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To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke]

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MessageSujet: To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke] Mer 13 Juil - 3:36



— To the Spaceport —

{ ♦ Zack & Adam ♦ }


Ce n'était pas sans rappeler quelques souvenirs. Ces navires étaient fabuleux. Dans son enfance, alors que peu de gens avaient entendu parler d'eux, Zack avait pris un plaisir fou à monter à bord de l'un d'entre eux. La sensation de flotter, les voiles solaires impressionnantes qui s'étaient déployées au dessus de sa tête. Ça n'avait rien à voir avec la technologique que l'on utilisait dans ce monde. Ou alors, on l'avait utilisé du temps où l'ancienne race régnait à la place des humains. Allez savoir.

Peu enclin à étudier l'histoire pour en avoir le cœur net, le garçon s'était embarqué là-dessus après avoir entendu de vieilles histoires. On ne lui avait pas menti. Douze ans plus tard, le voilà qui voyageait une fois de plus sur l'un de ces bâtiments et débarquait au Spatioport de Crescentia : comme passager cette fois et non comme intrus. À l'époque, personne n'aurait accepté qu'un adolescent fasse le trajet seul, sans parent pour l'accompagner...

C'était de l'histoire ancienne.
Les bras appuyés contre le balcon de la chambrette qu'il avait pu emprunter, Zack couvait les cieux criblés d'étoiles avec un certain émerveillement. La plupart des résidents de cette auberge étaient allés dormir. Lui, n'y arrivait tout simplement pas. Ce n'était pas faute d'avoir essayé pourtant. À bien y songer, peut-être avait-il déjà bien trop dormi ces dernières années... Le voyage avait l'avantage de lui offrir d'autres pensées et d'autres préoccupations.

Malgré tout, il était heureux d'avoir quitté son monde. Pour un temps, pensait-il encore. Il avait bien l'intention d'y retourner, s'il ne trouvait rien pour lui parmi les différents univers à traverser. Sa famille lui manquait énormément, plus qu'il n'avait eu le temps d'y songer en vérité. Le jeune homme s'était assuré que rien ne leur était arrivé. Cependant, il n'avait pas eu le courage de leur faire face après tant d'années d'absence. Qu'aurait-il trouvé à leur dire ? "Salut m'man, je suis rentré !". "Où j'étais ? Ha ha ha, tu devrais t'asseoir...". Non, ça ne le faisait pas. Vraiment pas. Tout d'abord, il lui faudrait trouver un bon mensonge... et la force de les regarder en face en le racontant.

Un bruit attira son attention en contrebas. Du grabuge, encore... On ne comptait plus le nombre de pirates qui faisaient halte dans le coin, tout en essayant de se faire oublier. Nul besoin d'intervenir : les deux ivrognes un peu trop agressifs avaient été chassés à grands coups de tabouret par la patronne. N'allez pas croire, c'était une chic dame ! Elle avait bien raison de défendre son établissement comme ça. Faute d'avoir de l'argent, Zack avait demandé s'il pouvait rembourser sa chambre en lui rendant service. Il avait dû batailler un peu, néanmoins prouver qu'il pouvait lui ramener ses livraisons en un temps record avait eu du bon.

Ce n'était pas le tout de louer une chambre, encore fallait-il y dormir... Poussant un soupir, Zack se surprit à rentrer et à s'échauffer un peu, pour passer le temps. Rien. Il tourna en rond, essaya de réfléchir à ce qu'il ferait le lendemain... Rien. Allongé sur le lit, à scruter le plafond, il finit par se passer une main sur le visage, tout en lâchant une exclamation exaspérée. Ce n'était pas possible...

- ...'Faut que je sorte,
marmonna-t-il en se redressant une nouvelle fois.

Contrairement à l'auberge, la ville était toujours animée, elle. Son épée dans le dos, Zack attrapa les clés de sa chambre au cas où et se fit un malin plaisir à bondir par-dessus la rampe du balcon. Ses jambes le réceptionnèrent lestement dans la rue et il s'étira. Un passant à l'air patibulaire avait manqué se jeter en arrière en le voyant atterrir subitement devant lui. Les jeunes ! Aucun respect ! Cela dit, faire montre de colère face à quelqu'un possédant une arme aussi imposante n'était sans doute pas une bonne idée, pensait le bonhomme. Loin de se rendre compte de ce détail car trop heureux d'être à l'extérieur, l'ex-SOLDAT était déjà en marche.

Plusieurs boutiques étaient toujours ouvertes. Le Spatioport ne dormait jamais vraiment. Les voyageurs affluaient de partout, de jour comme de nuit. La foule se pressait dans certaines rues. À bien y regarder, Zack ne connaissait pas toutes les races qui se baladaient autour de lui. Chacun avait ses propres caractéristiques physiques, certaines plus étranges que d'autres. Des individus faisaient parfois deux fois sa propre taille et bousculaient tout le monde sur leur passage, tandis que quelques personnes se contentaient de passer inaperçu et de vaquer à leurs occupations. Quant aux langages... difficile de s'y retrouver. Le jeune homme eut beau faire tous les efforts du monde, il ne comprit pas toujours ce que l'on essayait de lui dire. Pire, poser une question et entendre de simples gargouillis en signe de réponse avait de quoi vous rendre perplexe.

En un mot : galère. Parvenant jusqu'à une ruelle plus tranquille, Zack passa une main à l'arrière de ses cheveux et tenta de rassembler ses idées. Cette affaire n'était pas gagnée. Comment décrire le portrait approximatif de ses amis si personne ne le comprenait et s'il ne comprenait personne ? Dessiner ? Il n'était pas très bon en la matière, mais ça pouvait être une idée. À creuser pour un autre jour de recherches, tiens ! Aujourd'hui, en revanche, il n'allait pas se laisser abattre pour si peu !

Ragaillardi, il fit mine d'avancer vers ce qui lui semblait être une pile de marchandises. Qui ne tentait rien, n'avait rien, n'est-ce pas ? Prenant une inspiration, le jeune homme s'avança amicalement vers ce qu'il prit pour un vendeur et essaya de l'aborder.

- Hey ! Désolé pour le dérangement, j'aurais juste besoin d'une info !


Le bonhomme avait l'air humain à première vue. Enfin, après tout ce qu'il avait pu voir dans ce monde, il ressemblait tout du moins beaucoup à un humain. L'observant avec curiosité comme s'il s'apprêtait à lui découvrir un ou plusieurs membres en plus et autres particularités... particulières, Zack ajouta non sans hésiter un peu :

- Est-ce que vous comprenez ma langue ?


Il avait articulé d'une façon poussée qui pouvait paraître étrange, mais c'était ça, ou prendre le risque de ne pas se faire comprendre une fois de plus.


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MessageSujet: Re: To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke] Jeu 28 Juil - 22:11
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Je soupirais de plus belle, le menton appuyé lourdement sur la paume de ma main, le coude posé sur mes genoux. Mes yeux hagards se perdaient entre la table qui me faisait face et la foule pressée qui ne daignait m’adresser ne serait-ce qu’un seul regard. Les gens riaient entre eux, s’arrêtaient pour se raconter les derniers potins encore chauds puis repartaient en pépiant. N’étant pas dupe, je savais que tout ce beau monde était seulement intéressé un bain de soleil, promesse d’une peau de pêche selon ce que la commère baragouinait à l’étal d’à côté. On avait beau dire, les temps étaient rudes pour les marchands, surtout quand la foule volubile vous ignorait de la même manière qu’elle le ferait pour leurs premiers changes.

Contrairement aux autres bonnes gens, ce temps radieux n’arrangeait en rien mon humeur ; je n’avais pas conclu de grandes affaires et le bruit ainsi que les niaiseries me tapaient sur le système. Même pas un seul petit voleur n’avait réussi à me distraire de mon profond ennui ; c’est pour dire à quel point c’était calme ! Pourtant, les lames reluisantes en attiraient autrefois plus d’un… Ce que je ne savais pas, c’est que j’avais non pas un air triste ou réservé comme je le pensais, mais une mine assombrie cinglée de yeux perçants où brillaient une sourde détermination qui n’attiraient pas vraiment le peuple. Mon réflexe de jouer avec mon katana le faisait même tourner les talons ; mais je n’y avais pas fait attention, trop perdu dans mes lugubres pensées.

Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour m’isoler dans la forge, illuminé par le métal réchauffé au cœur même du feu ! À la seule pensée de m’y retrouver, mon cœur se réchauffait. Et puis je me rappelais pourquoi j’étais ici, et mon visage redevenait maussade. Viola m’avait chargé d’exposer nos créations à Crescentia, où le monde se bousculait de personnes hautes en couleurs et de tout genre. Cette ville était pourtant celle qu’elle préférait ; jamais elle ne s’était désistée pour y aller. Jamais, sauf aujourd’hui. « C’est l’âge », me disait-elle en posant tendrement sa main sur mon épaule. Foutaises. Mes poings se crispèrent, ma mâchoire aussi tandis que ma mâchoire se durcissait. Je la forcerais à reprendre goût aux choses qu’elle aime, quoi qu’il m’en coûte.

La sensation d’être fixé me chassait de mes déterminations, loin de Viola. Regardant moi, je haussais un sourcil quelque peu étonné en voyant ce qui arrivait vers moi. Un homme, vêtements passe-partout, avec… un engin énorme dans le dos. Je pouvais distinguer une poignée et la garde d’une arme, sûrement celle d’une très lourde épée… Que peu de personnes pouvaient aisément utiliser. Étrangement, il me faisait très bonne impression, d’autant plus qu’il se démarquait de tous ces gens. L’inconnu s’avançait vers moi. Mon regard s’attarda sur sa fine musculature et sur… ses épaules un peu trop hautes, comme si elles étaient crispées. Un sourire en coin creusa mes lèvres. Pour la forte impression, on y reviendra !

Amusé, je le regardais marcher droit vers mon étalage. Au fur et à mesure, je pus distinguer ses yeux d’un bleu chaleureux et son visage ouvert, amical. Il m’avait l’air de quoi payer et n’avait pas la démarche d’un voleur. Enfin un client sérieux ! Mimant un air accueillant, je me relevais de mon tabouret – où j’avais bien faillit m’endormir. Mes lèvres s’entrouvrirent ; avant que je ne puisse le saluer comme le ferait un marchand envers son acheteur, l’homme me lança un « Hey ! ». « Hey » ? Un peu déstabilisé par cette familiarité, j’attendais la suite, ne sachant à quoi m’attendre. Il s’excusa pour la gêne qu’il pouvait occasionner et je compris aussitôt qu’il n’était pas un consommateur de ce que je vendais. Du moins, pas pour le moment…

Je le saluais d’un simple signe de tête, montrant que j’acceptais le dialogue. Il était venu à moi pour une information. Juste pour ça. Masquant ma déception, je faisais semblant de ne pas remarquer qu’il me détaillait sous toutes les coutures, comme s’il attendait que des ailes caverneuses et démoniaques sortent de ma chair. Oh, ça serait tentant de lui faire ce coup-là… J’avais hérité d’ailes grâce à ma mère, qui était un démon, mais malheureusement elles étaient tellement fragiles et douloureuses à sortir que je ne les utilisais pour ainsi dire jamais. Et c’était mieux ainsi ; de cette manière, j’évitais de les sortir sans le contrôler ou le remarquer. L’homme hésita et me demanda, en articulant exagérément avec un ton lent si je comprenais sa langue.

- Je comprends très bien que vous vous ridiculisez sous mon nez, lui répondis-je sérieusement. Et je comprends aussi que vous n’êtes pas n’importe qui, continuais-je en pointant son arme qu’il portait derrière lui du menton. Que puis-je faire pour vous ?

Avec un sourire exagéré, je lui montrais différents bijoux : épées, lances, poignards, bâtons, baguettes, fouets, griffes, poings, éventails, haches, arcs et leurs flèches, massues, ou encore boomerangs. La confusion se peignait sur son visage ; je continuais mon manège en expliquant leurs spécialités. J’ignorais ses réactions et jouais mon rôle de marchand comme je l’aurais fait avec n’importe qui. Il devait se demander ce que je faisais, ou même me prendre pour un fou. Masquant un petit rire dans un toussotement, je finissais par lui fourrer quelques pièces dans les bras. Sifflant mon hippogriffe, je l’assignais à la surveillance de mes merveilles avec pour ordre de jouer avec celui qui tentera de s’en emparer. Je me retournais vers mon futur client :

- Suivez-moi, il y a un terrain souterrain non loin d’ici où vous pourrez essayer le tout, expliquais-je sans me soucier que le lieu puisse paraître étrange.
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MessageSujet: Re: To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke] Ven 26 Aoû - 2:51



— To the Spaceport —

{ ♦ Zack & Adam ♦ }


Dès l'instant où le bonhomme ouvrit la bouche, Zack se sentit soudainement très bête. Effectivement, probablement s'était-il ridiculisé, mais ce n'était pas si aisé de s'y retrouver dans un environnement pareil. Il détendait enfin ses épaules lorsque l'autre enchaîna presque immédiatement... et le prit un peu au dépourvu. Son épée ne passait jamais inaperçu, certes, mais de là à en faire toute une histoire... Son regard suivit le mouvement du doigt de son interlocuteur distraitement, avant de revenir sur l'individu. Que répondre à ça ?

Pas n'importe qui, hein ? Aujourd'hui si, pourtant. Passer de l'état de débutant à Première Classe du SOLDAT, ou encore de fugitif à parfait inconnu, étaient de grosses étapes dans la vie d'un homme. Dans sa vie. Servir aux desseins de la Shinra lui avait valu pas mal d'ennuis, mais aussi pas mal de belles rencontres. Malheureusement, aucune de ces rencontres n'avait subsisté dans son entourage direct et, même s'il cherchait à y remédier, ce n'était pas facile. Pas de statut particulier, pas de toit où dormir réellement et personne pour le reconnaître : on pouvait dire que Zack se sentait peut-être moins que n'importe qui depuis son réveil. Néanmoins, pas question de se laisser abattre.

- Hé bien, puisque vous le demandez, je...

Il s'interrompit. Le marchand démarra avec une vitesse déconcertante. Le jeune homme le fixa d'un air incrédule, mais ne trouva pas matière à l'interrompre. Une rangée d'épées atterrit devant lui, avant même qu'il n'ait pu placer le moindre mot, ni même une phrase supplémentaire. Instinctivement, le regard de Zack se porta sur la marchandise, se faisant happer par le discours sans vraiment se rendre compte de la situation. Effectivement, ces lames étaient très bien. Elles ne valaient pas la Buster Sword, mais il devait bien avouer qu'aucune d'elles n'avait l'air de mauvaise facture. Ah tiens, celle-ci avait quelque-chose de particulier à offrir ? On ne devait pas en voir souvent, c'était bien vrai... puis la lame était jolie... Non, mais hé ! Il n'était pas là pour ça !

- Ecoutez, je...

Une lance passa sous son nez, suivie par sa farandole de poignards. Oui, c'était très joli tout ça, cependant, le jeune homme n'était pas un grand fanatique de ces armes-là. Pourquoi pensait-il à ça d'ailleurs ? Décidément, ce vendeur était doué, très doué... Avec autant de marchandises, comment ne pas se perdre et regarder ? Bien sûr que Zack aurait bien aimé les essayer, en dépit de l'arme superbe accrochée dans son dos !

Un bâton remplaça bientôt les quelques lances qui venaient de défiler, puis un autre. Ça servait à quoi ces machins-là ? À planter dans un balais pour faire le ménage ? Il ne se voyait pas bien se battre avec ça entre les mains : il avait autrefois exploiter les pleins pouvoirs d'un parasol, toutefois rien ne valais une bonne vieille lame. Ce fut d'ailleurs le même sentiment qui l'étreignit en apercevant les minuscules baguettes dont il ne comprenait toujours pas l'utilité. Les poings et les griffes n'allaient décidément pas avec son style non-plus... Il pouvait très bien faire sans y avoir recours.

- Oui, ça m'intéresse, mais... Woh !

Le claquement du fouet le fit sursauter. D'accord, d'accord, il était prêt à écouter ! Hein ? C'était une arme aussi ? Quel genre de tordu fallait-il être pour... ? Non, sans plaisanter : un arc et des flèches ? Le marchand voulait voir mourir des gens par accident ? Zack ne se souvenait que trop bien de ses mésaventures avec une arme à feux. Il avait géré autant qu'il le pouvait, mais ce n'était vraiment vraiment pas sa tasse de thé. Heureusement qu'il avait eu le champ libre pour tirer sans risquer de blesser un allié ou deux...

Confus, l'ex-SOLDAT regarda les dernières armes défiler devant lui sans pouvoir ajouter le moindre mot. Il était venu pour autre chose... Devait-il se faire entendre une bonne fois pour toutes ? L'idée le tentait bien, néanmoins il pourrait dire adieu aux informations qu'il désirait avoir. Déjà détendues, ses épaules finirent par s'affaisser et un soupir las franchit le seuil de ses lèvres. Ce type ne le laisserait pas en placer une. C'était l'évidence même. Devait-il acheter quelque-chose, histoire d'avoir la paix et de pouvoir parler sans risquer d'être interrompu ?

- Hé, une minute !
s'exclama-t-il en agitant le boomerang que l'on venait de lui fourrer dans la main.

Une avalanche d'armes se retrouva entre ses mains et il dut s'écarter brusquement lorsque la créature sifflée se positionna à quelques pas de lui. D'accord, la prochaine fois, il y réfléchirait à deux fois avant d'aborder les gens. Sa mère l'avait pourtant prévenu dès son plus jeune âge : parler aux inconnus pouvaient avoir de fâcheuses conséquences ! Faute de suivre un avertissement de gosse incapable de se défendre trop longtemps, Zack se promettait de ne plus aborder un marchand à la légère. C'était un peu trop déstabilisant.

Ses armes toujours dans les bras, le jeune homme suivit machinalement son interlocuteur là où ce dernier se rendait. S'il n'avait pas eu besoin de discuter... Il ne manquait plus que le bonhomme n'ait strictement rien à lui dire qui puisse l'aider et ce serait le bouquet !

- Écoutez, sérieusement ! tenta-t-il à nouveau.

Zack n'y tint plus et déposa l'attirail sur le sol. Pas question de se trimballer tout ce bazar une minute de plus et pas question de laisser l'autre le prendre au dépourvu, cette fois. L'ex-SOLDAT lui emboita le pas sans hésiter et poursuivit sur sa lancée :

- Tout ça c'est... très intéressant, mais je ne suis pas ici pour acheter une arme. J'ai déjà celle qu'il me faut ! Si vous ne pouvez pas me renseigner, je vous laisserai bosser sans insister, mais avant, j'ai seulement une ou deux questions à vous poser !


La première d'entre elles ne fut pas celle qu'il escomptait. Arrêtant de marcher, Zack avisa les alentours. Pourquoi était-il là, au fait ? Il ne se souvenait même pas avoir suivi cet individu. Super...

- Où est-ce qu'on va comme ça ?



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MessageSujet: Re: To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke] Jeu 1 Sep - 22:34
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Zack Fair
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Écoutant le jeune homme, je ramassais machinalement les armes à terre et me remettais rapidement en marche, regardant seulement où je mettais les pieds. Impossible pour moi de me rappeler mot à mot ce qu’il était en train de me dire ; pourtant, je parvenais à garder le sens principal en mémoire. Les oreilles aux aguets, je me focalisais plutôt sur les bruits alentours. L’homme à la large épée n’était pas ce qui me mettait tant en garde ; il m’était plutôt agréable, malgré sa légère maladresse qui se faisait oublier. Ce qui m’inquiétait, c’était les autres, les autres et leurs regards.

- Pour essayer les armes, rien de tel qu’un terrain de jeu… disais-je d’un timbre de voix qui se voulait neutre, en espérant ne pas répondre totalement à côté de la plaque.

Ces yeux brillaient d’une convoitise sans fin ; c’était ceux des voleurs affamés, ceux qui aimaient prendre en sandwich quelques honnêtes gens dans une ruelle pour les plumer jusqu’à la moelle. Parfois, ils ne se contentaient que de ça ; parfois, ils allaient plus loin en humiliant leurs victimes et en les poursuivant. Somme toute, c’était bien pis quand ils se ramassaient en groupe. Comme aujourd’hui. Raclant les fonds de tiroir des maisons, harcelant le peuple, happant les articles des étals, certains étaient plus crains encore que la peste elle-même. Je me retournais de temps à autre, guettant si nous étions suivis.

Mon client, le nez dans les articles, n’avait sûrement pas dû voir ce qui se tramait. Quand j’avais remarqué leur intéressement à lui, je n’avais pas hésité à prendre des armes susceptibles de plaire – plus quelques-unes en rab au cas où ça finirait mal. Si j’avais bon, intéressés par Zack comme ils l’étaient, nous ne tarderons pas à voir la queue des loups. Je n’avais pas à supprimer quelques âmes, mais abattre de la vermine, c’était une corvée quotidienne dont on ne pouvait échapper. Je ne comptais pas sur mon client pour m’aider à les tuer ; dès qu’ils seront là, j’attraperais quelques armes et me lancerais sur les toits grâce à l’empilement de caisses qui surplombaient les herbes.

Peut-être que cet homme m’en voudrait pour m’être servi de lui comme un appât. Peut-être, peut-être pas. Au fond, je ne le savais pas et ne le saurais pas. Nos routes allaient se séparer dans quelques minutes. S’il était assez intelligent, il comprendrait rapidement ce qui se passe et prendrait ses jambes à son cou. Au fond, c’est ce que je souhaitais ; il avait la mine d’un bon gars, ce serait bête que tout s’achève sur ce pavé moussu. Des bruits de pas dévoilaient l’approche des voleurs. Sourire aux lèvres, je les accueillais comme il se le devait : mon katana à la main. Des stylets rejoignirent dare-dare mes bottes hautes. J’hésitais à prendre une hache, me demandant si cela pouvait m’être utile. Songeur, je comptais rapidement le groupe qui s’avançait avec un air dédaigneux. Même si je n’étais pas sûr de m’en servir… L’arme se glissa derrière mon dos.

- Jeune homme, c’est maintenant que nous nous séparons. Au plaisir de vous avoir rencontré ! Je coulais un regard contrit vers mes marchandises. Je vous réserve ça pour une prochaine fois, si vous revenez me voir…

Sans attendre, je m’élançais vers les cargaisons abandonnées et grimpais rapidement jusqu’à atteindre le toit. De là, je n’eus qu’à retirer mon premier stylet pour le projeter sur une cible. La guerre était déclarée. Un demi-cri puis un gargouillis étouffé me parvinrent, sons qui ne trompaient pas : un mort sur la chaussée. Pointant mon katana devant moi, j’enjoignais la horde à se ramener. L’esprit clair, le sang pulsant dans mes veines, le plaisir du combat, j’étais prêt à les réduire en charpie. Lentement, je m’approchais du bord et m’accroupissais. Mon bras entraîné se détendrait brusquement quand je percevrais du bruit puis une présence en ascension. Je souriais. Ça allait presque être trop facile. Le bois gémissait. Ça allait être la fête de quelqu’un…

Mon bras fendait sur l’ombre qui jaillissait… Et frappait dans le vide. On venait tout juste de me passer par-dessus ! Choqué, je basculais sur le côté. Comment pouvait-on sauter comme ça ? Ma tête se releva ; ce que je vis ne m’étonnait guère. C’était mon humble client qui avait apparemment tout bonnement décidé d’emprunter le même chemin que moi – restait à savoir ce qu’il pouvait bien faire ici.  Trouant une poitrine qui venait de se pointer, je me demandais s’il était simplement stupide ou s’il en faisait exprès. Au cas où il ne serait pas au courant, il se mêlait pas de ses oignons là ! La tranquillité, ce n’était pas avec moi, et je ne lui avais certainement pas demandé de me coller aux basques de cette manière !

- Mmmh, juste au cas où, la sortie de ce bordel ambulant, c’est pas par là… ironisais-je.

Il m’adressait un signe de main que je ne sus interpréter. Était-ce un « Ne t’en fais pas pour moi, je gère » ou un « J’suis perdu, aide-moi » ? Je n’en avais foutrement aucune idée et vraiment pas le temps d’analyser ça plus en profondeur. Enfin, je mettais ça de côté et me jetais sur les corps qui se succédaient un par un sur les toits. Zack ne restait pas sur la touche et en disloquait quelques-uns avec son énorme épée – une prochaine inspiration pour mes futures créations à n’en pas douter. Toujours est-il que des cadavres étaient à nos pieds quelques minutes à peine plus tard. Jetant un regard admiratif à mon « partenaire », je me demandais où avait-il pu acquérir ces muscles et l’usage de cette arme splendide, véritable machine de guerre.

Réfléchissant déjà à des croquis, je m’asseyais sur la toiture et, comme souvent lorsque j’étais dans une phase créative, je sortais une feuille roulée de solanacée, mon briquet et en enflammait le bout. Je respirais l’odeur avec apaisement, notant en tête les minerais que je pourrais utiliser et que je devrais dénicher dans un des mondes. Un voyage s’annonçait… Et un dandinement m’en fit sortir. Un homme, l’air un tantinet gêné, me fixait. Attendait-il quelque chose ? Un flash survient. Ah oui, il m’avait aidé ! Il devait attendre une récompense. Aspirant une nouvelle bouffée de fumée, je cherchais des yeux ce que je pouvais lui offrir. Mmmh… Mais oui ! Bien sûr ! Ça devrait lui être utile, ça, bien que je doutais qu’il s’en servirait souvent.

Sortant mes stylets de leur cachette, je me relevais pour les lui remettre en main propre. Ils étaient plutôt banals et passe-partout. Sans garde, ils ne devaient rester qu’une poignée de secondes entre les doigts. Leur lame triangulaire ne demandait qu’à filer à toute vitesse dans le corps ennemi. Bien sûr, ils étaient enchantés. Ceux-ci avaient la particularité de trouver le point faible de l’adversaire et de l’achever en un temps record. Un lancer, un mort. Plus facile d’utilisation, il n’y a pas. La seconde particularité était qu’une fois leur mission remplie, ils disparaissaient pour réapparaitre dans la main. Ça pouvait être utile comme être un désavantage, j’en avais conscience, mais j’aimais les armes insolites. J’expirais la fumée.

- Voilà, pour vous remercier. Ces trois armes ne ratent jamais leur cible et ont la capacité de réapparaitre dans votre main quand elles ont tué. Je ne sais pas si ça vous sera utile, mais bon, même si ce n’est pas grand-chose, je vous dois au moins ça. Je voyais que l’homme à l’épée allait prendre la parole. Je continuais. Ah, et pour tout ça, je désignais les armes abandonnées en bas, ne vous en faîtes pas, je ne vous embêterais plus avec ça. Elles retourneront à l’étal. Je lâchais un petit rire. Pour être honnête, je ne comptais pas tout vous vendre, mais attirer la mauvaise graine. Je suis un jardinier, voyez-vous, terminais-je avec un sourire en coin.

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MessageSujet: Re: To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke] Jeu 15 Sep - 3:16



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{ ♦ Zack & Adam ♦ }


D'accord, ça sentait vraiment le roussi. Désormais sur ses gardes, Zack se rendit bientôt compte que des silhouettes se dessinaient dans les ombres. On les suivait depuis combien de temps ? Il ne dégaina pas pour autant. C'était bien joli tout ça, mais il n'était pas ici pour tuer des types un peu trop curieux. Apercevoir son interlocuteur qui dégainait son arme suffit à persuader le visiteur que cette situation allait mal tourner. S'il l'avait attiré ici dans un piège, les bonshommes allaient être mal partis pour s'en sortir. À voir l'accoutrement de certains d'entre eux, maintenant, il était presque certain que ces types n'avaient certainement pas le quart du niveau des miliciens de la Shinra...

Ajoutons à cela le degré de suffisance du marchand et ces gars n'auraient aucune chance de s'en sortir. Ce dernier n'avait visiblement pas l'intention de mener le combat contre l'ex-SOLDAT et semblait au contraire vouloir en finir avec tous les autres. Zack était presque certain que cette affaire ne le concernait pas.

Apercevant quelques bandits se dirigeant dans sa propre direction, le jeune homme posa le pied sur les mêmes appuis que son précédent interlocuteur et entreprit de le rejoindre sans attendre. Si ce type pensait le mettre sur la touche, c'était mal le connaître, d'autant que le jeune homme n'appréciait pas le revers de la moquerie. Le marchand s'apprêtait à fondre sur lui quand Zack échappa à sa lame. Un bond leste le sépara de la morsure du métal et il atterrit souplement dans le dos de celui qui tentait de s'occuper des brigands... lequel le dévisagea comme s'il venait de voir un fantôme et ironisa la situation en lui indiquant la sortie. Ben tiens...

Allez, concentre-toi, Zack : il fallait éviter à tout prix de rentrer dans le même jeu que l'autre. Il n'était définitivement pas là pour tuer qui que ce soit. En revanche, s'il devait se défendre, il n'aurait pas le choix. Le premier brigand à l'attaquer se retrouva à rouler sur le toit et s'étala. D'autres suivirent et encore d'autres. Pourquoi fallait-il que ce soit si compliqué, hein ? L'épée broyeuse tourna dans sa main et alla se fracasser contre l'un des plus coriaces, qui termina sa course en dessous d'eux. Du côté de son étrange "allié", le sang coulait à flots sans hésiter.

La tempête finit néanmoins par se terminer et l'ex-SOLDAT avisa le triste spectacle qu'ils avaient pu offrir. Le marchand, lui, semblait satisfait et lui adressa un regard admiratif. Zack pencha la tête sur le côté, intrigué. Il n'avait pourtant rien fait de spécial. Face à de tels adversaires, ce n'était pas vraiment équitables. Ils n'étaient pas dopés à la Mako, n'avaient pas connu les entraînements que lui-même avait connus... Le constat ne le rendait pas fier, bien loin de là, même si ces types n'auraient pas hésité à les tuer s'ils avaient été moins coriaces. Ils n'étaient pas ses ennemis.

Poussant un soupir, il se rapprocha du marchand, qui s'était assis le sourire aux lèvres pour fumer. Sans blague ? Désireux de le sortir de sa rêverie, le jeune homme se racla la gorge et au prix d'un peu d'attente, finit par parvenir à ses fins. Ce à quoi l'autre finit par répondre en lui... offrant des armes ? Zack sentit la patience le quitter et secoua la tête. Bon, il venait visiblement de lui servir d'appât...

- C'est un peu trop fourbe pour moi,
finit-il par dire.

Derrière lui, des gémissements se firent entendre. L'un des bandits se redressa difficilement, se tenant l'estomac, tandis que quelques-uns de ses compagnons reprenaient connaissance. La rencontre avec le plat de la lame avait été assez violente pour les mettre KO quelques minutes. À la vue des cadavres et des deux combattants qui discutaient, les bandits survivants se redressèrent tant bien que mal, sautèrent maladroitement des toits et prirent la fuite sans demander leur reste. Au total, un seul des adversaires de Zack avait péri sous sa lame : le seul à s'être précipité pour tenter de lui asséner un coup mortel.

Attendant que les voleurs aient disparu, le jeune homme haussa les bras face à celui qui prétendait être un "jardinier", ou, autrement dit : un tueur se chargeant de nettoyer les mauvaises fréquentations des ruelles.

- Nous n'avons clairement pas la même vocation, poursuivit-il en lui rendant les stylets.

Ce fut à son tour de sauter du toit en prenant appui sur le bord. S'étirant tranquillement, Zack se tourna vers le marchand et reprit la parole pour lui expliquer enfin le but de sa visite. Il aurait bien eu envie de changer d'endroit, mais l'autre semblait parfaitement à l'aise là où il était.

- Si vous voulez me remercier, vous allez peut-être pouvoir me renseigner ? Je suis à la recherche de mes amis. Je viens d'un autre monde et après un... accident, nous avons été séparés. Je n'ai aucunes nouvelles et personne n'a pu me dire ce qu'il en était.

Autant ne pas rentrer dans les détails : l'autre s'en ficherait probablement de toute façon. Malgré tout, le visage de Zack, d'abord sérieux, s'était fait un peu plus soucieux.

- Pour ne rien vous cacher, je suis plutôt inquiet. J'ai entendu de drôle d'histoires à propos de ténèbres et de divers mondes qui disparaissent... Je me suis dit que les marchands du coin auraient des informations à me donner, ne serait-ce que pour trouver un monde où chercher.


En sortant de deux ans de coma, autant dire qu'il était plus perdu qu'il ne l'avait jamais été... et il avait pourtant traversé de sacrées épreuves. Un pauvre sourire orna ses lèvres et il haussa les épaules, plus ou moins résigné à passer son chemin en cas de refus. Après tout, un tueur ne serait sans doute pas amené à lui donner un coup de main après les péripéties de ce soir-là.



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MessageSujet: Re: To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke] Sam 15 Oct - 15:57
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Zack Fair
« To the Spaceport »
*

Mes yeux se plissèrent tandis que mes lèvres restaient retroussées. Il m’amusait vraiment. De là à refuser des armes aussi pratiques et d’une telle valeur… Original. À la fois surprenant et logique. Sur ce point, il avait raison, c’était peut-être trop pour lui. Même si je restais persuadé que ce type de bijoux pouvait donner un coup de pouce à n’importe qui serait en pleine galère. J’haussais les épaule. Tant pis pour lui, je n’allais certainement pas lui forcer la main. Je glissais un coup d’œil derrière Zack et regardais tranquillement la mauvaise herbe, du moins ce qu’il en restait, prendre ses jambes à son cou.

Le jeune homme s’élança. Son saut maîtrisé, il se réceptionna sur ses deux pieds avec une facilité déconcertante. Une image de chat me traversa fugacement la tête en repensant à son saut et en le voyant s’étirer souplement. Le corps tourné vers moi, il semblait avoir bien des choses à me dire. Je penchais légèrement la tête sur le côté, attentif. Amusant et intriguant aussi. Il ne fuyait pas, au contraire, il semblait réclamer ma présence. Qui voudrait quémander de l’aide auprès d’un type qui venait juste de jouer avec votre vie ? Il n’y avait que lui.

Je l’écoutais ; en tirant sur mon rouleau de feuille séchée, je lui laissais le temps de s’expliquer. Ça ne m’étonnait pas qu’il vienne d’un autre monde ; son attitude de preux chevalier et son énorme épée n’étaient que quelques exemples qui hurlaient sa différence. Il semblait être un gros nounours ; restait à voir si quelque chose se cachait en dessous. J’expirais avec un sourire plus grand. Ouais, j’adorerais voir s’il n’y avait pas une once de mal quelque part. Sa gentillesse ne me semblait pas feinte mais, comme le peuple disait, on n’est ni tout noir ni tout blanc !

Son front se plissa, ses yeux se perdaient dans le vague, même sa posture se raidissait. L’inquiétude était réelle, visiblement, elle le rongeait. Je restais un moment silencieux après son monologue. Un soupir m’échappa ; j’étais bien sensible pour un type qui ne comptait plus les âmes qu’il avait fait rejoindre l’au-delà. Il semblait que je ne pouvais me résoudre à ne pas l’aider. D’où me venait ma sollicitude ? Il m’avait bien eu avec sa gueule d’ange. Je me décidais à me relever et, prenant un chemin plus sage, escaladais les caisses jusqu’à rejoindre la terre ferme.

Posant mon bras par-dessus ses épaules, j’avançais d’un pas résolu vers le marché, l’entraînant avec moi. Peut-être que si je l’aidais, c’était peut-être parce que je ne voulais pas qu’il se fasse croquer tout cru. Trop de sollicitude en moi ! Enfin, pour une fois que je dérogeais à mes principes… Les bonnes gens ne nous fixèrent qu’un instant en croisant ma mine absolument agréable qui dissuadait pas mal de s’approcher de nous. Impossible d’avoir un semblant de paix ici. Je jetais un coup d’œil au guerrier.  Pourquoi avoir choisi Crescentia, la ville où les corps bouchaient les caniveaux ?

- Je ne vous conseillerais certainement pas d’aller chercher dans d’autres mondes. La noirceur envahit mêmes les plus fervents esprits, aussi purs soient-ils, les Ténèbres envahissent tour à tour les pays. Ne parlons même pas des frontières des Ténèbres où le mal règne en maître !

Je m’arrêtais un moment, fixant un jeune qui se faisait publiquement remonter le caleçon par des commerçants aux yeux remplis de haine. Un miracle si ce gamin reste en vie dans quelques minutes. Partout où je regardais, je ne voyais pas un seul geste de bonté, tout n’était effectué que par appât du gain ou promesses de gloire. Il n’y avait que le type à côté de moi qui brillait comme un soleil. Pour un peu, il aurait ébloui la place.

- Mais je suis certain que c’est là où vous chercherez en premier, en dépit de mes pieux avis sur le sujet. Que voulez-vous savoir exactement ? Je peux peut-être vous aider…
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To the Spaceport - [Adam C.S. Hawke]

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