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Mundum sicut vere est, [PV : Akane Chöko]

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MessageSujet: Mundum sicut vere est, [PV : Akane Chöko] Mer 16 Nov - 11:43
Je m'écrasais alors contre contre un mur, glissant jusqu'au sol de pierre dont était fait la ruelle. Les lieux étaient sombres, la lune était cachée derrière d'imposants nuages et la lumière des lampadaires ne parvenait pas jusqu'à la ruelle ou je me trouvais. Ici, ou le calme semblait régner dans une atmosphère bourgeoise, j'étais de nouveau confronté à la réalité, à la pourriture qui s’immisçait lentement dans la société. Seuls les fous pouvaient en venir à penser que le monde tournait droit, qu'ils étaient à l'abri derrière le voile qu'ils plaçaient devant leurs yeux pour éviter de voir la réalité en face. Face à moi se trouvait cinq personnes debout, cinq hommes dont quelques-uns étaient armés de simples couteaux, cinq voleurs de bas-étages que je devais arrêter. Bien que pour le moment, c'est moi qui était au sol avec un futur beau coquard. Comment-en étais-je arrivé ici, sur le sol froid et gris de pierres. Cela ne faisait que quelques minutes que j'avais posé le pied pour la première fois dans ce monde classieux. Ne pouvant réellement contrôler la chose qui m'envoyait à travers les mondes, je n'avais guère le choix que de faire avec le monde qui m'était attribué. J'avais commencé une rapide excursion dans ce qui semblait être une grande ville, sans doute une capitale car la royauté semblait être présente au vu des grands châteaux que je pouvais apercevoir. Je n'eus malheureusement pas le temps d'explorer la ville à ma convenance que j'entendis des cris. Je n'avais pas le droit au repos, une chance de purifier un peu plus l'univers s'offrait sans doute à moi. Je m'étais donc précipité dans la direction des bruits pour y découvrir un étalage en ruine. Au milieu des débris se trouvait une personne étendue sur le sol. A mon arrivée elle pointa une direction encore sous le choc.

"M-m-mes... Ils m'ont tout pris ! Par-là ! Appelez les mousquetaires, je vous en conjure !"

Sans l'écouter plus longuement, je m'étais précipité dans la direction indiquée, courant aussi vite que je pûs. Je ne savais pas réellement qui étaient ces mousquetaires, certainement les gardes locaux et je n'avais pas vraiment le temps de partir à leurs recherche. Surtout si comme je l'avais bien imaginé il s'agissait de simples bandits dont je pouvais moi-même m'occuper. Maintenant que j'y pense, j'aurais peut-être du donner mon nom à l'homme à qui je venais en aide. Ce n'était pas si grave d'un autre côté, je reviendrais vers lui pour lui signifier que ses agresseurs ne seront plus nuisibles après m'être occupé d'eux. J'ai donc couru longtemps, très longtemps avant de les rattraper. Evidemment, n'ayant pas vu les agresseurs, je ne pouvais être certaine que ce soit eux mais cinq hommes portants des masques sur le visage courant à vive allure avec de gros sacs sur le dos, c'était tout de même étrange. Peut-être même un peu cliché. Il s'agissait donc de voleurs... Agresser quelqu'un pour ensuite le voler, voilà des êtres abjects. Je les ais suivis ainsi quelques temps et lorsqu'ils ralentirent enfin, se sentant hors de danger, je m'étais avancé.

"Vous avez pêchés. De tels crimes sont inexcusables, rendez vous immédiatement et vous pourrez continuer vos misérables vies... derrière les barreaux j'entends bien."

Ils m'avaient tout d'abord fixé avant de se mettre à rire. Personne ne se rendait jamais, s'en était épuisant. Au contraire ils me proposèrent de filer, de faire comme si je n'avais rien vu. En réponse, je restai stoïque et leurs annonçait leurs destin d'un ton neutre.

"Très bien. Criminels, vous vous êtes mis en travers de la justice et vous avez refusé de coopérer en rejetant la reddition. En ce lieu et en ce jour, moi Portos Portauvent, se trouve dans l'obligation et le devoir de vous occire. Puissiez vous trouver le repos malgré les démons qui hantent vos âmes."

Je posais la main sur mon glaive, avant de recevoir un violent coup dans le ventre. J'avais volé de quelques mètres avant de m'écraser contre le mur. L'homme qui venait de me frapper avait une force monstrueuse, je restai ainsi quelques secondes le souffle coupé. Voilà comment j'étais arrivé ici. Mais ce n'était pas la fin de l'histoire, loin de là. Comme toujours je me relevais, chancelant légèrement. Celui qui venait de me cogner et qui semblait être la tête pensante de ce petit groupe me donna une dernière chance de faire demi-tour si je tenais à la vie. Quel insolent... Sans un mot je me mise en position de combat pour avancer lentement vers eux. Je fus la première à attaquer, plantant mon glaive en avant en direction de la tête pensante. Il s'agissait d'une loi universelle. Coupez la tête de la bête, et le reste du corps s’effondrera seul. Je gardais tout de même mon écu levé, prêt à parer un potentiel mauvais coup. Mon opposant se mouva alors à une vitesse dont je ne soupçonnais pas l'existence. Il attrapa mon bras qui tenait la lame pour le baisser en continuer avec un coup de coude au niveau de mon visage. Je lâchai sur le coup mon arme et recula. Quelque chose de chaud s'écoula de mon nez qui me faisait souffrir atrocement. Je passais mon bras pour l'essuyer. Du sang se révéla à moi comme je l'avais soupçonné et mon nez n'était certainement plus droit à l'heure qu'il est. Mon opposant me chargea alors, gagnant ainsi l'initiative du combat. Je n'avais plus d'arme, je souffrais... Mais j'étais loin d'abandonner. Il était plus fort et certainement plus entraîné, mais ma détermination était sans faille ! Plutôt que de reculer ou que de me mettre en position de défense, j'optai moi aussi pour l'attaque. Arrivée à sa hauteur, je me baissais directement pour éviter ses poings et pouvoir contre attaquer. Malheureusement, mon ventre rencontra son genou envoyé avec force. De nouveau le souffle coupé, je ne pus rien faire lorsque ce dernier enchaîna les coups de poings juste derrière. Le peu d'armure que je portais se brisa sous les coups répétés de l'homme. Mon regard devenait flou, mes jambes commençaient à chanceler et j'étais presque certaine qu'il m'avait fêlé au moins une côte l'ordure. Finalement, il me souleva par la gorge. La respiration commença à manquer.

Les pieds ne touchants plus le sol, je sentais peu à peu la vie me quitter. Non ! Je n'avais pas le droit de périr ici. Ma noble quête n'était pas terminée ! Je me mise à hurler, pour me donner force et courage. Puis je frappai de toutes mes forces le bras de l'homme de mes deux poings, un de chaque côté de son bras plus précisément au poignet. Une craquement se fît entendre et mon opposant me lâcha, me laissant m'écrouler sur le sol. Reprenant ma respiration avec empressement, je vis l'homme reculer se tenant la main. Comme il portait un masque, je ne saurais dire exactement l'expression qu'il avait. Mais j'étais certaine qu'il souffrait. Douce vengeance... Il s'avança lentement vers moi, encore au sol. Avant de lever le pied, je n'avais pas réellement le temps de riposter, aussi je fermais les yeux et essayai de mettre mon écu en avant. Je ne sentis pas le coup venir. Finalement j'ouvris de nouveau les yeux, ils étaient en train de courir, fuyant la ruelle. Des pas approchaient, ils avaient sans doute décider qu'ils avaient perdus trop de temps ici et ne voulant surtout pas être trouvés, ils avaient pris la fuite. Il n'y avait qu'une série de pas, elle venait de derrière moi. Je restai étendue dos contre terre, fixant le ciel nocturne et nuageux. J'étais vraiment nulle... Comment pouvais' je dire porter le nom de mon frère avec si peu de volonté ? C'était indéniable, mon opposant m'avait surclassé. Je n'avais pas le niveau, il allait falloir que je remédie à cela prochainement. La personne n'était désormais plus très loin je pouvais entendre ses pas devenirs de plus en plus lourds. Sans doute, la remercierai-je. Même si ce n'était peut-être qu'un hasard qui l'avait poussé à passer par ici à cette heure de la nuit. Quant à ce groupe de voleurs... Ce n'était que partie remise...
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Akane Chöko
MessageSujet: Re: Mundum sicut vere est, [PV : Akane Chöko] Mer 16 Nov - 13:52

Mundum sicut vere est.
ft. Béatrice
Couleur des dialogues en #ff6600
pensées d'Emiko en italique
«Reste fort lorsque tu te sens faible, brave lorsque tu as peur et humble lorsque tu es victorieux.»


Cela devait bientôt faire trois semaines qu’Emiko avait terminé son tête à tête avec ce Baldryck. Finalement, après lui avoir volé du sang pendant leur petit jeu, la douleur et les blessures avaient été moins grave que prévu. Le réveil en tant qu’humaine n’avait pas si dur. Il avait juste les jambes, les bleus et les suçons qui restaient. Rien que la pensée même de ce combat dans les deux sphères de la vie m’était la vampire dans une joie immense. Mais la récréation était terminée et Akane avait repris le dessus pour finalement se retrouver dans ce monde. Puis se fut une rencontre avec une jeune femme dans la jungle. C’était un peu par simple envie cette fois. Prendre l’air en évitant de tomber sur des gens ou même partir à la poursuite de ceux du Centre.

Ainsi, l’humaine avait laissé son vaisseau dans un coin reculé du monde et venait tout juste de rentrer dans la ville. Comme une touriste, elle laissa plutôt ses pieds la guider que sa tête. Plus la brune avançait et plus un château se laissait apercevoir. Le lieu était loin des autres qu’elle avait pu visiter depuis sa fuite. Lui était trop luxueux et trop beau. Elle sentait déjà sa partenaire de vie grimacer. Puis, pendant son escapade, une seule chose l’arrêta dans son élan. En levant le nez au ciel, un élan d’effluve bien connu des deux se dégagea des autres odeurs.  

- Tu sens comme moi ?
- Oui.
- On va voir ma petite Aka ?
- Ce n’est pas assez fort et puissant pour te faire sortir alors pourquoi pas.
- Évite d’être trop sûre de toi. Tu risques de tomber de haut.


L’humaine évita d’en dire d’avantage étant donné que son double aimait toujours avoir le dernier mot. Calmement, elle commença à se diriger vers l’odeur reconnaissable entre mille pour une hybride comme elle. Pour avouer, elle ne savait absolument pas sur quoi elle allait tomber. Mais une chose était sûre : le peu de sang qu’elle sentait ne devait pas être quelque chose de grave. Une coupure ou un règlement de compte tout au plus. Dans un soupir, elle se prépara à voir un léger changement à ses yeux. Des pointes de rouges allaient se dégager de la masse bleue claire. En arrivant dans une des rues, Akane trouva étalé à terre une étale où son propriétaire essayait tant bien que mal de remettre sur pied. En passant à côté, elle l’entendit marmonner quelque chose par rapport à des voleurs et une fille. Suivant son chemin et son objectif, la brune continua sa promenade de santé encore plusieurs minutes avant de commencer à ressentir une autre odeur bien plus puissante que du sang.

Même Emiko envoya une dose importante de sentiments pour lui affirmer son idée. C’était étrange. La dernière fois qu’elles avaient sentit ce genre de chose elles avaient fait un massacre au Centre. Un survivant ? C’était fort possible. Après tout certains n’avaient pas pu participer étant en mission. La cendrée immisça doucement la possibilité de sortir si cela s’avérait vraiment être ce qu’elles pensaient. Mais ferme, l’humaine repoussa la tentation avant d’entendre une dernière remarque : si un combat avait lieu, Akane risquait fort bien de mourir. Cette idée lui glaça le sang mais elle n’eut pas le temps de s’attarder davantage vu qu’elle arrivait enfin au lieu où l’odeur était la plus forte.

Lorsqu’elle daigna enfin s’arrêter, la Faucheuse fut assez surprise de remarquer une silhouette à terre. C’était cette dernière qui puait le point faible des deux femmes. Puis l’autre odeur commençait à se faire lointaine. Comme si elle se prenait la fuite. Dans un sourire, la brune s’approcha de la personne à terre et lui tendit une main pour l’aider à se lever sans lui adresser la parole. Si les autres pensées pouvoir lui échapper, ils pouvaient toujours espérer. Comme un chien de chasse, l’hybride pouvait les suivre de très loin. Surtout que maintenant elle se focalisait sur l’odeur étrange. Mais dès que la personne se redressa, Akane coupa court à ses pensées pour la détailler. Une fille. Des traits de gamine. Un bouclier. Une tenue loin d’être féminine mais pourtant…

- Ton nez est dans un sale état.

A la vue du sang étalé, le cœur de la jeune femme se mit à palpiter et sa mâchoire se crisper. Elle savait que les pointes rouges allaient se faire plus importantes dans son regard si la victime prenait trop de temps à s’essuyer convenablement. Se raclant la gorge, son attention se porta dans la direction des fuyards.

- Tu pensais sérieusement pouvoir te battre contre l’un d’eux ? C’est déjà étonnant que tu sois encore en vie… D’habitude, ce n’est pas qu’un simple nez qui passe sous les coups.

D’un haussement d’épaules, elle arrêta son raisonnement stupide se souvenir que la politesse était de mise. A trop penser à l’odeur ou même à l’autre, elle en avait oublié l’essentiel.

- Je suis Akane. Toi, qu’est-ce que tu fais ici seule et à la poursuite de ces hommes ?


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J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur mais la capacité de la vaincre - N.M
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MessageSujet: Re: Mundum sicut vere est, [PV : Akane Chöko] Jeu 22 Déc - 4:15
Je commençai à me relever tant bien que mal. La douleur des muscles se contractant m'obligea à m'y prendre à plusieurs reprises pour finalement me tenir debout sur mes deux jambes. Je titubai alors et me rattrapai au mur pour ne pas chuter de nouveau. Mes sens étaient flous, les faibles lumières que je percevais semblaient s'éteindre pour se rallumer peu de temps après. Mes jambes tremblaient et je dus me faire violence pour rester droite, une main sur le mur. Je n'avais que rarement éprouvée pareille douleur physique, mais c'était encore acceptable, ce genre de blessure finissent par se soigner tôt ou tard contrairement à celles causées par la perte d'un être que nous chérissions. Une voix se fît alors entendre, une voix féminine. Pas forcément très âgée, la personne qui venait sans doute de me sauver fît une remarque sur mon nez. Elle n'avait pas tort, ce dernier devait être cassé, tordu. Inconsciemment, je passais mon bras droit pour y essuyer le sang ce qui raviva la douleur au contact de ce dernier. Je serrais les dents et fermais les yeux un instant en respirant un peu plus fort. Finalement, je relevais la tête en essuyant l’humidité qui prenait part sous mes yeux. Je ne pleurerais pas pour si peu, ou du moins je ne le montrerais pas. Enfin, je pus voir de mes yeux celle qui venait de me sauver. Je la fixai quelques temps en silence. Une jeune femme brune aux yeux étranges se tenait devant moi. Peut-être une habitante d'ici ? Peu importait après tout. Je pris un peu de temps pour me préparer mentalement à répondre à cette fille, je n'avais pas encore les idées bien claires. Elle continuai alors son discours alors qu'elle fixait la ruelle qu'avait emprunté mes anciens opposants.

Je pris ses mots comme des reproches. Et ils firent mal. Très mal. Non pas car ils étaient blessants, mais parce qu'il étaient pleins de vérité. J'avais en effet eu de la chance que son chemin l’ait menée jusque ici. Sa simple présence avait fait fuir ces voleurs qui m'avaient laissés hors service sur le sol.Que ce soit elle ou un autre passant aurait eu le même résultat, mais de nuit quelles étaient les probabilités que cela arrive ? Dans cette sombre ruelle. Sans elle, je serais morte. Je n'avais pas le droit de mourir, pas tant que je n'aurais pas porté le nom de mon frère au grade de héros. Ma main gauche se serra alors. J'étais faible. Je l'ai toujours été après tout. Ce que je pensais en m'attaquant à eux ? Pas grand chose à dire vrai. Ils étaient hors des lois et c'était mon devoir de les punir. Ce n'était pas un choix, mais une obligation. Une obligation que je m'étais fixée il y a quelques temps maintenant. Ce n'était qu'un contretemps, je les retrouverais et je les traînerais devant la sainte justice. Si ils refusaient toujours de coopérer, alors leur sanction sera la mort.Je secouais alors lentement la tête pour me remettre les idées en place, je ne les laisserais pas filer ainsi. Peut-être qu'en me dépêchant je pourrais les rattraper. L'inconnue se présenta alors. Il serait très mal avisée de ne pas prendre le temps de répondre à ma sauveuse. Je prendrais le temps qu'il faut pour lui montrer ma reconnaissance. Je la fixai alors dans les yeux pour répondre d'un ton que je voulais neutre, mais la douleur me fît faire parfois de drôle d'intonation qui n'étaient pas voulues. Une fois de plus, je me présenterais sous le nom de mon frère. C'était mon identité au yeux du monde désormais.

"Enchanté Akane. Je me nomme Portos Portauvent."
Je tentai de fléchir quelque peu pour m'incliner légèrement.
"Je vous dois la vie, sachez que je vous en suis infiniment reconnaissant et que si jamais je pouvais faire quelque chose pour vous rendre la pareille, je le ferais."
Les politesses étant distribuées, je pouvais m'attaquer au cœur du sujet.
"Ces vils gredins ne sont que de piètres malandrins et il est de mon devoir de les arrêter."
Je fis quelques pas pour ramasser mon petit glaive que je rengainai après bien des maux à fléchir les jambes. Je me retournai alors vers la demoiselle.
"Vous aviez raison. J'ai énormément de chance d'être toujours en vie. Et je vous le dois. Sachez, demoiselle Akane, que cela ne sera pas oublié. Mais désormais, il est temps pour moi de continuer ce que je viens de commencer. Je dois apporter la justice, même au sein de ceux qui se pensent intouchable. Peu importe mes chances, peu importe l'écart de force, peu importe mes blessures. Moi Portos Portauvent, je n'abandonnerais pas..."

Je me retournai alors lentement et commença à faire quelques pas en avant en me tenant bien droite... avant de m'écraser sur le sol, manquant de force. Tout de suite, mon discours avait beaucoup moins d'entrain. Je restai ainsi dépitée, le front contre le sol de pierre quelques instants avant de m'asseoir en m'adossant contre l'un des murs. Il semblait que je ne pouvais plus vraiment bouger. J'allais devoir rester quelques instants ici à reprendre des forces. Mon regard se porta vers Dame Akane.

"Tout compte fait, je vais m'accorder quelques secondes pour souffler. Si cela ne vous fait rien, peut-être pourriez vous me demander une chose que vous souhaiterez en remerciement pour ce que vous avez fait ?"

Autrefois, je l'aurais sans doute assaillie de questions, lui demandant pourquoi elle était passé par ici, si elle était originaire de cette ville... Mais désormais, je n'avais cure que de peu de choses. J'en profitais pour essuyer lentement le sang qu'il me restait sur le visage avec mes manches. Je laverais ma tenue plus tard, ce n'était pas bien important. J'avais perdu, voilà ce qui était important. Et je devais faire en sorte que cela ne se reproduise pas face à eux. J'emploierais tous les moyens possibles. Un léger sourire se décocha sur mon visage. Ma volonté était toujours intacte. L'on pouvait me briser les os, mais jamais cette dernière ne vacillera.
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MessageSujet: Re: Mundum sicut vere est, [PV : Akane Chöko] Ven 13 Jan - 1:59

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Si Akane allait se doutait qu’elle pourrait porter le titre de sauveuse, jamais elle n’aurait cru pareil ironie. Mais c’était vrai. Une créature avec des compères pour une seule cible. Autant dire que ce n’était pas équitable. Mais c’était encore surprenant que la victime soit encore bien en vie et assez portante. Plus que d’habitude en fait… La brune ne laissait pas un temps de répit pour que l’autre rétorque.

Redevable. Plus pratique pour Akane mais certainement pas pour Emiko. Mais l’humaine garda en mémoire cette information et hocha la tête pour lui informer qu’elle prenait en compte les propos à partir de maintenant. Puis elle entra dans le vif du sujet. Des voleurs. Ou des casses pieds. Autant dire que ce n’était que du petit pain si on oubliait que l’un d’eux était différent des autres. En silence, la brune écoutait attentivement son interlocutrice. Elle parlait comme un chevalier, agissait comme tel et pourtant, elle n’en avait pas vraiment la carrure. Plus elle l’écoutait et plus elle se disait que cette fervente adoratrice du bien allait finir six pieds sous terre si ce n’était pire.

Akane la laissa faire lorsque cette jeune fille du nom de Portos, nom étrange pour une fille, se retourna pour reprendre la route. Juste deux pas et elle s’écroula. L’humaine ne prit pas le temps de bouger un pouce. Après tout, l’autre sentait encore le sang et mieux valait se tenir loin juste le temps de s’habituer à la chose planante et désagréable. Toujours silencieuse, la brune tendit l’oreille aux nouveaux propos de la blessée. Elle ricana. Quelques secondes. Ce serait plutôt un jour ou deux. Pour éviter un danger. Comme des fractures ou un poumon perforait par exemple. Akane prit une mine songeuse. Ce qu’elle pouvait donner en échange ?

La réponse était simple et rapide. Mais elle préférait faire semblant de réfléchir. Si l’humaine sortait si facilement sa requête, sans doute qu’un refus aurait suivi dans la foulé. Puis peu importe la personnalité, un refus pour les deux était à éviter. Doucement, elle s’approcha pour finir accroupie devant la jeune fille.

- J’ai une requête en effet. Simple et rapide. Lorsque tu auras fait ta pause, je viens avec toi. Tu peux me croire, tu vas avoir besoin de mon aide.


Elle la fixait dans les yeux pour être sûre et certaine de bien lui faire comprendre sa pensée. Puis elle ajouta juste après que c’était non négociable. Une manière de lui faire comprendre que si elle refusait, la bonne samaritaine allait devoir se mettre à dos sa sauveuse. Emiko éclata de rire. Un frisson prit au même moment l’enveloppe de chair. Jamais Akane n’allait faire de mal à un innocent. C’était sa promesse après tout. Lentement, la nommé Reaper se redressa en tendant une main devant elle. Humant juste après et discrètement l’air environnant, elle put retrouver la trace puante de ses nouvelles cibles. Son katana et ses revolvers auraient sans doute raison d’eux assez rapidement. Emiko émit cependant un bémol.

- En leur présence, tu sais qu’il faudra me laisser prendre le dessus. Vous n’y arriverez pas en tant que simples mortelles.

Akane garda le silence et montra le chemin d’un coup de tête avant de se mettre en route.


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Mundum sicut vere est, [PV : Akane Chöko]

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