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The Song of Melancholia [PV Firion]

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Shadow Requiem
MessageSujet: The Song of Melancholia [PV Firion] Mer 7 Sep - 2:17
Une brise fraiche... Quelle douceur surprenante.
Je sentais le portail se refermer dans mon dos tandis que mes pas écrasaient une herbe tendre, des petits cris d'enfants venant chatouiller mes oreilles. Je souris longuement : un beau monde bien lumineux... Et puis, cette nature avait un petit quelques choses d'intéressant. D'un côté, sa pureté m'inspirait un air des plus doux mais, en mon fort intérieur, je ressentais la sombre envie de briser cette trop belle harmonie dans le chaos le plus pur. Quelle passionnant mélange, inspirant à souhait !

J'avançais tranquillement sur le chemin, captant de plus en plus de son tandis que j'approchais telle une ombre dans cette journée éblouissante. J'entendis des pas, des souffles léger et rapides qui semblaient vouloir jaillir de mon dos et, au moment où je voulut jeter un coup d’œil, deux silhouettes d'enfants me dépassèrent. Je pouffa, amusé de voir autant de joie de vivre dans un coin aussi paumé. Les humains aimaient vraiment les choses simples, ça semblait souvent suffire à leur bonheur. Moi, ça ne me faisait ni chaud ni froid.
Je vérifia d'un léger coup de main si je portais bien mon pendentif, celui ci particulier que j'avais récupérer après cette bien étrange rencontre chez ce vieux squelette de Jack. Le froid du métal entre mes doigts me confirma sa présence mais je le regarda quand même un instant pour être sûr : le symbole blanc et noir du Yin et du Yang m'étonnais toujours... Je ne comprenais pas vraiment pourquoi le petit avait choisi un tel symbole.

Alors que je rentrais enfin dans le village, je constata avec une désagréable surprise que je n'étais pas des plus discret. Heureusement que ça n'étais pas mon but pour une fois...
J'avançais alors vers une vieille femme, retirant mon chapeau pour le mettre sur mon torse afin de me présenter de manière moins inquiétante. Elle me jeta un regard en biais, semblant légèrement inquiété par l'inconnue que j'étais. Je pris mon sourire le plus charmeur, ces faux sourires que ce genre de vieille pie adorait tant... avant de céder la place à un masque de douleur : quelle dommage que je ne puisse point le voir aujourd'hui.

-Excusez-moi, madame : je souhaiterais savoir si vous avez, dans votre beau village, une sorte de place centrale ?

J'avais user de ma voix la plus suave, transpirant d'une gentillesse tellement fausse que je ne pigeais toujours pas comment ces pauvres âmes pouvaient s'y tromper mais bon, je n'allais tout de même pas m'en plaindre ?
Elle balbutia une vague réponse, sans doute étonné par tant de politesse venant d'un être aussi étrange que moi mais je n'y fit guère de remarque, puis je la remercia en y ajoutant un petit salut respectueux du buste avant de me diriger vers le lieu indiqué.

Ce village était vraiment minuscule... Je me disais même que ça n'avait finalement pas été très utile de demander mon chemin quoi que... Mes oreilles vibrait doucement, enregistrant. la véritable tempête de voix et de murmure qui m'entourais dans un vrombissement assourdissant. Les rumeurs battait vite leur plein dans ce genre de village de campagne : Parfait !

Je trouva une petite fontaine, caressant du bout des doigts l'eau scintillante tandis que je m'installai paisiblement à son bord. Des pas se faisait pressant aux alentours mais en même temps discret : j'étais vraiment devenu l'attraction du moment. Une attraction inquiétante et fascinante à la fois... Et ça n'allais pas s'arrêter là.
Je respira un grand coup, heureux de l'absence étrange de Light depuis ma rencontre avec la petite marionnettiste, avant de faire apparaitre du néant mon si précieux instrument. Le clavier se posa avec douceur sur mes genoux, je caressa doucement les touches blanche de ce dernier. Le picotement familier de son énergie foudroyante me fit sourire : je pouvais causer un telle carnage en ce lieu...

Le lieu apaisant m'inspirait grandement mais, en même temps, je ressentais en mon corps creux la violence de la destruction à laquelle j'aspirais presque toujours. J'allais faire une entrée dans le monde musicale de la lumière, il fallait que je sois crédible maintenant...
J'entamai enfin la mélodie qui résonnait dans mon esprit, la laissant filtrer à travers mes doigts pour lui donner vie. Elle emplit alors l'air, d'abord doucement, puis elle prit petit à petit la place des murmures curieux. La musique n'étais pas seul à remplir les lieux... La foule d'abord discrète commençait à son tour à se former, emplissant la zone de regard ébahis braqué sur le pianiste isolé que j'étais aujourd'hui.
Mais... je les ignorais royalement, mon être entier de simili perdu dans le monde harmonieux de la musique. Elle résonnait de partout : dans le village, au loin dans les montagnes et même dans mon corps vide. Je la créais telle un enfant et elle explosait dans toute sa splendeur et sa force. Le climax était alors atteint, la musique éclatant à son paroxysme avant que la laisse finalement retomber dans des tons plus doux pour au bout du compte la replonger dans les ténèbres du silence...

Je repris enfin mon souffle avant d'entendre une chose qui me fit longuement sourire : des mains qui se cognait, une foule de voix qui acclamait cette inconnu si craint auparavant.
Alors qu'il continuait leurs applaudissements nourris, je reprenais un second air patiemment... Celui là était plus doux que le premier, chargé de l'espoir que j'avais, un espoir que personne ne connaissait mais que je nourrissais avec détermination. Un espoir qui m'avait été aussi ramené par Alice... et, étonnement, par le petite Astre.

Tout à mon récital, je ne savais point que dans cette foule de paysans joyeux de pouvoir se détendre après une journée de labeur et des enfants qui faisait la fête sous mes mélodies était présent un homme qui allait m'être fort utile dans le futur...


Musique:
 

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Firion
MessageSujet: Re: The Song of Melancholia [PV Firion] Mer 14 Sep - 18:07
« Jour ???

Est-ce encore utile que je précise depuis combien de temps je remplis ce carnet de mes pensées les plus secrètes ? J’en doute, surtout que j’ai perdu depuis le longtemps le fil du temps. Trop plongé dans ce « travail ».
Ah ! ...juste un « travail », comme si la guerre n’était que ça au final, un travail comme un autre. Mais au lieu de faucher le blé, le destin a voulu que je fauche des vies.
Malheureusement.

Oui, j’en ai encore pris une. Et sans la moindre hésitation. C’est mon devoir, celui de protéger ma princesse. Et cette femme menaçait dangereusement sa sécurité. Alors je l’ai éliminée.
Je déteste ça.

Dieu... Je hais devoir faire du mal à une femme... Pourquoi a-t-il fallu que cela tourne de cette manière ? Comment aurai-je pu savoir ? Elle n’était qu’une humaine en apparence, une de celles qui se perdent parfois au royaume d’Atlantica. La transformation en sirène est souvent difficile à gérer, mais, visiblement, ce n’était pas son cas à elle. J’étais rentré auprès d’Ariel après avoir pris part au conflit contre la confrérie au manoir Oblivion avec d’autres collègues gardiens et alliés de la lumière.
Là-bas non plus, je n’ai pas pu faire autrement que de prendre une vie. Je crois que c’est encore pire quand on s’est attaché à la personne.
Je ne veux pas en reparler et surtout pas être félicité d’une quelconque manière. Alors, j’ai préféré rentrer. Si j’avais su ce qui m’attendait... je serais quand même rentré.
Elle n’avait l’air que d’une femme plutôt menue au caractère bien trempé, elle s’est révélé être mon ennemie et une ennemie redoutable. Quand j’ai compris ses projets, quand j’ai compris qu’elle aussi faisait partie de la confrérie, je n’ai eu d’autre choix que celui de la combattre. Peu importait le nombre de temps que je passais à m’acharner sur cet espèce de forme de poisson-chat qu’elle avait revêtu, chacun de mes coups ne semblaient même pas l’égratigner. Pour être franc, je ne me voyais pas sortir indemne de ce combat.
C’est ce que je pensais, jusqu’à ce que je dégaine mon épée.
Je n’oublierai jamais sa stupeur figée dans ses traits -ni la mienne- quand j’ai transpercé son flan de part en part. Je n’oublierais jamais l’instant où elle comprit qu’elle ne ressortirait pas vivante de l’océan, qu’il serait son tombeau définitif. Quelle horreur... Je ne tiens particulièrement à excuser mon geste, mais... je ne m’attendais pas vraiment à un tel résultat. Je ne sais pas pourquoi mon épée et pas n’importe laquelle de mes autres armes a eu de l’effet sur elle.

Elle est devenue une victime de cette guerre, et moi, son meurtrier.

C’est le quotidien d’un soldat.
»

Ces mots couchés sur le papier, Firion referma son précieux carnet et se reposa contre le dossier de son fauteuil. Durant quelques instants, il traça le contour de la rose gravée sur la couverture de cuir. Une rose sauvage. Il lui suffisait de la contempler pour qu’il se rappelle le pourquoi d’une telle détermination et d’une telle destinée. Ce n’était pas pour lui qu’il combattait, qu’il se jetait au cœur des conflits depuis toutes ces années, mais bel et bien pour retrouver ce que l’ombre lui avait pris. La paix. La tranquillité. Il se battait dans l’unique optique de ne plus à avoir à le faire à l’avenir. Et surtout, dans le but que personne d’autre n’aie à le faire après lui. Que plus personne n’ait à assumer ce fardeau bien lourd qu’il s’était imposé dès son entrée dans l’âge adulte. Brièvement, il jeta un coup d’œil en direction du tableau de bord de son vaisseau. Dans peu de temps, il serait arrivé à destination. Un autre monde, d’autres menaces à l’horizon. Le break était terminé, le travail n’attendrait pas. Il se leva du siège de commandement et, en à peine quelques pas, rejoignit la soute et son casier personnel. Au moins, il avait pu profiter de ce trajet, et du pilotage automatique, pour compléter la suite de ses « aventures ». Il n’avait d’autre choix que de le rédiger quand il se trouvait au sec, c’est-à-dire plutôt rarement depuis qu’il était en poste à Atlantica. Toujours, avant de rejoindre le monde aqueux, il laissait derrière lui sa trop lourde armure de métal, sa rose immortelle et son carnet. Après tout, qui viendrait s’emparer de ces objets sans valeur dans un vaisseau stationné en périphérie d’un monde relativement épargné par les ténèbres ? Quand il ne parcourait pas ce monde en long et en large, à la recherche du moindre sans cœur, ou du moindre intrus, c’est qu’il était appelé par son Roi. Les gardiens manquaient encore et toujours de bras. La tâche était si vaste... protéger les princesses de cœur et les mondes de la menace des ténèbres, et ils étaient si peu alors que leurs ennemis ne semblaient pas manquer de ressources.
Il retourna dans le cockpit et s’installa de nouveau aux commandes. L’adaptions à cette nouvelle technologie ne fut pas chose aisée, mais, les classes chez les gardiens servent aussi à ça. A remettre à niveau les membres provenant de mondes « moins avancés » technologiquement parlant. Il est vrai que les vaisseaux volants de Fynn ou même l’énorme cuirassé de l’empire faisaient bien pâle figure à côté de son vaisseau actuel, mais son monde s’était énormément tourné vers la magie, au détriment du reste. Néanmoins, ces petits bijoux n’étaient pas encore équipés de l’option ‘atterrissage automatique’ et de toute façon, vu la délicatesse du terrain du monde sur lequel il se rendait, il était plus prudent pour le gardien de reprendre les commandes. Sa destination n’avait été choisie par hasard, mais bel et bien par un ordre de son Roi. Les patrouilles dans les mondes à la fois proches de la lumière et des ténèbres étaient monnaies courantes. On ne savait jamais ce qu’on pouvait y trouver, sur quoi on pouvait tomber. Ces mondes à la lisière du désastre appartenaient à la « première ligne », et c’était souvent parmi eux que Firion se retrouvait. Non pas par malchance, mais parce qu’il demandait expressément à être exposé au danger.

Dans sa logique, il en serait mieux ainsi. Il ne voulait pas que l’on voie dans ces demandes un quelconque acte héroïque ou suicidaire. Rien de tout. Il allait au-devant du danger pour empêcher à d’autres cette tâche, ni plus, ni moins. C’était mieux ainsi, et, de plus, il pouvait également chercher parmi ces mondes en lisière ceux portant une princesse de pureté. Il en avait déjà découvert une, du moins presque une. Il y a un moment déjà de cela. Une fois encore, comme une douce malédiction qui entachait sa vie, il était arrivé trop tard. La princesse n’était plus que simili d’elle-même, devenue gardienne par la force des évènements. C’était à la fois loin et récent, mais la guerre ne distord-t-elle pas la notion même de temps ? Au moins un petit peu, surtout quand les années de conflits s’égrainaient sans véritable répit. Mais ce genre de considération, il les mit de côté, au moins le temps de la descente. Celle-ci fut plutôt tranquille. Le gardien était déjà venu dans ce monde une ou deux fois et la plus grosse difficulté restait cette montagne gigantesque et sans sommet visible. Mais une fois contournée, il put simplement se poser dans la plaine entourant le minuscule village.
Sans plus attendre, il éteignit le moteur et s’équipa avant de sortir. Une à une, il attacha ses fidèles compagnes de guerre -ses armes- à leur emplacement. Epée, Arc, Lance, bouclier, poignard, sceptre, hache, il était bardé d’un véritable arsenal à tout épreuve. Parfait pour palier le fait qu’il était un être dépourvu de la moindre capacité magie. Même s’il provenait d’un monde empreint d’une force magique importante, il n’en avait pas été béni. Ça ne l’avait jamais empêché de faire son travail. La porte du sas s’ouvrit sur une vision de toute beauté, un soleil amorçant son ultime descente et se parant de teintes rouges et ors se répandant sur la plaine herbeuse infinie. Dans la périphérie de sa vision, le minuscule village à l’architecture ronde apparu. Firion prit une profonde inspiration. Ce monde avait une place spéciale pour le gardien. Il ne savait pas trop pourquoi, ou comment, mais il dénichait pas mal de points communs entre cette étoile et son royaume d’origine. C’était... étrange. Très étrange. L’atmosphère était semblable, mais également plusieurs autres choses. La première fois qu’il était venu en ces lieux, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un de ces gros oiseaux jaunes dépourvu de la capacité de voler ? Puis, ils avaient également le même nom... Des Chocobo. Chez lui, on les trouvait dans une forêt au sud du royaume de Kashuan. L’ancien royaume de Scott et de Gordon... Tout ça l’avait ramené en arrière, loin en arrière. Il avait déjà eu le privilège de chevaucher ces bêtes fabuleuses. C’est avec un certain pincement au cœur qu’il les aperçu une fois encore au loin. Dans ce monde, ces oiseaux semblaient plus répandus que chez lui, permettant de réaliser divers travaux physiques plus facilement. Un léger sourire flottant sur son visage, il observa une paire de villageois se diriger vers leur chez eux après une dure journée de labeur. La curiosité les poussa à se retourner plus d’une fois vers le nouveau venu et son vaisseau, mais sans plus. La fatigue avait dû avoir raison de leur méfiance.
Le gardien se mit en route, accompagné uniquement par le faible claquement de l’acier sur l’acier de son équipement, mais, au bout de quelques minutes, un autre son lui parvint. Un son assez puissant pour l’atteindre, mais nullement un son d’urgence. Loin de là. Du piano ? Dans un village aussi minuscule c’était une découverte plutôt exotique et inattendue. La mélodie était emprunte d’une certaine mélancolie, presque même une pointe de nostalgie, du moins, c’est ainsi qu’il le ressentait. Firion hâta sa marche, qui, désormais, s’accompagna du souvenir à la fois douloureux et réconfortant de ses anciens compagnons d’armes. Qu’ils aient fait partie de sa famille ou non, qu’ils aient survécu à la guerre contre l’empire ou non. C’était presque comme s’ils l’accompagnaient, à ses côtés puisque devenu inoubliable pour le seul survivant de la troupe. Pas un jour ne passait sans que ses pensées ne se détournent vers eux, et, dans ce monde parfois si semblable au sien, en compagnie de la mélancolie de l’air ambiant, le résultat en était décuplé. Il ne se passait pas un jour sans qu’il souhaite les revoir, sans qu’il souhaite leur parler une dernière fois. Seule sa fuite en avant, tout plongé dans ce travail qu’il n’avait pas vraiment choisi, parvenait à lui faire oublier, au moins pour quelques heures qu’il avait été amputé de son univers.
Mais le Soldat ne pouvait s’accorder le moindre répit, car toujours plus de gens avaient besoin de lui, de son Ordre.

Etrangement, l’entrée du village était d’un calme olympien. Nul enfant ne profitait des dernières lueurs du jour pour s’amuser, nul adulte n’était visible pour effectuer les dernières tâches avant l’obscurité. En quelques pas, le gardien comprit, lorsque le son mélancolique laissa place aux « viva » de la modeste foule, il comprit la raison. Là, au pied de l’unique plan d’eau, tout le village s’était réuni autour d’un musicien qu’il n’avait encore jamais vu. Un musicien pourvu du clavier d’un piano. C’était donc lui qui apportait un peu d’animation dans ce lieu d’habitude si paisible. Prit de curiosité, Firion s’approcha et se mêla à la foule peu compacte. Et l’artiste reprit son œuvre avec une deuxième mélodie, très différente. Fini la nostalgie, la légèreté de l’air invitait plutôt à la douceur d’un avenir meilleur, celui auquel tous les habitants des mondes de lumières aspiraient. Celui auquel il aspirait également, depuis des années. Juste un avenir où il n’aurait plus à sentir le poids de ses armes sur ses épaules, où il n’aurait plus à couvrir ses mains de sang, où il pourrait être réuni avec ses amis, sa famille. Un avenir de lumière, qui se réaliserait une fois l’obscurité vaincue.
Il avait peu d’espoir de pouvoir les revoir, peu d’espoir de pouvoir un jour lâcher ses compagnes de son propre chef et non parce que sa vie lui serait arrachée sur le champ de bataille... Mais c’était toujours mieux que de laisser le vide s’emparer de son cœur.
Religieusement, presque hypnotisé par l’atmosphère créé, il écouta la symphonie du clavier de l’artiste jusqu’à ce qu’elle cesse de nouveau. Des applaudissements nourris se firent entendre et les siens virent s’y mêler. Plusieurs villageois, enthousiasmés, s’approchèrent pour le remercier et, parfois même, lui offrir de la nourriture ou quelques monnaies locales. Mis à part ce musicien, de ce qu’il avait pu voir, ce monde était identique qu’à son dernier passage. Paisible, en paix, les ténèbres n’avaient pas l’air de vouloir s’en faire un repas de choix encore. Néanmoins, le gardien ne pouvait en être sûr qu’en vérifiant de lui-même, et non en s’appuyant sur ses impressions faites en quelques minutes. La prudence était de rigueur, et, même si la confrérie se tenait relativement à carreau, les ennemis de la lumière restaient légion. Au bout de longues minutes, qui rapidement se transformèrent en un quart d’heure, la foule se dissipa, il restait encore pas mal de travaux à effectuer avant la fin du déclin de l’astre solaire. On pouvait ressentir une certaine joyeuseté dans les sourires des gens simples et des enfants. Seul Firion, resté immobile à fixer la scène avec lui-même un léger sourire aux lèvres, faisait désormais face à l’artiste. Outre sa virtuosité, il avait aussi été frappé par son regard perçant et peut-être un peu usé aussi, comme si son jeune âge apparent en avait vu d’autres. Mais ce n’était qu’une impression.
Il lui lança un sou d’or frappé de sceau royal du Roi Mickey avec une amplitude assez importante avant de s’approcher. Simplement, il engagea la conversation, sans autre intention. Il n’y avait aucun danger immédiat après tout.

« C’est plutôt rare de voir une personne avec un talent comme le tien s’arrêter par ici. » Il lui sourit. « C’était vraiment très beau. » Bien moins simplement, et plutôt solennellement, son poing vint rejoindre l’emplacement de son cœur et il fit une légère révérence. « Je suis Firion, gardien. » Puis ajouta, plus détendu. « Ça signifie que si tu as un problème, tu peux venir me trouver... A qui ai-je l’honneur ? »

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Firion protège en #0066ff ]Castle Pandemonium - "First Person Shooting"
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MessageSujet: Re: The Song of Melancholia [PV Firion] Mer 5 Oct - 4:29
La mélodie finale venait à peine de résonner dans le silence religieux de la vallée que les éclats reprirent de plus belle, simple récompense envers le musicien qui donnait un morceau de son art. D'un geste cérémonieux, je m'inclina doucement en retirant mon chapeau avant de le remettre correctement sur mon crane tandis que de nombreux humains aux visages béats de joie vinrent auprès de moi. Nourriture et or furent versé et j'acceptais avec un grand sourire leur cadeaux. Si le premier me laissait indifférent -je ne sentais que rarement le besoin réel de me sustenter- le second par contre alluma une légère flamme dans mes yeux : la flamme de l'avare éternel...

Comme pour les remercier de la "montagne" de bien dont il me faisait don, j'enchainai deux ou trois musique que j'avais entendu dans des mondes dont ils n'avaient même pas conscience de leur existence avant de finalement me retrouver seul... Du moins, c'est ce que j'ai cru sur le coup. Je sentais les rayons lunaires commencer à caresser la terre de leur pâleur tandis que le tintement d'une pièce volante caressa mes oreilles. Je l'attrapa d'un geste, entre deux doigt, avant de la laisser glisser le long de ma manche, droit dans ma bourse.
Je regarda alors face à moi, découvrant un homme à l'allure militaire et sérieuse dont la fratrie d'arme ne laissait guère de doute : il n'était pas d'ici...

Je l'écouta sans mot dire, gardant le même regard neutre que j'avais depuis mon arrivé en ce lieu. "Hmm... Un gardien, comme c'est intéressant", pensais-je en me retenant de sourire. Mon but étant de me faire bien voir par les petits lumineux, je commençais plutôt bien  Cependant, même si je doutais que mon nom réel soit très connu, quand il me demanda mon identité je préféra réfléchir sur un faux nom quelconque qu'il pourrait propager chez ses alliés. Mais, ce nom devait être important car ce serait alors ainsi que toute la Lumière me connaitrais...

- Je me nomme Allen, Allen Cross.

Je venais de répondre sans hésiter alors que mon esprit vide poursuivait sa recherche d'un faux nom. Ça n'allait tout de même pas recommencer comme avec Alice ??? Et pourquoi donc mon ancien moi intervenait il ici, avec ce Firion ?!
Un minute... Et si ce nom devait signifier autre chose ? Et si c'était plutôt un message pour moi... J'allais devoir creuser en ce sens, sauf si ce type se révélait plus perspicace que moi.

Physiquement, j'avais gardé un sourire neutre, presque joyeux, loin des questionnement monstrueux qui hantais ma conscience.

- Je vous remercie pour vos compliment mais... Voyez vous, ce lieu est tellement calme qu'il m'inspire grandement. Alors, certes c'est peut être une rareté mais c'est souvent là où l'on ne l'attend pas qu'on fait les meilleurs découvertes, ou au moins les plus surprenantes.

J'avais, heureusement pour moi, bien repris le contrôle et c'était mes propres mots qui sortait de nouveau de mes lèvres. Je voulais essayer de me mettre ce Gardien dans la poche, un tel allié pouvait en effet se révéler être un bénéfice des plus appréciables. Cependant, j'allais devoir la jouer fine... Mon pendentif avait beau masqué mes ténèbres derrière un faux voile blanc, une trop bonne vue et je serais dévoilé sans difficulté.

- A en juger par votre tenue, je suppose que les mélopées que vous entendez le plus sont celles des cris de douleurs... N'est ce pas, monsieur le Gardien ?

Ma question n'en était pas vraiment une mais je préférais feinter une ignorance sincère. Je connaissais très bien le rôle des Gardiens, ses protecteurs de princesses que la patronne rêverait sans doute de voir disparaître mais elle ne serait sans doute pas contre l'idée que je puisse les infiltrer...

- Dites moi, monsieur Firion, connaissez vous un peu la musique ?

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Firion
MessageSujet: Re: The Song of Melancholia [PV Firion] Mer 26 Oct - 4:06
« Jour 207 : ‘Allégresse’

L’Empereur est mort. Je le note car j’ai encore parfois du mal à le croire moi-même. Mais, l’évidence est pourtant bien présente : L’Empereur est mort !
Et depuis ce jour, la ville de Fynn semble plongée dans un état de fête constant. Le peuple a besoin de ça. Il a besoin de panser ses blessures ! De fêter la bonne nouvelle !

...de glorifier ses héros.

Ça fait plus de trois jours que je ne suis pas sortis de mes appartements au château.
Toute cette agitation me gêne. Mais ils ne comprennent pas.

Tous -Maria, Guy, Leila, Gordon, même la Reine Hilda-, à tour de rôle, tous sont venu me trouver pour que je participe aux festivités, pour que « Le grand héros » se montre à la foule. Ils disent que je devrais sortir de ma chambre, ils disent que je devrais enfin en profiter, faire ce dont la guerre nous a privé pendant près d’un an. Ils disent que le peuple me réclame -il nous réclame tous, mais je suis celui qui a donné le coup de grâce, bien que je ne sache pas comment cette information a pu filtrer. Ils disent également que les rumeurs les plus folles commencent à courir à mon sujet, celle selon laquelle je serai une espèce d’ange vengeur, un surhomme envoyé par les dieux pour les sauver du fléau de l’Empire. Ils disent que je devrai sortir pour démentir ces ragots et bien que je sois d’accord avec eux... Ils ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas.

J’ai tué un homme.

C’était l’homme le plus abject que cette terre ait portée, et si j’avais l’occasion de le refaire, je le referais sans la moindre hésitation.

Mais ce n’était qu’un être humain. Du moins, c’en était un.

Je ne veux pas être acclamé pour un tel geste.

Je ne suis qu’un homme, pas même un noble ou un homme d’arme. Non. Je ne suis qu’un orphelin à qui la providence a offert l’opportunité de prendre les armes pour défendre son pays. Et c’est tout ce que j’ai fait.

S’il vous plait, n’honorez pas un meurtrier.
»

Ces mots écrits appartenaient à un passé pas si lointain, un passé qui n’avait jamais été aussi présent. Bien conservé à l’abris d’un carnet, ces mots décrivaient à la perfection l’état d’esprit d’un homme. Juste un homme, qui prit tour à tour les titres d’« orphelin », de « rebelle », de « héros », de « soldat », d’« errant » et finalement de « gardien », titres plus souvent offert que véritablement acceptés. Ces mots n’étaient pas vains, ils n’étaient pas que thérapie du moment, mais ils étaient bel et bien véritables. Encore maintenant et pour le reste de son existence, Firion portera le poids des mots, le poids des titres, le poids de la guerre sur ses épaules. Il portera tout cela avec résolution et courage, ne cessant de lutter pour éviter d’être écrasé, pour éviter d’être broyé. Il était parfois si tentant de sombrer dans la mélancolie, de sombrer dans la dépression. Juste, de s’arrêter, de se coucher, de fermer les yeux, de s’endormir. Dormir pour éviter de penser. Dormir pour éviter d’agir. Juste dormir sans le moindre espoir que le lendemain soit plus léger, ne profiter que de songes informes et sans sens véritables.

Si tentant.

Mais il ne le pouvait. Il ne pouvait raccrocher ses armes, laisser les mondes en proie au chaos et à la guerre sans rien faire. Il ne pouvait faire taire sa conscience, celle lui susurrant doucement ses fautes, celle lui rappelant amèrement ses devoirs. Pour toujours et à jamais. Et c’est à ce son que le soldat se levait chaque matin, poussé par une force plus grande que la sienne, plus grande que sa volonté, celle du devoir. Il endosserait volontiers ce que d’autres ne pouvaient. Et, chaque jour, le sourire aux lèvres, il accomplira sa tâche, conformément à ses principes. Et, chaque nuit, il fermera les yeux et s’offrira en pâture à sa conscience. Pourtant, pour rien au monde il n’échangerait sa place avec un autre.
Pour ne devenir fou, pour ne pas sombrer dans la folie seyante à chaque homme d’arme parvenu au bout de leur chemin, Firion avait découvert un principe de vie : Profiter du présent.
Profiter de chaque instant, de chaque moment de bonheur et de joie.

Le passé était inaliénable, implacable. Le futur était désormais incertain, et flou. Mais le présent... Le présent restait fort et concret. Le présent était ce sur quoi il avait un peu d’emprise, sa touche de réalité. Dès lors, quand il avait la moindre occasion de le faire, il profitait de la moindre douceur de la vie. Et parfois, l’allégresse se cachait dans les moindres petits évènements de la vie. Cela pouvait être la température de l’eau un peu plus clémente à Atlantica, un magnifique lever ou coucher de soleil après une journée de travail éreintant, le plaisir d’un bon déjeuner, les longues discussions qu’il entretenait avec Ariel, la découverte d’un paysage à couper le souffle. La moindre petite chose se devait d’être prise, d’être amplifiée, d’être savourée aussi longtemps que possible. Tout ça pour maintenir un certain équilibre.
Et aujourd’hui, son morceau d’allégresse lui avait été donné par un étrange musicien itinérant, jouant ses morceaux au beau milieu d’un village minuscule, le décor de la plaine comme seul et unique théâtre. La musique, la musique que cet être jouait était un véritable enchantement. Parfois douce, parfois mélancolique, parfois porteuse d’un espoir certain. Le gardien était fasciné par la danse de ses doigts agiles sur le clavier, par la justesse des accords qui résonnaient. Dans sa vie, il avait peu l’occasion de rencontrer des gens d’art, simplement parce que, dans les temps qui courent, ces personnes ont tendance à disparaitre au profit des soldats. Quelle époque affreuse. Dans un monde idéal, les personnes ayant voué leur vie à prendre celle d’autres n’auraient pas lieu d’être, et, invariablement, seraient remplacé par des esprits brillants. Dans un monde parfait. Loin, très loin de l’univers dans lequel ils évoluaient donc. Mais, ces réflexions utopiques, Firion les laissa de côté. Si sa mission lui donnait l’occasion de faire de plaisante rencontre, pourquoi ne pas en profiter ? Le musicien l’intriguait, et il ne serait pas contre en savoir un peu plus sur lui.

La représentation terminée, le soldat se présenta en bonne et due forme et demanda à son interlocuteur d’en faire de même. Il aimait donner son titre de gardien, ne voyant pas l’utilité de le cacher et préférant être pris lui pour cible plutôt que n’importe quel autre habitant de ce paisible village. Détendu, il s’était adressé à lui sans la moindre arrière-pensée. Si suspicions il devait avoir, elles viendraient bien assez tôt. Allen, Allen Cross, Firion nota cette information dans sa mémoire. Définitivement, il n’avait entendu la moindre rumeur concernant un musicien itinérant se nommant de la sorte, mais son royaume d’adoption était loin des circuits habituels des ragots. Puis, gardant son sourire franc, Allen garda la parole. Il n’avait pas tort. Il ne savait pas pour la partie sur l’inspiration -il n’avait jamais été introduit à tout ce qui concernait l’art en général, puisque cela était réservé aux nobles-, mais il ne put qu’être d’accord avec la suite de sa phrase. C’est souvent quand on s’y attend le moins, quand la situation semble désespérée, que les plus belles rencontres se font, que les véritables amis se dévoilent. Le soldat connaissait ça, très bien, trop bien même. Comment les évènements changent les Hommes, à quel point les lieux les plus reculés et insolites pouvaient cacher de fascinant secret. Il opina du chef, et ajouta un simple « Je suis bien d’accord. », histoire que la conversation ne soit pas à sens unique.

Le musicien continua par une question, non, plutôt, une simple constatation. Interloqué -il était rare que l’on fasse mention à la partie sombre de son travail d’emblée-, Firion prit appuis sur sa jambe droite et croisa les bras. C’était une réflexion étrange, correcte, mais étrange. Il ne pouvait démentir ce fait, il avait malheureusement plus souvent l’occasion d’entendre le râle d’agonie de sans cœur ou d’autres êtres vivants plutôt que la douceur de mélodie enchanteresse, mais le lui faire remarquer ainsi d’emblée était... très inhabituel. Peut-être n’était-ce pas la première fois qu’il rencontrait un gardien, ou, au moins, un homme d’arme. Après tout, la guerre était totale, et les conflits, nombreux. Nombre de gens étaient confrontés à l’horreur de la bataille, souvent contre leur gré et, si Allen était bien une espèce de musicien itinérant comme il le pensait -peut-être n’était-il que de passage ici, en attendant de pouvoir rentrer chez lui ? -, il avait dû rencontrer lui aussi son lot d’ennuis. Le gardien n’était pas du genre à juger au premier abord, plutôt de celui à respecter autrui, jusqu’à un certain point toutefois. Mais le musicien ne s’arrêta pas sur son premier écho, préférant poser une question, une véritable question cette fois-ci.

Firion fronça les sourcils, véritablement pris au dépourvu par l’individu en face de lui. Habituellement, quand on apprenait son statut de gardien, il était plutôt inondé de demande d’élimination de sans cœur ou autres menaces ou même par des compliments -non qu’il les acceptait de toute manière. C’était... nouveau, presque rafraîchissant et il ne put s’empêcher de sourire. Allen vivait peut-être un peu trop la musique mais parler d’autre chose que de la guerre était toujours un bon point à prendre. Être à la même hauteur que son interlocuteur aussi.

« Laisse tomber le ‘monsieur’ et le vouvoiement, je ne suis pas si vieux, tu sais. » Même si ses cheveux argentés pouvaient parfois prêter à confusion, ça et son air sérieux, il n’avait pas encore atteint trente ans, et n’y serait pas avant quelques années. En revanche, sous son chapeau, son interlocuteur lui paraissait bien plus jeune, un peu trop jeune pour être seul sur les routes ? « Et bien... » Sa main rejoignit sa nuque. Il n’était absolument pas un adepte de la musique après tout. Faute de temps, et de connaissance. « Je dois t’avouer que non. Je ne suis qu’un spectateur occasionnel. Mais ça ne m’empêche pas d’apprécier de temps à autre la prestation de musiciens de talent. » Et il ajouta, tout en reprenant ne pose plus ouverte. « Mais je suis persuadé que tu pourrais m’en apprendre plus, non ? »

En réalité, ce n’était qu’une constatation, il n’attendait pas vraiment de réponse à son affirmation. Après tout, comparé à lui, il était clair que le jeune homme possédait au moins un millier de fois plus de connaissance en musique que lui. Firion pointa le clavier nonchalamment.

« Ton... ‘piano-portable’... -quel était le nom de cette chose ? Il n’en avait même jamais aperçu auparavant, mais cet instrument ressemblait vaguement à un piano- a l’air rudement pratique pour voyager. Mais je doute que tu puisses bâtir ta fortune ici. » Simple constatation également, le musicien n’avait pas refusé l’argent, après tout. « Il y a une raison particulière pour ta présence ici ? »

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MessageSujet: Re: The Song of Melancholia [PV Firion] Jeu 10 Nov - 21:02
- Je me nomme Allen, Allen Cross


Ça avait été dit avec un telle naturel que j'en venais à me tromper moi-même. Cette intervention de ce qui était possiblement mon autre moi, ou plutôt mon vrai moi, était loin de m'enchanter des masses autant qu'il m'arrangeait dans le fond. Je n'avais pas eu d'idée intéressante et, même si elle était imprévu, cette "intervention" me donnait des informations sur celui que j'étais et une bonne couverture... Mais je hais ne pas avoir le contrôle.

Cependant, prudence oblige, je garda un masque de marbre en lui montrant le visage souriant d'un musicien qui s'adresse simplement à son publique. L'air ambiant était tellement doux qu'il m'aidait, je dois bien l'avouer, à conserver une indifférence la plus totale envers mes propres troubles. Et puis, ce n'étais certainement pas dans mon intérêt que ce maudit Gardien devine ce que j'étais réellement alors je pris la décision de la jouer curieux.
Une trop grande connaissance du rôle de Gardien risquant de m'attirer des interrogations trop pointu, je resta neutre en ne me basant que sur ce que mes yeux voyait : une fratrie d'arme prête à déchirer la chair de ceux qui se mettait sur son chemin.
Ce gars aurait presque du gout si il n'étais pas du mauvais côté de la barrière.  

- Oh, vous savez, on m'a toujours appris à montrer une grande politesse envers ceux qui m'écoute. Tout musicien devrait en faire de même surtout quand ils sont aussi jeune que moi...

Ce mensonge était tellement amusant. Certes, je ne connaissait ni son age ni même celui que j'avais vraiment mais c'était suffisamment crédible pour que je puisse en jouer selon mon bon vouloir.
Déjà à l'époque du Black Pearl, bien des matelots avaient déchanté en comprenant que je n'étais pas un mousse mais bien le second de Jack et quelle délice pour moi de leur inculquer la hiérarchie à grand coup de tonnerre : leur air ahuris étaient un délice des plus appréciables.
Mais je m'égare dans mes souvenirs là, je devrais plutôt me concentrer sur les mots de ce Firion.

J'aurais d'ailleurs tellement voulu l'écharper en l'entendant s'adresser aussi familièrement à moi. Comme ces maudits marins d'eau douce, j'aurais voulu lui montrer à quel point je lui étais supérieur en tout point mais... ce n'était pas vraiment une bonne idée. Je ne connaissais pas si bien que ça ses compétences et le simple fait qu'il possède le titre de Gardien démontrais qu'il étais bien plus habile que de vulgaires péquenots : je devais au moins lui reconnaitre ça.

- Je pourrais sans doute oui... Encore faut il que vous ayez le talent et la patience pour comprendre tout les subtilités d'un art que même moi je ne maitrise pas encore à la perfection. Après tout, la musique est telle l'air, mouvante et sous des myriades de forme.

Je soupira longuement sur la fin de ma phrase, fermant les yeux pour me laisser bercer par l'atmosphère ambiante tandis que les pâles rayons lunaires commençait à caresser nos visages. Le jour avait cédé la place à sa sœur sombre comme la foule avait laissé place à deux simples bavards.

-La règle la plus cruciale en musique c'est que partout, un génie peut apparaitre...

Cette phrase m'était familière. Pas comme si j'avais simplement cru en ça et que je l'avais crée de toute pièce, non, elle était déjà présente en moi mais là je n'arrivais pas à savoir d'où. Ça ne datait ni de l'époque de Jack ni de mes voyages alors était ce encore plus ancien ?
Rien ne vient me le confirmer, pas même une de mes absences qui devenait récurrente et qui me montrait des fragments de ce qui était peut être mon passé.

Lorsqu'il m'interrogea sur mon instrument, je lui lança un regard amusé. Ce débutant serait facile à tromper sur l'origine de mon arme... Il ne restait plus qu'à la jouer fine, comme toujours.

Je le fit disparaitre dans un éclat doré avant de me redresser pour lui faire face. Ou plutôt essayer car j'étais un peu plus petit que lui même debout. Ça avait un côté un peu rageant d'ailleurs...

- Disons que je ne suis pas que musicien... Mon maître ne l'étais d'ailleurs pas du tout même si c'était un grand mélomane : je suis d'abord et avant tout un mage. Ou tout du moins, c'est ce que j'aurais souhaité être...

Je poussa un long soupir, prenant volontairement un regard triste comme si je replongeais dans de douloureux souvenir.

-J'ai commencé à étudier la magie dans un monde loin d'ici, je souhaitais apporter gloire et fortune à ma famille mais surtout le bonheur car nous n'étions pas bien riche... Dans mon monde, la musique et la magie étaient les deux seuls voie où l'ont pouvait se faire connaître mais je n'avais de réel talent que pour le premier, le second n'était que peu présent au fond de moi... Je marcha longuement autour de Firion, lui tournant le dos pour contempler la lune au loin.  Lorsque je me suis présenté à mon maître, je ne put le convaincre avec mes talents magique mais, alors que j'avais laissé tout espoir, un petit éclat doré devant moi fit apparaître ce piano fort étrange pour moi aussi. D'instinct, j'en ai simplement joué.

Je me tourna de nouveau vers lui, un un grand sourire triste sur les lèvres tandis que la lune faisait comme un halo autour de ma tête.

- Il a été charmé par mon talent musicale. C'est tout ce qui l'a convaincu et il ne m'a pris comme apprenti que pour profiter chaque jour de ce talent... Tout du moins, jusqu’à ce qu'il se mette à changer.

Ce n'étais pas si évident pour moi mais je parvint à faire goutter de légère larme le long de mes joues.

-Il sombra dans une sorte de mégalomanie, parlant continuellement de la "Grande Magie" et des "Sans-cœurs"... A l'époque, je ne comprenais pas ses délires alors je n'ai rien fait...

Comme si j'en avais soudain honte, je me retourna vers la lune comme pour cacher mes propres larmes qui transparaissaient pourtant clairement dans ma voix.

-Vous savez, monsieur Firion, les êtres humains sont parfois terrifiants... Et mon maitre fut sans doute celui qui m'effraya le plus car... Il a tout détruit... Tout.
Mon monde n'existe même plus aujourd'hui et je n'ai pu m'en sortir que par un grand coup de chance...


Je m'essuya les yeux avant de le regarder de nouveau, m'efforçant d'avoir un sourire triste aussi sincère que possible.

- Voilà pourquoi je suis ici... Ce monde ressemble un peu au mien et puis, certes je souhaite toujours faire fortune et être connu comme pour rendre un dernier hommage à ma famille et je sais que ce n'est pas dans ce monde que je pourrai atteindre ce but mais... De grande chose commence toujours par de petit pas, non ?

Tant de cinéma pour l’apitoyer sur mon sort : en un sens, j'aimais profondément mon talent d'acteur.

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MessageSujet: Re: The Song of Melancholia [PV Firion] Sam 7 Jan - 16:15
« Jour 66 : Naïveté

Je profite du fait que les autres se soient endormi pour écrire ceci. Mon tour de garde est fini depuis déjà longtemps, mais je n’ai pas à cœur d’aller dormir. J’ai trop de choses en tête. Alors, autant que je me rende utile en permettant à d’autres de se reposer.
Nous sommes en route pour aller sauver la Reine des griffes de ce fanatique d’Empereur. Cela fait des semaines qu’elle nous a été enlevée et remplacée par ce monstre ignoble changeant de visage. Lamia... Dieu, ce que je peux haïr ces créatures du diable. Tromper ainsi les hommes avec leur charme, leur voix pour mieux les anéantir par la suite. Il y a-t-il plus fourbe comme stratégie d’attaque ?! Comment ai-je fait pour ne rien remarquer ? Pour me faire avoir de la sorte ? Rien que repenser à la scène, à ses mots, à ses mains... je me dégoute.
Personne ne me blâme. Et c’est normal parce que personne ne sait. J’ai préféré garder le silence sur cette affaire.

Mais moi, je sais. Je sais tout ce qui s’est passé dans cette pièce à l’écart de tout.
J’espère que personne d’autre ne le devinera. J’espère aussi que cela n’entamera pas ma relation de confiance avec la Reine.

J’espère juste pouvoir continuer à jouer au soldat en face d’elle. L’avenir nous le dira, je suppose.

.... Comment ai-je fait pour me faire avoir de la sorte ?

Suis-je trop naïf ? Suis-je encore trop jeune pour la guerre et ses duplicités ? Est-ce qu’un soldat vétéran se serait rendu compte avant moi du déguisement parfait de cette lamia ?
Je ne sais pas... Je ne suis pas sûr. Même le Roi, même Minwu s’y sont laissé prendre. Alors comment moi, qui n’avait jamais eu l’honneur de rencontrer Dame Hilda avant cette guerre, aurait pu m’en rendre compte avant ?

Puis...Est-ce si mal d’être naïf ?

Je ne suis pas certain que je veuille soupçonner tout le monde de trahison. Hommes, femmes, enfants, vieillards, je préfère croire qu’ils viennent à moi pour me saluer, pour me demander de l’aide, plutôt que penser qu’ils veulent me poignarder dans le dos.
J’ai foi en l’humanité et en sa bonté.
Je les vois tous, tous ces vétérans, je les entends même. Ils nous conseillent de nous retirer.
Soi-disant nous sommes trop jeunes, soi-disant nous l’avons pas été formé à l’art de moissonner le plus d’âme en un court laps de temps. Soi-disant trop naïf pour la guerre.
Trop naïf, trop naïf, trop naïf.

Mais moi, je ne veux pas oublier pour qui l’on se bat. Toutes ces personnes que nous devons libérer de l’Empire.

Je préfère la naïveté au soupçon.
»


Car naïf, le soldat l’était. Encore maintenant, il l’était. Fort peu de personne était au courant de ce trait de sa personnalité, simplement parce que les gardiens travaillaient souvent seuls. Trop de travail, trop peu de personne pour le faire. Il fallait combattre à ses côtés jour après jour pour se rendre compte que le soupçon n’avait encore jamais atteint sa foi en l’humanité. Il était naïf. L’être était une chose, le savoir en était une autre. Sa force résidait dans le fait qu’il le savait parfaitement. Il savait parfaitement qu’il avait tendance à ne soupçonner personne de connivence avec l’ennemi, encore moins quand il s’agissait de femmes. Il savait parfaitement que les êtres des ténèbres se servaient allégrement de cela pour atteindre le cœur des Hommes. Pour manipuler, pour trahir, pour tromper. Ne l’avait-il pas été superbement il y a peu ? Là, dans ce manoir immaculé, il avait cru à l’histoire d’un homme rencontré dans la seconde, sans le questionner d’avantage, avant de se rendre compte de la supercherie. Et encore, uniquement lorsque ce faux-porteur les avait attaqués et pas avant.
Ce traitre, il l’avait tué. Sans que sa sympathie pour ce « frère d’arme » ne fasse trembler son bras et la prise de son arme. Un seul coup, sec, précis, en plein cœur et il n’était plus.
Être Naïf est une chose, en mourir en est une autre.
Au final, les traites finissaient toujours par se dévoiler tôt ou tard et affronter les conséquences n’étaient pas réellement un problème pour lui. Il avait l’expérience avec lui. Puis, qui pourrait croire qu’un homme aussi expérimenté dans l’art de la guerre, dans la guérilla et la rébellion puisse être... naïf ? Personne. Simplement personne. Car depuis que les ténèbres avaient englouties sont monde, personne n’était assez proche de lui pour s’en rendre compte.
Il tenait son rôle à la perfection, celui du parfait soldat. Sans peur et sans reproche. Vengeur de la lumière, sauveur de ses habitants.
Firion le savait. Son journal personnel en surprendrait plus d’un. C’est bien pour cela qu’il le gardait jalousement dans ses appartements ou dans son vaisseau personnel. Si un jour ou l’autre, le contenu de son carnet venait à être révélé à toute autre personne, il n’était pas certain de savoir comment réagir. Devrait-il avoir honte de ses pensées les plus intimes ? De ces faits brutaux contés avec froideur par sa plume de l’époque ? De tout ce sang d’Homme qui avait coulé sur ses mains avant l’avènement des ténèbres ? Souvent, il se demandait s’il était assez « pur » pour combattre dans le camp du Roi-souris, lui qui semblait dénué de la moindre trace de malveillance. Mais il lui suffisait de songer à la diversité des origines des gardiens, pour savoir que là était sa place. Particulièrement, certain d’entre eux pouvait rivaliser, voire même le dépasser, en termes de victimes humaines. Ils n’en restaient pas de vaillant compagnons d’arme à qui il confierait volontiers sa vie. Et cette confiance allait dans les deux sens.
C’est avec cette pointe de naïveté si particulière que le soldat s’adressait à ce musique rencontré par le fil du hasard. Une simple conversation, toujours emprunte quelque part par son devoir. Là, sous-jacent à ses mots, ses questions s’orientaient toujours pour en connaitre un peu plus sur la situation, sur son interlocuteur. Car si ce monde ci n’était que calme à l’heure actuelle, ce ne serait peut-être pas toujours le cas. A moins que ce soit le suivant qui ait besoin de son aide. Qui sait ? Le sujet du pourquoi de la présence du jeune ‘Allen’ en ces lieux fut abordé. Firion n’était pas sûr de recevoir ne fusse qu’une réponse claire à ce sujet. Le musicien fit d’abord disparaitre son étrange piano avant de se relever. Alors...c’était un objet dans ce style ? Le gardien était tout bonnement incapable de faire de tel tour de passe-passe avec ses armes, mais il avait suffisamment assisté à ce genre de scène pour ne plus d’étonner de ce genre de chose. C’est alors qu’Allen commença son récit. Un récit qui se teinta de passé, de tristesse et de remords. C’est ce qui transparaissait dans ses mots, dans sa voix, dans son attitude. Une douleur qu’il avait déjà vu mainte et mainte fois dans l’attitude des personnes de Traverse Town, quand il y résidait. L’histoire sonna aux oreilles du gardiens comme une redites de ce qu’il avait déjà entendu auparavant. Un monde de magie, un être assez fou pour entrer en contact avec les ténèbres, un entourage qui se voile la face... et le tout se termine dans un carnage sans nom. Un carnage et une destruction pure et simple d’un monde sans nom et qui n’en aurait peut-être jamais. Firion croisa ces nombreuses informations avec ce qu’il savait déjà. Si le monde de ce garçon avait été anéanti par l’ombre, il avait dû passer à un moment ou à un autre à Traverse Town. Or, il ne l’y avait jamais croisé à l’époque où lui-même il y avait séjourné. En même temps... depuis qu’il était devenir un gardien et qu’il avait voué sa vie à protéger les princesses de cœur et leur royaume, il n’avait plus eu l’occasion de s’y rendre. Pas aussi souvent qu’il aurait voulu. Et à la vue des larmes discrètes du musicien-mage, de son ton empli de douleur, il devina ce récit comme récent. Très récent et encore douloureux. Était-ce pour cela qu’il avait dévoiler tout cela d’un bloc ? Pour exorciser ses démons ? Parce qu’en parler est quelque part une bonne thérapie ? Le soldat ne pouvait pas l’affirmer, puisqu’il n’avait discuté avec qui que ce soit de son propre monde. Oh, le Roi était bien au courant, mais ça s’arrêtait là.
C’était l’histoire de ce musicien itinérant qui aurait voulu être un mage. Et pourquoi devrait-il la remettre en cause d’emblée ? Au pire elle était fausse et il serait le seul à en subir les conséquences, au mieux elle était vraie et ce presque adolescent aurait besoin d’un temps de réconfort.
Firion laissa s’échapper un discret soupir. Il n’avait pas décroché un mot pendant ce qui était devenu un monologue. Il n’était pas ennuyé par ce récit, plutôt las de constater que son combat ne produisait pas encore les fruits escomptés.

« Je suppose que tu as raison... » Comment pouvait-il lui donner tort ? Ses petites actions de rebelle avaient mené au renversement du plus terrible des tyrans qu’il avait connu après tout. « Je suis désolé de ce qui est arrivé à ton monde. Puisse la lumière guider tes pas désormais. » Juste une prière lancée sans réellement once de croyance, comme une phrase apprise et répétée par cœur. Il se retint d’ajouter que cela ne se reproduirait plus jamais. Car il ne le pensait pas. Le souhaiter oui, l’espérer aussi, tout comme ce champ de rose à perte de vue qui souhaitait voir éclore. Quand est-ce que la nuit était tombée ? Il ne savait le dire très bien, tout ce qu’il savait, c’est que l’essentiel de son travail s’effectuait de nuit. La nuit, les ténèbres s’activent, les sans cœurs sortent de leur cachette et attaquent les âmes infortunées. La lueur forte de l’astre lunaire lui permettrait de se situer dans sa patrouille, mais il ne pouvait laisser ‘Allen’ seul dehors. « Suis-moi. On va marcher un peu. Je ne voudrai pas qu’il t’arrive quoique ce soit pendant que je patrouille. »

Car il ne pouvait oublier ce pour quoi il était venu. Aussi fit-il quelques pas dans le village avant de s’assurer qu’il était bien suivi. La lueur de la lune était un avantage indéniable, mais il craignait qu’elle ne dissuade les engeances de l’ombre de sortir de leur cachette. Quoique l’opportunité de dévorer un gardien ne se refusait pas...

« Tu sais... » il décide de briser ce nouveau silence qui s’était installé. « C’est très gentil de ta part de répandre ta musique dans les mondes, surtout les plus reculés comme celui-ci. » Il était sûr que ce concert improvisé avait ravi le cœur de ces honnêtes paysans. Dans les temps de guerre, tout était bon à prendre. « Mais tu devrais faire attention à ta sécurité également. »

Il était mage, non ? Il devait donc connaitre deux ou trois sorts de magie offensive. Mais Firion préférait le mettre en garde. Il avait vu trop de personne, parmi les plus aguerries, mourir pour ne pas le faire. Alors qu’ils arrivaient en proximité de l’auberge, une première secousse, puis une seconde retentirent. Elles forcèrent le gardien à s’arrêter pour ne pas tomber et brisèrent quelques vases de terre cuite posés sur les rebords des fenêtres. Tremblement de terre ? Du jamais vu dans cette région.

« Qu’est-ce que... ? » Une troisième secousse, plus forte encore éclata. Le gardien s’accroupit directement et posa sa main au sol. Quelque chose n’allait pas. Ce n’était pas... naturel ? Une dernière secousse lui donna la confirmation. La terre elle-même sembla s’élever quelques instants, roulant comme si quelque chose souhaitait en sortir. Quelque chose de vivant. De ce qu’il savait par les rapports des gardiens, le village était bâti sur une ancienne mine et une usine souterraine. Mais tous deux était désaffectés, non ? Le gardien ne savait même pas comment rejoindre ces endroits. Il souffla doucement « Les mines.. » avant de se redresser et de s’adresser au jeune homme l’accompagnant. « Allen, ça ne me dit rien qui vaille. Tu devrais trouver un endroit pour t’abriter ! »

Mais peut-être était-ce déjà trop tard ?

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The Song of Melancholia [PV Firion]

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