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Comme une cicatrice [Pv: Malia]

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MessageSujet: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Lun 13 Juin - 17:06

Comme une cicatrice
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C’était une nuit sombre. Un rideau de ténèbres recouvrant la ville, constellé de fines lueurs vacillantes. Les lumières blafardes des étoiles dansaient sur Lucis, le reflet d’une lune majestueuse s’étirant paresseusement sur la surface des immeubles d’asphaltes. Dans les rues, enserré entre les buildings pointant vers le ciel, une atmosphère sinistre étranglait la cité. Comme si ce monde monochrome dissimulait une cohorte de secrets inavouables. Dans le silence d’une nuit éternelle, les ténèbres s’étendaient comme des tentacules invisibles dans les rues de la métropole. Dans ce tableau, il était une ombre dans les rues. Une démarche froide, assurée, drapé de vêtements aussi noirs que l’encre. Ses cheveux blonds ondulaient doucement sous sa capuche rabattue. Parfois, les lumières d’une fenêtre se faufilaient sur son visage, dévoilant deux grands iris d’émeraude. Un enfant né sous l’égide de la lumière, égaré sur le territoire des ombres. Une proie dans la gueule d’un loup gigantesque. Silencieux, Ethan examina les alentours. Pas l’ombre d’une silhouette. Il inspira profondément, et s’enfonça dans la ruelle sur sa gauche.

Il n’aurait pas dû s’approcher de cette ville. Il avait conscience des enjeux, conscience des risques encouru par un être de lumière comme lui. Et s’il avait été parfaitement honnête avec lui-même, il aurait sans doute réalisé qu’il n’était pas en état de livrer bataille. Depuis son enlèvement à Gran Pulse, depuis la grande bataille du Manoir Oblivion, quelque chose avait changé. Durant tout ce temps, il avait été plongé dans un profond sommeil. Mais depuis son réveil, il avait l’impression d’être l’ombre de lui-même. Une culpabilité absurde s’était doucement enroulée autour de son cœur, comme un serpent injectant des remords dans son esprit déjà trop sombre. Et doucement, il avait commencé à ressasser le passé. La destruction de son monde. La perte de ces proches. Cette solitude accablante et écrasante, qui s’étendait comme une ombre dans son dos. Mais il était incapable d’admettre cette triste réalité, préférant s’enfermer dans une sombre spirale. Et désormais, comme un picotement dans un cœur jadis de bonté, il avait l’impression que quelque chose l’attendait au plus profond des ténèbres. Pourtant, il était venu ici pour une bonne raison. Durant sa brève convalescence, il avait trouvé refuge à Disney Town. C’était là-bas qu’il avait entendu ces étranges rumeurs. Depuis quelques temps déjà, de mystérieuses disparitions frappaient les mondes. Le phénomène était d’abord passé inaperçu. Puis, des habitants sans histoire avaient commencé à disparaître, certains ignorant jusqu’à l’existence d’autres mondes. Et quand il avait entendu parler d’étranges Sans Cœurs à Lucis, Ethan avait décidé de mener sa propre enquête. Ces recherches l’avaient conduit ici, au cœur de la ville. Il était parvenu à glaner des renseignements, tâchant de se faire discret, tout en étant conscient que son attitude allait rapidement le faire remarquer. Mais de cette manière, il avait entendu parler d’étranges allers et venus dans l’un des quartiers sordides de la ville. Et de créatures étranges, différentes des Sans Cœurs habituels. Cela faisait maintenant une demi-heure que le jeune homme se faufilait dans ce même quartier, espérant trouver une trace de ces phénomènes étranges. Sans succès. Machinalement, il accéléra le pas. Il n’avait pas beaucoup de temps, et la désagréable impression de stagner. Quand il arriva à l’angle de la ruelle, il tourna de nouveau à gauche. Mais à ce moment précis, il percuta une silhouette sombre arrivant dans l’autre sens. Retrouvant ses esprits, il s’excusa mécaniquement.

« Désolé. »

Il s’arrêta un instant, se remémorant la raison de sa présence ici. La zone n’était pas sûre. Un soupçon de méfiance s’empara de lui, mais rapidement, il se ravisa. La personne face à lui ne semblait pas animée de mauvaises intentions. Ethan inspira profondément, et rabattit sa capuche sur ses épaules, dévoilant son visage au regard de l’inconnu.

« Vous devriez éviter les environs pendant quelques temps. Quelque chose se trame. »

Prévenant, il souhaitait éviter que la liste des disparus s’allonge. Mais à ce moment, Ethan ignorait encore que la personne face à lui était la cristallisation même de toutes les réminiscences qu’il imaginait avoir laissés au Manoir Oblivion.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Lun 13 Juin - 21:27
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan

Deux fois que je viens en l’espace de peu de temps dans un monde de Ténèbres. Mais cette fois, j’avais eu une source. Une ancienne connaissance qui venait de la Cité avant de partir. Elle vivait maintenant à Lucis dans la ville de la nuit éternelle. Encore une pour ne pas changer… Mais cette fois, ce qui change avec le reste des autres mondes c’est la présence de cette lumière au loin. Lorsque je suis arrivée avec Hadès j’ai senti au plus profond de moi un changement. En regardant plus franchement, je remarque alors la raison de ma gêne. C’est le Kingdom Hearts. Je sens un étau me prendre le prendre le cœur et je regarde ma marque. Après tout, je ne porte que ma tenue des longs voyages. Si on y prête vraiment attention, on peut l’apercevoir… Dans un raclement de gorge, je me décide de poser mon cher Hadès dans une ruelle avant de m’enrouler dans une cape. Au moins maintenant, je ressemble plus à une ombre errante qu’à une Princesse…

Maintenant ? Direction l’adresse de ma connaissance. Il doit me dire des choses sur mon père. Je ne compte pas repartir d’ici sans avoir une information me permettant de le retrouver. Je remonte donc les rues à la recherche de cette personne avec un réel espoir caché bien profondément. Sans prêter attention au monde qui m’entoure, préférant rester la tête baissé, j’avance pour finalement percuter quelqu’un. Lorsque la voix résonne pour s’excuser, je ressens tout de suite un vide en moi. Mes yeux se lèvent un peu. Je ne fais rien. Je n’ai pas de preuve que c’est lui. Puis il me laisse voir son visage. Je n’écoute même pas ce qu’il me dit trop prise par un élan de souvenirs.

Mon cœur s’arrête subitement de battre. Mes jambes cèdent sous mon poids. C’est comme si la mécanique venait de se rouiller. L’air me manque. Je n’arrive plus à respirer correctement. Ma poitrine me fait mal. Je sens un étau me serrer le thorax à me le faire exploser. Pour la première fois depuis ma rencontre avec Fang j’ai peur. La Malia d’avant revient en force et souffle sur l’actuelle pour n’en faire qu’un grain de sable. Une de mes mains part s’agripper à ma poitrine près de mon cœur et je ferme les yeux pour essayer d’oublier les images qui se succèdent dans ma tête. Mon autre main libre attrape mes cheveux si bien coiffés sous ma capuche…

La dernière fois que je l’ai vu ? Il était mort à mes pieds, tué. Ou plutôt assassiné par Firion. Je me souviens encore de son sourire avant ça. Celui qu’il m’avait lancé quand j’avais pris soin de son bras. De son regard sérieux mais protecteur. Puis je me souviens aussi de son changement radical. Ses propos, ses gestes contre Hiro et Firion. L’acte dédain comme si rien n’avait eu lieu avant. Je me revois encore au-dessus de lui la lance sur son cœur refoulant mon propre dégout pour réussir à passer à l’acte. Mais rien. Je n’avais pas pu et j’ai laissé son cadavre avant de perdre toute notion de réalité et de temps. Pour avouer, je ne sais pas comment je suis sortie du Manoir… Mais lorsque j’ai repris conscience de mes faits et gestes, j’ai brûlé mes vêtements et ainsi le souvenir d’un porteur que j’avais aidé.

Mais une chose était sûre avec ce geste, j’avais réussi à oublier un peu. Mais maintenant qu’il est devant moi, je suis prise d’une réalité cauchemardesque. S’il était là pour terminer le travail ? Prise par la peur, mon corps se redresse de lui-même et une montée d’adrénaline m’excite les sens avant d’être prise par un vertige. C’est quoi ce goût dans ma gorge ? Ça pique… Hadès présent près de moi se met à piaffer en faisant des coups de tête imprévisible. Il sent mon mal. Comme pour me protéger de quelque chose qu’il ignore, il se met en travers de mon chemin. Tout ce qu’il arrive à faire c’est d’attirer d’autres regards, le peu de personnes présentes. Je manque de m’étouffer quand son regard clair croise le mien… Il ne peut pas vraiment me voir mais je sens qu’il essaye de me regarder dans les yeux. Je me redresse difficilement en m’aidant de la selle avant de glisser discrètement une main à mon arc présent sur la selle de mon griffon sans quitter le blond du regard.

Je continue de le fixer sous ma capuche encore plusieurs secondes. Mais très vite, un cri perçant déchire l’air à quelques rues de nous. Cette voix… Sans attendre, ma peur envolée et l’envie de réussir ma quête et j’enfile mon carquois et prend mon arc pour me diriger en courant dans la direction du bruit. J’abandonne en court de route ma cape et lorsque j’arrive à destination, une chose enserre un être humain dans ce que je peux nommer une « main ». Je tire une flèche. Rien. Une deuxième et cette fois, la créature a un sursaut et se met à fuir.

- Non non non non ! Reste là !!

Je fais demi-tour pour tomber encore nez à nez avec… Ethan. Par instinct, mon corps fait un mouvement de recule avant de le dépasser. Je ne sais pas s’il me reconnaît mais personnellement, je ne vais pas oublier son visage ni ses expressions de la dernière fois… Mon arc termine dans mon dos et je m’avance vers Hadès sans un mot au porteur. Puis je repars comme si de rien n’était à la poursuite de cette bestiole sans savoir ce qui allait suivre.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mar 14 Juin - 19:18

Comme une cicatrice
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Leurs silhouettes s’étiraient dans les ténèbres. Durant une seconde éphémère, ils étaient deux tâches d’encre, deux êtres sans visages sous leurs capuches sombres. Mais bientôt, Ethan ôta ce drap d’obscurité qui masquait son visage, dévoilant ses traits sous leurs lueurs blêmes de la nuit. Puis, du bout des lèvres, il prononça quelques mots. Un avertissement pour mettre l’inconnu en garde. Il n’avait pas l’intention de lui faire perdre plus de temps, mais soudain, la silhouette face à lui s’affaissa. Un sursaut secoua le corps du jeune homme, interdit face à la scène. Une vague d’incompréhension dansait dans son regard, mais quand la silhouette ramena sa main près de son cœur, Ethan retrouva ses esprits. Instinctivement, il s’approcha, craignant que l’inconnu souffre d’un quelconque malaise. Mais la seconde suivante, le porteur se figea. Cette manière de ramener sa main à ses cheveux, comme pour enserrer son propre crâne, comme pour faire taire ses pensées… Ce n’était pas un signe de souffrance. C’était un geste de terreur.

Il était encore étourdi par l’incompréhension, quand l’immense créature émergea de l’ombre. Une créature qui piaffa, s’approchant de la silhouette comme un animal de son maître. Malgré lui, Ethan recula légèrement. La créature s’immobilisa entre lui et cette mystérieuse personne, et comme pour comprendre, Ethan chercha son regard. Son visage était toujours voilé dans l’ombre de sa capuche, mais quand elle se redressa, il lui sembla capturer l’éclat furtif de deux pupilles qui regardaient dans sa direction. Ils restèrent ainsi quelques secondes, le temps s’étirant péniblement alors qu’ils se faisaient face. Ethan était incapable de saisir la situation, et pourtant, il ne détacha pas une seconde son regard de cette étrange personne. Mais soudain, un cria déchira le silence oppressant de la nuit. Le jeune homme se tourna aussitôt vers l’origine du bruit. Aussitôt, l’inconnu s’arma d’un arc et d’un carquois, avant de s’élancer dans les rues adjacentes. Ethan pesta entre ses dents, et lui emboîta aussitôt le pas. Il avait du retard, et à l’angle de la rue, il retrouva la silhouette de l’inconnu décochant une flèche. Quand il arriva à hauteur de la scène, il se figea un instant. Une créature sombre et étrange était en train d’enlever une personne dans la rue, dans un mélange assommant de cris et de chaos. Une seconde flèche siffla, se fichant dans la chair de la créature. Un tremblement secoua la chose, qui s’éloigna aussitôt. La voix de l’inconnu s’éleva, un timbre féminin qui fit prendre conscience à Ethan de la nature de sa rencontre. Il réalisa alors que la jeune femme avait perdu sa cape dans sa course, dévoilant son visage empreint de mystères. Et quand elle se retourna, Ethan fut frappé d’un étrange sentiment. Une impression brumeuse mais familière, comme s’il avait déjà croisé ce visage. Un sentiment qui lui noua la gorge, alors que la jeune femme recula nerveusement en le découvrant. Durant une seconde, la scène se voila d’un silence assommant. Puis, elle le dépassa, rejoignant son griffon. La scène avait duré à peine une seconde, mais il avait semblait au porteur qu’elle s’était étendu sur des minutes entières. Puis, la réalité le rattrapa violement. La créature. Il se lança dans la rue empruntée par cette chose, échappant un instant aux regards de la foule. Un éclat de lumière illumina alors la ruelle, et répondant à son appel silencieux, sa Keyblade apparue devant lui sous la forme d’un planeur. Un véhicule étrange, similaire à une moto sans roues. Sans perdre une seconde de plus, Ethan enfourcha son étrange machine, et s’élança rapidement dans les ruelles. Machinalement, il ramena sa capuche à son visage, comme si cette rencontre lui avait évoqué de désagréables souvenirs. Il était convaincu d’avoir déjà croisé ce visage. Cette femme. Mais où ? Plus les secondes passaient, et plus il était convaincu que cette réponse était la clef pour comprendre la tension palpable de cette rencontre.

Il fut guidé par les hurlements qui résonnaient dans les ruelles. Il était en train de gagner du terrain, quand au détour d’une rue, il l’aperçu de nouveau. Une créature à la peau noirâtre. Nouveau virage. Ethan se pencha sur son planeur, prenant de la vitesse dans le tournant. Puis, avec surprise, il découvrit une impasse. La créature continuait à trainer sa proie, s’approchant de deux épaisses portes d’acier au fond de la ruelle. Il avait trouvé le repère de ces choses. Aussitôt, il grimaça. Il devait arrêter cette abomination avant qu’il ne pénètre dans le bâtiment. Alors, il perdit en vitesse, avant de faire disparaître son planeur. Déséquilibré, il roula douloureusement sur le bitume, avant de se redresse, genou à terre. Son arme apparu de nouveau entre ses mains, revêtant la forme d’un arc blanc et noir. La Keyblade. Une arme polymorphe, destinée à chasser les Sans Cœurs. Il approcha de son visage une flèche d’une lumière opaline, et décocha. La corde vibra près de son oreille, et le projectile percuta de plein fouet le dos de la créature. Un grognement s’échappa de son corps, et acculée par son nouvel ennemi, la chose décida de changer de stratégie. Elle relâcha sa victime – celle-ci en profitant pour s’enfuir à toute jambe – avant de faire face au porteur. Ethan se redressa, révoquant son arc pour récupérer son arme en forme de clef : une lame longue, un panneton en fleur de lys, et une paire d’aile blanche et noire en guise de garde. Il inspira profondément. Il était désormais face à ce qu’il était venu chercher ici.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mar 14 Juin - 22:10
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan

Je n’arrive toujours pas à me retirer son regard clair de la tête. C’est comme si, son image se répétait pour me demander de ne pas oublier cette journée. Mais je n’ai que cette envie. L’oublier. Retirer cette épine et que tout redevienne comme avant. Après tout, ce n’était pas moi qui avais donné le coup fatal. Alors comment ça se fait qu’il soit là ? Il était mort devant mes yeux. Une lance dans le cœur ! L’image se superpose avec celle de notre face à face avant ma fuite. Une de mes mains agrippe fermement ma tête et je ferme les yeux pour essayer de faire passer cette migraine. Si seulement j’avais pu rencontrer le Diable à sa place…

Subitement, mon corps est rappelé à la gravité. C’est sans doute grâce à ça que j’évite de justesse un pont. Je me retourne et constate avec quelle stupidité j’ai failli y passer. Tout ça parce que je pense trop alors que cette bestiole est devant moi à survoler la ville comme si de rien n’était avec mon objectif dans sa main. En un instant, je dois avouer que ma peur et mon incompréhension se terminent dans une colère si noire que je hurle avant d’encocher une flèche. Bien que le terrain de tire ne soit pas le plus agréable pour moi, j’arrive quand même à toucher la bête qui se redresse sans cri égard et se tourne vers moi. Il arrache la flèche et sans le moindre mal, son bras ballet la zone. Hadès n’a même le temps de penser sécurité. La claque nous fait chuter. Je termine sur le pont par je-ne-sais-quel-miracle et mon griffon percute une des piles. Le choc est plus violent que prévu. Sa tête heurte le sol de plein fouet. Je l’appelle mais la créature remet une couche et essaye de m’attaquer. Sans réfléchir, je préfère sauter par-dessus la rambarde. La réception reste à désirer mais au moins, je ne viens pas de terminer écraser… Remarquant ma disparition, la bête émet une sorte de sifflement avant de reprendre sa route. La personne encore présente dans son autre main m’appelle à s’en décrocher la mâchoire, pourtant, au lieu de poursuivre ma cible, je m’approche de mon compagnon.

- Hadès…

Ses yeux morts se tournent vers moi. Il se met à se plaindre doucement avant de laisser sa tête retomber au sol. Il ne peut pas mourir. Il ne peut pas non plus souffrir alors pourquoi ? Pourquoi il ne peut pas se lever. Je pose une main sur sa tête et l’appelle de nouveau. Il n’a pas de réaction cette fois. Son nom passe encore mes lèvres. Bizarrement, je sens quelque chose rouler sur mes joues pour finalement tomber sur mon bras tendu. C’est doux et pourtant j’ai mal… Je comprends sans peine que je me suis mise à pleurer. Je ne sais pas la raison. Pourtant je n’arrive pas à m’arrêter. Ce n’est que lorsque j’entends un râle que mon attention se porte ailleurs. Ma main vient de toucher ses pattes arrière. Je ravale ma seconde crise de larmes pour comprendre qu’il est blessé et qu’ainsi, il est immobilisé. Pas de rupture. Pas de seconde mort. Un sursaut de bonheur me prend l’être avant de sombrer rapidement. Hadès n’est plus qu’un cadavre immobile et c’est l’autre qui en est le responsable. Sans plus de manière, je sèche mes dernières larmes et prends sur mon griffon de quoi rendre l’appareil à l’autre tâche. Mon stylet, des réserves de flèches mises directement dans le carquois et un bout de barre, aussi grande qu’un tuyau pouvant se transformer en bâton. Fin prête, j’abandonne ma monture pour retourner sur les traces de la créature.

Mauvaise jeu, je viens de perdre la chose. Du coup, il me reste plus qu’à essayer de monter sur les toits pour trouver une piste… Le silence de la nuit m’aide à vider mon esprit avant de remarquer un peu plus loin une lumière. Pas très importante mais juste assez pour que je la remarque. J’ai au moins une chance, je n’ai que quelques toits à traverser… Fronçant les sourcils, je prends assez d’élan pour finalement me retrouver au-dessus du spectacle. Ainsi, la créature est aux prises avec quelqu’un d’autre. Elle n’a plus ma connaissance entre ses pattes. En regardant la personne, je me décompose encore sur place. Ethan. Encore ! Je sens très vite que la situation va finir par m’énerver. C’est donc pour ça que je me mets à descendre lentement les escaliers de secours tout en sortant mon arc. Calmement, je pointe ma flèche vers la tête de la bête et le projectile siffle pour se loger dans son œil. La créature hurle. Quelque chose entre une plainte de femme et le cri d’une baleine. Elle se tourne dans ma direction et encore une fois, sa main balaye encore l’air et mon perchoir se retrouve compromit. Je termine sur la terre ferme dans une roulade quelque peu bancale avec la mauvaise surprise de le voir traverser la porte… Je me précipite à sa suite avant de constater que la porte ne s’ouvrira pas. Je frappe cette dernière  avec le pied comme une furie avant de hurler :

- Espèce de sale… Si je te retrouve je te tue !

Posant mon front sur la porte, je sens mes muscles se contracter et je me retourne juste à temps pour voir Ethan en face de moi. Mon arc toujours en main, je pointe la flèche au niveau de ses jambes en fronçant les sourcils.

- Ne t’approche pas de moi blondit…





Héhé...:
 

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 15 Juin - 17:45

Comme une cicatrice
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Une fraction de seconde avait suffit. Un grognement, et la créature s’était tournée face à Ethan. La ruelle était soudain devenue le théâtre d’une bataille, un duel entre l’homme et le monstre. Son arme serrée entre ses doigts, Ethan était déterminé à livrer bataille. La créature se cambra, approchant le haut de son corps au plus près du sol, prête à s’élancer. À ce moment précis, un sifflement vrilla le silence. Un bruit sourd. Et un cri, une complainte à la fois violente et déchirante. Une flèche sortie de nul part s’était fichée dans l’œil de la créature, lui arrachant un hurlement sans précédent. Dans un élan de haine, le monstre chercha à se venger de son bourreau. Quand sa main fracassa une structure sur le flanc d’un immeuble, Ethan reconnue la silhouette de l’inconnue. Son sang se figea. La jeune femme se réceptionna sur le sol, et profitant du chaos, la créature se faufila derrière les portes massives terminant l’allée. Ethan pesta, de nouveau seul avec cette femme. Celle-ci frappa la porte scellée avec colère, hurlant sa colère à voix haute. Quelque chose avait dû se produire. Instinctivement, Ethan s’approcha. Mais la silhouette pivota sur elle-même, pointant un petit objet métallique dans sa direction. La pointe d’une flèche, dirigée vers sa jambe.

Elle lui ordonna de ne pas s’approcher. Incrédule, il recula légèrement, bredouilla un « Qu’est-ce que… » qui se perdit dans les ruelles froides, avant de se figer sur place. Son regard, son comportement à son égard… Ce n’était pas une coïncidence. Dans le silence des ruelles, il détailla ses traits. Et soudain, la réalité le frappa en plein visage. Une image nette et douloureuse vint se graver dans son esprit, comme un mauvais rêve revenu le hanter. Cette étrange capsule, comme un cocon. Cette sensation de sommeil, comme si son cerveau était encore engourdi. Le visage de Neku. Il s’était réveillé au beau milieu du combat, libéré bien avant les deux autres captifs. Dans sa léthargie, il avait levé le regard. Parmi le désordre de la salle immaculée, une scène impossible avait retenu son attention, figeant son sang dans ses veines. Une silhouette. Ces cheveux blonds, ce visage… Sa silhouette. Il était là-bas, allongé sur le sol, une ombre portant une lance au-dessus de son cœur. Un homme était apparu, et avait plongé l’arme dans sa poitrine. Dans ce sommeil confus, il avait assisté à sa propre mort. Ou plutôt, à la mort de cette personne, de ce sosie qui lui avait volé son apparence. Cette femme… Ces mêmes cheveux roux, ces mêmes mains… C’était elle qui avait tenu la lance. Sa gorge se noua. Sa bouche était sèche, et les mots douloureux. Pourtant, ils s’échappèrent mécaniquement hors de ses lèvres, soufflés à voix basse.

« Tu étais dans le Manoir… »

Une partie de lui était là, tétanisée, acculée par une vérité écrasante. Une autre, plus profonde, hurlait face à cette terrible injustice. Il était innocent. Il ignorait tout de la descente dans les tréfonds du Manoir Oblivion. Cette seule et même scène frappa de nouveau son esprit. Malgré lui, Ethan se pinça les lèvres. Les mots s’échappèrent de sa bouche comme s’ils avaient été de braise.

« Ce n’était pas moi. Je ne sais pas ce qui t’es arrivé, mais… »

Les mots s’étranglèrent dans sa gorge. Ce n’était pas moi… Il avait envie d’hurler. Et soudain, une idée plus brutale encore l’acheva. Savait-elle seulement pour les sosies ? Cette fois, il se mordit la lèvre inférieure, résistant à la sensation de ces jambes qui cherchaient à se dérober. Sans se précipiter, il ôta définitivement sa capuche, dévoilant de nouveau son visage. Était-il seulement en mesure de la convaincre ? Allait-elle seulement le croire ? Il hésita sur cette réponse.

« Je peux ouvrir la porte. »

Il accompagna ses paroles d’un geste du visage, désignant les gonds de fer qui les empêchaient de poursuivre la créature. Finalement, il décida de faire front. Il avança d’un pas, un seul pas lent pour briser la distance, tout en parlant d’une voix plus ferme.

« Ce n’était pas moi. »

Ses mots s’estompèrent. Ethan était conscient que dans une fraction de seconde, une flèche serait peut-être plantée dans sa jambe.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 15 Juin - 21:25
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan

Cette créature est mon objectif maintenant. Après tout, je cours après le fantôme de mon père et de mon passé depuis des années. Une heure ou deux jours de plus ne va rien changer à la chose. Je dois me venger. Hadès de mérite pas ce qui vient de lui arriver et je vais bien le faire comprendre à cette bestiole. J’ai donc cherché une trace. Lorsqu’elle se présente à moi, le temps joue contre moi. Il ne faut pas que je laisse ma monture seul, après tout, elle n’est pas en bon état… Dans un soupir, j’arrive sur le dernier toit pour tomber sur un combat. Mais n’étant plus vraiment patiente, je décide d’y mettre mon grain de sel et… Bien malgré moi, je termine, en plus d’être à plat ventre, plus en colère qu’il y a deux minutes. La créature vient de filer entre les doigts. C’est un cauchemar ! Dans un sursaut, je montre ma haine à haute voix avant de repenser à la personne présente près de moi.

Mon être se tourne vers lui et je le menace, ou du moins, me protège en mettant en avant la possibilité que je le transperce. Mon geste a le don de le surprendre. Je me sens presque soulagé. Ses yeux me scrutent en silence juste après. Peut-être essaye-t-il de se remémorer quelque chose. Comment a-t-il pu oublier ! Comment peut-il effacer de sa mémoire les évènements ? Rien que d’y penser j’ai envie d’écraser mon poing sur sa tête d’ange… Sérieusement, nous avions été si insignifiants pour mériter ça ? Je sens tellement mon corps se crisper que l’impression de m’affaisser se fait sentir. Puis il prend la parole. Cinq mots seulement et je le regarde avec dédain. Pourquoi est-ce que je change à ce point ? D’habitude, je ne suis pas comme ça ! Je… Je suis agréable, souriante ! Là… Il reprend la parole et je sens tressauter les muscles et les nerfs de mon cou. Pas lui !?

Pour la seconde fois, il me laisse regarder son visage. Je suis prise entre l’envie de fuir ou de poursuivre ma route dans cette vengeance. Je me contente alors de le regarder. À chaque fois que mes yeux tombent sur son visage, je vois encore cette scène en boucle. Il a beau me dire qu’il est innocent mais si ce n’était pas lui, c’était qui ? Je fronce les sourcils en sondant ses paroles. Ce qui met arrivé ? J’ai bien cru que j’allais mourir. J’ai avalé tes bonnes paroles en pensant que tu étais le genre de porteur agréable et gentil ! Mais je me suis trompée. Tu n’es pas mieux que ceux de la confrérie. J’ai envie de lui dire ça mais je m’abstiens. Préférant largement rester en sécurité dans mon absence de mots. Mais très vite, il chance de sujet en me disant qu’il peut ouvrir la porte.

Mon attention se porte sur cette dernière avant de reporter presque immédiatement mon regard sur le blond. Ce qui suit a le don de me glacer le sang. Il s’approche de moi avant de reprendre la parole plus fermement en me répétant que ce n’est pas lui. Je fais un pas en arrière, mon arc se baisse et finalement, je le lâche pour agripper le tuyau puis mon stylet dans une rapidité que je ne connais pas venant de moi. Un geste ample du poignet et le premier se transforme en bâton, il passe derrière ses jambes pour le faire basculer en arrière puis la petite arme termine sur sa gorge.

- Ne-m’approche-pas… Ne-me-touche-pas ou la prochaine fois je te tue pour de bon !

Mes mots sont durs et tranchants. Je détache bien chacun d'eux pour qu'il les imprime le plus vite possible. Mon être est prêt à faire la chose la plus stupide pour parvenir à le tenir loin de moi. La pointe de la lame appuie très légèrement sur sa gorge. Pas au point de le faire saigner mais juste pour qu’il grimace. Mon corps se redresse et je le fixe sérieusement. Il ne se souvient même pas de moi. De mon nom. De ce qu’on avait fait et de cette fois où j’avais pris soin de protéger une blessure. Il sait simplement que j’étais au manoir. Ma mâchoire se crispe.

- Qu’est-ce que ça peut te faire si j’y étais.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Lun 20 Juin - 19:24

Comme une cicatrice
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Il avait décidé de faire front. Ignorant les risques, il avait besoin de comprendre. Toute cette histoire était bien trop confuse, bien trop déroutante pour ne pas s'en soucier. Sa voix résonna lentement, calme, ferme, tentant de convaincre son interlocutrice. Elle recula d'un pas, et abaissa son arc. Un flot de soulagement s'empara doucement d'Ethan. Mais il fut de bien courte durée. Rapidement, elle se pencha. Trop rapidement. Il fut incapable de riposter. Elle parvint à le faire tomber d'un coup derrière les jambes, son corps percutant lourdement le sol rugueux. Ses paupières papillonèrent, et quand il retrouva ses esprits, il sentit le contact froid d'une lame contre sa gorge. Son regard tomba sur le poignet de la jeune femme. Une poignée de mots froids et tranchants s'échappa de ses lèvres, lui ordonnant de ne pas l'approcher, de ne pas la toucher, sans quoi elle ôterait sa vie. La pression contre sa gorge s'accentua, et détachant son regard du sien, il apperçu la lame de métal. Un stylet, une pointe assez fine pour lui perforer la gorge, sans aucune chance de survivre. Il inspira péniblement, grimaçant sous la menace, sans esquisser le moindre mouvement. Il n'allait pas renoncer pour autant. Mais à ce moment précis, il était trop obnubilé par la sueur froide dans son dos. Il devait rester en vie. Son regard chercha celui de la jeune femme, quand celle-ci se redressa. La pression disparue aussitôt, et Ethan inspira profondément, retrouvant son souffle. Libéré d'un poids trop oppressant, il regarda la silhouette de l'inconnue. Il n'avait toujours pas son nom. Lentement, Ethan se redressa, passa sa main contre sa gorge douloureuse. Durant une fraction de seconde, il se demanda si elle était sérieuse quant elle parlait de le tuer. Il chassa rapidement cette pensée.

Il était encore sur le sol, quand la voix résonna de nouveau. Détachée et froide, elle lui demanda ce que ça présence au Manoir Oblivion pouvait bien lui faire. Il ne répondit pas, posant son regard sur elle. Sa phrase fut comme un aveu pour Ethan, désormais convaincu que cette jeune femme avait bel et bien été dans ce terrible Manoir. Son air devint plus sombre, une douloureuse culpabilité lui revenant plein fouet. Silencieux, Ethan inspira profondément. Puis, il se redressa, déclamant lentement quelques mots.

« J'étais dans le Manoir. Il marqua un silence. Endormi. »

Difficile d'être plus précis. Et pour être parfaitement sincère, Ethan n'était pas convaincu que le moment soit aux explications. Il n'était même pas sûr que la jeune femme daigne écouter sa version de l'histoire. Mais il avait lui aussi besoin de réponses. Il regarda brièvement sa Keyblade, tombée au sol quand la demoiselle l'avait attaqué. Avant de déverrouiller la porte, avant de la laisser s'échapper, il décida de tenter le tout pour le tout.

« Raconte moi. Qu'est-ce qui s'est passé là-bas ? »

Il n'avait pas de meilleure excuse, pas de meilleure manière de tourner les choses. Elle allait peut-être lui sauter à la gorge, tenter de le tuer, ou simplement l'insulter... Il n'en savait rien lui-même. Mais il avait besoin de cette réponse : que diable s'était-il passé ? Dans quel but la Confrérie avait-elle usé de son image ? Car même s'il était innocent, il était incapable de se débarasser de ce sentiment de culpabilité logé dans sa poitrine. Il la regarda de nouveau, son regard vert la regardant avec force.

« Je ne bougerais pas. Je veux juste que tu me racontes. »

La balle était dans son camp. Mais Ethan avait conscience que son attitude allait peut-être jouer contre lui. Il n'avait jamais été du genre à tenter la chance, mais ce soir-là, les choses étaient hors de son contrôle.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Ven 24 Juin - 1:10
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan

Je ne sais pas comment le qualifier. Est-il stupide, suicidaire, téméraire… Mais son envie de s’approcher de moi, d’être aussi virulent dans ses propos pour m’affirmer qu’il est innocent… Je râle intérieurement. Mais un geste de sa part, un mouvement, léger soit-il, a le don de faire remonter en moins l’adrénaline que me procure ma propre peur. Très rapidement, il termine à terre. Sans moyen de bouger ou de riposter mon stylet prêt à lui trouer la trachée. Lorsque je le regarde, je peux lire la surprise et l’incompréhension de mon gestion sur son visage. Ses yeux bifurquent sur mon arme puis je me décide de me redresser. Je crois que j’ai été assez équivoque sur ma façon de procéder s’il s’amusait à m’approcher encore. En silence, je le regarde se redresser légèrement, poser une main sur sa gorge et rester interdit. C’est à ce moment que je lui réponds sur ma présence au Manoir. Il garde le silence un petit moment avant de changer d’expression, revenir sur ses pieds et me parler.

Il est en train de se moquer de moi. Endormi ? Je sens les nerfs de mon tressauter dangereusement. Oui il était dans le manoir. Mais aucunement endormi ! Je l’ai bien vu. Vivant et en bonne santé. Son regard, son sourire et sa voix résonnent encore dans ma tête. Il était réveillé ce jour-là ! Il avait voulu la mort de Hiro et de Firion. La mort d’un adolescent… Mes yeux se ferment avec force. Si bien qu’une migraine m’assaille rapidement et que mes paupières me font plus mal que jamais. J’ai envie de pleurer. Pour une raison que j’ignore. Mais au lieu de ça, je lâche un très long soupir en rangeant mes deux armes. Une main sur ma tête, je me décide de rouvrir les yeux pour tomber sur ceux du blond. Il me fixe avec insistance. Il veut que je lui raconte… Faisant plusieurs pas en arrière, je reprends mon arc à terre et lui tourne le dos.

Pourquoi est-ce qu’il veut que je raconte ? Il était là pourtant. Plus confuse que jamais, je ne daigne même pas le regarder pour lui donner des explications. Mon regard roule sur la porte et je m’y approche pour la toucher du bout des doigts. Je n’ai aucun moyen de l’ouvrir. Je ne sais même pas comment m’y prendre. Lentement, je me retourne à demi vers lui. Pas trop pour éviter de l’avoir dans mon champ de vision. S’il veut vraiment savoir… Il va devoir m’aider. Même s’il me fait bien comprendre qu’il ne bougera pas, je tente quand même. Après tout, entre nous deux, lequel cherche des réponses ?

- Ouvre cette porte, aide moi à avoir cette créature et je t’expliquerai. Pas avant.

Je sais qu’on peut me trouver dure certaines fois mais je n’ai pas le choix. Sans ça, je me laisse consumer par mon grand cœur. Certes je suis une Princesse dont la pureté est plus grande que n’importe quoi d’autre. Certes je ne tuerais jamais pour faire du mal. Certes je n’irais jamais du côté des Ténèbres mais certaines fois, il faut laisser de côté ses bons côtés pour avoir ce qu’on veut. Et je veux par-dessous tout, la tête de cette chose. Mes poings se serrent et je me retourne vers Ethan le regard plus déterminé et vif qu’il y a quelques minutes.

- Mon offre ne dure pas éternellement. Soit tu m’aides, soit tu peux tirer un trait pour des explications.

Je ne peux m’empêcher d’être sèche dans mes propos. Même si je voulais être aimable, j’aurais du mal. Ma main tenant mon arc se serre encore plus et mes phalanges virent au blanc. À chaque fois que je le fixe dans les yeux, je vois celui qui nous a fait face. Celui qui n’avait plus l’air humain. Laissant sa part d’ombre le consumer comme une allumette. Plus je le regarde, et moins j’ai confiance. J’ai peur qu’il me fasse le même coup. Instinctivement, ma main libre se porte à ma marque. S’il savait que j’étais une princesse ? Il a beau être un porteur… Ma tête se détourne rapidement, je deviens complètement paranoïaque ! Essayant de calmer mon cœur, je fixe la grande porte de fer en la détaillant comme je peux. Rapidement, je remarque qu’il n’y a pas une, mais deux portes. Si bien camoufler en une que cela passe inaperçu. Puis en passant la main dessus… Je sens comme des symboles. Ou des reliefs… Je fronce les sourcils à cette découverte. Je crois qu’il sera plus compliqué de l’ouvrir que prévu.



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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Sam 2 Juil - 20:48

Comme une cicatrice
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Sous les lueurs vacillantes de la nuit, il attendait. Il ne tenta pas de s'approcher. Il ne tenta pas d'ajouter le moindre mot. Il se contenta d'attendre, la boule au ventre, assumant sa décision précipitée de jouer le tout pour le tout. Durant ces quelques secondes, il s'était convaincu que se confondre en justifications ne ferait que rendre les choses plus difficiles. Alors, dans un élan qui ne lui était pas familier, il avait décidé de lui demander des réponses. Ou plutôt, de lui demander sa version des faits. À quoi bon lui expliquer, si elle n'était pas prête à l'écouter ? Pourtant, plus les secondes s'étiraient, et plus sa confiance s'effritait. Parfois, il arrivait à capturer un mouvement, une émotion fugace traversant la jeune femme. Mais rien de plus. Seulement ce silence oppressant, qui était en train de le tenailler. Son arc en main, elle s'approcha de la porte massive qui l'empêchait de continuer sa route. Puis, elle pivota légèrement. Juste assez pour que le porteur puisse deviner son regard, alors que ses mots résonnaient dans la ruelle. Plutôt que de lui répondre, elle lui proposa un marché. D'abord, la porte, et tout ce qui se tramait derrière. Ensuite seulement, elle lui expliquerait. Il hésita. Inconsciemment, Ethan se mordit la lèvre inférieure. C'était une bonne offre. Après tout, cette idée était en adéquation avec ses objectifs. Et une aide extérieure serait sans doute la bienvenue. Pourtant... Tout était encore très confus, et faire équipe avec cette demoiselle dans un tel brouillard était un risque à prendre. Il repensa brièvement à Gran Pulse. À l'embuscade de la Confrérie. Mais ses pensées furent interrompues quand la demoiselle s'adressa de nouveau à lui. Soudain, elle semblait plus forte, plus déterminée. Il n'avait plus le temps de réfléchir. Et s'il souhaitait obtenir ses réponses, il n'aurait pas d'autres choix. Il avait une vague connaissance des choses qui s'étaient produites dans le Manoir Oblivion. Pourtant, tout était encore confus... Et il ignorait ce que son propre double, celui qui avait volé son identité, avait fait durant tout ce temps. Alors, il hocha la tête.

« C'est d'accord. »

Sa voix était claire, sincère. Très bien. Il n'avait pas d'autre solution, et de toute manière, il avait lui-même l'intention de se rendre de l'autre côté de cette porte. Puis, il leva ses mains ouvertes en guise de bonne foi. Comme pour prouver qu'il était inoffensif, avant de s'avancer. Lentement, reportant toute son attention sur la porte, il s'avança. Puis, à hauteur de la jeune femme, il s'arrêta.

« Je m'appelle Ethan. »

Une simple présentation, pour lui qui ignorait que cette femme savait déjà bien des choses à son sujet. Puis, sa Keyblade apparue de nouveau dans sa main. Il pointa son arme en direction de la porte, et aussitôt, un trait lumineux s'échappa de son arme. La lueur percuta la porte, et deux cliquetis de serrures résonnèrent dans la ruelle. Deux ? Ethan s'en étonna un instant, mais préféra ne pas trop s'attarder là-dessus. Puis, il posa sa main contre la porte. Mais quand il tenta de l'ouvrir, le bloc de métal ne bougea pas.

« Que...? Elle devrait être ouverte ... »

Il força de nouveau, sans succès. Pas le moindre jeu dans les gonds, comme si cette porte était un mur. Inspirant profondément, Ethan recula d'un pas, toisant ce nouvel obstacle. Brièvement, son regard se posa vers la jeune femme. Comme si les choses n'étaient déjà pas suffisamment compliquées. Pourtant, il expira lentement, retrouvant son calme.

« C'est forcément déverrouillé. Ça doit être une sorte de mécanisme... Un truc qui bloque le passage de l'autre côté. On devrait chercher une sorte d'interrupteur. »

Son arme disparue, et il croisa les bras. C'était forcément une sorte de mécanisme, un bouton qui empêchait les portes de s'ouvrir... Pour l'instant, sa petite démonstration était loin d'être convaincante.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Dim 3 Juil - 3:10
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan

Je lui offre le soin et l’opportunité de tout savoir sur ce qu’il a prétendu ne pas avoir fait. Mais comme nous sommes dans un monde sans véritable loi que de protéger les innocents pour les gentils et détruire les mondes pour les méchants, ce que je compte faire n’est donc pas interdit. Le chantage n’est qu’un moyen d’avoir ce qu’on veut. Et nous voulons tous les deux quelque chose. Lui des réponses. Moi la peau de cette créature. Alors lorsqu’il me fait qu’il est d’accord pour m'aider, je ne peux que me sentir fière de la réussite de mon péché. Je peux percevoir la sincérité. Je vais devoir faire avec je crois. D’un haussement d’épaules, je réponds à ses propos avant de le voir lever les mains. Sursautant légèrement, je serre mon arc dans ma main. Mais très vite, je remarque un excès de stress chez moi. Il n’y a rien de grave, il me montre juste ses mains. Je ferme les yeux une fraction de seconde. Il faut que je me calme… Il fait alors quelques pas vers moi et je réprime mon envie d’en faire en arrière. Combattant cette peur, il se présente et je me mets à pouffer.

- Je sais déjà qui tu es.

Il nous l’avait dit après tout. Mais il peut bien espérer pour que je lui donne mon nom. Je suis certaine qu’il le sait au fond de lui. Ou qu’il cache sacrément bien son jeu ! Quoi qu’il en soit, je le regard sérieusement dès qu’il se met à bouger. Sans cri égard et sans me prévenir, il fait apparaitre sa Keyblade et par un instinct de survie, je fais un vif mouvement en arrière lorsqu’un halo lumineux se met à sortir de son arme. Ce dernier percute la porte et laisse entendre un changement à notre situation. Je le vois alors poser sa main et essayer de bouger la porte. Je fronce les sourcils. Ce n’est pas le moment de jouer ! Mais... Très vite, je comprends et commence à croire, par ses propos, que ce n’est pas prévu au programme. Une nouvelle tentative et toujours rien. Pendant un bref instant son regard tombe sur le mien avant que je reporte mon attention devant moi. Puis Ethan se remet à parler. Je me doute que ces mots ne sont pas pour moi. Plutôt pour lui-même. Du coup je me contente de garder le silence en remarquant du coin de l’œil la disparition de son arme.

En silence, je regarde la porte fermée. À ce rythme je crois que j’aurais aimé avoir un pouvoir bien puissant pour détruire cette barricade de métal. Heureusement pour nous, la porte avait émis des cliquetis. Preuves flagrante d’un système de verrouillage interne. Preuve que ça va m’énerver encore plus. Par frustration, je pose ma main libre sur ma nuque en maugréant tout bas. Mon accompagnateur de fortune me dit alors qu’il devrait y avoir un interrupteur. Je hausse les épaules sans répondre. Sand doute mais ce qui m’intéresse le plus en ce moment n’est pas de savoir quel genre de bouton va nous aider. C’est plutôt le bas-relief un peu effacé qui m’intrigue. Après tout, pourquoi mettre ça sur ce genre de chose ? On le met plutôt pour raconter une histoire. Au-dessus d’un lieu saint, d’une maison particulière mais pas sur une porte ! Tout en me parlant à moi-même je me lâche la nuque pour balader ma main sur les sculptures. De plus en plus bizarre…

Laissant transparaitre ma mine songeuse, je me surprends à jeter un œil au blond pour voir ce qu’il fait de son côté. Mais très vite, ma main s’arrête sur une série de lettre. Difficile à déchiffrer par le manque de relief. Pourtant j’arrive à distinguer deux mots : « Mort » et « Lumière ». Deux mots incompatibles. Mon attention se reporte sur Ethan et lui fait signe de s’approcher,

- Qu’est-ce que tu comprends en passant ta main ?

On peut presque oublier par ma soudaine envie de rapprochement et ma question que je suis moins à cran et plus enclin à la discussion. Voir même à tout lui dire avant d’entrer. Sauf que je ne lui demande que son avis sur une chose susceptible de nous aider à ouvrir cette porte. Tout en réfléchissant à comment faire pour entrer, je laisse mes pensées dériver tout comme mon regard. Sans vraiment m’en rendre compte, je fixe en détail le blond. Son visage, son expression, ses mains, ses bras, son corps et ses habits. Tout. Il y a quelque chose de… Remarquant mon soudain intérêt pour lui, je détourne la tête,

- Tu as voulu notre mort ce jour-là.

Il veut m’aider. Je lui dois bien une bribe d’explication quand même. Cela lui donnera sans doute plus envie de m’aider en ayant la question du pourquoi, comment et parce que en tête à partir de maintenant !


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Dim 3 Juil - 18:33

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Il avait décidé de se plier à l'offre de la jeune femme. Une manière d'en apprendre plus. Une dernière solution pour enfin connaître les crimes qui pesaient sur ses épaules. Bien entendu, une partie de lui aurait préféré l'ignorer. Ne pas connaître ces crimes. Continuer à avancer, sans se retourner sur ces choses qui n'étaient pas son oeuvre. Il était innocent. C'était une réalité. Et pourtant... Il était tombé dans un piège. Et à cause de son manque de vigilance, des gens avaient souffert. C'était ses erreurs, et son identité qui avaient été la source de tous ces problèmes. C'était absurde, et pourtant, il se sentait coupable. Peut-être était-ce la raison de ce poids qui semblait l'écraser. Même si affronter la réalité ne ferait pas disparaître la culpabilité et la peine qui pinçaient son coeur à chaque regard sur elle, il avait l'intime conviction que c'était la bonne chose à faire. Regarder la réalité en face. Découvrir dans les moindres détails les maux qui avaient été causés en son nom.

Quand il se présenta, elle se contenta de pouffer. Puis, elle déclama qu'elle savait déjà qui il était. Constatant le ton de sa voix, Ethan devina que l'identité de la jeune femme lui resterait inconnue. Il préféra ne pas en prendre note, évitant ainsi de remuer le couteau dans ses propres plaies. Puis, il fut grand temps de faire céder cette porte. Grâce à sa Keyblade, il parvint à déverrouiller les portes. Mais rapidement, il constata que les gonds refusaient de bouger. Il observa longuement la porte, laissant parfois ses doigts effleurer la structure, sans résultats. Une serrure qui restait scellée même face à la Keyblade. C'était une première pour Ethan. Mais au fond, il n'était pas si surpris : sa Clef était capable de déverrouiller les serrures, mais certainement pas de faire disparaître les chaînes, les loquets, ou tous autres obstacles empêchant de pousser la porte. La voix de la jeune femme attira soudain son attention. Passer sa main ? Il regarda la demoiselle, constatant qu'elle était en train de passer sa main contre la surface, comme si elle tentait de déchiffrer quelque chose. Ethan s'approcha, cherchant lui aussi à déchiffrer le bas-relief sculpté sur la porte. Son regard se fronça légèrement, concentré, et il glissa lentement ses doigts sur chaque lettre composant le message. Finalement, il se pinça légèrement la lèvre. « Mort... et... Lumière ? » murmura-t-il doucement, cherchant le sens de ces mots. Le reste était illisible. C'était le seul indice encore viable pour franchir cette porte. Mais soudain, la voix de la jeune femme s'éleva à nouveau. Ces mots tombèrent avec une force écrasante, comme un coup de couteau dans le dos d'Ethan. Il avait souhaité les tuer ? Il resta interdit quelques instants, secoué par ces mots. Il s'était attendu à cette nouvelle. Mais l'entendre de la bouche de l'une des victimes du Manoir était une toute autre histoire. Le regard sombre, il fixa le sol, avant de reculer de quelques pas. Puis, il posa son regard sur la porte, s'efforçant de ne pas regarder la jeune femme.

« J'étais sur Gran Pulse, quand la Confrérie m'a capturée. Kefka, lâcha-t-il comme si ce nom était une braise entre ses lèvres. Quand je me suis réveillé dans le Manoir, j'ai vu un homme et une femme en train de tuer un homme qui me ressemblait comme deux gouttes d'eau. Je n'ai appris que plus tard ce qui s'était passé là-bas. »

Sa voix tomba doucement, jusqu'à s'éteindre sur ces dernières paroles. Il avait avoué sa version de l'histoire. Pourtant, il ne se sentait pas soulagé pour autant. Il inspira profondément, s'approchant un peu trop soudainement de cette porte. Il posa alors sa main contre la paroi, laissant une légère lumière recouvrir sa paume. Une lueur blême qui irradia doucement, sans pour autant déclencher le moindre mécanisme. Il ramena sa main à lui, observant longuement sa paume.

« La mort et la lumière... Tu penses que c'est une mise en garde ? Son regard se posa brièvement sur elle, avant de retourner sur la porte. Ou un indice pour l'ouvrir... Mais même si c'était le cas, il faudrait déjà comprendre l'inscription. »

Ils étaient de retour à la case départ. La mort... La mort de la lumière ? Ses paupières se fermèrent juste un instant, le temps de recentrer ses pensées. S'ils ne trouvaient pas une solution rapidement, il n'aurait pas le choix. Il devrait tenter de faire céder cette porte, de gré ou de force. Pourtant, il avait l'intime conviction que faire tomber cette plaque d'acier réclamerait une bonne partie de ses forces... Un pari risqué, avant d'entrer dans la gueule béante d'un loup dont ils ignoraient tout.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Dim 3 Juil - 23:51
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La lumière voilée

-

Ethan


Si je m’attendais à ce qu’il accepte ma proposition… Enfin quoi qu’il en soit c’est bon, il va m’aider avant de chercher des réponses. Je ne cherche pas à savoir pourquoi il ne se bat pas plus que ça pour le contraire. Après tout, d’après lui il est innocent. Mais je me contente simplement d’être contente intérieurement de sa réponse. Ce qui me surprend par contre c’est le fait qu’il se présente. Mais prise par cette dernière je me moque un peu en lui disant clairement que je le sais déjà. Suite à cela et à un silence entre nous, Ethan se décide à tenter une ouverture de la porte grâce à sa clé. Malheureusement pour nous, elle n’est que déverrouillé. Rien de plus. Pour autant, je ne me laisse pas démonter et m’approche de la paroi pour l’examiner encore. En passant ma main sur une zone, je ressens alors sous mes doigts de quoi nous avancer. Une inscription dont je demande rapidement un examen de la part du porteur pour savoir s’il peut m’aider à comprendre. Entre temps, pendant qu’il est en train de passer sa main, je laisse échapper une partie de ce qu’il cherche de son côté. Les réponses. Sa réaction est loin d’être celle dont je m’attendais. Au lieu de prendre sa défense, il fixe le sol, recule et évite mon regard. Puis ses mots résonnent. Il a été enlevé ? Lui ? Un porteur ? Dans un soupir, je n’arrive qu’à lui dire ça,

- J’étais aussi sur Gran Pulse…

L’homme et la femme. Firion et moi. Alors se pourrait-il qu’il a raison ? Que ce ne soit pas lui qui a voulu notre mort ? Je reste septique dans mon idée et préfère taire cette pensée en l’écoutant. Je n’arrive pas à croire que quelqu’un est pu prendre aussi bien son apparence. Lorsqu’il arrête de parler, je me mets à fixer la porte sans expression apparente sur le visage. Je suis comme déconnectée de toute réalité. S’il dit la vérité… Du coin de l’œil, je vois alors une lueur qui attire mon attention. Sa main émet une lumière douce qui s’étouffe un peu contre la porte. Je reste immobile lorsqu’il relâche sa main et me pose une question. Il met en avant deux hypothèse et je me garde toute réponse sur le sujet. À vrai dire, je ne sais pas moi-même. Pourtant, je laisse mon regard tomber ses mains. La Mort. Je suis une extension d’elle.

Mes poings se referment et je reporte mon attention devant moi. Il est la Lumière et je lui la Mort. Si c’est une épreuve je ne sais pas comment faire pour la passer. Si c’est une mise en garde, je n’ai pas peur d’elle. C’est donc avec un vide à la place d’un sentiment que je porte à mon tour ma main sur la paroi. J’ai peut-être une idée. Mais elle ne risque pas de fonctionner à tous les coups. Pourtant, je tente quand même la chose. Sans lui demander son avis, je lui prends la main en laisse la mienne dessus avant de passer et fermer mes doigts entre les siens. Lentement, je nous approche de notre obstacle en laissant mon pouvoir de Nécromancie se dégager de ma main. À première vue, il n’y a rien de visible, ce n’est que la sensation étrange d’être traversé par la Mort. Par un vide. C’est la sensation que ça donne d’après les dires de quelques personnes.

- Utilise ton pouvoir.

J’ai peut-être traduit par « La Mort détruit la Lumière. ». Sans doute est-ce que je me trompe où est-ce que c’est le contraire ou même autre chose. Je n’en sais absolument rien mais je tente quand même. Il y a un mot qui manque dans ce que je pense, alors je ne suis sûre de rien… Pourtant il faut tenter quelque chose. Je ne compte moisir dans ce monde à attendre sagement quelque chose. Après tout, Hadès a besoin de mes soins. Je perds plus mon temps qu’autre chose et cette perspective m’énerve en silence. Après tout, deux verrous pour deux âmes et deux pouvoirs. Je pars loin…

- Si ça ne fonctionne pas je fais péter cette porte… siffle-ai-je.

Comment ? Je ne sais pas encore. Une bonne dose de Nécromancie pour pourrir quelque chose qui ne vit pas…




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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Sam 9 Juil - 16:12

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Sans doute était-ce une perte de temps. Cette discussion, cette vaine tentative de convaincre cette femme de son innocence. Il avait besoin de connaître la vérité, et pourtant, tout était comme s’il avait déjà été condamné, en dépit de son innocence. Une injustice écrasante. Mais certainement pas autant que l’accusation de la jeune femme. Pour cette raison, Ethan avait décidé de raconter sa version de l’histoire. Peut-être pour soulager sa conscience, ou encore pour se débarrasser de ce sentiment de culpabilité qui était en train de l’écraser. Pourtant, il ne sentit pas la moindre différence. Il fit de son mieux pour se focaliser sur son objectif, sur cette mission qu’il s’était fixée. Pourtant, au fond, il savait que ces aveux n’étaient que vaine tentative pour se protéger des accusations de la jeune femme. La vérité était désormais son seul refuge. Mais même si tout cela était vrai, ce fragile égide semblait parfois s’ébrécher. Évasive, elle se contenta de quelques mots qui ne suscitèrent pas la moindre réaction chez Ethan. Sans doute avaient-ils été nombreux sur Gran Pulse, en ces périodes troubles. Le chaos a toujours été doué pour attirer son public. Puis, sans insister sur le sujet, Ethan se referma sur lui-même, et chercha à faire céder cette fameuse porte.

Il chercha longuement, partageant ses suppositions avec son associée de fortune. Sans résultat. Ses pouvoirs de lumière n’arrachèrent pas même un grincement à la porte. Plongé dans ses pensées, il s’étonna du contact contre sa main. Un brin stupéfait, il constata le geste de la jeune femme, incapable de trouver la bonne réaction. Un instant plus tôt, elle était prête à le tuer, répudiant à la simple idée de le laisser approcher. Un brin décontenancé, il ne trouva pas quoi répondre à ce geste, préférant la laisser faire en silence. Puis, elle approcha leurs mains jointes de la porte, et Ethan sentit le métal froid contre sa paume. Pourtant, cette sensation n’avait rien de comparable aux précédentes fois où il avait touché cette porte. C’était comme si cette sensation était en train de traverser sa peau, un froid mordant, terrible, et… vide. C’était comme si… Et il comprit. Médusé, il posa son regard sur la jeune femme. Cette sensation, c’était comme si la mort était venue se loger dans sa main. Sans explication, elle lui imposa d’utiliser son pouvoir. C’était donc son idée. Tenter de tuer la lumière. C’était toujours préférable à un véritable sacrifice. Elle avoua que si cette méthode était sans résultat, elle briserait cette porte. Au moins, ils étaient d’accord sur quelque chose. Ethan n’ajouta rien, et se concentra pour laisser la lumière se répandre. Une lueur nimba leurs mains, avant de vaciller, comme la flamme d’une bougie privée d’oxygène. La destruction de la lumière. Un grincement métallique retentit alors, comme si un objet lourd était en train de se déplacer. Le bruit se prolongea, et quand la lumière de sa main disparue complètement, un grondement sourd résonna de l’autre côté de la porte. Machinalement, Ethan poussa la porte de sa main prise. Le battant céda doucement, révélant une entrée obscure.

« Nous y voilà… »

Séparant sa main de la sienne, il la regarda un instant. La mort. Il décida de ne pas poser de question, et plongea son regard sur l’entrebâillement de la porte. Puis, il inspira, et ouvrit en grand les battants d’aciers. Les lumières artificielles caressèrent lentement le métal et la pierre, dévoilant un escalier sombre s’enfonçant dans les sous-sols comme dans les entrailles de la terre. Seules quelques lumières irrégulières semblaient clignoter au loin, comme une lampe défaillante accrochée au bout de ce tunnel. Cette porte n’était que le début.

« Je passe devant. »

Même si ce geste partait d’un bon sentiment, il évita aussi à Ethan d’affronter la silhouette de sa comparse, ou tout simplement de l’entendre refuser qu’il reste derrière, lui qui était encore un présumé-assassin aux yeux de la demoiselle. Il s’enfonça donc dans cette gueule béante, ses pieds foulant avec précaution les marches l’une après l’autre. Les ténèbres se refermaient sur eux, et à chaque pas franchit, la lumière en bas des escaliers semblait un peu plus lointaine. Étouffé dans cette masse de ténèbres, Ethan se concentra un instant, faisant apparaître une petite sphère blanche dans le creux de sa main. Celle-ci s’éleva comme une minuscule luciole, voletant doucement auprès d’eux. Ce fut grâce à cette lueur vacillante qu’Ethan devina les grosses veines noires qui courraient sur les murs, comme des lianes de ténèbres rongeant la paroi. Qu’est-ce qui pouvait bien les attendre au fond de ce gouffre ?

« Pourquoi est-ce que tu poursuis cette chose ? »

Il ne se retourna pas, préférant garder son attention droit devant lui. Plus bas, il distingua les dernières marches qui donnaient sur un couloir. Bientôt, il découvrirait la vérité sur cet endroit.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Dim 10 Juil - 23:24
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Il n’y a pas beaucoup de façon pour ouvrir cette porte avec le peu d’indice que nous avons. Même à deux, nous n’arrivons même pas à trouver une solution. Pourtant, au bout d’un moment, après m’avoir retourné le problème dans tous les sens dans ma tête, je me décide de tenter quelque chose. Bizarrement cette fois, je n’ai pas peur de lui attraper la main. Nous n’avons pas le choix en même temps. Quoi qu’il soit, lorsque sa main est dans la mienne, je peux sentir la chaleur de cette dernière, je la serre doucement avant de nous approcher de la porte. Mon pouvoir traversant sa main, je peux sentir son regard sur moi… Tournant la tête pour le fixer, je remarque que la sensation de mon don doit le perturber. On me tire toujours cette tête lorsque c’est le cas. Je hausse les épaules légèrement et reporte mon attention devant moi. Lorsque son pouvoir à lui se met à émettre à travers nos mains, je souris en constatant qu’elle meurt petit à petit. Dès que la lumière se met à osciller, la porte émet un son agréable. Puis, quand elle meurt, c’est quelque chose de plus bruyant qui fait son apparition. Ethan s’approche, pousse la porte et lâche un commentaire que je ne relève pas tellement je pense pareil.

À ce moment-là, juste après avoir parlé, il décide de rompre le contact de nos mains. Je le vois jeter un œil et je fais de même avant de porter mon attention à ma main et de la fermer. Voilà, il sait maintenant. De toute façon, cette mission terminée, on ne se verra plus et il oubliera tout. Même mon pouvoir. Fermant mes doigts, je laisse une vague expression de tristesse me passer le visage avant de regarder le blond ouvrir la porte. Je le laisse regarder en bas et il décide d’ouvrir la marche.

- Si ça peut te faire plaisir.

Je le laisse donc prendre les devants en jetant un dernier regard en arrière. Franchement, son élan de gentillesse me rend perplexe. Pourquoi prendre les devants ? Pour être un genre gentleman ? Pour endormir ma vigilance peut-être… J’avoue, je suis très paranoïaque. Mais avec ce qu’il m’a dit plus tôt et puis ce que j’ai vécu, autant dire que ma tête ressemble plus à un champ de bataille qu’autre chose. Mais je m’abstiens très volontiers à lui dire qu’il m’a mis le doute. Silencieusement maintenant, je le suis dans l’obscurité des escaliers qui nous mènent je ne sais où. Nous n’avons pas rien pour nous repérer si ce n’est une lumière bien lointaine. Utilisant mon pouvoir, je ressens une énergie bien étrange. Entre la vie et l’autre. C’est si difficile à décrire que ça me perturbe assez pour que je sursaute lorsqu’une lumière se met à émaner de la main du porteur. Lorsqu’elle se met à flotter près de nous, je remarque quelque chose d’étrange sur le mur. En passant ma main au-dessus, la sensation de tout à l’heure me reprend. Je fronce les sourcils et effleure la chose. Sans attendre, je la vois se contacter. Comme une veine ou une peau à vif. Je lâche un hoquet de surprise et porte ma main à ma poitrine. La chose noire file tout droit vers en bas. Au moment où je suis du regard la suite de cet être agrippé au mur, la voix du blond trouble le silence.

- Elle a blessé un ami proche et m’a dévié de mon objectif principal. J’ai envie de lui apprendre la vie. Et toi ? C’est rare de voir un porteur dans un lieu aussi hostile pour son postérieur.

Je parle plus à un dos qu’à un être humain là mais je ne peux pas faire autrement. Après tout, on s’évite mutuellement maintenant. Il a peur de mourir et moi j’ai peur qu’il ne me touche. Autant dire qu’on prend nos distances l’un et l’autre… Cela ne me dérange pas en soi. Puis il sera le premier à être en difficulté si quelque chose arrive.  En le fixant tout en reprenant ma marche, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce qu’il m’a dit. S’il est innocent. Qu’il n’a rien fait et que je me trompe sûrement… Je lâche un long soupir avant d’arriver à destination. À y faire vraiment attention, le lieu pourrait presque me faire penser au Manoir. Si on change les Ténèbres par un lieu plus blanc que blanc… Lorsque nous arrivons en bas des marches, je ne peux m’empêcher de passer devant lui pour aller plus vite. La lumière en face de nous m’intrigue tellement que je n’ai pas la patience t’attendre. Mais à peine est-ce je m’avance trop que des choses étranges se mettent à grouiller à mes pieds. Bondissant comme un chat, je me retrouve à côté du blondinet pour faire face à trois créatures. Un mélange de sans-cœur et de… Je ne serais dire. Quelque chose d’affreux. Etrangement, je sens se dégager d’eux une aura se rapprochant des vivants… Je fronce les sourcils et agrippe le porteur au cas où il aurait envie de les tuer.

- Il y a une chose qui cloche avec eux. Evite de les attaquer…

Il va me trouver sûrement étrange à lui dire ça. Après tout, ils ont la tête des Ténèbres mais je préfère m’avancer à pas de loup pour en avoir la preuve. Lorsque je ne suis qu’à quelques mètres, je peux sentir la vie en eux. Ou du moins, ce qui avait été la vie. Ils étaient…

- Morts… Longe le mur, je m’occupe d’eux. Conseil, ne les regarde pas et… Fonce dès que tu les as dépassé.

À peine est-ce que je dis ça que j’utilise mon pouvoir pour les attirer. Leur tête se tourne vers moi et ils s’avancent. Je recule par précaution avant de jeter un œil au porteur qui vient juste de les dépasser. Sans attendre, je les bloque comme je peux sur place. Tentative réussie, je passe entre eux en faisant attention. Mais au dernier moment, un m’agrippe le bras et je ressens une vague de sentiments me prendre l’être. Cela me glace le sang. Je me débats violemment. La Nécromancie n’a aucun effet… Choquée, je me retourne vers le blondinet et hurle,

- Cours vers la lumière ! Ne t’arrête surtout pas !

Après mes mots, je donne un coup à la créature qui émet un gémissement. Nous sommes mal… Dès que je mets à courir, j’entends les trois autres faire de même. La peur au ventre, j’arrive à la hauteur du porteur et nous arrivons presque à la lumière.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Ven 15 Juil - 14:46

Comme une cicatrice
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Plus les secondes défilaient, et plus ils s’engouffraient profondément dans ce sinistre souterrain. Ils ignoraient tout de cet endroit. Ils progressaient sans même connaître la véritable nature de leurs adversaires. Malgré tout, Ethan décida de passer devant. Les marches se succédèrent dans ces longs escaliers, comme une longue descente en enfers. Et dans ce triste dédale, Ethan décida de questionner la jeune femme derrière-lui. Pourquoi était-elle ici ? Cette question avait suscité sa curiosité, mais les récents événements l’avaient empêché de la poser plus tôt. La réponse fut assez troublante. Une vengeance. Cette demoiselle s’était risquée dans un endroit aussi sordide, sans se préoccuper de la menace, afin de se venger d’une créature. Elle n’avait pas froid aux yeux. Pourtant, Ethan se garda de tout commentaire, observant attentivement les alentours. La question ne tarda pas à lui être retourné, agrémentée d’une pointe de provocation. Pourquoi était-il venu dans un endroit aussi dangereux ? Son visage resta parfaitement neutre, et Ethan répondit d’une voix calme et détachée, préférant concentrer son esprit sur cette descente plutôt que sur ses paroles.

« J’ai entendu des rumeurs au sujet d’enlèvements et d’étranges créatures. Je suis venu pour arrêter ça. »

À le dire à voix haute, il réalisa combien son comportement était prévisible. Le bienveillant porteur, désireux de faire cesser des enlèvements. N’était-il pas lui-même en train de chercher à se venger des récents événements ? Une absurde rédemption. Mais au fond, quelque soit les circonstances, il serait intervenu malgré tout. Une fois au pied des escaliers, la jeune femme décida de prendre la tête de l’expédition. Le porteur préféra ne rien redire, mais bientôt, il devina les ombres qui grouillaient sur le sol. La demoiselle bondit en arrière, et la petite lumière vacillante éclaira brièvement le visage de ces choses. Ou plutôt… une sorte de corps sinistres et lugubres. Immédiatement, sa Keyblade se matérialisa dans sa main. Mais la main de la jeune femme l’agrippa, comme pour lui interdire de faire quelque chose de stupide. Elle confirma les soupçons d’Ethan, et lui demanda d’éviter de les attaquer. Le jeune homme garda le silence, faisant disparaître son arme. Elle semblait sûre d’elle. Il décida de se fier à elle, n’exigeant pas la moindre explication. La situation était bien trop compliquée entre eux pour jouer les dubitatifs. Pourtant, son poing était toujours crispé, son corps tout entier étant encore prêt à passer à l’action. Sous le regard soucieux d’Ethan, elle s’approcha. Lentement, minutieusement, jusqu’à laisser échapper une phrase. Ils étaient morts ? Mais déjà, elle lui demanda de s’avancer, lui conseillant de ne pas les regarder et de les dépasser au plus vite. Il fronça les sourcils. Pourtant, elle n’attendit pas un refus de sa part, attirant la créature en dégageant une aura différente. Préoccupé, Ethan la regarda, avant de se résigner. Sans un bruit, il longea la paroi, dépassant le groupe de créatures. Dès lors, la demoiselle changea de stratégie, immobilisant ces choses avant de se faufiler entre eux. La tension était insupportable, le regard du porteur s’attardant sur le moindre centimètre carré où elle posait le pied. Et soudain, une créature s’agita. La jeune femme fut agrippé au bras, et immédiatement, Ethan matérialisa son arme. Une poignée de créatures les séparaient, mais il devait tenter quelque chose. Pourtant, la jeune femme s’agita comme un beau diable, lui hurlant de courir sans s’arrêter. Il se figea sur place. Hors de question de l’abandonner là. Mais dans son élan, elle parvint à frapper la créature, se libérant. Elle s’élança alors, et Ethan fit de même. Ils furent bientôt côte à côte, talonné de près par les créatures. Les bruissements macabres de leurs mouvements résonnaient dans tous le couloir. La respiration saccadée, Ethan continua de courir. Ils avaient presque atteint la lumière. Mais dans son dos, il pouvait presque sentir le souffle d’outre-tombe des créatures. [i]Merde(/i]. Une aura blanche illumina sa main, et d’un geste, il projeta un éclat de lumière qui s’écrasa contre le sol. Le halo blanc éclaira brièvement les environs, juste assez pour arracher un cri aux créatures.

Il enjamba les derniers mètres les séparant de la lumière, pénétrant dans le halo rassurant d’une ampoule fébrile. Plus rien. Comme si cette faible lueur était parvenue à repousser les créatures. Tout autour, tout n’était que ténèbres. Comme un nuage épais dont ils ne distinguaient rien. Ils étaient au milieu du couloir. Et tout au fond, en dépit des ombres, il aperçu comme une lueur perçant l’obscurité. Quatre rainures qui se découpaient dans les ténèbres. Une porte. Et de l’autre côté de cette porte, une lumière qui filtrait au travers interstices. Ils avaient encore quelques mètres à faire. Mais Ethan était convaincu que d’autres créatures se trouvaient là, tapies dans les ténèbres.

« On a pas le choix… Tu penses que ça ira ? »

Après tout, ils étaient en sécurité ici. Juste le temps de reprendre leurs souffles. Ou du moins, Ethan le cru. Mais quand il bruissement lugubre résonna juste au-dessus de leurs têtes, le jeune homme porta son attention sur la petite ampoule. Les lianes de ténèbres qui couvraient les murs étaient en train de s’approcher, s’enroulant lentement autour de cette seule source de lumière. Une veine noire passa en travers de l’ampoule, découpant le halo clair dans lequel ils s’étaient réfugiés. Bientôt, ils n’auraient plus aucun endroit où se cacher.

« Cours ! »

Et il s’élança à sa suite, enjambant le plus rapidement possible les mètres qui les séparaient de la prochaine pièce. Les bruissements se rapprochaient, les ombres frémissant dans les ténèbres. La porte était toute proche. Il sentit les appendices sombres qui s’élançaient dans sa direction, frôlant son corps, écorchant parfois sa peau. Ils seraient bientôt à la merci de ces choses. Il ne restait plus que quelques mètres. Dans son dos, un appendice agrippa son manteau. Alors, le souffle court, la terreur lui nouant l’estomac, Ethan puisa dans ses dernières réserves pour s’élancer, poussant de plein fouet les battements de la porte. Les gonds n’opposèrent pas la moindre résistance, et quand les portes s’ouvrirent en grand, une lumière blanche jaillit dans le couloir. Les créatures poussèrent un cri, avant de retourner s’engouffrer dans les ténèbres. Son cœur battait encore à cent à l’heure, et dans son élan, Ethan avait perdu l’équilibre. Il se releva péniblement, passant une main sur son front, avant de découvrir cette nouvelle pièce. Les murs étaient d’un blanc immaculés, à l’exception de quelques grosses veines noires qui courraient encore sur les murs. Plusieurs appareils de mesures semblaient dispersés dans la pièce, fonctionnant à plein régime. Et en face, de grosses machines, comme des conteneurs blancs, vibraient doucement. Un laboratoire ? Incrédule, Ethan observa les alentours. Mille questions étaient en train d’assaillir son esprit, alors son buste se soulevait rapidement, réclamant de l’oxygène dûment mérité. Les poumons en feu, il contempla les environs, retrouvant péniblement sa respiration.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 27 Juil - 2:28
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Comme un bon défenseur des opprimés et du Monde, le voilà à sauver l’univers d’une menace… Un peu trop romanesque et suicidaire. Même s’il est un porteur, il ne reste pas moins un homme. Enfin, je dis ça alors que je ne suis animée que par une « vengeance ». Drôle de sentiment pour une Princesse dont le cœur est pur… En le pensant, je me dis sûrement qu’il doit y avoir erreur sur la marchandise. Après tout, les Princesses que j’ai pu croisé n’avaient rien à voir avec moi. Je suis une tête brulée. Elles non. Je ne reste pas chez moi. Elles si. Je ne possède pas de Gardiens. Elles si. Je suis Nécromancienne. Elles possèdent des pouvoirs plus agréable et lumineux. Autant dire que je me mets à douter à moi…

Pourtant, rester plonger dans mes pensées ne dure pas vraiment longtemps. Prenant les devants, je suis forcée de reculer lorsque mon être ressent du mouvement dans l’ombre. Dès lors où nous remarquons des créatures, je vois le blondinet invoquer son arme. Sans détour, je lui demande de ne rien faire. Après tout, je sens un peu que la faucheuse est passée par là. Il est donc fort probable que je puisse les contrôler. Sans détour, je demande au porteur de continuer son chemin sans s’occuper de moi. Je le vois retissant avant de capituler. Ainsi, n’ayant pas à m’occuper de sa survie, je peux pleinement profiter à étendre mon pouvoir sur eux et éviter qu’ils nous suivent. Les premières minutes se passent bien. Ce n’est que lorsque je veux m’en aller que je comprends la dure réalité : ma malédiction n’a aucun effet. Dans un ordre instinctif, je lui demande de courir. Je le vois sortir encore son arme mais je parviens à m’extirper de justesse pour me mettre à détaler.

Ensemble côte à côte, je n’ai même pas le courage de regarder derrière moi. Ce n’est que lorsque nous arrivons sous une source de lumière que je peux reprendre ma respiration un bref instant. Il y a quand même une bonne nouvelle. Ces bestioles détestent la Lumière ! Mauvaise nouvelle, on est loin de la sortie et surtout… Mon regard se porte dans celui du blond. Pas le choix ? Non effectivement. Si ça ira ? Je n’ai pas le choix. Je contente juste de hocher la tête avant d’être attiré par un son. Comme lui, je lève la tête pour voir mourir la lueur au-dessus de nous.  

- Manque plus que ça tient…

Je regarde ce qui me rassure mourir à petit feu avant d’être interpellé par un ordre du porteur : cours…

Il ne me le dit pas deux fois. Bien que je possède un pouvoir assez Ténébreux, ce n’est pas une raison pour moi de vouloir rester dans un endroit comme lui. Evitant sérieusement de claquer des dents par peur, je fais ce qu’il me dit. Je cours à en perdre la tête, à ne savoir respirer ou même m’arrêter. Je cours pour ma vie. Dans mon dos, je peux ressentir la vie palpité. Des points oscillants entre l’espoir le vide. Ils sont morts mais quelque chose en eux les font vivre… Cette idée me glace encore plus sang. Toujours à la poursuite de notre survie, je sens aussi qu’on essaye de m’agripper. La jambe, le bras ou même les habits. Peu importe la chose tant que je peux rester en arrière. À un moment, mon regard se porte en arrière pour remarquer le blond se faire accrocher par le manteau. Je suis sur le point de m’arrêter et d’encocher une flèche quand il arrive à se défaire. Mon arme n’a même pas besoin d’être sortie. En passant près de moi, je peux remarquer qu’il est blessé à plusieurs endroits. Mon attention se porte une microseconde derrière moi et je sens l’air fouetter mon visage. Je reprends ma course et finalement, nous arrivons de l’autre côté.

Je ne me souviens que des cris et de la vitesse de mon cœur dans ma poitrine avant de m’effondrer non loin du jeune porteur. Mon arc me faisait atrocement mal au dos mais j’avais besoin de me reposer. Ce n’est que lorsque je sens du mouvement sur ma gauche que je daigne tourner la tête et d’ouvrir les yeux. Il se redresse et regarde autour de lui. Pour ma part, je fronce les sourcils en remarquant que c’est presque une copie conforme du Manoir. Mon échine est parcourue de coup électrique. Je me redresse comme une damnée pour tomber sur une salle étrange. Même lui a du mal à y croire. Pourtant, avant de m’intéresser à ce qui m’entoure, je préfère quand même refermer les portes des Ténèbres. Passant la paume sur une de mes joues, je trouve la force de pousser les battants qui émettent un bruit infernal lorsqu’ils se referment. Subitement, mon attention est portée sur une tâche. En y faisant attention, je remarque que c’est du sang. Fronçant les sourcils, je jette un regard à mes mains pour y découvrir des résidus et je comprends. Le coup de fouet… D’une façon négligente, j’essuie ma joue avant de m’avancer vers le blond.

À y faire attention, nous nous retrouvons devant ce qu’on peut nommer grossièrement de laboratoire de fortune. Lentement et sans un mot, je m’approche du premier appareil. À en croire les données, ça doit plus être une sorte de moyen pour mesurer des battements de cœurs. De plus en plus étrange… Connaissant assez la Mort, je peux être certaine en disant que les créatures que j’ai déviées du blondinet étaient mortes. Pourtant, mon pouvoir avait du mal à percer leurs coquilles vides. Une main sur ma nuque, je lâche un soupir avant de m’approcher une seconde fois du jeune homme. En le fixant, je tombe sur ses écorchures et instinctivement, je déchire un bout de ma chemise pour lui tendre quelques bouts afin de panser ses blessures. Lorsque je termine mon geste, je le regarde interdite en repensant à un souvenir. J’avais fait pareil au Manoir. Sans un mot, je me redresse et repars inspecter le matériel.

- C’est étrange… On dirait que c’est vivant et pourtant… Je ne sens que la mort ici…

Tout en parlant, je m’approche pour finalement trouver derrière tout ce brique à braque de machines de quoi piquer notre curiosité. Une porte dont la couleur se fond dans le mur attire mon attention. Sans même consulter du regard mon partenaire de calvaire, j’attrape la clenche et ouvre… De prime abord, je ne ressens rien et ne vois rien. Portant ma main sur le mur, je tombe sous un interrupteur.  Dès que la lumière se déclenche, je réprime un haut le cœur et ressors presque immédiatement en tombant nez à nez avec lui. Sans un mot, je lui montre la pièce… Je comprends mieux ce partage entre la vie et la mort.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 27 Juil - 20:30

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Le grincement infernal des portes résonna dans toute la pièce. Mais Ethan était bien trop déstabilisé par ces lieux pour s’en préoccuper. Toutes ces machines, ces containers clos, ces murs blancs… Ce laboratoire avait quelque chose de terrifiant. Un bruit de tissu déchiré attira son attention, et en se tourna vers la jeune femme, Ethan découvrit sa chemise abîmée et les bandages de fortune dans sa main. Il la regarda un instant, à la fois surpris et déstabilisé. Il ne s’était pas attendu à un geste comme celui-ci. Il aurait certainement dû lui dire que sa magie était suffisante pour atténuer ses blessures, mais considérant la situation actuelle, il n’en avait pas vraiment le cœur. Il préféra se fendre d’un « merci » en refermant ses doigts sur les bandelettes de tissu. Pendant que la demoiselle était occupée à inspecter les alentours, Ethan se confectionna ses pansements. Quelques blessures bénignes. Ils avaient eu énormément de chance en réchappant à ces créatures sans plus de blessures. Il avait tout juste terminé, quand la voix de la jeune femme résonna dans la pièce. Il l’écouta attentivement. Ces choses étaient mortes. Visiblement, elle n’avait pas le moindre doute à ce sujet. Il décida de lui faire confiance sur ce point. Néanmoins, si c’était bel et bien le cas, alors la suite n’en serait que plus désagréable. Après quelques instants, un bruit de porte attira l’attention du jeune homme. La demoiselle avait trouvé un autre accès, et n’avait pas attendu son approbation pour continuer. Ethan fronça les sourcils, et s’approcha. Mais à peine sur le seuil, la jeune femme ressortit aussitôt, une expression nauséeuse sur le visage. Elle ne prononça pas le moindre mot, se contentant de désigner la pièce. Et Ethan leva son regard sur la prochaine salle.

La première chose qui le frappa fut cette énorme bulle de verre, au fond de la pièce. Ou plutôt, la silhouette à l’intérieur. Un homme, trentaine, était suspendu à une matière noirâtre, torse nu, dans ce lugubre cocon. Son visage était sec, ses joues creuses, son regard vitreux. Il était déjà mort. Et quand sa poitrine se secoua d’un sursaut, le sang d’Ethan se figea. Il avait sur le torse une sorte de pierre, comme une petite perle noire et rouge enfoncée dans sa chair. La pierre dégagea une faible lumière, et un nouveau spasme secoua le cadavre. Un petit écran fixé à la bulle affichait deux électrocardiogrammes. Une ligne jaune parfaitement plate, et une ligne rouge dont les longs pics correspondaient aux spasmes du cadavre.

Machinalement, Ethan porta une main à ses lèvres. Pourtant, il s’avança. Il avait déjà imaginé un scénario de ce genre. Rien d’aussi terrible, certes, mais il avait conscience que ces mystérieux enlèvements et l’apparition de créatures n’étaient pas une coïncidence. Il avança de quelques mètres, quand il se figea à nouveau. Il n’avait pas encore réalisé. Les grosses veines qui courraient sur les murs convergeaient à l’arrière du cocon. Et en regardant bien, il réalisa que la masse noire dans la bulle était confectionnée de la même matière. Une matière épaisse, qui était comme enfoncée dans les membres encore visibles du défunt. Une nouvelle pulsation, et toutes les veines se contractèrent en même temps, suggérant l’affreuse sensation d’être à l’intérieur même d’un organisme vivant. Ethan frissonna, et osa à peine tourner la tête. Partout, des containers plein. Derrière les vitres, des visages de tout âge, de toute origine. Certains étaient couverts de ces mêmes pierres, d’autres étaient couvert d’une masse noire, le corps parfois nécrosé. Dans les capsules les plus anciennes flottaient des silhouettes amorphes et inhumaines. Instinctivement, Ethan réalisa que ces créatures étaient celles-là même dissimulées dans les ténèbres du long couloir.

Un mélange d’effroi et de fascination macabre poussa Ethan à regarder la pièce. Une violente sensation de nausée l’arracha à ce monde lugubre, et il porta de nouveau une main à sa bouche. Combien de personnes étaient ici ? Et pourquoi ? « C’est quoi cette horreur... » articula-t-il paisiblement, son calme habituel déjà loin derrière lui. Du coin de l’œil, il aperçut un dictaphone abandonné sur le coin d’une table. Serrant les dents, regroupant ses esprits pour ne pas céder à la panique, il s’approcha. Après quelques secondes stériles à chercher comment faire fonctionner l’appareil, il parvint à lancer la lecture. Une voix usée et froide retentit.

« C’est encore la même chose. J’ai bien tenté sur toute sorte de sujet, mais les résultats ne changent pas. La semaine dernière, Tom a rapporté un habitant de la ville. Aucune différence. Les sujets gardent une forme primale de conscience, mais je peux difficilement parler de « vie ». Et j’ai toujours ce problème avec numéro 1. Les excroissances qui sortent de sa cellule de stockage s’étendent de plus en plus, et je n’arrive pas à les arrêter. Je ne peux pas le laisser filtrer à l’extérieur. Je continue à les tailler, mais ils poussent de plus en plus vite. J’ai songé à me débarrasser de lui, mais il est ma meilleure chance. Je ne peux pas me permettre de le mettre à l’écart, je peux sûrement en tirer quelque chose. Je sais que Tom compte sur moi. »

Le dictaphone laissa échapper un crissement sonore. Ce nom, Tom… Sans attendre, Ethan manipula l’appareil. Il remonta jusqu’à attendre le début de la bande : le tout premier enregistrement. La même voix, moins fatiguée, s’éleva avec plus de conviction.

« Premier enregistrement. En raison de la nature de mes recherches, j’ai été contraint de tourner le dos aux Gardiens. Ils auraient été incapable de comprendre mes travaux. Au mieux, ils m’auraient interdit de continuer. Au pire, ils auraient tout détruit. Avant de quitter la ville, j’ai emporté avec moi les quelques informations dont ils disposaient au sujet des recherches de Vexen. J’ai donc été en mesure de reproduire un laboratoire avec le matériel adapté. Il est désormais évident que la lumière est une ressource futile dans mon entreprise. Je dois donc l’abandonner, et me tourner vers les ténèbres. Si j’arrive à les utiliser, à fabriquer un « cœur » artificiel, je suis certain que je pourrais ramener Tom à mes côtés, comme il était avant que… Hm. Je suis encore réticent à l’idée de lui demander de trouver des cobayes pour moi, mais je dois être réaliste. Je ne suis pas capable de m’acquitter de cette tâche. Je vais devoir l’impliquer. Mon tout petit… Que l’univers te préserve. »

Désormais, il n’avait plus de doute. Ethan reposa mollement le dictaphone, le cœur lourd. C’était difficile à avaler, et pourtant… C’était la seule explication à ces bandes audios. Dans l’état actuel, Ethan aurait été incapable de donner l’âge de l’appareil, ni même à quand remontait sa dernière utilisation. Après quelques instants à scruter le vide, le regard sombre, il se tourna vers la jeune femme. Il peina à trouver ses mots.

« On doit arrêter ça. Il doit rester une autre pièce, peut-être plus… On continue de fouiller. »

Sa main était tremblante. Il serra le poing, avant de se reprendre. Comment les choses avaient-elles terminé ainsi ? Un homme et son fils… Et si Ethan avait raison, alors cette créature là-dehors… Elle portait le nom de Tom. Il inspira, et s’approcha de la grande bulle au fond de la pièce, celle du présumé « numéro 1 ». Mais un bruissement attira aussitôt son attention, comme le froissement du métal sous un pas lent et lourd. Il serra les dents et recula d’un pas, posant son regard sur une autre porte. C’était juste derrière. Ils étaient à l’abri grâce à la lumière. Mais durant un instant, Ethan songea à la créature croisée à la surface, Tom. Il n’avait pas été affecté ni par les lueurs de la lune, ni par les lumières artificielles.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Jeu 28 Juil - 2:36
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Ce n’est qu’un petit rempart qui nous protège mais au moins, je suis certaine que ces cadavres ne vont pas revenir à la charge avec la porte fermée. Fermant les yeux quelques instants pour profiter du calme et de la clarté du lieu. Mais la réalité reprend rapidement le dessus et après une inspection rapide, je me retrouve encore à lui tendre de quoi panser ses blessures. Encore le même mot qui a le don de m’ébranler. Néanmoins, je garde la tête froide et reprend mon enquête en silence. Puis, lorsque je termine, mes mots passent mes lèvres pour éviter au porteur de se retrouver dans l’inconnu. Après mes propos, je suis surprise de trouver juste derrière tout cet attirail une porte dissimulé. Sans attendre et par une curiosité mal placé, j’ouvre cette dernière…

Le spectacle qui se découvre devant mes yeux a le don de me faire monter la nausée. Je ressors presque immédiatement. En le voyant arriver, je me contente simplement de lui montrer la pièce. Sans un mot, il s’en approche et entre. Pour ma part, je n’ai même pas le courage d’aller sur le seuil. Le tête à tête avec les cadavres du couloir a eu le don de me chambouler. Perdue dans mes pensées, ce n’est que lorsqu’une voix lointaine et grésillante se met à parler que je reprends le cours des choses. Calmement, je me laisse tomber à terre et écoute les propos…

L’objectif de cet homme est inhumain et sans morale. Mais je n’arrive pas à protester plus ça. Je ne fais qu’écouter l’enregistrement adossé au mur, le regard perdu dans le vide. Il a joué avec une forme de la Nécromancie pour faire renaitre son enfant. Il a joué avec le feu. Voilà où sa folie l’a mené. À sa propre perte et à l’abandon de ces gens ! Mon cœur se serre. Je me relève difficilement en m’aidant du mur et pénètre finalement dans la pièce. À ce moment-là, il se retourne vers moi pour me dire quelque chose dont je suis d’accord. Mais je ne lui montre pas. Ma tête est remplit d’images et des paroles de l’homme. Mais en regard le blond, je comprends que pour sa part, la confrontation de la mort ou même sa forme la plus horrible n’est pas une chose qu’il connait. Contrairement à moi, il ne côtoie pas cet état à chacun de ses pas.

Mes pas me mènent rapidement à lui. Pour la deuxième fois, je me montre plus enclin à être compatissante et attentive que notre premier face à face. Doucement, je pose une main sur son épaule mais mon geste est presque effacé par un bruit. Comme lui, mon attention se porte sur une nouvelle porte non loin de nous. Instinctivement, je sors une flèche, mon arc en direction de la séparation. Mais très vite, je ressens comme une décharge dans tout mon être. Comme un avertissement. Mon regard se tourne vers le cocon de verre. Les veines qui s’étendent autour se mettent à battre plus rapidement. Bientôt, j’ai l’impression d’entendre un cœur battre dans mes oreilles… Le son me glace le sang. Pourtant, je n’ai pas le choix que de passer outre le son et la sensation. Ma pointe visant la porte, je suis prête à tirer au moindre mouvement… Outrepassant ma propre capacité de résistance, je serre ma mâchoire et finalement, ma flèche part…

La fissure qui s’y trouve n’est pas énorme. Le cœur litanique bat toujours. En adressant un rapide regard au porteur, j’ai comme l’impression qu’il n’entend pas la même chose que moi… Pourtant, je ne pas passer à côté de l’être mort dans la cage. Décochant une autre flèche, je vise cette fois une des veines et tire. Ce qui jaillit de la chose n’est autre que du sang noir. La créature derrière la porte se met à hurler et l’homme convulse de plus en plus. Cette situation me dépasse totalement alors je décide de me rapprocher encore du jeune homme. Presque collé à lui, mon arc baissé, je cherche dans son regard de quoi m’aider à y voir plus clair. Mais rien… Mon instinct me demande alors de le libérer. Ce « numéro 1 ». Je consulte une dernière fois Ethan du regard. C’est lui ou la chose attendant près de la porte. Serrant les poings, je cours vers la cellule de verre, saute et agrippe la flèche figée pour l’enfoncer de toutes mes forces. J’ai l’impression que le verre n’est qu’une illusion tellement mon geste le fissure de part en part. Sous mon poids, tout se brise en mille morceaux. Je me fais submerger par un liquide avant de voir une ombre tomber sur moi. Juste à temps, je réceptionne le corps avant qu’il ne chute lourdement au sol. La pierre à son torse palpite doucement et sa couleur varie souvent entre le noir profond et le rouge sanguin. Mais je n’ai pas le temps de m’attarder. À peine est-ce que j’enlace le corps que la porte n’est plus qu’un lointain souvenir de protection. La chose de dehors. La silhouette noire n’est plus aussi imposante qu’avant mais elle garde son aspect de Ténèbres. La seule chose qui change vraiment c’est sa taille. Devant nous se trouve la silhouette d’un enfant. De plus, elle ne craint pas la Lumière comme les autres… Par protection, je serre le corps présent dans mes bras contre ma poitrine. Même si tout à l’heure j’étais prête à vomir, là je suis plus certaine que jamais à vouloir le protéger. Au fond de moi, je sais qu’il est la clé.

- Cela va sans doute de paraître étrange mais il me faut un peu de temps pour m’occuper de ce corps. Je ne sais pas comment ni pourquoi mais je suis prête à laisser ma peau en disant qu’il peut nous être utile. Il est différent des autres. je marque une pause en voyant l’ombre de l’enfant s’approcher de nous. Je sais que je ne t’ai pas donné de preuves pour me faire confiance mais la mort ne trompe jamais.

En attendant une réponse de sa part, j’envoie un excès de mon pouvoir dans la direction du garçon pour lui éviter de trop s’approcher. Il chancelle mais reste sur ses pieds. Je fronce les sourcils en portant mon attention sur le blond.

- ETHAN ! Prouve moi que ce n’était pas toi au Manoir ! fais-je en enlaçant encore plus le corps inerte dans mes bras.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Ven 29 Juil - 20:59

Comme une cicatrice
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C’était comme si tout à coup, la situation avait basculée. Malgré le chaos d’émotions engendré par les enregistrements du dictaphone, Ethan retrouva un semblant de sang froid quand un bruit se fit entendre dans la prochaine pièce. Son attention se reporta immédiatement sur la porte suivant, chassant de son esprit les expériences lugubres ou la tentative de la jeune femme pour le réconforter. Son sang battait déjà dans ses veines. Il savait désormais quelle chose ils allaient affronter. Cette idée était loin de le rassurer. Près de lui, la jeune femme encocha une flèche en se tournant vers la porte. Les secondes s’étirèrent, et après quelques instants, un bruit sourd retentit. La flèche avait quitté la corde de l’arc, et d’un regard, Ethan devina que ce trait n’était pas complètement volontaire. Partout autour, l’atmosphère sembla plus lourde, plus oppressante. Les veines sombres qui tapissaient les murs se contractaient de plus en plus rapidement. Une seconde flèche fusa, se fichant cette fois-ci dans l’une des veines en question. Un hurlement retentit dans l’autre pièce. Ethan serra la mâchoire. Il n’avait pas la moindre idée de ce que la jeune femme était en train de faire. Et pour être franc, il était trop concentré sur la menace de l’autre côté pour s’en préoccuper. Le moindre de ses muscles était en alerte, prêt au combat. La jeune femme se rapprocha alors, et Ethan échangea un bref regard. Elle attendait quelque chose, mais Ethan aurait été incapable de dire quoi. Puis, elle s’élança en direction de la bulle de verre.

Il perdit brièvement sa concentration, déstabilisé par cette soudaine initiative. Sans s’expliquer, elle brisa la surface translucide, répandant le contenu de la capsule sur le sol. Dans ce chaos de fluides et de bris de verre, elle réceptionna le cadavre à l’intérieur du cocon, cherchant visiblement à en tirer quelque chose. Ethan resta médusé. Mais le pire restait à venir. Pleine de conviction, la jeune femme lui assura, lui demanda son aide pour « s’occuper » du cadavre. « Qu’est-ce que... » il ne termina pas sa phrase. Il était la clef ? Mais un frisson s’empara du porteur. Quand il fit volte face, il tomba face à la silhouette noire et ténébreuses d’un enfant. La créature. Tom. Son regard était plongé sur la créature, quand la jeune femme lui demanda sa confiance. Ethan pesta entre ses dents. Une décharge d’énergie fusa en direction du garçon, le forçant à reculer. Et de nouveau, une supplication de la nécromancienne. La situation était en train de basculer. Ils risquaient gros. Mais avait-il seulement le choix ? Il ferma les poings. Il songea à tous les récents événements, à toutes ces choses qui avaient échappé à son contrôle. Et la vérité lui noua la gorge. Il était un porteur. Il avait un rôle à accomplir. Il n’avait pas le temps de se morfondre, ni d’attendre le pardon pour ces actes qui n’étaient pas son œuvre. Il respira profondément.

« Dépêche toi. S’il gagne trop de terrain, je devrais te faire sortir d’ici. »

Et cela, même si elle n’était pas parvenu au bout de sa tentative. Il n’allait pas lui faire risquer sa peau ici, encore moins pour une quête de vengeance, aussi déterminée soit-elle. Les choses avaient désormais pris une toute autre tournure. Il dévisagea alors son adversaire, le fameux enfant. Sa peau était noire et couverte de craquelures, comme des veines violacées courant sur sa peau. Une fumée noirâtre s’échappait parfois de son corps, comme une aura indomptable et menaçante. Quand sa Keyblade se matérialisa dans sa main, l’enfant se pencha légèrement, menaçant. Un bruit visqueux résonna alors, et de son dos jaillirent une batterie de tentacules de ténèbres. Lentement, elles s’enroulèrent autour de sa silhouette chétive, jusqu’à former un corps abrupt et menaçant. Rien de comparable avec un enfant. La créature de l’extérieure était de retour. Ses membres étaient souples et filiformes, ses mains comme de longues griffes acérées. Mais Ethan fut le premier à s’élancer, la ferme intention de faire reculer cette chose. Sa lame rencontra ses griffes dans un désagréable fracas. Le corps sombre était d’une résistance égale à son arme, ne cédant pas même sous la pression exercée par le porteur. Il grimaça, et pivota pour frapper au flanc. La créature accusa le coup, une profonde entaille pourfendant sa peau noire. Mais aucune trace de douleur ne se dessina sur son visage. Et quand son bras se leva au-dessus de sa tête, Ethan fut à peine capable de reculer. Trois griffes strièrent son épaule, lui arrachant un douloureux grognement qu’il étouffa entre ses dents. Et comme un beau diable, il frappa de nouveau. Gagner du temps. Quelques précieuses secondes. Mais même au cœur du combat, il était incapable d’oublier la voix du dictaphone. Son manque de concentration lui coûta une entaille le long du bras, et un revers de main au visage. Pourtant, il ne recula pas. Et quand sa Keyblade entailla le torse de la créature, il réalisa soudain quelque chose. Cette chose n’était pas un Sans Cœur, et n’était pas complètement morte. Donc, en théorie… Son cœur était peut-être encore prisonnier de son corps. Il regarda son arme, puis le buste de cette chose. Désormais, il avait peut-être un moyen de l’arrêter. Cette idée lui arracha une grimace peinée, et espérant trouver une autre solution, il leva la voix à l’attention de la jeune femme. La situation était devenue urgente, et si elle n’avait pas avancé, il allait être contraint de prendre une décision. La fuite, ou… Mettre un terme à cette hérésie.

« On n’a plus le temps ! »

Accusant un nouveau choc, il recula d’un pas. Il espéra que la jeune femme en avait terminé. Car plus les secondes s’étiraient pour lui, et plus les solutions s’appauvrissaient. De nouveau, son arme rencontra les griffes de son adversaire. C’était maintenant où jamais.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Sam 30 Juil - 1:40
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



- Pas la peine d’envisager cette idée. Je resterais là !

Tête de mule ? Oui et non. Je veux parvenir à me venger du tort que l’enfant à fait à Hadès mais par-dessus tout maintenant, après avoir appris ce qui se passait ici, je n’ai d’autre choix que de mettre un terme à cette mascarade. Ayant don son signal. J’ai peu de temps pour agir mais je compte bien parvenir à le ressusciter une deuxième fois. Bien qu’il est du souffrir, nous avons besoin de lui. Après ça, je fais la promesse de le libérer définitivement de cette vie. Qu’importe les tâches ou même les années de durs labeurs pour le concevoir. Il allait enfin pouvoir mourir. Desserrant mon étreinte protectrice, je l’allonge délicatement tel un enfant. Je passe une main sur son visage, analyse un peu en oubliant presque la créature face à nous. Après tout, j’ai une mission. Aucun retour possible, je dois aller jusqu’au bout même si je vais devoir y laisser des plumes.

Les premières tentatives échouent rapidement. Le corps ne répond à aucune pulsion de nécromancie. Un cadavre ordinaire serait déjà debout ! Grommelant, je reprends rapidement le travail avant d’entendre rapidement la voix du blond me disant que c’était trop tard. Certainement pas ! Pas déjà. Je n’ai pas pu mettre toute mon âme dans mon ouvrage…

- Non ! J’y suis presque ! Je peux y arriver.

Allez Malia ! Encore un effort. Un dernier petit effort ! Je sais que c’est là, au fond de moi. Bien je commence à me sentir chancelante et surtout nauséeuse, je ne perds pas mon objectif de vu. Il… Enfin Ethan me… Il me fait confiance. Je n’ai pas le droit à l’erreur. Poussant mon pouvoir à sa limite, je sens mon corps ou tout du moins ma peau fondre. En passant une main sur mon visage, je peux sentir mon corps changer. Même mes bras se mettent à se décomposer tout comme… Mon autre main se porte cette fois à ma poitrine. En faisant attention, en soulevant mon haut je suis certaine que je peux voir mon cœur. Rien que cette idée élève en moi une répugnance presque instinctive. Pourtant, je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. En levant mon regard, je tombe sur le porteur. Je n’avais même pas fait attention. Son épaule et puis le bras. Ce n’est que lorsqu’un bruit de choc retentit que mon regard s’étend à toute la scène.

Il a raison. C’est maintenant. Sans vraiment faire attention à ce qui peut arriver, ma main squelettique plonge tout droit sur le cadavre. Peut-être que mes intentions sont perceptibles par la créature car je la vois tourner la tête dans ma direction. Un mouvement de sa part et je comprends qu’elle compte foncer sur moi. Je fronce ce qui me reste de sourcils et ma paume rencontre la poitrine du cadavre. Pour la première fois depuis l’obtention de mon pouvoir, je sens ma malédiction courir en moi et se répandre dans mon corps pour finalement remonter à mon épaule et redescendre dans mon bras et finalement ma main. Même sous la forme de la Mort, je ressens une vive douleur se propager dans mes doigts pour terminer dans le membre entier. La créature n’est plus qu’à quelques mètres… On raconte qu’on voit sa vie défiler devant ses yeux avant de mourir. Je vais vous avouer que c’est vrai. Sentant mon heure, je me surprends à fermer les yeux et à détourner la tête. Un coup de vent près de moi. Un sifflement et une respiration saccadée. C’est comme ça la mort ? Je ne ressens pourtant aucune douleur…

Lorsque je rouvre les yeux, je suis surprise de tomber sur le dos musclé mais meurtrit de Numéro 1. Mes pieds battent le sol pour essayer de se redresser. Le cadavre vient de me sauver la vie… Je me mets à ricaner juste avant de rejoindre le blond. Lorsque je tombe sur son regard, je ne peux m’empêcher de déglutir avec difficulté. Mon dieu, je dois être une monstruosité à ses yeux. À côté, il doit se demander pourquoi je lui en veux pour le Manoir alors que j’ai cette tête ! Je m’apprête à lui parler quand je me fais devancer par un cri de rage. Le sujet de l’expérience vient de projeter le gamin à l’autre bout de la pièce réduisant le reste du matériel de cette sale en débris. C’est le moment de filer ! Prenant le bras du porteur, je l’incite à me suivre dans la pièce d’où venait l’Ombre de l’enfant. Une lumière éblouissante et automatique éclaire alors un long couloir. Le mort nous emboite juste après le pas, trainant derrière lui quelques fragments de veines noires. Celles présentes sur les murs se mirent à palpiter de plus en plus vite à notre arrivée. Sans doute répondent-elles à la présence de leur propriétaire. Quoi qu’il en soit, en jetant un œil derrière nous, je peux remarquer la venue de l’enfant.

- On n’est pas prêt de sortir je crois.



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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Dim 31 Juil - 12:31

Comme une cicatrice
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Il n’avait plus aucun contrôle sur la situation. Les assauts de l’enfant gagnaient en violence, et les coups d’Ethan le ralentissaient à peine. Les entailles qui apparaissaient dans son corps sombre ne lui causaient aucun dégât. Et même s’il avait peut-être une idée pour défaire ce monstre, il n’était certain ni de l’atteindre, ni que son intuition était bonne. Il était en train de perdre son avantage, et dans le fracas des échanges de coups, Ethan recula imperceptiblement. Il perdait du terrain. Il n’avait plus le choix désormais. Même si elle refusait, même si elle le détestait encore plus pour cela – si cela était seulement possible – il devait impérativement faire sortir la jeune femme de ce laboratoire. Il n’était pas certain de vaincre cette créature, et ajouter une victime inutile à ce tableau n’était pas envisageable pour Ethan. Il frappa de nouveau, lézardant la main de la créature. Il avança, et arma son bras. Mais quand sa Keyblade percuta le poing du monstre, le choc brisa littéralement sa garde. Son arme glissa entre ses doigts, et Ethan se trouva là, déséquilibré, une fenêtre béante ouverte sur son torse. Le poing de la créature percuta de plein fouet sa cage thoracique, expulsant l’oxygène hors de ses poumons. Mais déjà, l’enfant se détourna de lui, obnubilé par son autre cible. Ethan grimaça et se redressa, son arme apparaissant à nouveau dans sa main. Il s’élança, quand un nouveau combattant se dressa soudain dans la bataille. Ethan se figea. Un frisson glacial dévala son échine, alors que son bras retombait mollement le long de son corps. Il resta interdit une fraction de seconde. Numéro 1. Son regard se tourna alors vers la jeune femme. Et à ce moment là seulement, il découvrit son autre visage. Elle était squelettique, comme une sorte de décomposition accélérée. Son corps était altéré, dimorphe, mais elle ne semblait pas en souffrance. Il était face à ses pouvoirs, à l’aboutissement de ce qu’il avait ressentit dans son bras quand ils avaient ouverts la porte menant au souterrain. Elle n’avait pas encore reporté son attention sur lui, trop occupée à prendre conscience de ce retournement de situation, puis à ce relever. Ethan profita de ce bref instant pour enchaîné au plus profond de lui la révulsion inspirée par cette découverte brutale. Il n’avait aucun moyen d’être préparé à cette réalité. Et bien que coupable de ce bref sentiment, il parvint à le chasser au plus profond de lui-même.

La jeune femme vint le rejoindre. Ethan entrouvrit les lèvres, mais aucun mot ne lui vint. Seul un cri de rage déchira la pièce, attirant l’attention du jeune homme sur le duel entre l’expérience et l’enfant. Il sentit son bras agrippé, et suivi la nécromancienne en direction de la salle suivante. Un long corridor parfaitement éclairé séparait les deux salles. Derrière eux, numéro 1 et l’enfant. Dans cette course sans but ni certitudes, la jeune femme lui adressa un commentaire. « Il faudra bien trouver un moyen. » répondit Ethan d’une voix soucieuse. La porte se dessina à l’autre bout de ce tunnel de lumière. Après quelques mètres supplémentaires, ils pénétrèrent dans la toute dernière salle de ce vaste complexe. C’était une salle aux allures moins médicale que la précédente. Quelques rares machines, des rapports sur le sol. Deux choses attirèrent l’attention d’Ethan. La première fut un bureau surplombé par l’écran d’un ordinateur, lequel crachait sa lumière blafarde sur une silhouette assise dans un fauteuil. La seconde fut la pile de cadavres entassée dans un coin de la pièce. Il réprima un haut le cœur. Il s’approcha alors de la silhouette dans le fauteuil, et la réalité fut sans surprise. Un homme vieux de plusieurs décennie, mort pendant ses recherches. Son corps était resté intact, attendant là une quelconque suite. Mécaniquement, Ethan se tourna vers la porte. La silhouette de l’enfant était de nouveau là, sur le seuil, tête basse, poings clos. Il n’osait pas entrer. Il avait continué à alimenter son père en cobaye, sans prendre conscience de la mort de celui-ci. Ethan inspira profondément.

« D’abord l’enfant. Ensuite on cherchera comment débrancher ces machines. »

Son poing se referma lentement sur son arme. La silhouette sur le seuil de la porte se cambra légèrement, parfaitement consciente de la suite. Ils n’avaient plus d’autres choix. Ils devaient mettre un terme à toute cette folie. Désormais à trois contre un, ils avaient une chance de gagner.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mar 2 Aoû - 2:33
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Ma peau redevient normale que lorsque nous arrivons dans une nouvelle pièce tout aussi étrange que la précédente. Pour avouer, plus rien ne m’étonne ici à part son aspect se rapprochant du Manoir. Même si je dois avouer que cette ressemblance me trouble, il n’est rien à côté du regard que j’ai eu de la part du blondinet. À ce moment-là, j’ai cru retomber en enfance avec les regards des autres de mon monde. Il avait eu le même et pourtant… Il n’a rien dit. J’ai fait comme si de rien n’était mais au fond de moi c’est différent. Mais avons-nous la possibilité de venir sur le sujet ? Non. Nous devons fuir. Finalement, Ethan lâche une évidence qui s’avère sonné creux pour moi.

- Désolé. Tu vas devoir te débrouiller avec Numéro 1. Je ne te serais d’aucune aide. Je vais plutôt m’occuper de lui et guider notre nouvel ami dans la bataille. C’est tout ce que je peux faire.

Je me retourne vers l’écran et le cadavre du père. Bizarrement, je me surprends à avoir de la peine pour cette créature. Après tout, elle faisait ça pour faire quelque chose. C’est tellement inscrit dans son existence que penser à ne pas remplir sa mission ne doit pas faire partit de sa personne. Nous nous retrouvons donc face à un enfant déterminé à faire plaisir à son père et nous sommes deux proies excellentes. Un porteur et une princesse. Cette situation ne doit pas être fréquente pour lui. Si seulement il savait. Il irait sans doute mieux et éviterait toutes ces morts inutiles. En reportant mon attention sur leur tête à tête, je remarque l’enfant se mettre à avancer, les poings serrent. Je le regarde un instant alors que je m’apprête à toucher son père. À ce moment-là, il hurla. Un cri non humain et fonce droit sur nous trois. Rapidement et éviter d’Ethan ne se remette en danger, j’ordonne à Numéro 1 de s’en occuper. Ce dernier me jette un coup d’œil et je peux sentir une sorte de… Doute. Je lui adresse un sourire et étrangement, il reporte son attention sur l’enfant devenu monstre au moment où il allait frapper le porteur.

Le coup est si violent que le corps de la cible chute à terre. Ce n’a été qu’un revers du bras. Mais pourtant… Son attention se reporte sur moi et il me sourit à son tour avant de fixer le blond à ses côtés. J’ai comme l’impression de tomber sur un bébé qui découvre le monde.

- Ne te méfie pas de lui. Il est avec nous.

L’homme regarde alors le porteur avant de reporter son attention sur sa cible qui vient tout juste de se relever. Il ne lui laisse même le temps d’être vraiment sur ses pieds qu’il fonce sur la créature tel un diable. Je prends cette opportunité pour me retourner vers le cadavre du père et l’écran. Aucune image sur le dernier et un clavier. Sans porter plus d’attention au mort, je m’attelle à revoir la dernière chose qu’il avait pu mettre avant de mourir. J’appuie sur le bouton entrée et là, une vidéo se met en route. C’est le scientifique. Il n’a pas l’air dans sa meilleure forme. Son teint est blafard, ses yeux presque absents. Je comprends alors que c’était juste avant sa mort. Le début de sa vidéo est long et très lent. Il ne sait pas comment commencer et pourtant…

- Je n’ai pas réussi. Tom je suis tellement désolé. Ton papa n’est pas parvenu à remplir sa promesse. Il n’y a rien à faire contre la mort. Je l’ai bien compris. il tousse. Je n’arrive plus à supporter cette douleur… Vivre avec autant de cadavres a dû accélérer mon état. Je sais que je vais mourir dans peu de temps mais j’ai récolté ce que j’ai semé en commençant ces choses. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça tu es mort et je vais bientôt te rejoindre. Mais avant, il faut que je m’occupe de ton. Ton Ombre, la chose qui devait t’accueillir…  Je suis désolé mon fils. De ce pas, je vais m’en occuper. Je vais… Je…

Je le vois se tenir la gorge, il convulse devant la caméra et finalement meurt. Une main se porte à ma bouche et j’étouffe une plainte. Mon corps se déporte alors et se dresse devant le père. Je m’apprête à le toucher lorsque je sens une vive douleur me prendre le bras. Je chancelle et termine par m’adosser aux tableaux de commandes. J’ai eu de la chance d’avoir mal au bras redevenu totalement humain. Mon autre main, entre une décomposition et une régénération, se porte sur mon bras et je peux voir du sang teinter mes doigts. Mon visage grimace et je vois la créature agiter une de ses tentacules dans tous les sens. À première vue, il n’aime pas qu’on approche le mort. Et si… Non pas cette fois. Je risque de finir en mauvais état si l’idée se fait. Mais en regardant les deux hommes, je me dis que je n’ai pas trop le choix. Ils se battent, se blessent et subissent pendant que je ne fais rien. Une forte inspiration, le moment de rassembler toutes mes forces. Ou plutôt mes dernières forces et le père se met à bouger sur sa chaise ce qui a le don d’apaiser la créature en un rien de temps. Mon corps retourne contre l’immense clavier. Ressuscité deux morts de leur carrure me paraît être la pire idée du siècle. Pourtant, l’homme descend les petites marches et avance vers sa création avant de poser ses mains sur ses épaules. Pour ma part, je trouve le courage de m’approcher du blond et de Numéro 1.

- Fais-moi confiance. Tout est terminé. Rentrons à la maison ensemble Tom. Maman nous attend. murmure-ai-je tout bas avant de m’adresser à Ethan en le regardant. Cette fin est bien mieux. Tu es déjà en piteux état. Autant ne pas aggraver ta situation.

La chose a repris sa forme d’enfant et regarde l’homme dans les yeux avant de hocher la tête. Ils se retournent alors vers nous et sans un mot, Tom passe une main dans son thorax pour en sortir un cœur qu’il tend à son père. Il lui adresse un sourire et en un instant, le père retrouve son état de cadavre pendant que la créature s’envole comme un nuage de poussière… Il ne reste plus que le porteur, le cobaye et moi. Tout est terminé…



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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mar 2 Aoû - 21:14

Comme une cicatrice
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Dans cette nouvelle salle, au cœur même de cette hérésie, ils faisaient de nouveau face à l’enfant. Cette fois-ci, plus aucune porte de sortie. C’était la dernière scène de cette triste histoire. Répondant à Ethan, la demoiselle lui signifia que ce combat ne serait pas pour elle. Le jeune homme la regarda un instant, puis hocha légèrement la tête. Ils seraient donc deux. Ethan se prépara, tout près de numéro 1. Derrière eux, la jeune femme s’était approchée de l’écran numérique. Mais quand elle s’approcha du défunt scientifique, un cri de rage déchira la salle. Et soudain, l’enfant se jeta dans leur direction, hurlant toute sa haine et sa colère. Plus vif, numéro 1 s’interposa pour repousser l’enfant. Celui-ci tomba lourdement sur le sol, arrachant une grimace à Ethan. Cette fois-ci, ils devraient mettre un terme à cette histoire. Puis, la voix de la nécromancienne résonna, s’adressant non pas à Ethan, mais bien à numéro 1. Comme pour réconforter l’expérience ramenée à la vie. Ces mots étonnèrent le jeune homme, et juste une seconde, Ethan échangea un regard avec l’homme qui se battait avec lui. Il se pinça les lèvres. Puis, il adressa un sourire à son nouveau partenaire. Même s’il avait du mal à s’habituer à cette situation, les choses semblaient plus claires désormais.

Le combat continua de plus belle. Même si la créature était un adversaire redoutable, Ethan et numéro 1 contenaient ses assauts. Les coups fusaient, déchirant l’espace entre eux, chacun des adversaires encaissant bon nombre de coups. Mais cette fois-ci, rien de comparable avec le précédent tête à tête entre Ethan et Tom. Plus fort de ce nouvel avantage, ils repoussèrent la créature. Mais quand la vidéo se déclencha, Tom se figea, comme fasciné par la vision de son défunt père. Était-il suffisamment conscient pour comprendre l’enregistrement ? Ou avait-il seulement eu accès à cette vidéo depuis la mort de son père ? Mais quand la nécromancienne s’approcha du père, un tentacule fusa dans sa direction, ni Ethan ni Numéro 1 n’étant en mesure de l’interrompre. Le coup toucha la jeune femme aux bras, et aussitôt, les deux hommes reprirent l’affrontement contre l’enfant. Nouveaux échanges de coups. Nouvelles blessures. Si l’enfant semblait perdre des forces, il avait toujours cette rage de vaincre. Il n’allait pas courber l’échine. Pas à moins de l’arrêter définitivement. Portant un nouveau coup, Ethan se résigna. Il devait lui arracher le cœur. Il n’avait pas d’autre choix désormais. Un froid mordant sembla se répandre dans sa poitrine. Mais avant que le jeune homme ne mette son idée à exécution, une nouvelle présence émergea dans la pièce. Immédiatement, le garçon arrêta de se battre. Il semblait apaisé, peut-être même soulagé. Lentement, Ethan se retourna. Le scientifique. Elle avait décidé de ramener le père à la vie, juste le temps de faire cesser cette folie. Le jeune homme se mordit les lèvres, et recula doucement, comme s’il avait craint de briser ce moment de grâce.

Quelques mots, et tout s’arrêta. Le père s’effondra. Le garçon se désagrégea. Et en un instant, tout était terminé. Sans un mot, Ethan fit disparaître son arme. Ce combat, cette journée toute entière avait été éprouvante. Puis il leva un œil vers la demoiselle. Elle avait décidé de donner une fin plus paisible à cette histoire. Sans doute pour lui éviter un acte trop lourd pour sa conscience. Le jeune homme garda le silence encore quelques secondes. Il lança un regard plein de gratitude à Numéro 1, puis se tourna de nouveau vers la nécromancienne. « Merci. » articula-t-il à voix basse. Puis il regarda son bras blessé. Malgré son visage fatigué, il esquissa un doux sourire.

« Économise tes vêtements. »

Il n’ajouta pas un mot de plus, et approcha sa paume ouverte à quelques centimètres de sa blessure. Une lueur irradia sa main, et la plaie se résorba juste assez pour faire cesser l’écoulement de sang. Il s’éloigna alors, dos à la jeune femme, et fit de même sur ses propres blessures. Malgré les traces encore visible sur son bras et son épaule, les plaies étaient supportables. Puis il inspira profondément, et passa une main sur son visage. Il avait encore du mal à réaliser que tout était terminé. Son regard se posa sur l’ordinateur, et il décida de jeter un œil.

« Je vais voir si on peut éteindre les machines. Si on a de la chance, on pourra peut-être rallumer la lumière dans le couloir… »

Il n’avait pas le cœur à détruire l’endroit, et envisagea l’idée de le laisser à l’abandon une fois toute menace écartée. Il commença à pianoter du bout des doigts sur le clavier, sans savoir ce qu’il était en train de chercher. Après quelques secondes, il s’arrêta. Il aurait certainement dû faire comme si de rien n’était, mais il en était incapable. Il se tourna alors vers la jeune femme.

« Je suis désolé pour ce qui est arrivé au Manoir. Si je n’avais pas été enlevé, les choses auraient sûrement été différentes. Mais je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit »

C’était peut-être ce dont il avait tant besoin. Une occasion de s’excuser. Pourtant, il n’attendit pas la moindre réponse. Il pianota encore quelques instants, et poussa un bouton. Un bruit résonna dans la pièce adjacente, comme quelque chose en train de s’éteindre. Ils allaient enfin laisser derrière eux ce désagréable épisode.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Jeu 4 Aoû - 2:49
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Un nouveau départ, c’était la promesse du père qu’il n’avait pas tenu de son vivant pour son enfant. Sans doute avait-il la possibilité de lui donner cette chose dans l’au-delà… C’est avec cette optique là que j’ai fait en sorte qu’il dise à sa créature ce qu’elle voulait vraiment entendre : liberté. Serrant mon bras blessé avec ma main valide, je regarde la scène se dérouler devant moi. Ils méritaient cette fin. Après tout, le désespoir mène à la folie. Mon regard croise alors celui d’Ethan et je n’arrive pas à lui adresser le moindre sourire. Je me contente juste de baisser la tête en serrant ma main encore plus fortement contre ma blessure. Tout est terminé, le blond a rangé son arme, nous sommes libres de repartir. Pourtant… Lorsque je reporte mon attention pour la deuxième fois sur le porteur, ce dernier m’adresse un remerciement qui ne trouve qu’un fin sourire en réponse.

Calmement, le seul être humain de la pièce se rapproche de moi après m’avoir demandé subtilement d’éviter de déchirer encore mes vêtements. J’aurais pu trouver à redire j’en suis sûre ! Mais je n’en ai pas le cœur. En silence, je me laisse faire pour voir apparaitre une lumière dans sa paume. Je ne refuse par son aide ni même ne laisse transparaitre la moindre émotion négative à son égard. Lentement, je vois ma blessure devenir moins importante et mon sang cesser de couler.

- Merci… murmure-ai-je.

Juste après, je le laisse me dépasser avant de me décider à le regarder plusieurs secondes plus tard. Lorsque mes yeux se posent sur son dos il se met à parler. Aucune réaction de ma part. Je ne hoche pas la tête, ni ne soupir. Je suis comme vidée. Pourtant, dès que je vois le porteur émettre un mouvement, je me redresse et souris légèrement avant de l’écouter. Il me reparle du Manoir. Je me contente de hausser les épaules puis reprends la tonalité de tous les jours pour m’adresser à lui,

- Ce n’est pas toi qui m’as dit que tu n’y étais pour rien ? Puis, ce n’est pas dans votre nature les porteurs de faire du mal, je me trompe ?

Remettre en question. Voilà ce que je suis en train de faire. Moi qui étais tellement dans mon idée de départ. Qu’il était coupable, que c’était lui pendant tout ce temps… Pourtant ! Pourtant il ne m’a rien fait. Ni avant, ni pendant et même maintenant. Il pourrait me tuer mais il est trop préoccupé par son envie de laver son nom. Peut-être qu’au final, c’est moi qui me suis trompée. Peut-être qu’il n’y est vraiment pour rien. Que je me fais du mal toute seule juste pour trouver un couple à mon mal et ma détresse. Après tout, je n’ai personne sur qui compter à part Hadès. Mais en soi, est-ce qu’il compte ? Mon griffon est mort. Il ne ressent plus rien. Un vide l’habite. Doucement, je me mets à sourire pour me voler la face. Un bruit retentit derrière moi et je me retourne vers ce dernier tombant par la même occasion sur Numéro 1.

En retrait, il fixe le cadavre de son inventeur. Je comprends alors quels sentiments pourraient l’habiter en ce moment : colère, haine, tristesse et peur. Après tout, son existence n’a été que celle d’un rat de laboratoire qui se retrouve seul. Je laisse Ethan se débrouiller avec la machine pendant que je m’approche de l’être qui nous avait aidés. Je m’arrête à sa hauteur pour le voir dans son regard une lumière sur le point de mourir. L’endroit doit impérativement être fermé et que plus personne n’y mette les pieds. L’horreur est terminée. Délicatement, je pose une main sur son épaule et sa tête se tourne vers moi. Un moment de silence entre nous et j’entends un râle de sa part. En tendant l’oreille, je comprends enfin,

- Libère moi.

Je hoche la tête et le prend dans mes bras comme un enfant qu’on veut consoler de la perte d’un être. Je sens sa main dans mon dos, il me remercie et je ferme les yeux. Bientôt, le geste de Numéro 1 se fait plus détendue jusqu’à totalement disparaître. J’accompagne son corps sur le sol et referme ses yeux. Bien que je ne le montre pas, une folle envie de lâcher des larmes me prend. Plus le temps passe et plus j’ai du mal à faire ça. Gardant le cadavre contre moi, je vois quelques minutes plus tard les veines noires se dessécher et mourir à leur tour. Mon regard se porte sur le blond et je lui adresse un sourire de façade avant de reporter mon attention sur Numéro 1. Quelques secondes encore et je finis par me redresser pour me rapprocher du dernier vivant du lieu. Je me garde de tout commentaire sur le moment, entendant plutôt les râles et autres cris des morts dans l’autre pièce. Malgré moi, mon poing se serre et je sens mes ongles former un arc de cercle sur ma paume. Je me dois de rester forte ! Malgré ce qui m’habite et surtout par les bruits. Je prends une forte inspiration avant de prendre la parole, luttant contre une nausée et un mal sans nom

- Sortons.

Je le devance après mon simple mot. Nous refaisons le chemin en sens inverse où tout ce qu’on avait vu a fini par rejoindre les méandres de la mort. Dans un soupir, j’essaye de poser mon regard sur une parcelle vierge mais rien n’y fait. Je subis silencieuse ce que je vois avant de retomber sur le couloir sombre. Alors que je marche dans ce dernier, toujours devant pour éviter qu’Ethan ne puisse me voir, mon pied percute une masse. Lorsque je baisse les yeux sur cette dernière, mon cœur rate un battement et je tombe sur un des possédés. Tout pue la mort ici… Sans plus d’attente et en sentant la présence du blond se rapprocher, je me remets en marche vers la sortie. Finalement, nous y arrivons enfin et la vue la lune me redonne un peu de lumière dans mon être. Prenant une forte inspiration, je me retourne enfin vers le porteur.

- Condamnons ces portes… je m’approche de ces dernières puis rajoute, et reprenons aussi depuis le début.

Les deux mains sur la paroi, mon attention se porte sur le jeune homme. Je lui adresse un petit sourire convainquant. Et s’il avait raison et moi tort ? Je ne dis pas que la confiance va venir de ci-tôt mais je peux essayer d’enterrer mes idées le temps de comprendre.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mar 20 Sep - 20:59

Comme une cicatrice
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Sans se défaire de cette gentillesse qui était la sienne, Ethan avait offert son aide à la jeune femme. La lumière dans sa paume avait facilité la fermeture de ses plaies, arrêtant les écoulements de sang. Il aurait aimé être capable de faire plus, mais malgré tout, les remerciements de la jeune femme furent une bouffée de soulagement. Puis il s’éloigna, bien décidé à arrêter les machines de ce sinistre laboratoire. Quelques secondes s’écoulèrent avant que le jeune homme reprenne la parole, changeant brusquement de sujet. Calmement, il s’excusa pour ce qui avait été commis en son nom, avouant ces remords qui lui nouaient la gorge. Il n’attendait pas de réponse, son seul besoin étant celui de s’exprimer. Mais malgré tout, une réponse tomba. Juste une voix désinvolte, et des paroles suggérant que son innocence n’était plus à prouver. Un sourire passa sur son visage, adoucissant ses traits, et Ethan décida de terminer ce qui avait été commencé. Dans le dos du jeune homme, la seconde vie de Numéro 1 était en train de prendre fin. Quelques minutes plus tard, et ils en avaient enfin terminé. Ethan n’éprouva pas la moindre envie de s’attarder plus que nécessaire, et quand la demoiselle suggéra de quitter les lieux, il hocha la tête. Il était évident que cette histoire était en train de bouleverser la jeune femme. Malgré son visage implacable, ses profondes inspirations et ses expressions trahissaient ses émotions. Mais Ethan décida de ne rien dire, préférant miser que la jeune femme avait besoin de temps, et non pas d’un homme trop curieux cherchant à percer sa carapace, aussi épaisse puisse-t-elle être. Dans un silence quasi-solennel, ils quittèrent les lieux. Juste avant de quitter la pièce, Ethan accorda un regard à Numéro 1. Il semblait paisible, et pourtant, le jeune homme ressentit un pincement au cœur.

La remontée lui sembla à la fois brève et terriblement longue. Cette ambiance sordide était étouffante, et au fil de sa progression, Ethan devinait parfois les formes sombres des carcasses qui se détachaient de l’obscurité. Malgré tout, il garda le silence, observant parfois la silhouette de la jeune femme. Elle ne se retourna pas, continuant à avancer jusqu’à ce que les lueurs de la ville percent au travers des ténèbres. Quand il posa enfin le pied hors du souterrain, Ethan ressentit une impression apaisante de calme et de liberté. Même si cette ville n’était certainement pas recommandable pour les habitants de la lumière, il ne s’en sentit pas moins en sécurité. Profitant d’un bref répit pour laisser la nécromancienne reprendre ses esprits, Ethan fit quelques pas dans la ruelle pour se détendre. Les paupières closes, il inspira profondément le parfum froid et vivifiant de la nuit. La voix de la nécromancienne l’interrompit, et Ethan se retourna pour lui faire face. Condamner les portes, et reprendre depuis le début. Ce n’était pas une mauvaise idée. Il lui répondit d’un sourire compréhensif, et tendit doucement sa main. Sa Keyblade se matérialisa aussitôt entre ses doigts, laissant une sensation à la fois froide et chaleureuse dans sa paume. La clef pointée en direction des portes, un rayon de lumière s’échappa de l’embout de métal pour frapper la serrure dans un bruit mécanique. Son arme révoquée, Ethan s’approcha pour vérifier que les portes étaient closes. Les gonds ne bougèrent ni quand il tira sur la poignée, ni même quand une douce lumière irradia la surface de sa main. Le mécanisme était définitivement clos. Le jeune homme expira, et passa une main lasse dans sa chevelure blonde. Son regard se porta un instant sur le building face à lui, avant de retomber sur la demoiselle. Il planta son regard dans le sien quelques secondes avant de soudain hausser les épaules.

« Je veux bien qu’on reprenne tout, mais j’aurais besoin d’un café avant. »

Il adressa un sourire à la jeune femme, puis commença à déambuler dans les rues. Il vérifia d’un regard que la nécromancienne le suivait, avant de reprendre la parole.

« Depuis le début donc… il inspira paisiblement. Il n’avait pas encore le cœur à replonger dans de longues explications au sujet du Manoir. Il avait besoin d’un petit instant, juste le temps de respirer et de reprendre ses esprits. Aussi préféra-t-il débuter la conversation par quelque chose de plus banal, une pointe d’humour dans la voix. Je m’appelle Ethan, et je suis un porteur qui passe son temps à aller de monde en monde pour faire son job. »

Il n’ajouta pas un mot, observant la jeune femme. Même si son ton n’était pas sérieux, une question dormait sous ses paroles. Qui était-elle ? Il ignorait encore tout d’elle, et n’aurait pas été contre quelques explications. Un prénom, tout au plus. Mais du coin de l’œil, il repéra la lumière d’un petit café encore ouvert. Mauvais timing. Il désigna le petit bâtiment à la demoiselle, et avant de la laisser répondre à ses précédentes paroles, il lui demanda si elle souhaitait boire ou manger quelque chose. Ensuite, il irait passer commande et ils pourraient discuter. Ils trouveraient bien un parc ou un banc pour discuter dans le calme, à l’abri du brouhaha et de la foule.

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Comme une cicatrice [Pv: Malia]

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