaucoup plus fragile que d’origine. Et quand elle vit le cadavre être pris de convulsion, elle recula de surprise, regardant abasourdie la scène qui se passait sous ses yeux. Le cadavre était en train de revenir à la vie. Enfin, à la vie c’était vite dit, car il restait dans le même sale état dans lequel il était. Se levant de sa position allongée pour se mettre assis, Wild ne retint pas son expression de dégoût en voyant les entrailles se répandre au sol. Les nausées commençaient à monter crescendo et très vite, elle fut obligée de poser le dos de sa main contre ses lèvres pour ne pas rendre tout ce qu’elle avait avalée la veille. À l’origine, cette scène l’aurait plus dégoûtée qu’autre chose, mais là, avec le calmant, elle avait plus envie de vomir ses tripes à son tour. Respirant calmement, la jeune femme essayait de reprendre contenance, préférant finalement laisser Malia prendre les choses en main. Pendant quelques instants, la porteuse de feu regarda la rousse sans rien dire, observant le moindre de ses traits, ainsi que la douceur qu’elle employait avec cet homme mort. Qui aurait pu croire que cette fille contrôlait la nécromancie ? Rien ne laissait sous-entendre par son caractère ou par son physique que cela était le cas. Maintenant, Wild comprenait mieux pourquoi la jeune femme semblait aussi sensible aux meurtres qui se passaient sous ses yeux, mais aussi, pourquoi elle pouvait sentir le fameux meurtrier. L’interrogation continuait de se dérouler, laissant le cadavre cracher des informations primordiales pour les deux jeunes femmes. Elles étaient bien à la recherche d’un homme, mais un homme qui semblait appartenir à la haute société au vu de la description. Son regard serait sombre et profond et à part cela aucune autre information ne parvint à alimenter le reste. Essayant de réfléchir, Wild apposa son index recroquevillé près de ses lèvres. Il lui manquait quelque chose dans le récit du jeune mort, quelques de primordiale, mais elle ne savait quoi. Elle avait l’impression que quelque chose lui échappait, qu’elle passait à côté d’une chose qui la dépassait. Entendant les paroles de Malia, Wild sortit de ses pensées, se relevant à son tour tout en hochant doucement la tête vers la demoiselle. Pour le coup, elle ne pouvait rien faire de plus que se reposer sur les dons de nécromancie de la belle Malia, une situation qui commençait à la peser lourdement.

Leurs pas les menèrent vers une espèce de petit jardin public, un jardin qui semblait à première vue tranquille, avec très peu de personnes à l’intérieur. Visiblement, les traces du tueur semblaient indiquer cette direction, mais sa présence elle, semblait comme évaporer. Les ruelles semblaient sordides et une étrange brume commençait à faire son apparition. Alors que les jeunes femmes continuaient leur escapade, un couple ne tarda pas à s’approcher d’elles, comme curieux de cette rencontre en pleine nuit noire. Très vite, Malia ordonna à son griffon de se cacher dans l’ombre, juste avant que le duo d’amoureux arrive à leur hauteur. D’un geste, Wild attrapa le bras menottée de Malia, l’attrapant comme l’aurait fait un gentleman pour mieux cacher leur menotte et éviter les soupçons. Ses lèvres se tintèrent d’un sourire faux quand elle entendit le jeune homme élever la voix.

« Est-ce des collègues à vous ma mie ? Si c’est le cas je suis prêt à payer de suite pour passer ma nuit en compagnie de délicieuses créatures telles que vous toutes ! »
« Attends… Il baragouine quoi là l’autre pervers dévergondé ? » Cette phrase avait-été dit entre ses dents, de façon à ce que seule Malia entende, mais très vite, la jeune femme aux allures exagérés s’égosilla.  
« Non mon cher, leur visage ne me disent rien. Ce que vous pouvez être gourmand ! » La demoiselle se mit alors à glousser avant de s’approcher des deux jeunes femmes, les regardant longuement avec un air satisfait. « Il est tard mesdemoiselles ! Vous devriez bientôt rentrer ! Le couvre-feu ne va pas tarder à arrivée. Vous savez bien ce qui arrive aux filles comme nous ses temps-ci. Nous nous devons d’être prudentes ! »
« Non, mais on n’est pas… Bref !» Soudain, la porteuse conclue rapidement que cela ne servait à rien de batailler, car au vu de l’expression du client et sa comparse, aucun des deux semblaient croire que les deux jeunes femmes étaient de simples femmes comme les autres. Soupirant grandement, Wild retint alors ses paroles acerbes, pour essayer d’en apprendre un peu plus sur leur tueur. « Ouais ouais merci du conseil… Fin si je peux me permettre, vous aussi vous devriez faire attention à vos fesses. Après tout, j’ai cru entendre que Jack l’éventreur était dans le coin. »
« Doux Jésus, tout le monde sait que Jack l’éventreur s’attaque qu’aux prostitués ! Et rien d’autres qu’aux prostitués. Il me semble qu’il a déjà commis trois crimes. Vous auriez dû voir l’état de ses bonnes femmes… Dans le journal s’était si horrible à lire… M’enfin, si vous nous permettez, nous avons affaire. » Il se tourna alors vers son acquisition du jour, lui adressant un sourire charmant tout en gloussant avant de poursuivre. « Nous vous souhaitons donc une bonne soirée. »

Regardant le duo s’éloigner au loin dans les ruelles, Wild repensa aux paroles que l’homme avait dites un peu plus tôt. D’après lui, Jack l’éventreur ne s’attaquait qu’à des femmes d’un rang peu honorable et à rien d’autre que cela. Pourtant, Le tueur que les deux jeunes femmes poursuivaient avait tué un homme, et ne semblait faire aucun amalgame sur ses victimes. Tout ceci était foncièrement étrange, à tel point qu’il y avait de quoi perdre la tête.

« Hum… Si le mec qu’on poursuit n’est pas celui qu’on croit, alors … Qui est-il… » La porteuse avait élevé sa voix, sans vraiment faire attention au fait qu’elle pensait haut et fort, elle semblait encore plongé dans ses pensées, comme si elle se parlait à elle-même. Soudain, les traits de son visage se tirèrent, comme si elle avait un mal fou à rassembler ses idées. « Tain ça veux quand même pas dire qu’il y a deux Jack quand même ? Et quant à cette lumière je fais comment moi pour la retrouver… Rah j’arrive même pas à réfléchir clairement ! Fais chier ! Vivement que les effets de cette merde prenne fin. »

Agacée, la jeune femme soupira de nouveau, posant sa main sur son front comme pour essayer de reprendre ce malaise qui l’envahissait. Cet état commençait à devenir invivable, pourtant elle devait tenir bon. Alors qu’elle était prête à prendre ses recherches, un cri d’effroi, ne tarda pas à se faire entendre dans toute la ruelle, résonnant comme un écho virulent. Adressant rapidement un regard à la jeune Malia, Wild se dirigea à toute vitesse vers les origines du cri, tirant par la même occasion sa pauvre comparse pour la faire courir plus vite. En arrivant sur les lieux, les deux jeunes femmes se retrouvèrent devant un tableau morbide et sanglant. Le jeune couple qu’elles avaient vues juste avant était sur le sol inerte. L’homme avait été décapité brutalement, sa tête tenant toujours sur son corps, du sang coulant abondamment de sa carotide. La femme elle, avait été éventrée, ses organes gisant sans scrupule sur le pavé sombre de la ruelle. Devant ce tableau, Wild détourna un bref instant la tête, posant sa main sur sa bouche pour retenir ce haut le cœur qui ne cessait d’aller et venir.

« Bordel… Comment il a pus faire ça aussi vite ! Où est-il passé ce fumier ? »

Son cœur battait à cent à l’heure, non pas à cause de la peur, — bien qu’elle était quand même un peu présence en son fort intérieur — mais surtout à cause de cette odeur de sang qui flottait autour d’elle. Bien que l’endroit semble silencieux, Wild restait grandement sur ses gardes, essayant de maintenir cette adrénaline en elle pour garder plus facile ses réflexes et sa lucidité. Elle sentait une aura forte de ténèbres autour d’elle. Une aura menaçante qui avait l’air de se rapprocher de plus en plus, devenant comme un souffle glacial. Prise d’une intuition virulente, Wild tira brusquement sans prévenir sur la chaîne qui la liait à sa partenaire, attrapant rapidement celle-ci dans ses bras pour la positionner plus en retrait sur le côté, lui évitant un coup de la part de leur ennemi, le tueur de Whitechapel. Aussitôt, Wild donna un coup de pied sur le flanc de leur agresseur, sa force n’était pas au maximum, mais c’était bien assez pour le faire vaciller et reculer, juste de quoi leur permettre de s’enfuir le plus rapidement possible. Du moins, c’est ce qu’elle crue, car très vite, le tueur se releva aisément, laissant la lame de son couteau siffler à nouveau dans les airs, tout en essayant de viser la gorge de son agresseuse. Reculant aussitôt, Wild essaya cette fois d’attraper le poignet de son assaillant, essayant de tordre  celui-ci pour lui faire lâcher son arme. Le couteau tomba alors sur le sol avec fracas, mais cette victoire fut de courte durée, car l’homme en profita pour frapper la porteuse d’un coup franc de pied dans la jambe, l’obligeant à plier sous le choc. La douleur était virulente, mais elle ne pouvait flancher dés maintenant. Certes, Malia était là en appuie pour l’aider, mais elle ne pouvait laisser la jeune femme risquer sa vie, plus que nécessaire. Essayant d’invoquer son épée, la jeune femme remarqua que celle-ci ne répondit pas à son appel, restant avec un vide intersidéral dans les mains. « Fais chier ce n’est pas le moment… » Même si l’adrénaline coulait dans ses veines, ses pouvoirs eux semblaient rester encore engourdis, l’obligeant à devoir se débrouiller par elle-même. Attrapant donc le couteau qui gisait au sol, Wild s’élança à nouveau sur le meurtrier plantant comme elle pouvait la lame dans la cuisse de leur ennemi commun de façon à le paralyser un bref moment.

« Il a trop un avantage dans cette zone ! Cassons-nous d’ici et vite ! »

Aussitôt, Wild se mit à courir hors de la ruelle ténébreuse malgré la douleur de sa jambe, tirant Malia sans même lui demander son avis. Il n’y avait pas que le terrain dont il avait l’avantage, il y avait aussi l’élément des ténèbres dans lequel il semblait se fondre avec aisance. Du moins, c’était l’impression qu’avec eu Wild et comme pour ne pas tenter le diable, elle préféra pour le moment battre en retraite, courrons jusqu’à ce que les effets du calmant la rappelle à l’ordre, l’obligeant à s’installer juste en dessous d’un lampadaire qui éclairait un morceau de ce couloir malfamée. Reprenant son souffle, la porteuse de feu posa ses deux mains sur ses cuisses, essayant de reprendre une respiration convenable, avant de s’adresser à Malia d’une voix exténuée, mais forte.

« Je crois qu’on est face à un truc qui nous dépasse-là… Ce n’est pas juste une question de tueur en série qui manie bien la lame… Ça va être plus compliqué que prévus…  »

Cet affrontement incongru n’avait pas vraiment été la bienvenue et cela donnait confirmation à Wild. Le meurtrier avait une dent contre les deux jeunes femmes et tentait des les attirer à lui le plus possible. Mais a savoir le pourquoi du comment, ça, il était encore impossible pour Wild de le savoir. Pas tant qu’elle n’aura pas retrouvée ses facultés premières.

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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Dim 31 Juil - 19:31
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda



Cette fille est une vraie porte fermée. Impossible de savoir si elle peut apprécier quelqu’un ou la détester. Je ne sais pas si elle est de bonne humeur ou si son caractère fait qu’elle a toujours l’air à prendre la mouche. Cette Wild va donc être compliqué à comprendre. Dans un soupire, je l’ai écouté à chaque fois qu’elle me faisait une remarque ou lorsqu’elle me répondait. Comment est-ce qu’on peut supporter un caractère dans son genre ? La réponse, je pense bien la trouver avant la fin de notre périple. Enfin… Si elle parvient à garder son calme devant le faux couple qui s’avère être un client et sa prochaine « conquête ». En théorie, j’aurais largement préféré éviter cette entrevue surtout lorsque la sanguine se met à me poser une question.

- Laisse tomber.

Je les écoute ensuite interagir sans me mêler plus que ça à la conversation. Cela n’a aucun intérêt pour moi. Même lorsqu’ils se mettent à penser que nous sommes des prostitués. Je me contente simplement de sourire et de hausser les épaules. Puis, les faux tourtereaux nous demandent de faire attention avant de partir. Je n’ai que le temps de leur dire de passer une bonne soirée également que ma partenaire se met à parler. Mon regard se porte sur elle. À en croire ses propos, elle ne s’adresse pas plus à moi qu’au monde. Sans doute réfléchit-elle à haute voix… Pourtant, quoi qu’il en soit, je dois avouer que son raisonnement n’est pas stupide. Notre Jack à nous avait tué un homme devant nos yeux. Mais quelque chose dans ses mots m’interpelle alors.

- Cette lumière ? De quoi tu pa-…

Cette jeune femme est de plus en plus étrange. Enfin… Je n’ai même pas le temps d’avoir une réponse à ma question qu’une voix retentie. Un regard à la sanguine et elle me traine à sa suite dans une course folle dans la direction du cri. Je dois avouer que mettre deux pieds devant l’autre alors qu’on est attaché de la sorte devient de plus en plus compliqué. Mais le pire n’est pas encore arrivé… Lorsque nous tombons finalement sur la scène, mes yeux s’écarquillent de surprise. La réaction de Wild elle, est plus normale que la mienne. Après tout, le médicament et la mort combinés… Comme avec l’autre femme, celle-là avait terminé pareil. Comment un homme peut faire ça aussi facilement ? Même le meilleur tueur ne peut parvenir à ce genre de résultat. Cette chose n’est donc pas un être humain. Plutôt une créature qui s’amuserait à être une sorte de copycat ? Pourquoi ? Pour quelle raison ou motivation ? Dans un soupire, je me contente simplement de fixer les deux cadavres sans répondre à la question de la jeune femme. De toute façon, ce n’est pas une question pour moi…

Toujours silencieuse, je me contente de garder la tête haute malgré l’odeur et l’ambiance du lieu. Un endroit puant comme ça ne doit pas me surprendre étant un endroit de Ténèbres mais pourtant… Je ne sais pas. Quelque chose cloche. Est-ce que ma partenaire a conclu la même chose ? Car sans prévenir, elle m’attrape et fait en sorte de me mettre en sécurité. Je comptais lui demander une explication quand la réponse se fait d’elle-même. Il est là. Juste à côté, avait voulu ma peau et je n’avais rien vu venir… Cette idée me glace le sang alors que nous nous mettons à courir après un coup qu’elle lui a porté. Néanmoins tenace, l’homme se redresse et fonce sur nous l’arme au clair prête à frapper encore. Cette fois, Wild le désarme. De mon côté, je me sens plus impuissante que jamais plus balloté qu’une barque sur un océan. Il a pourtant réussit à l’avoir. Un simple coup dans la jambe… Mais loin de se laisser faire, la jeune femme tente quelque chose. Tout du moins, c’est ce que je pense avant de remarquer que rien n’arrive. Cette fois, tout va trop vite pour moi. Je ne peux rien faire d’autre que subir les envies de ma camarade. Elle finit finalement par le blesser, nous laissant quelques minutes d’avancent sur lui. Un commentaire encore de sa part et je me dois de la suivre comme son ombre. Nous arrivons finalement dans une autre rue et nous arrêtons sous un lampadaire pour reprendre notre souffle. Je l’écoute me parler et je hoche la tête.

- Certes. Mais tu n’es absolument pas en état de te battre une nouvelle fois. Laisse-moi faire.

Oui. Je me fiche pas mal sur le moment de la complexité de la chose. Plus important encore, il peut être le véritable tueur ou même un profiteur, je compte bien éviter de fuir cette fois et me laisser protéger. Je n’ai même pas à attendre longtemps. Il déboule comme un forcené dans la rue où nous nous trouvons. Il boîte, mais cela ne l’empêche pas d’avancer pour autant. Cette fois, je ne compte pas à ce que la jeune femme me protège. Après tout, elle est encore sous l’effet d’une drogue, fatiguée et légèrement handicapé par le coup qu’il lui avait fait. Il n’y a donc en ce moment que moi pour l’arrêter et fuir éternellement ne va servir strictement à rien. Juste à repousser encore et encore l’heure de l’affrontement. Lorsqu’il s’arrête, le corps dans l’ombre et le visage légèrement éclairé, je peux quand même voir son haut de forme dessiner une spirale sur son visage où ses lèvres forment un beau, grand et déstabilisant sourire. Un rictus d’envie sans doute. Ou de désir. Je ne peux rien affirmer car il fonce sur nous. À mon tour de sourire. Sans donner le moindre indice à lui ou ma partenaire, je fais en sorte à ce qu’elle se baisse rapidement dans un coup de menotte. Un vent froid nous passe au-dessus de la tête et fonce droit sur l’homme en noir. Il n’a pas le temps d’esquiver ou de pester, son corps chute lourdement à terre. Son arme lui échappe encore des mains et lorsque je me redresse, Hadès vient tout juste de se retourner vers moi.

- Tu ne l’as pas vu venir celle-là mon vieux !

Il ne répond pas, se contentant simplement de se redresser en reprenant son arme qu’il met d’une façon à pouvoir frapper. Mais cette fois encore, mon griffon répond à l’appel. Je ne peux pas utiliser mon arc étant attaché. L’assassin n’a même pas l’opportunité de nous approcher. Mon compagnon est tellement virulent que tenter une approche ce somme par un coup de serre, de queue ou de bec. Je lui demande de viser les points sensibles. Comme le ventre ou la tête. L’homme bien qu’agile avec une arme ne peut absolument rien contre mon ami.

- Essayer de frapper la Mort revient à taper dans du néant mon petit Jack. ironie-ai-je

Etre aussi familière avec un assassin. Je ne sais pas si c’est une bonne idée et pourtant, je viens de le faire. Aussitôt mes mots prononcés et l’homme s’arrête de bouger, relevant la tête vers nous. En ce qui concerne Hadès, il fait de même et se rapproche de moi. À portée de main, je peux voir mon arc et mon carquois. Mon regard se tourne alors vers Wild. Elle va vouloir me tuer juste après je le sens… Pourtant, je n’ai pas le choix. Remettant en fonction mon pouvoir, je cache notre lien du mieux que je peux en faisant en sorte que ma main se décompose assez pour que je puisse me libérer. Lorsque je sens les menottes glisser, mon corps réagit tout seul et attrape mon arme pour décocher une flèche dans la minute. Le projectile termine par se figer dans le bras de l’homme qui recule sous l’impact. J’en encoche une autre, vise et subitement, la masse disparaît sous notre regard. Je blasphème mais prend cette suite comme une partie remise. Par son acte, je peux enfin me retourner vers la jeune femme. Je sens venir la crise incendiaire et je me contente simplement de lever les mains comme pour apaiser le feu avenir.

- Je t’arrête tout de suite. Oui on aurait pu se séparer plus tôt. Non je ne l’ai pas fait. Pourquoi ? Parce que mine de rien, c’est plus dangereux que ça en a l’air. Mais là, on n’avait pas le choix. Lui ou nous et j’ai choisi…

Je me gratte la tête avant de reprendre le cours des choses. Nous sommes toujours dans une rue, bien que sous un lampadaire, la Lumière n’est pas au rendez-vous ici. En silence, mon arc retrouve sa place d’origine sur le dos de mon griffon et je fais un petit signe à la sanguine pour reprendre la marche. Plus on restera à découvert et plus on aura de chance de terminer comme ses victimes. Puis la drogue devrait bientôt se dissiper non ? Un bon toit sur la tête, le temps de reprendre nos esprits, elle ses facultés et de réfléchir sur notre aventure. Remettant en place une mèche de cheveux, je me dirige sans un mot encore devant un établissement à quelques pâtés de maisons de l'endroit que nous venons de quitter. Hoop and Grapes tel est le nom de cet endroit. L’ambiance dedans donne envie d’y entrer… Mais avant, il me faut camoufler la main de Wild et surtout cacher Hadès. Chose compliqué dans une ville aussi peuplé que Londres. Du coup, après un ordre silencieux, il se fond dans l’obscurité avant de s’envoler. De nouveau seule avec la jeune femme, je m’attelle à lui cacher le bras sous une veste que j’avais emmené. Affichant un large sourire juste après, j’entre la première dans le troquet où la chaleur s’avère presque écrasante. Nous prenons une table dans le fond, je nous commande de quoi reprendre un peu de force et récapitule notre soirée après avoir repris place.

- Bien... Si j’ai bien tout compris, le psychopathe qui en a après nous n’a qu’une seule envie : nous faire la peau. Nous n’avons rien fait pourtant non ? Mise à part vouloir le dépecer je veux dire… Il a l’allure d’un homme. Sans doute le visage mais pas les caractéristiques. Après tout, un être humain ordinaire ne s’amuse pas à disparaître comme lui ni même à massacrer aussi facilement. je prends ma tête entre mes mains Ça me donne la nausée rien que de penser aux cadavres. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il en a après nous. Si c’était le vrai, il se ficherait d’avoir deux personnes à ses trousses. Il se planquerait le temps que ça s’arrête… Puis il ne tue pas des hommes. Que des femmes. Et si… Si par exemple, il faisait ça justement pour attirer l’attention d’une personne en particulier ? je m’arrête dans mon monologue quand les boissons arrivent. Je prends une gorgée avant de reprendre. Mais attirer qui ? Une personne de la Lumière peut-être. Je le vois mal vouloir tuer quelqu’un des Ténèbres. Aussi corrompu que lui ne va sans doute lui servir à rien. je la fixe alors dans les yeux. Tu es une de ces personnes ? Je veux dire, quelqu’un dans l’entourage de la Lumière ?


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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Lun 1 Aoû - 17:09
Vu comme ça...
L’affrontement contre le fameux Jack avait été virulent, dangereux à tel point que Wild n’avait trouvée d’autres solutions que la fuite. Elle n’était pas en état de prolonger le combat, ses pouvoirs se faisant absents tout comme sa keyblade qui ne répondait plus à son appel. Elle était grandement désavantagée face à son ennemi qui avait ses pleines facultés. Serrant les dents, la jeune femme pesta intérieurement, ce doutant que le meurtrier n’en avait pas finis avec elles. Prévenant sa partenaire de fortune de la situation, celle-ci semblait vouloir prendre les choses en main à son tour, ce qui étonna grandement Wild qui la regarda longuement avant de lui faire part de son avis sur la question.

« Tu plaisantes là j’espère ? Ôte-moi d’un doute, mais j’ai pas l’impression que tu possèdes une arme, ni que ce soit contre ce malade. »

Mais à voir le regard de la demoiselle, la porteuse crépusculaire remarqua qu’elle semblait avoir quelques choses en tête, comme une sorte de plan qu’elle tenait à garder pour elle-même. Il y avait de la détermination dans ses yeux, comme si elle était enfin prête à affronter la situation au lieu de la fuir. Soupirant longuement, Wild leva ses bras à hauteur de ses épaules, montrant qu’elle ne comptait pas insister plus que cela. « Bon, j’te fais confiance va ! Mais tu serais gentille de pas te foirer.» C’était une situation qui échappait totalement au contrôle de la porteuse. Elle était incapable de faire quoique ce soit, étant obligée de se reporter sur la force de cette jolie rousse. Son propre corps était fatigué, comme si l’affrontement précédent avait été une épreuve de trop. Elle ne savait pas si elle tiendrait le choc de nouveau, mais elle se devait de le faire, ne serait-ce qu’au cas où les choses tourneraient mal. Voyant son ombre surgir hors de la nuit, Wild regarda l’homme de ses yeux froncés, son air sévère revenant à la surface. Plus il avançait, plus il semblait se dévoiler, affichant un sourire carnassier presque glauque, montrant qu’il avait toute confiance en ses capacités. Comme s’il tenait véritablement ses proies. Bien que le calmant semble couler encore et toujours dans ses veines, la porteuse crépusculaire pouvait sentir de plus en plus ses ténèbres qui enveloppaient ce faux Jack. Elles étaient fortes, dangereuses, et semblaient comme réagir à quelques choses, comme si elle essayait d’étouffer cet ennemi qui les menaçaient. Intriguée, Wild essaya vainement d’analyser cette impression qu’elle ressentait, jusqu’à ce qu’elle sente son poignet lui faire mal et la tirer, manquant de la faire tomber contre le sol froid de la ruelle. Pestant entre ses dents, l’élémentaliste de feu découvrit alors, qu’un nouvel invité avait fait son entrée, celui-ci n’étant que le griffon de la jeune femme qui semblait comme fière de son effet de surprise.

Se relevant aussitôt, Wild constata alors que le criminel était à terre, son arme ayant échappée à ses gants ténébreux. Élevant les yeux au ciel devant la provocation de Malia envers son adversaire, la porteuse préféra ne rien n’ajouter, observant silencieusement le combat qui se déroulait sous ses yeux. Généralement la demoiselle n’aimait pas être passive, mais pour cette fois, cela lui permettait de mieux analyser cet ennemi dont elle n’arrivait à décrypter les agissements et les pensées. Le Griffon du nom d’Hadès semblait être un adversaire de taille, l’animal étant prêt à sauver la jeune femme au péril de sa vie. Enfin du moins il était prêt à la maintenir en vie. Car de vie, il ne semblait plus en avoir. Soudain, alors que chacun des opposants semblaient trop occupés à se regarder dans le blanc des yeux, Wild remarqua que Malia la regardait d’un air qui ne lui plaisait pas de trop. D’un geste, la jolie rousse, cacha son poignet ce qui attira de suite le regard grenat de Wild qui ne comprenait pas vraiment ce qu’elle était en train de faire, jusqu’à ce qu’elle sente le poids de la chaine s’affaisser de plus en plus. Voyant qu’elle se retrouvait avec une menotte vierge à l’autre bout, la porteuse regarda un moment celui-ci, comme si elle encore sous le choc de la nouvelle, regardant la jeune demoiselle qui lui faisait dos avant de pester grandement entre ses dents.

« Ah la sale petite… »

Nombreux furent les noms d’oiseaux qui traversèrent son esprit, c’était à tel point, qu’elle n’était même plus en mesure de suivre l’affrontement entre l’archère et le meurtrier, trop énervée pour se concentrer dessus. Au final, l’homme disparu à nouveau, ne laissant que le silence se propager en guise de soulagement. Bien que cela ne signifiait qu’une partie remise. À peine la jolie rousse se retourna, que Wild ne se gêna pas pour lui montrer la menotte vide sous ses yeux, montrant son air le plus irritable au possible, prête à exploser. Mais à peine eut-elle le temps d’entrouvrir ses lèvres, que Malia commença à la prendre de court, expliquant le pourquoi du comment de ses agissements. Les bras croisés, la mine peut enclin à pardonner, la porteuse inspira alors profondément, expirant tout en essayant de garder son calme un tant soit peu, bien que sincèrement, elle avait plus envie de passer une soufflante à la demoiselle qu’autre chose.

« Tu te rends compte qu’on aurait pus gagner un temps précieux dès le début ? Putain j’y crois pas… Je sais pas ce qui me retient de pas t’en coller une sérieux… »

Pinçant l’arrête de son nez, la jeune femme ferma vivement les yeux, essayant de chasser cette idée de sa tête. Après tout, elle devait une fière chandelle à la demoiselle, car celle-ci lui avait permis de bien observer le meurtrier, en plus de l’avoir protégée à son tour. Soupirant d’agacement, Wild devait se reprendre à l’évidence, grâce à cette demoiselle, elle s’en était sortie saine et sauve, même si c’était trop lui demander de remercier celle-ci pour son acte. Maintenant que le calme était revenu à la normal, la porteuse avait une grande envie de se poser un peu pour reprendre ses esprits et surtout réfléchir à une stratégie future, pour mieux piéger ce tueur assoiffée de sang. Elle était prête à partir de son côté, quand elle vit la jolie demoiselle lui adresser un signe, indiquant clairement de la suivre, elle et son griffon. Pendant quelques secondes, Wild eut un brin d’hésitation avant de se résigner tout en soupirant. Après tout, peut-être que la nécromancienne, avait quelques choses à lui apprendre aussi, ou peut-être qu’elle aurait des réflexions un peu plus poussées à l’actuelle des choses. Tout cela n’était pas à négliger et se fut sans attendre, que Wild marcha à ses côtés soupirant avant de se retrouver dans un drôle d’endroit du nom de Hoop and grapes. C’était pour Wild un endroit quelconque, où se retrouvait de nombreuses personnes qui voulaient boire, chahuter, ou tout simplement passée un bon moment.

Usant de la veste de Malia pour faire passer inaperçue ses menottes, l’élémentaliste de feu suivit celle-ci dans un silence de mort, laissant la demoiselle prendre les choses en bas, avant de s’installer à son tour, son coude sur la table pour soutenir sa tête. Ce fut la nécromancienne qui se mit à parler sans s’arrêter, remettant tout dans le contexte de départ tout en parlant de ses propres constatations. Silencieuse, Wild l’écouta sans rien dire, sans rien montrer dans son regard. C’était comme si elle était dans le vague, sauf qu’elle écoutait avec attention la jolie rousse. Malia avait raison sur un point, il avait peut-être l’allure d’un homme, mais pour la porteuse crépusculaire, s’en était pas un. Du moins pas complètement. Il était peut-être une abomination des ténèbres. Une âme bien trop ronger par celle-ci pour avoir pu garder un semblant d’humanité. Peut-être s’agissait là d’un fou qui avait succombé sans attendre, devenant ainsi un être instable dotée d’une force prodigieuse. C’était la théorie qui semblait le plus plausible aux yeux de Wild, mais elle ne savait si elle devait en faire part à sa partenaire de fortune. Car après tout, plus rien ne les liaient à présent et surtout elle n’avait pas besoin de l’impliquer plus que nécessaire. Expirant grandement, la porteuse essayait elle aussi de comprendre l’intérêt que le tueur avait pour les deux jeunes femmes. Avait-il sentit qu’elle était une porteuse ? Avait-il sentit sa faible lumière ? Sûrement que oui, mais le plus étonnant, c’était bien : pourquoi semblait-il s’en prendre aussi à cette jolie rousse ? Plongeant son regard dans les yeux de Malia sans gêne, Wild resta un long moment silencieuse, avant de se mettre à parler à son tour, répondant tout d’abord à la question de la nécromancienne, sans pudeur.

« J’œuvre pour la lumière, mais je suis pas l’une de ses personnes. Ça répond à ta question ? » Après tout, cela n’était pas faux, vu qu’elle était mi-ténèbres, mi-lumière, chose qu’elle assumait parfaitement, bien qu’elle s’attendait toujours à voir naître de la méfiance à son égard quand elle annonçait cela. « Moi ma question c’est, comment se fait-il, qu’il est l’air de s’en prendre aussi à toi ? Moi je peux le comprendre, mais toi… » Son regard continuait de déchiffrer la demoiselle, comme si elle essayait de lire dans ses yeux la moindre parcelle de réponse. « Tu possèdes une grande lumière n’est-ce pas ? Sinon, je vois pas pourquoi il s’intéresserait à toi. » Soudain, Wild se mit à penser que la demoiselle était peut-être la lumière qu’elle recherchait et qui était en train de déstabiliser les ténèbres, ce n’était qu’une supposition, mais c’était le cas. Alors, elle était en grave danger. Ne touchant pas encore à sa boisson, Wild sentait que les effets de la drogue commençait à doucement s’estomper, ses idées étaient plus claires et les nausées moins virulentes, signe qu’elle commençait à aller bien mieux. « Si c’est le cas, tu ferais mieux de te barrer d’ici en vitesse. T’es pas de son monde n’est-ce pas ? Alors remonte sur ton piou piou et va faire du tourisme dans un autre monde. Car je doute que ta présence soit vraiment tolérée, si tu vois ce que je veux dire. »

Usant de son cynisme et de sa franchise mordante, Wild n’avait pas vraiment envie de prendre des pincettes avec la demoiselle. Si elle était réellement cette lumière, il était clair qu’elle ne devait pas rester ici, car il était évident que le meurtrier ne chercherait qu’à la traquer pour mettre fin à ses jours. Bien sûr, il y avait d’autres façons d’annoncer la chose, mais Wild n’était pas du genre douce et aimable, préférant énerver un grand coup ses interlocuteurs, plutôt que de les réconforter.


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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Jeu 4 Aoû - 2:47
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda



La confiance règne ça fait peur ! Mais au lieu d’un commentaire sur ça, je préfère largement me concentrer sur le combat qui suit entre ma créature et notre adversaire. En plus de guider Hadès, je me dois aussi d’analyser la situation pour éviter qu’il ne nous fonce droit dessus pour jouer avec nos entrailles. Rien de m’imaginer me vider de mon sang dans ce coin me glace le sang et me fait grimacer. Enfin… À vrai dire, je n’ai pas vraiment le temps de penser à une potentielle fin pour nous deux. Nous nous retrouvons bientôt à se regarder dans le blanc des yeux avec Jack l’usurpateur. Il n’y a pas photo. Le vrai se cache ou sévit ailleurs. Pourtant, avec celui présent devant nous, je ne lui laisse pas le temps de nous attaquer encore une fois. Consultant du regard la jeune femme avec moi, je sais très bien que ce qui va suivre peut très certainement l’énerver. Voir… Doux euphémisme en fait. Mais les choses s’avèrent être plus importante maintenant et le coup de la surprise est toujours plus agréable ! C’est donc sans un mot que je me libère de ma chaine pour prendre mon arc et jouer avec. Deux flèches. Ou tout du moins une et demi. L’homme vient de disparaitre en un éclair.

Lorsque je me retourne finalement vers la sanguine, je peux très voir le feu dans son regard. Elle ne perd pas de temps pour m’incendier sur place. Quand je disais « euphémisme » je ne me suis pas trompée. Au lieu de m’énerver à mon tour et de chercher à avoir le dernier mot dans les tours, je me contente de hausser les épaules.

- Si ça peut te faire plaisir de passer tes nerfs sur moi, fais-toi plaisir.

Sans plus de mot à son encontre, je lui tourne le dos et me mets en marche. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi, mais au fond de moi, je sens que j’aurais encore besoin de Wild. Pour une raison ou pour une autre. Après tout, je ne ressens pas une quantité de Ténèbres suffisante en elle pour me méfier plus que ça. C’est donc tout naturel de lui faire un signe pour qu’elle me suive. Je remarque qu’elle hésite puis finalement me suit. Lorsque nous arrivons enfin devant une enseigne, je me mets d’abord à analyser la situation, camouflant toutes les choses étranges comme le poignet de ma partenaire. Puis sans plus de mot, je finis par rentrer dans ce qui s’avère être un pub. Prenant de quoi nous désaltérer, je prends ensuite place en face de la jeune femme avant de me mettre à parler toute seule. Je remarque que la sanguine m’écoute attentivement et je termine mon monologue par une question qui ne tarde pas à avoir une réponse.

Je n’ai même pas le temps d’en placer une qu’elle se met à faire les questions réponses en un rien de temps aussi facilement que déconcertant. Puis elle arrive enfin à sa conclusion et je me contente de boire encore en l’écoutant. Fuir ? Et puis quoi encore ? Danser une valse avec Jafar et faire une partie de poker en compagnie d’Oogie ? Elle n’est pas sérieuse ! Je suis peut-être un peu, voir beaucoup trop « précieuse » mais si je pars… Je pose ma chope d’un coup sec sur la table et fixe la jeune femme dans les yeux.

- Certainement pas ! Je ne vais lui faire ce plaisir. Il me veut, qu’il tente, je ne me laisserais pas faire. je me penche un peu en avant pour éviter de hurler.  Oui je fais aussi partie de la Lumière mais je ne suis pas en sucre pour autant ! Ne compte pas sur moi pour tourner les talons sans avoir lavé mon nom ou même sans avoir compris ce qui se passe ici.

Je me redresse et termine ma boisson en deux gorgées. Princesse oui. Mais certaines fois, je ne mérite pas ce titre. Ce dernier me fait passer pour une pure sensible qui ne connait rien de la vie et de ses dangers. Je ne veux pas terminer enfermé dans un château, surveillé comme une bonne paire de viande. Je ne veux pas terminer comme la reine d’Arendelle ! J’aime ma liberté et mon libre arbitre. Alors ce n’est pas la jeune sanguine qui va me pousser dehors. De toute façon, maintenant que sait que ce n’est pas le vrai Jack, ma peur vient de se dissiper pour laisser place à mon esprit d’aventure mais surtout de justice. Mon corps se lève d’un bond comme si mon être a été piqué par une entité.

-  Je partirais sur mon « piou piou » seulement lorsque ce deuxième Jack sera démasqué. Je ne doute pas que tu es très envie de me botter les fesses jusqu’en enfer, mais avant d'en arriver là, je compte bien rester dans ce monde. Puis de toute façon, tu ne vas pas être capable de le retrouver seule. À moins que tu puisses sentir la mort, une nécromancienne va t’être d'une meilleure utilité que de t’amuser à remuer ciel et terre alors que la police est aussi à nos trousses ! je la fixe avec une pointe de défi dans le regard. Elle veut que je parte, ça c’est clair. Mais elle oublie tellement de petits détails que je me dois de les lui rappeler. Puis tu as bien vu que je sais me défendre. Il sait sans doute ma place et qui je suis mais il ne sait pas que je suis prête à tout pour l’arrêter. Maintenant… Si tu veux bien, on va parler stratégie et éviter de tergiverser pour rien ! Une idée pour l’arrêter ?


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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mer 5 Oct - 23:59
Vu comme ça...
Malgré qu’elle se trouvait dans un bar en compagnie de plusieurs étrangers, Wild ne s’était pas gênée pour dire sa façon de penser à la belle Malia, lui indiquant qu’elle ferait mieux de fuir sur son fidèle destrier morbide. Étonnement la réaction de la rousse n’était pas vraiment surprenante, faisant même soupirer profondément la porteuse, qui ne cachait pas son énervement. Il y avait beaucoup trop de choses à prendre en compte, pour qu’elle se balade gentiment avec une parfaite inconnue lumineuse. Son état était certes en train de s’améliorer, mais leur ennemi du jour était bien plus dangereux que tout ce qu’elle avait affrontée jusqu’à maintenant. Attendant que sa partenaire ait finis avec ses belles paroles, la rougeâtre tapa d’un coup sec du plat de sa main sur la table, plongeant son regard rougeâtre et sévère dans les yeux émeraudes de son interlocutrice.

« Non mais tu es conne où tu le fais exprès ? C’est pas une question que tes en sucre ou non ! On n’a pas affaire à des ténèbres ordinaires j’te ferais dire ! Là c’est du sérieux ! Y a aucune question d’honneur ou de connerie du genre. »

Puis soudainement, Malia reprit contenance en se donnant bien plus de prestance. Prestance qui fit de nouveau rechigner Wild qui se pinça l’arrête du nez, comme si elle cherche à se calmer un tant soit peu. Ce n’était pas possible d’être aussi têtue. Elle avait affaire à une sacrée demoiselle, chose qu’elle aurait préférée éviter, mais apparemment, la belle Malia n’était pas prête à partir et encore moins à lâcher l’affaire. Se levant à son tour, la porteuse de feu, fronça de nouveau son regard grenat. Elle n’avait pas envie de jouer et encore moins perdre son temps plus que nécessaire. Aussi, elle décida de frapper à nouveau fort, se fichant de ce que pouvait penser la belle rousse qui lui faisait face.

« Rah ! J’vais pas te le répéter ! Y a pas que ta petite gueule qui est en danger ma grande ! En vrai je m’en cogne de ce que tu peux être et encore plus pourquoi t’es là ! Le problème majeur, c’est que t’as lumière perturbe grandement l’équilibre de ce monde. Sans ta présence, il y aurait pas cette anomalie qui se balade en butant des gens à foison ! T’es bien mignonne à jouer à la justicière sans foi ni loi, mais prend en compte que tes fautive dans l’histoire ! Bien que ça soit inconscient, du moins je l’espère pour toi ! » Puis croisant les bras, la porteuse crépusculaire, toisa son interlocutrice d’un air mauvais, appréciant peu sa précédente remarque. « Joue pas à ce jeu avec moi. Je suis parfaitement capable d’accomplir mon taff avec où sans nécromancienne. Si tu cherches un moyen de me faire céder, autant te dire que tu l’as dans le cul. » Puis elle soupira à nouveau, haussant des épaules d’un air de plus en plus hautain. « Ouais tu sais te défendre et alors ? Tu veux une médaille ? Fin bon après tu fais ce que tu veux je m’en cogne, mais tu serais gentille de pas me donner du boulot supplémentaire. Si tu veux rester, bah reste, mais dans ce cas, montre-toi utile okay ? »

Sûrement que ses paroles n’auraient pas été les mêmes si elle avait eu connaissance de l’identité de la belle. Car dans son allégeance auprès de la reine Minnie, Wild avait promis de protéger les princesses de cœur. Chose qu’elle comptait mettre en pratique malgré son caractère exécrable et trompeur. Se doutant que ses paroles risquaient de piquer à vif la demoiselle, la jeune femme préféra la prendre de court, annonçant son plan sans plus attendre, tout en montrant qu’au fond, elle n’était pas vraiment contre l’idée de s’entraider avec sa partenaire de fortune.

« Si tu veux un plan, je peux t’en donner un, mais il va clairement pas te plaire, je préfère te le dire. » Elle la scruta quelques secondes avant de poursuivre. « Le mec en à après toi, c’est indéniable. Je sais pas pourquoi, mais il tient à te trucider. Alors, la seule façon de l’avoir et que tu serves d’appât pour l’attirer. On trouve un coin, tu y restes seule et on attend de voir si  le poisson morde. De mon côté, j’essaye de le coincer avant qu’il te trucide et on lui fout la dérouillée du siècle. À prendre ou à laisser. »

Wild montrait clairement de part son regard, qu’elle était parfaitement sérieuse. Elle avait beau réfléchir, elle ne voyait pas de meilleur plan que celui-ci. Le hic, c’était qu’elle n’avait pas le droit à la moindre erreur, car celle-ci pouvait s’avérer fatale pour la nécromancienne. Bien qu’elle ne fût pas en accord avec la demoiselle, Wild tenait quand même à remplir son rôle de porteur. Protéger la lumière. Et bien qu’elle ne l’admettrait jamais, elle ferait tout pour que la vie de la demoiselle ne frôle pas la mort.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Dim 9 Oct - 12:23
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

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-

Awilda



C’est le concours de celle qui a la plus grosse voix ou le meilleur argument ? À chaque fois que j’essaye d’avoir de justifier ma présence ou un propos, elle trouve de quoi la faire voler en éclat. Pour elle en gros, parce que je pue trop la Lumière, je dois partir. Pour elle aussi, les meurtres sont de ma faute. Là je ne peux que la regarder sidéré face à de tels propos. Elle va dire aussi que si une étoile meurt c’est de ma faute ? Un tremblement de terre aussi ? Ou la perte de ses cheveux ? Ma mâchoire se serre si fort qu’en desserrant tout ça, des fourmis me prennent violemment. Vivement qu’on se sépare parce que je sens qu’elle va me sortir par les yeux… Puis sa façon disgracieuse de parler… On aurait dit un poissonnier aigri. Je lâche un soupire quand elle termine de parler. Elle n’ose pas avouer que même si je suis suicidaire, elle n’aurait aucun moyen de retrouver Jack sans mon aide.  À part sillonner la ville sans s’arrêter avec le potentiel danger de tomber sur la police… Mais quand elle s’arrête enfin de parler je peux la mettre au pied du mur en lui disant de ce creuser la tête pour un plan d’attaque. Sa réponse ne tarde pas.

Ne pas me plaire ? Et comment elle peut s’en douter ? Elle peut lire en moi comme dans un livre ouvert ? Je souris à son propos. Lorsque la nouvelle tombe, ce dernier se fait plus large. Servir d’appât ne me gêne pas si c’est pour la bonne cause. Et ça, c’est le cas, du coup, tout ce qu’elle récolte et un hochement de tête de ma part caractéristique d’une affirmation. Je vais le faire. Je vais servir de cible. Si crois me faire peur avec son idée, elle se met le doigt dans l’œil. Après tout, depuis le Manoir, il y a peu de chance que je vois pire.

- Soit. On commence quand ? Maintenant ?

Je ne lui laisse même le temps de me répondre que je termine les dernières gouttes de ma chope avant de sortir. Un endroit calme pour l’attirer ? Quelque chose de pratique et assez étroit pour l’éviter de nous échapper encore. Même si je risque de me faire attaquer et donc me retrouver collé à un mur, au moins, il sera assez près pour que je puisse aussi lui infliger une quelconque blessure. Les mains sur les hanches à regarder à gauche et à droite, j’essaye de réfléchir à une rue ou une venelle. Rapidement, je repense à celle où il nous a attaquées avant de finir au bar. Sans un mot je me dirige vers cette dernière. Je jette un rapide regard à la sanguine et hoche la tête pour lui dire que je suis prête. Hadès restera près d’elle au cas où. Pour ma part, je termine par m’appuyer contre un lampadaire en remettant mon arc comme il fallait.

Le temps s’écoule. Encore et encore et toujours rien. Je commence à croire que la boule de mauvais caractère c’est trompé au sujet de l’intérêt qu’il me porte. Mais sans doute qu’il a eu le don de lire en moi puisque je sens rapidement dans mon cou un souffle froid comme la mort. Tout ce que je fais contre ça, c’est de tourner la tête à demi vers la source. Son haut de forme cache son visage mais je peux voir son menton et le début de son cou. Un homme blanc. Je me déporte pour lui faire face et croise les bras.

- Comme on se retrouve mon vieux. Pas trop mal à la jambe ?

Il se contente de relever assez haut la tête pour que je puisse voir sa bouche et surtout son sourire parfait. Il donnerait presque envie de tomber sous son charme si je ne remarque pas rapidement dans sa main un couteau luire doucement au bord de sa manche. Il me prend pour une débutante… Je grimace avant de reprendre contenance et je lui montre dans un léger sourire ma marque de Princesse. S’il veut ça, voir la chose va le rendre heureux…

- C’est ça que tu veux maintenant ?

Aucune réaction. Je fronce les sourcils et c’est à ce moment-là qu’il se décide à foncer vers moi. J’esquive de justesse une attaque et me ramasse littéralement à plat ventre dans la rue. Lorsque je fais volte-face, il est au-dessus de moi.


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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Jeu 3 Nov - 18:19
Vu comme ça...
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette Malia n’avait pas froid aux yeux. Que ce soit devant le sale caractère de Wild, ou devant le danger de ce plan risqué, elle ne se démontait pas, affrontant les choses avec courage et témérité. Au début, il fallait bien avouer que la réaction de cette jolie demoiselle, avait fait arquer un sourcil à la porteuse crépusculaire, mais celui-ci s’estompa vite, laissant place à un sourire en coin, presque timoré et pourtant apparent. Le plan se déroulerait donc selon ses dires, en espérant qu’elle ne se trompait pas sur ses suppositions. Après tout, elle avait connaissances sur tout ce qui s’apparentait aux ténèbres et bien que ses sens fussent perturbés, elle n’en faisait pas moins confiance à ses instincts de porteuse. Sortant donc à la suite de la demoiselle, Wild se remémora rapidement son plan, gardant précieusement le schéma de celui-ci en tête. Si elle voulait être efficace, il fallait qu’elle se poste à un point haut, de façon à avoir une vue d’ensemble sur le lieu, mais aussi sur la jolie rousse afin d’être aussi rapide qu’efficace. C’est à ce moment-là, que la nécromancienne ne tarda pas à filer dans les ruelles sombres et obscures, décidée à se diriger à un endroit qu’elle semblait avoir choisie d’emblée. L’endroit de leur précédente agression. Peu convaincue, Wild décida de faire tout de même confiance à la jolie rousse et ne tarda pas à disparaître des lieux dés que la jeune femme lui indiqua son consentement d’un regard. Essayant de monter avec habilité les murs des bâtisses, la porteuse fut soudain stopper par un bruit non loin d’elle, un bruit qui ne tarda pas à avoir une identité quand elle tourna la tête vers le coupable.

« Ah tiens le piaf. Tu viens jouer les gardes du corps ? Il s’agirait de me faire confiance et de ne pas faire de bruit okay ? Si tu veux que ta maîtresse soit sauve faut que tu te tiennes à carreaux. »

Elle ne prit même pas la peine de détailler un soupçon d’affirmation de la part de la créature. Préférant continuer son escalade jusqu’au toit de la maison qu’elle avait choisit. S’avançant du bord sans trop se faire voir, Wild avait une vue imprenable sur toute la ruelle, mais aussi sur la belle Malia. Très vite, elle observa les horizons, trouvant même son point d’atterrissage au cas où, elle serait obligée de descendre à la hâte. Les secondes passèrent, ainsi que les minutes qui semblèrent longues et intenable. Pas une seule fois le tueur ne se démasqua ce qui irritait profondément Wild. Elle avait le pressentiment de le sentir, comme s’il attendait le moment opportun pour faire son apparition.

« Aller montre-toi… Je sais que tes pas loin. »

Soudain, le griffon s’agita et en une fraction de seconde, l’homme était là, près de sa proie, se trouvant à quelques millimètres de celle-ci comme s’il se délectait de son parfum, avant de la tuer pour de bon. « Oh du calme bestiole…C’est pas encore le moment… » C’était risqué, mais il fallait attendre. Attendre que le poisson mordre vraiment à l’hameçon pour enfin le ferrer sans risque qu’il s’échappe. Elles n’avaient plus le droit à l’erreur, bien que Wild se doutait que l’homme n’était pas aussi stupide. Mais qui sait, peut-être que le fait d’avoir enfin sa proie lumineuse lui ferait oublier toute retenu et méfiance. Observant de nouveau la scène, les yeux de Wild s’agrandir alors quand elle vit la rousse montrer son décolleté. Qu’est-ce qu’elle recherchait en faisant cela ? Les ennuis jusqu’au cou ? Voulait-elle le provoquer en lui mettant sous le nez l’esquisse d’un pêcher ? Peut-importe qu’elle était la raison, car très vite, le combat s’engagea ce qui fit très vite réagir Wild. S’élançant en contrebas, la porteuse se retrouva vite les pieds contre le pavé de la ruelle, sa main essayant d’appeler sa Keyblade qui semblait ne pas vouloir se montrer.

« Bordel c’est pas vrai ! »

N’ayant pas le temps de retenter, elle attrapa vite un long morceau de bois, s’avançant vers le faux-Jack qui essayait d’étranger la pauvre Malia comme pour lui faire taire son arrogance. Au vue de la pression qu’il exerçait, Wild se concentra à nouveau, essayant cette fois, de faire ressortir ses sentiments négatifs pour avoir plus de chance d’invoquer l’un de ses pouvoirs. Soudain, les ténèbres se formèrent derrière le tueur, avant de se jeter sur lui sous forme de lui pour lui attacher les bras, la tête et le torse. Immobilisée le fameux faux-Jack ne pouvait plus s’en prendre à sa victime et sans même qu’il puisse s’y attendre, il se prit un coup dans les cotes avait de retenir d’une main le prochain coup qui lui était adressée dans le visage. Surprise par sa réactivité, Wild voulu se reculer, mais la pression qu’il exercée sur le morceau de bois, l’attira inexorablement à lui, comme une araignée essayerai de le faire avec ses filets. Ni une, ni deux, la porteuse envoya son pied dans le ventre du tueur, le faisant reculer de quelques pas, avant de lui envoyer avec toute la force qu’elle pouvait le bois dans sa jambe blessée. Un cri ne tarda pas à s’élever dans la ruelle, glaçant encore plus cette ambiance malsaine.

« Désolée de t’interrompre dans ton trucidage de bonne femme, mais je crois qu’on à un compte à régler toi et moi. »

Se relevant avec difficulté, le meurtrier regarda rapidement sa main couverte de sang. La plaie de sa jambe s’était rouverte, embrassant encore plus sa colère. Un amas de ténèbres de tarda pas à se dresser derrière lui, lui octroyant un pouvoir beaucoup plus important, une force qui surprit aussitôt Wild qui se tourna vers Malia, lui crachant des ordres qui ne devaient pas être prit à la légère au vu du ton de sa voix.

« Tu ferais mieux de déguerpir et plus vite que ça ! »

Elle n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit d’autre, car très vite, le faux-Jack s’élançant vers elle, faisant danser son couteau pour essayer de perforer la peau de l’élémentaliste de feu. Ses mouvements étaient fluides, rapides, à tel point que Wild se sentit très vite acculée. Reculant aussi vite que possible, la jeune femme sentit une brûlure au niveau de son ventre, remarquant qu’un long filé de sang s’échappait de la plaie que le meurtrier lui avait faite. Sa peau était visible de quelques centimètres montrant par la même occasion que sa tenue était fichue. Se baissant en voyant la pointe du couteau vers près de son visage, Wild donna très vite un coup horizontale dans les jambes du faux-jack pour mieux le faire tomber. Dans le feu de l’action, elle parvint enfin à faire appel à son pouvoir de lumière, faisant hurler de nouveau le chasseur de femme qui se cacha les yeux avec entrain. Alors qu’elle comptait profiter de cette ouverture, elle sentit soudainement quelques choses lui maintenir ses membres, avant de l’envoyer avec brutalité contre l’un des murs d’une bâtisse qui entourait la ruelle. Les ténèbres immobilisèrent aussitôt ses jambes, ne laissant pas le temps à la porteuse de reprendre ses esprits. C’était un ennemi coriace. Beaucoup trop pour deux jeunes femmes. Et avec ses capacités amoindries Wild avait du mal à l’affronter équitablement. Laissant la porteuse s’enfoncer dans les ténèbres de sa création, le chasseur décida enfin de se tourner vers sa proie principale de façon à enfin se débarrasser de celle-ci.

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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Sam 5 Nov - 0:09
«La malchance n’a rien avoir dans l’histoire. C’est juste le destin.»

La feu éternel

-

Awilda


Elle croit vraiment pouvoir me dévier de mon chemin en me faisait peur de la sorte ? Ce n’est pas en disant qu’il veut ma peau, que je risque de la laisser sur place qui va m’arrêter. Je compte bien laver mon nom et mon honneur tout comme elle. Moi aussi on pense que je suis une tueuse. Alors me retrouver dans cette ruelle pour l’attirer est loin d’être irréfléchis. Je veux comprendre. Ce n’est pas seul qu’elle va réussir à avancer. Puis vu son état, je ne donne pas cher de sa peau. Pour sa propre sécurité, je ne cherche même pas du regard où elle a pu se positionner. Je sais que si le danger arrive, je vais avoir tendance à regarder vers elle. Du coup, je préfère rester dans le flou et attendre.

Il a fallu attendre. Il se fait prier le pauvre vieux ! Bien que j’aie entendu la plainte d’Hadès, pour autant, j’essaye de me retirer le bruit de ma tête pour éviter tout dérapage. Puis je n’ai plus le temps de penser, le voilà devant moi. Digne et fière, je lève la tête pour lui faire face avant d’entrer dans une conversation à sens unique. Je finis même par lui montrer ma marque. Cette fois, il se jette sur moi pour enlacer ses mains autour de mon cou. Ma respiration se coupe automatiquement avant que je vois derrière lui la silhouette familière de la sanguine. Il me lâcha finalement pour engager le combat avec ma partenaire. Toussant mes tripes, je constate malgré moi la vue de choses étranges dans son dos, je comprends que j’ai le don pour m’attirer les pires choses au monde… Laissant Wild s’occuper de Jack, je prends un peu de recul tout en fixant le combat. Je grimace même quand il hurle et découvre sa main en sang. Bon, ça a le don de le mettre en colère… Génial ! La combattante se retourne alors vers mi pour m’ordonner de partir. Aucun instant où j’ai pu lui dire d’aller se faire voir… Elle se retrouve très vite blessé et acculé par les Ténèbres avant que je ne termine toute seule.

Face à face. Encore une fois. Je ressens encore ses mains autour de mon cou sans même qu’il me touche. J’ai tout de suite un excès de peur en regardant la sanguine se faire happer par les Ténèbres. Il n’y a pas trente-six façons pour se libérer. Soit je fonce tête baissée, soit je me laisser avoir, soit je me bats pour nous deux. Chose qui… Et vite contrecarré par la présence de Jack pointant son couteau vers moi. En regardant la scène, je me dis rapidement que je n’ai pas beaucoup de choix et fini par attraper une flèche appelant mon griffon pour qu’il fasse diversion. Je me retourne dans la seconde pour retirer un peu mon haut. Mais inquiète, je jette de temps à autres des coups d’œil en arrière pour tomber sur Hadès en plein combat avec sa cible. Des coups de bec et de pattes volent dans tous les sens. Pas de place pour les états d’âmes. L’homme termine même frappé de plein fouet au visage. Ce qui aurait dû tuer le fait rire. Bien décidé à m’avoir, il arrive à neutraliser ma monture pour s’approcher de moi.

Plus de temps pour les bonnes manières. D’un coup sec et rapide, mon haut se déchire et dévoile ma marque au grand jour. Moi qui aime l’anonymat de ma place, il n’y a que ça pour arrêter l’autre. Je fais ainsi volte-face et tombe nez à nez avec lui. Mais étrangement, son geste reste en suspens. Son envie de me frapper devient nulle et il me fixe. Je le sais parce que j’ai une étrange sensation. Mais je ne me démonte pas et port bien haut mon acte. Bien fermement tenu, la flèche que je porte en main et délicatement posé sur ma marque. Il sait très bien que vu sa position, si je décide de faire quelque chose je peux mourir. Le plaisir alors de me retirer ma Lumière ne lui sera plus d’une grande utilité. Du coup, il se contente de regarder la scène pendant que j’amorce un déplacement sur le côté pour l’éviter et il se contente de serrer les mains.

Lorsque j’arrive près de la masse noire qui retient ma comparse, je frémis malgré moi en posant la pointe de la lame sur ma peau tout en détaillant la chose. Il faut impérativement la faire sortir de là ou je ne donne pas cher de sa peau. Sans attendre, je m’adresse à l’homme d’une voix forte,

- Libère la ! je sens venir une question de sa part, Et je serais susceptible d’accepter ta requête.

Jack se mit à rire. Un son entre la mort et la sensation d’une pièce vide. Je grimace. Mais il ne faut pas que je me démonte. Je lui ordonne alors de la libérer et cette fois, il émet un bruit de désaccord sans pour autant passer à côté. Bientôt, je termine accroupis à côté de la sanguine. Ma main libre sur son épaule, je la regarde avec un petit sourire sans oublier ce que je menace. Car effectivement, du coin de l’œil je vois sa silhouette se mouvoir et j’appuie encore un peu plus.

- Reste à ta place.

Il n’aimait pas la chose. Il déteste voir sa proie de premier choix se jouer autant de lui. Mais j’ai l’avantage et je compte bien le garder. Même si mon pouvoir de Princesse ne peut pas se faire automatiquement, j’espère bien pouvoir faire quelque chose rapidement. Je ne compte pas attendre comme cette fois-là où mon…

- Douce enfant… Je peux te libérer de ton poids. Te laisser rejoindre ton père…

À ces mots, mon regard se porte sur la silhouette. Comment est-ce… Ma main présente sur Wild se fait plus ferme. Personne n’a le droit à part moi de le mentionner. Personne ne peut souiller sa mémoire. Il n’a pas le droit de parler de lui ! Prise dans un étrange sentiment, mon regard se fait de braise et je laisse tomber la flèche pour me redresser déversant mon pouvoir de Nécromancie dans la ruelle. Il va regretter de l’avoir mentionner… Mon corps termine bientôt plus écharné qu’un cadavre et ma détermination est sans faille.


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MessageSujet: Re: Vu comme ça... ¦Pv.Awilda¦ Mer 18 Jan - 20:51
Vu comme ça...
L’assaut de son assaillant avait été bien plus violent que les autres, à tel point que Wild s’était retrouvée dans un état de semi-conscient. Elle avait l’impression d’entendre les voix qui l’entouraient, sans pouvoir faire quoique ce soit, sans même avoir la force de bouger son propre corps. C’était comme si sa volonté seule ne suffisait plus. Le combat n’était pourtant pas terminée, elle en avait bien conscience, mais n’avait plus les moyens d’y participer. Pourtant elle luttait en vain essayant de faire obstacle à la douleur, mais c’était comme si ses paupières pesaient une tonne. Alors qu’elle entendit la voix de Malia se faire plus menaçante, Wild sentit quelques choses tenir plus fermement son épaule, avant de s’évanouir lui laissant une faible chaleur à la place. Ce fut à ce moment que la porteuse retenta de se réveiller à la hâte, sentant ses paupières s’entrouvrir à chaque effort surhumain. D’abord elle vit flou, ne pouvant distinguer que des formes, puis peu à peu, sa vue revint à la normal, lui dévoilant une scène des plus étrange. Le faux-jack se tenait non loin des deux femmes, un peu sur la défensive, mais l’air plutôt souriant, tandis que la belle Malia… Regardant à plusieurs reprises, la femme de feu laissa la surprise déformer ses traits. À la place de la jolie rousse, se trouvait un corps bizarre, presque semblable à un cadavre en décomposition, chose que Wild ne s’attendait pas à trouver ici.

« Bordel… C’est quoi ça ? »

Elle savait que la belle était une nécromancienne, mais jamais elle n’aurait cru celle-ci capable d’une telle chose sur son propre corps. Elle était méconnaissable et en plus de cela, elle semblait profondément énervée. Chose qui n’était pas bon signe pour le faux-Jack. Essayant de se relever, Wild remarqua rapidement que ses mouvements furent bridés par l’amas de ténèbres qui la paralysait, mais ce qui l’inquiétait plus, c’était le pouvoir de la jeune femme, qui semblait avoir une puissance incommensurable.

« Eh ! Je sais pas si tu m’entends, ni ce que cet enfoiré à fait, mais l’idéal serait que tu ne perdes pas le contrôle de ton pouvoir sur le coup de la colère okay ? Si possible ne vise que lui. »

Laissant la demoiselle contrôler la situation pour un temps, Wild se tourna alors vers cet amas de ténèbres qui la retenait prisonnière. Ce genre de piège n’aurait pus être qu’une simple formalité pour elle, si elle n’était évidemment pas obligée d’en absorber une partie. Mais dans la situation actuelle, elle n’avait pas le temps de faire la fine bouche. Se concentrant, elle laissa sa main s’approcher de la source noirâtre, laissant sa magie se mélanger avec celle de Jack. Le piège disparut peu à peu, donnant par la même occasion plus de force à la porteuse crépusculaire. Bien qu’elle se sente gagner en puissance, elle pouvait tout de même sentir un poids se loger dans son cœur, mais au fond, elle ne s’en inquiétait pas. Elle saurait le contrôler. Se relevant à la hâte, la jeune femme tenta à nouveau d’appeler sa keyblade qui cette fois-ci répondit à son appel sans attendre sous forme d’une épée longue et effilée. Au moins, cette attaque de la part de son opposant, avait pus l’aider à retrouver sa force perdue. À moins que l’adrénaline en soit la cause. Quoiqu’il en soit, Wild se plaça près de la demoiselle au corps décharné, regardant ce fameux Jack droit dans les yeux.

« J’ai pas pour habitude de me battre avec des cadavres, mais j’espère au moins que tu sais te battre dans cet état. »

Adressant un sourire à la belle Malia, Wild repris son sérieux avant d’invoquer des sphères de lumières qui plongèrent droit sur son opposant. Elle n’était pas certaine qu’à elle deux, elles soient en mesure de mettre fin à la vie de Jack, mais si elles pouvaient le tenir hors état de nuire et le faire enfermer, cela serait une bonne fin en soit.



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