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Un jugement loufoque [Pv: David Krauz]

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MessageSujet: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Lun 13 Juin - 18:22



Les sons s’étendaient au loin, comme si elle se trouvait dans un état second. Son corps lui semblait lourd, tellement lourd, qu’elle avait cette impression de revenir très loin dans le temps. Difficilement, elle bougea doucement ses mains, sentant sous la peau de ses doigts quelque chose de rugueux et de fin à la fois. Décidant de faire confiance à son odorat elle sentit l’air parfumé de l’herbe et de ses bois environnants, ce qui lui permit de se repérer plus aisément. Doucement, elle commença à s’agiter alors, essayant de soulever son corps qui semblait être étendu à terre. Alors qu’elle reprenait ses esprits, la belle Arianne entendit plus distinctement les miaulements de son chaton qui semblait fou d’inquiétude à son sujet. C’est alors, qu’elle sentit les pattes de son chat, grimper sur ses cuisses pour mieux s’approcher du buste de la demoiselle. L’animal semblait un brin soulagée, mais ce n’était pas le cas de l’aveugle qui semblait quelques peu perturbée par cette étrange situation.

« Qu…Qu’est-ce qu’il s’est passée ? Je… » Son esprit était confus, et à chaque fois qu’elle essayait de se rappeler ne serais-ce qu’une bribe de souvenir sa tête lui faisait mal. C’était comme si on lui enfonçait profondément un poignard dans la tête, et pourtant, malgré cette douleur lancinante elle tenait à comprendre, à savoir ce qui lui était arrivée. « Pourquoi suis-je dehors au grand air ? Ne devrais-je pas me trouver dans le vaisseau avec mère ? » Il y avait tant de questions, mais la plus importante ne tarda pas à venir tout aussitôt. «  Chisé est-ce que Mère est là ? »

En signe de réponse, le chaton se mit à miauler d’une façon qui laissait à penser que non. Elle n’était pas ici. Inquiète, Arianne essaya de se relever péniblement, prenant en même temps dans ses bras son chat qui s’était agrippé à sa robe pour ne pas tomber. Silencieuse, elle écouta un instant les différents sons qui l’entouraient, mais rien ne laissait penser qu’une présence humaine se tenait non loin d’elle. Doucement, elle laissa sa douce voix s’élever, appelant sa chère mère sans qu’aucune réponse ne lui soit donnée en retour. Il était inutile de s’acharner, et de s’égosiller après pareil échec. Elle devait se faire à l’idée. Elle était seule. Livrée à elle-même dans un monde qui lui était complètement inconnu. Ne voulant pas céder à la panique, la demoiselle respira calmement, esquissant un fin sourire réconfortant avant de placer son chaton sur l’une de ses épaules. Tâtant avec cette même légèreté sa taille, elle attrapa avec dextérité sa canne d’aveugle qu’elle allongea à la bonne taille, son visage reflétant un calme presque étonnant pour quelqu’un de sa condition.

« Je n’arrive pas à me souvenir de ce qu’il s’est passé, tout est encore flou dans ma tête, mais je sais une chose, il faut que nous retrouvions mère. Qui sait ce qui lui est arrivé… »

Peut-être était-elle blessée ? Inconsciente ? Ou peut-être que la sorcière était en train de rechercher sa fille à travers ces bois ? Il y avait tellement de possibilité qu’il était difficile de prendre une décision. Pourtant, Arianne préféra s’avancer que d’attendre là qu’on vienne la chercher. Si sa mère était en danger elle ne pouvait rester les bras croisés, et même si elle était du genre prudente elle ne pouvait obéir à cette règle, ne serait-ce qu’à cause des nombreux risques qui se présentaient à elle. Si elle-même s’était retrouvée hors du vaisseau, il en devait être de même pour sa mère. De plus, elle ne savait pas à quoi s’attendre dans ce nouveau monde, aussi, la première chose qu’elle se mit en tête, fut de trouver l’un des habitants de cet univers. Peut-être que l’un d’eux pourrait l’orienter en plus de lui donner quelques informations primordiales à sa recherche. C’est donc confiante, que la belle Arianne s’aventura sur le sol du monde des merveilles, ne se doutant pas qu’elle venait d’atterrir dans un endroit loufoque où la raison n’était plus présente depuis son existence.

Son périple venait donc de commencer et depuis quelques heures déjà, elle suivait un sentier qui semblait assez lisse pour un chemin de forêt. Elle ne sentit aucun cailloux sous sa canne, ni sous ses pieds. C’était comme si la terre avait été remplacée par une tout autre matière. Nombreux bruits étranges et irréalistes semblaient l’entourer, mais à chaque fois qu’elle se questionna à haute voix sur la présence d’une personne, rien ne se manifesta. Pas même un animal. Sur son épaule, Chisé semblait bien agitée, complètement aux aguets comme si elle sentait de nombreuses présences autour d’elle. En sentant le comportement de son animal, la jeune femme décida de réitérer sa question, s’attendant à un nouveau silence de la part de l’environnement.

« Est-ce qu’il y a quelqu’un ? »
« Cela dépends si vous recherchez un chiffre ou bien une personne ! »

Ne s’attendant pas à une voix non loin d’elle, la belle aveugle se mit à sursauter de surprise tout comme son animal qui se mit à vociférer sous le coup de l’émotion. Posant machinalement sa main sur son cœur, comme pour calmer celui-ci qui s’était subitement emportée. La jeune femme inspira calmement, reprenant aussitôt constance, tout en continuant de marcher de quelques pas. Sa tête semblait se tourner dans tous les sens comme pour savoir où se tenait cette nouvelle rencontre précisément.

« Oh, je suis désolée pour ma réaction. J’espère ne pas vous avoir fait peur à vous aussi. Je ne m’attendais pas à croiser quelqu’un à vrai dire. »
«Vous recherchez quelque chose que vous pensez ne pas croiser ? Cela n’a pas de sens ! »
« Excusez-moi si j’ai mal formulée. Je recherche une dame d’un certain âge, mais comme je ne la trouve pas, je voulais demander à l’un des habitants de ses lieux. En êtes-vous un ? »
« Cela dépend si vous considérez un chat foin comme un habitant ! »

Devant cette conversation déroutante, Arianne préféra se taire pendant quelques secondes, juste le temps de se remettre dans le contexte dans laquelle elle se trouvait. Elle avait enfin trouvée une personne, mais cette personne semblait être un chat ? Est-ce que cela était réellement possible ? Existait-il des chats qui puissent parler ? Cela semblait improbable, mais au vu du comportement de Chisé qui continuait à cracher comme une furie, cela semblait être le cas.

« Je suppose que oui. » Elle avait soudainement l’impression que sa réponse était futile, comme si cela était stupide de confirmer quelques choses, qu’elle ne savait pas. « Je ne cherche pas à vous déranger vous savez. Je souhaite juste savoir si vous avez vu une dame qui ressemble à ma description. »
« Qui ressemble à quoi exactement ? »
« Oh eh bien… »  Soudainement, elle se trouva un tantinet déroutée par cette nouvelle question. Il était impossible pour Arianne de donner une image, ni une description physique de sa mère, mais peut-être pouvait-elle s’aider de ses sens. Après tout, il était un chat et avait lui aussi des sens plus développée que les humains. « Elle est d’un certain âge, un âge empli de sagesse. Elle porte un parfum floral et dégage une certaine prestance ainsi que… »
« Aller voir de ce côté ! Où bien de ce côté-là ! À moins que ça ne soit par là-bas ! Vous voyez ? Ah bah non bien sûr que non ahaha ! Alors moi non plus je ne l’ai pas vu ! »

C’était certes un chat, mais cet animal n’en était pas moins grossier et mal avenant. Pourtant, Arianne ne ressentit rien face à cette moquerie gratuite, préférant afficher un sourire doux tout en gardant sa sérénité. Cela ne servait à rien de s’énerver, de plus, cet animal n’avait pas l’air d’avoir croisé sa mère adoptive. Alors, autant se résigner et demander son chemin à quelqu’un d’autre.

« Je vous remercie d’avoir pris le temps de m’écouter. Je vous souhaite une bonne journée à vous monsieur le chat Foin »
« Mais je n’ai rien écouté ! Vous, vous êtes écoutée toute seule ! Veillez à ne pas en perdre la tête ! Ahahaha »

Petit à petit, le rire de l’animal se dissipa, devenant plus qu’un lointain écho. Cette rencontre avait été pour le moins curieuse, mais peut-être était-elle tombée sur une mauvaise personne ? Après tout, il était apparu sans crier gare et venait de disparaître sans demander son reste. Les gens étaient-ils tous ainsi en ce monde ? Voulant laisser le bénéfice du doute au reste de la population, Arianne reprit calmement son chemin, continuant à suivre la route qu’elle sentait sous ses pieds. Elle était incapable de voir les autres voies qui s’offraient à elle, et donc d’éviter cette boucle sans fin qu’elle ne cessait d’emprunter depuis quelques heures déjà. Ses jambes commençaient à lui faire mal, signe qu’elle marchait depuis bien trop longtemps maintenant, mais il était hors de question qu’elle prenne une pause, pas maintenant, pas sans avoir eu le moindre indice concernant sa mère. Elle continua alors à éclaircir sa voix au moindre bruit suspect qui se trouvait non loin d’elle, mais à chaque fois, elle se confrontait au silence, jusqu’à ce moment où la providence avait décidé de se faire capricieuse. L’air s’était fait lourd et pesant, comme si une menace était en train de pointer le bout de son nez. Elle sentait les ténèbres. Cette présence qui n’était nulle autre que ce que dégageaient ces monstres appelés sans cœur. Sans même entendre un seul mouvement de leur part, Arianne se mit aussitôt à courir pour fuir ses envahisseurs qui semblaient apparaître au moment le plus opportun. Elle était incapable de se battre, incapable de leur faire face, aussi, elle n’avait d’autre choix que de fuir. Fuir aussi vite que possible, en espérant grandement que ses opposants allaient arrêter là cette course contre sa personne. Mais ce qu’elle oubliait, c’est qu’elle était incapable de se déplacer sans aucun repère, et aussitôt, elle se prit le premier obstacle qui se présenta sur sa route, la faisant tomber lourdement sur le sol. L’environnement ne jouait pas en sa faveur, comme la chance apparemment. Pourtant, elle n’avait pas de temps à perdre, elle devait se relever malgré la douleur. Se relever et partir loin d’ici, avant de finir entre leurs griffes acérer et de sceller là son propre destin.



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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mar 14 Juin - 3:28




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Un jugement loufoqueL’habit ne fait pas le moine. Pas même sa réputation.



Combien de temps après j’ai dû attendre pour me remettre de ma blessure au bras ? Deux semaines ? Non. Trop peu. Un bon mois. Et oui, je n’étais pas le genre de personne à posséder le pouvoir d’auto-régénération. Du coup, j’étais rentré en mauvais état avec le plus grand bonheur de cette espèce de vipère…  Elle me voyait souffrir et je regardais son sourire s’élargir avec son verre de vin à la main lorsque Silence s’amusait à me le remettre en place. J’avais mal. Pour une fois depuis longtemps, j’avais mal à une blessure. Rien que de penser à cette gamine j’avais la mâchoire crispée et une envie de meurtre. Pourtant, je ne pouvais me retirer l’image de notre première rencontre. J’avais vu ses faiblesses. Elle avait peur de moi ou de ce je représentais. Pourquoi se donner cet air de grande Dame quand on a un cœur d’enfant ?

Quoi qu’il en soit, j’avais lentement repris l’usage de mon bras. Je ne pouvais plus m’en servir pour combattre ou même m’entraîner. Moi qui prenait ces derniers comme vitaux, j’étais réduis à me tourner les pouces sur mon fauteuil crème à regarder les dorures de mon plafond blanc. Au moins, j’avais découvert que ces dernières formaient les initiales de mon second père. Chose que je n’avais encore jamais vu. Puis ça m’avait permis d’en connaître un peu plus sur mon humble serviteur. Nous n’avions jamais parlé. Mais je savais à présent tout de lui et j’avais encore plus le sentiment d’avoir sauvé une partie du monde en tuant toutes ces Lamias.

- Maître, je serais mort sans vous. Merci.
- Pas la peine Silence. J’ai été pris ce jour-là dans une colère sans nom. Je ne l’avais pas fait pour toi.
- Oui je sais. Mais votre acte fou m’a sauvé.


Je ne voulais pas revenir éternellement sur cette nuit-là. Après tout, je ne me sentais plus homme à cause de ça. Plutôt une créature. Ma dignité fut envolée lors de premier baisé. Rien que d’y penser et j’avais les poings qui me démangeaient…

Mais un beau jour, mon sympathique hibou se présenta à moi après mon levé. Il s’inclina devant moi avant de me parler du Pays des Merveilles. D’après son instinct, un groupe de vipères s’y trouvait pour je-ne-sais-quelle-raison. D’abord retissant, je voulais d’abord attendre d’avoir des faits concret mais il me fit que je devais y aller le plus tôt possible. Avant une semaine. Il me donna même un jour spécifique : demain. C’était donc ainsi qu’habillé d’un pantalon de costume noir, des chaussures cirées, une chemise blanche avec un gilet de costume noir ainsi qu’une sympathique cravate noire et j’étais devant mon miroir en direction de ce monde.

Mon entrée pour changer ne fut pas fracassante. Je ne savais absolument pas où j’étais mais au moins, le nature était maîtresse… Je grimaçais. Génial. Les mains dans les poches, j’avançais lentement en regardant autour de moi. Ce n’était pas un monde de Ténèbres. Ça ne puait pas. Voir même, c’était le contraire, c’était trop beau. Trop mignon. Trop vert. Trop chantant. Trop Lumière ! Mon humeur se changea radicalement. Sérieusement, des Lamias dans ce trou ? Alors que je continuais d’avancer, une chose attira mon regard sur une branche d’arbre. Un sourire ? J’arquais un sourcil et un chat se matérialisa devant moi. Mon sérieux fut reprit presque immédiatement. Il s’apprêta à me parler mais je n’étais pas d’humeur.

- La ferme. Ne pense même à m’adresser la parole ou j’agrandis ton sourire jusqu’à ton arrière train...

Sur ce, je le laissais à sa place avant de reprendre ma route. Mon bras blessait commencé à me chatouiller. Preuve que j’étais tendu. Sans un mot, je continuais mon escapade solitaire avant d’être frappé par quelque chose. Ou du moins, une sensation. En regardant autour de moi et en tendant l’oreille, j’entendais au loin une voix. De femme à y faire attention. Puis elle se tut soudainement et intuition me demanda de courir après cette voix. Sans attendre et sans m’en rendre compte, je me m’y à courir entre les arbres, évitant des obstacles puis je tombais finalement ce que je pensais. Une jeune femme à terre. Mon attention se porta derrière elle et je vis mes acolytes des Ténèbres : des sans-cœurs. Douce joie de les voir ! J’avais une folle envie de me soulager… Ainsi, il y avait des Boules Noires, un Orcus, deux Novas et… Tient tient… Les chiens de notre chef. Etrange de les voir ici. Ou plutôt, étrange de voir autant de sans-cœur différents… Je restais interdit avant de porter mon attention sur la fille par terre. Sans plus de manière, je me postais sur leur chemin. Ils s’arrêtèrent. Sans doute « surprit » de mon acte alors que je puais les Ténèbres comme eux. Pourtant, au lieu de leur laisser le loisir de réduire en miettes la jeune femme, je fermais mes poings avant de me jeter sur eux. Mon pouvoir du sang étant inefficace avec eux, je devais donc user de l’autre. Posant mes paumes sur eux, j’essayais de brûler ces carcasses avec un réel plaisir. Je frappais, transperçais, arrachais… Très vite, les douleurs dans mon bras disparut et pour m’occuper du dernier sans-cœur, je pris soin de glisser ma cravate dans une main avant de l’agripper fermement dans les deux. Puis, elle passa autour du cou de la bestiole et sans un bruit, elle se dissipa dans une ombre… Je lâcher un soupire satisfait avant de rire tout bas.

J’avais chaud et plus mal au bras ! Je posais ma cravate autour de mon cou sans pour autant la refaire et me dirigeais vers celle que je venais de sauver. Je me penchais et tendis la main avant d’entendre cracher. Mon regard se porta sur un animal. Un chat… Je le tuais du regard avant de m’intéresser à sa maîtresse.

- Je vais vous aider...

Sans plus de mot, je la soulevais pour la remettre sur pieds et je remarquais très rapidement qu’elle était plus jeune que je ne le pensais. Puis, elle avait quelque chose de différent… Ses yeux ne me regardaient pas vraiment. Elle avait beau me fixer, j’avais l’impression qu’elle ne me voyait pas pour autant. Je fronçais les sourcils à ma remarque. Elle aurait pu fuir facilement…

- Vous allez bien ?


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mer 15 Juin - 17:51



Alors qu’elle essayait de se relever, la jeune femme sentit soudainement une présence approcher les lieux. Était-ce une âme charitable ? Où un malheureux qui avait perdu son chemin, et qui se retrouvait dans cette même situation d’inconfort de la demoiselle ? Elle voulut prévenir la personne, lui sommer de s’enfuir, mais très vite, elle entendit des bruits de lutte, montrant que ce nouveau venu était apte à se battre. Peu à peu, elle sentait l’aura ténébreuse de ses créatures qui diminuait considérablement, mais sans qu’elle ne comprenne pourquoi, elle sentait aussi une force sombre beaucoup plus imposante qu’eux. Il y avait une odeur étrange dans l’air, comme si quelques choses étaient en train de fondre, puis, les cris et les bruits s’essoufflèrent pour ne laisser que le silence de cette drôle de forêt. Enfin du moins, la belle Arianne avait cru entendre un son autre, mais celui-ci ne s’était pas montré plus insistant. Tâtant le sol à la recherche de sa canne, la belle aveugle sursauta soudainement quand elle entendit son chaton vociférer. Depuis qu’elle avait atterrir sur ce monde, la demoiselle avait l’impression que son animal était sur ses gardes, comme si elle craignait tout ce qui l’entourait, mais là, c’était bel et bien contre leur bon samaritain que ses menaces étaient tournées. Essayant de rassurant son animal, celui-ci se tue soudainement, mais on pouvait voir dans son regard rosé que la colère et la méfiance étaient encore présente. Ne comprenant pas le comportement de son chaton, la jeune femme laissa le jeune homme l’aider à se relever, le remerciant aimablement, tout en sentant qu’il s’agissait là d’une véritable personne. Elle avait sentit ses mains, mais aussi ses bras avec laquelle elle s’était tenue pour mieux se reprendre son équilibre. Au moins, il y avait une bonne nouvelle dans son malheur, peut-être savait-il quelques choses sur Androméda ? Peut-être même était-il un habitant de ses lieux ? Au moment où elle allait lui poser la question, l’homme d’âge mur— du moins c’est ce que sa voix laissait à croire — lui demanda comment elle allait. Une question bien aimable auxquelles Arianne répondit pour rassurer son sauveur.

« Ne vous inquiétez pas je vais bien. J’ai eu plus de peur que de mal. Je vous suis très reconnaissante de mettre venue en aide. »

S’inclinant en signe de politesse, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être intriguée par cet étranger qui lui faisait face. Il dégageait cette aura qui était significatif des ténèbres, et cela, elle pouvait le sentir de part son empathie et de part ses sens. Mais au fond, cela ne signifiait rien, car si cet homme avait été foncièrement mauvais, il ne serait jamais venu à son secours et l’aurait encore moins aidée à se relever. Adressant un doux sourire à son sauveur, la demoiselle préféra agir avec naturelle et honnêteté comme elle l’avait toujours fait. Et c’est donc le plus simplement du monde, qu’elle décida de le questionner, de façon à pouvoir reprendre là, ses recherches afin de mieux retrouver sa mère.

« Excusez-moi. Est-ce que vous seriez un habitant de ce monde ? » Sa réponse pouvait paraître futile, mais vu qu’elle ne connaissait rien de cet univers, elle préférait poser tout bonnement la question, plutôt que de penser à une évidence peu fiable. « Si je vous pose cette question, c’est parce que je recherche ma mère. Je ne sais comment, mais nous avons été séparée et… Je dois avouer que c’est la première fois que je viens sur ce monde et je suis quelques peu perdue. »

Elle afficha une mine morose, ses deux mains se joignant comme pour accentuer son malaise. Elle aurait voulu se rappeler, savoir comment elle avait fini par atterrir sur la terre ferme au lieu de se retrouver sur le sol du vaisseau, mais elle en était incapable. Du moins, son cerveau semblait vouloir taire ce passage, comme s’il souhaitait garder cela secret.

« Si cela peut vous aider, mère est une dame d’âge mûre. Elle est de nature sévère et autoritaire, mais aussi très gentille. Elle porte un parfum de fleur, mais cela s’apparente plus à du médicinal que floral. Je sais que c’est peu, mais c’est tout ce que je peux vous décrire. »

Elle s’arrêta alors, repensant à sa rencontre avec le chat foin. L’animal — s’il en était un — n’avait pas eu l’air d’avoir une seule information à ce sujet, et de plus, Arianne avait eu l’impression de l’embêter plus qu’autre chose. Elle espérait que ce ne serait pas le cas de ce jeune homme, et comme pour prendre les devants, elle décida de s’excuser pour le dérangement occasionnée. Après tout, peut-être avait-il autre chose à faire ?

« Je vous prie de m’excuser si je vous fais perdre votre temps, je sais que ce n’est pas une excuse, mais je suis terriblement inquiète pour ma mère. Je vous promets de ne pas vous déranger plus que nécessaire si jamais vous n’avez rien à m’apprendre. »

Cette fois, elle lui adressa un doux sourire comme pour ne pas faire monter la culpabilité chez cette personne. Elle ne voulait pas être prise en pitié et encore moins que cet étranger se force à l’aider. Tout ce qu’elle voulait c’était des renseignements pour pouvoir reprendre sa route. Elle ne voulait pas détourner cet homme de ses occupations, surtout s’il était réellement occupé.  



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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Jeu 16 Juin - 21:37




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Je m’étais encore demandé juste avant de me battre pourquoi je venais aider une pure inconnue. Après tout, peu de monde avait d’intérêt pour moi. Mais je devais avouer que là, la voir en aussi mauvaise posture est prête à mourir pour les Ténèbres… Oui bon… En fait ce n’était pas pour elle en soi. Me défouler était la raison principale. Mais mieux valait éviter de le dire à la demoiselle où elle allait me fuir comme la peste en pensant que j’étais un homme à sang chaud prêt à sauter sur tout le monde pour un peu de sang. Mais je n’étais pas ce genre-là. Trop à prendre dans un costume cher. Je n’avais pas d’argent à mettre par les fenêtres… Avare ? À oui totalement. Je ne le cachais jamais quand on s’amusait à en parler. Mais bon, là n’était pas la question. Je l’aidais donc à se relever en accueillant tout sourire ses remerciements et en l’écoutant répondre à ma question. Ses bonnes manières qui suivirent… Au lieu de me perdre dans des paroles inutiles, je m’intéressais plus à la regarder de la tête aux pieds. Sa douce voix vibra encore pour entrer dans le vif du sujet.  

Ce fut plus fort que moi, je me mis à rire à sa question. Pas pour me moquer non ! Mais m’imaginer être un habitant de ce trou perdu me faire un effet immédiat sur l’humeur. Mais je l’écoutais terminer ses propos en la regardant attentivement. Je comptais lui répondre mais visiblement, la hâte d’avoir quelque chose n’était pas au rendez-vous. Elle préférait me bourrer d’information en quelques minutes. Je grimaçais. Bon, je pouvais la comprendre dans un sens. Retrouver sa mère quand on avait l’air plus fragile que jamais était important… Mais je profitais d’un moment de répit pour me glisser un peu dans son monologue.

- Pour vous répondre, je ne suis pas d’ici. Je suis tout aussi perdu que vous avec comme seule différence que je suis venu seul. Bien heureusement pour moi dans un sens… Puis je n’ai pas croisé votre mère. Je viens juste d’arriver. Enfin, l’unique personne ayant croisé ma route était un chat. Etrange mais un chat… Que je n’ai pas laissé le temps de me parler en fait.  

Je me rendais compte en plus de lui répondre que je m’étalais beaucoup plus que prévus. D’habitude, je me fichais royalement de donner à mes interlocuteurs une introduction, un développement et une conclusion. Mais là… Puis je repensais à ses derniers propos. Comment ça c’était un « c’est tout ce que je peux vous dire » ? Pas de couleur de cheveux, des yeux ou même sa taille ou son âge parce «  âge mû… » Oh… Je venais de comprendre. Cette sensation de se faire regarder sans ce petit quelque chose. Je pouvais être des fois complètement con mais en ce moment c’était compliqué ! Pour m’assurer de la véracité de mon idée, je passais une main devant son visage en faisant des allers retours. Aucune réaction de la part de ses pupilles. Je lâchais un soupir. D’accord, je comprenais mieux d’un coup. J’avais à faire à une aveugle. D’où le fait qu’elle ne s’était pas relevée pour fuir. Pris dans mon résonnement, je lâchais un bruit de gorge lorsqu’elle reprit la parole. Une excuse et… Elle comptait vraiment retrouver sa mère comme ça ? Téméraire ou stupide ? Courageuse ou suicidaire ? Choix difficiles ! Mais bizarrement, les paroles de Silence me revinrent en mémoire.

- Silence, espèce de sale petit merdeux quand je reviens je te… sifflais-je pour moi-même.

Ma phrase ne trouva pourtant aucune fin. Mon attention portait sur la jeune femme, je la regardais sourire avant de faire de même. Tout en cherchant quoi faire, je me mis à refaire ma cravate. Je pouvais l’aider. Mais ce n’était pas mon genre. À moins que mon objectif était de la mettre dans mon lit mais il fallait avouer que ce n’était pas l’idée du siècle ! Je passais une main sur ma nuque dans un élan de réflexion. J’avais donc à faire à une aveugle accompagné d’une boule de poils. Elle cherchait sa mère dans un lieu complètement inconnu pour elle aussi. Elle ne savait pas se battre et semblait plus apte à subir. De mon côté, j’avais une mission. Mais sans information sur ces vipères, compliqué de les trouver et de les tuer. Puis les paroles de Silence me revenaient sans cesse dans la tête. En silence, je pris donc ma décision. Sans lui faire part de la chose, je me baisse pour récupérer sa canne, la lui met entre les mains et finalement, je passais son autre bras en dessous du mien.

- Je vais vous aider.

Simple et efficace. Pas le genre à tourner autour du pot. Je redevenais le David de tout à l’heure. Le « droit au but ». Par contre je ne savais pas du tout où aller. J’étais tentée de suivre la route devant nous mais après réflexion…

- Protection et compagnie. Vous êtes sûres d’avoir fait le choix ?

Que… Mon attention se porta sur la voix. Allongé en hauteur, ce que je vis eu le don de faire renaitre instinctivement une douce colère. La bestiole de tout à l’heure. Il avait un timbre de voix à énerver n’importe qui.

- Tient donc, te revoilà toi.
- Nous nous sommes déjà croisés une fois ? Je ne sais pas. Et vous donc ?
- Qu’est-ce que…


Puis il se mit à parler encore. Ou plutôt chanter. D’accord… Serrant un peu plus fort le bras de la jeune femme, je me décidais d’ignorer ce chat en reprenant notre route. Il n’avait pas l’air d’avoir toute sa tête et jouer à des jeux d’enfants n’était pas dans mes habitudes.

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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Lun 20 Juin - 21:53



Complètement perdue et ne sachant que faire sans le moindre repère, Arianne s’était mise à questionner le jeune homme, lui demandant plusieurs renseignements sans vraiment lui laisser le temps de souffler. Inquiète, elle n’avait pus s’empêcher de délier sa langue, préférant au final se taire, pour lui laisser le temps de lui répondre convenablement. Très vite, un rire se fit entendre et aussitôt elle eut les explications quant à celui-ci. L’homme qui se tenait en face d’elle ne faisait pas partit de ce monde et tout comme la belle aveugle, il venait tout juste d’arriver, sauf qu’au contraire de celle-ci, il était seul. En solitaire. Il lui indiqua qu’à part un chat, il n’avait vu personne d’autre sur son chemin, ce qui fit apparaître une moue attristée sur le visage de la jeune femme. Ses chances avaient l’air de s’amenuiser petit à petit, et pourtant, elle ne voulait pas perdre espoir quant à ses retrouvailles avec sa mère. Elle devait s’armer de patience et croire en ses propres capacités, même si elles étaient plutôt limitées. Voulant croire en sa propre force, Arianne décida alors de s’excuser un tant soit peu auprès de son sauveur, promettant même à celui-ci de ne pas l’embêter plus que nécessaire. Après tout, s’il se trouvait-là, c’est qu’il devait avoir une raison, voir un objectif à accomplir. Il aurait été donc inconvenant de le stopper dans sa tâche. Elle était donc prête à se débrouiller de nouveau, pour arpenter ce monde seule, avec son chat pour seule compagnie, mais visiblement ce n’était pas l’avis de cet homme étrange et mystérieux. Elle le sentit bouger quelques instants, avant de sentir sa canne entre ses mains, signe qu’il là lui remettait, puis sans prévenir, il passa le bras de la demoiselle sous le sien, lui indiquant qu’il allait finalement l’aider. Surprise, Arianne resta quelques secondes interdite, avant de doucement sourire et d’hocher la tête en signe d’approbation.

« Je vous remercie. Si vous le souhaitez vous n’aurez qu’à me laisser dés que nous aurons découvert un indice. Je saurais m’arranger autrement par la suite.»

Le seul problème qui se présentait, était de savoir où est-il possible de trouver des indices ? Ce n’était pas comme si le monde des merveilles était petit, il était même gigantesque, avec des habitants hauts en couleur qui n’avait que de cesse la folie en bouche. Parole incompréhensible, malentendu, tout n’était là qu’astuce pour faire perdre patience à leur interlocuteur et ça, les deux compères allaient rapidement le remarquer au court de leur nouveau périple. À peine la route avait été entreprise, qu’une nouvelle voix ne tarda pas à refaire surface, intriguant hautement Arianne qui reconnut de suite celle du chat foin. De nouveau Chisé s’était mise à pester, montrant qu’elle n’aimait aucunement la présence de cet être dans les parages. Déjà qu’elle semblait sur ses gardes depuis que l’étranger avait décidé de les accompagner, là ce fut pire que tout. Essayant de calmer son animal, Arianne écouta avec intérêt ce que ce fameux chat foin avait à dire. De nouveau il resta vague, semblant chercher l’homme qui ne semblait guère apprécier que l’ont se moque de lui. Elle l’avait ressenti à cause de sa poigne qui s’était un peu plus refermée sur le bras d’Arianne. Bien sûr, elle n’était pas assez forte pour la faire grimacer, mais bien assez pour qu’elle s’interroge sur la conduite de celui-ci. La chanson du chat semblait s’élever comme un écho lointain, mais celle-ci se tut subitement, avant de reprendre non loin de deux jeunes gens.

« Oh à ce propos ! Si c’est une vieille grincheuse que vous recherchez, il faut aller par là ! »

D’un signe d’une main, le chat sembla montrer la direction la plus à droite, une direction que la demoiselle était incapable de voir, ni de constater. Mais l’adonis lui, le pouvait. Heureuse de cette première indication, la jeune femme se mit à sourire gracieusement, essayant de se tourner vers le chat, qu’elle rata de quelques centimètres.

« Est-ce vrai ? Vous avez trouvé mère ? Comment va-t-elle ? »
« Qui ça ? »
« M… Ma mère. Vous venez bien de nous indiquer là où elle se trouve non ? »
« Mais de qui donc ? »
« … Mmh, ce n’est rien. Merci quand même monsieur le chat foin. »
« Si j’étais vous, je ferais attention à mon entourage, mais la stupidité n’a pas de limite n’est-ce pas ? »

Après cette question, il se remit à chanter à tue-tête, sa voix devenant de plus en plus loin dans son environnement. Après cette discussion, Arianne ne savait vraiment plus où en donner de la tête. Ce chat était un curieux personnage, dont elle ne savait si les paroles étaient sincères ou non. Voulant son avis à son accompagnateur, la jeune femme se tourna doucement vers lui, affichant un air pensive.

« Pensez-vous que nous devons suivre ses indications ? J’avoue être assez septique, mais comme dit le dicton, "qui ne tente rien n’à rien". Peut-être trouverons-nous quelques choses ou quelqu’un qui saura nous en dire plus ? Après tout, il n’avait pas l’air d’avoir mauvais fond. »

Ils avaient une piste, et aussi minime était telle, Arianne avait le pressentiment que celle-ci pourrait se révéler utile, enfin du moins c’est ce qu’elle espérait. Car le chat venait de leur indiquer le chemin qui permettait d’aller chez le chapelier fou, un curieux personnage qui n’avait rien n’à envier au chat qu’elle avait rencontré un peu plus tôt avec son guide. En parlant de guide, Arianne constata, qu’elle ne connaissait toujours pas son nom, remarquant par la même occasion que lui aussi ne devait pas connaître le sien. Une erreur qu’elle décida de réparer en bonne et due forme.

« Auriez-vous un nom auquel je pourrais vous identifier ? Car je doute que vous appelez l’étranger soit quelques choses de fort plaisant. Pour ma part, je me nomme Arianne, et mon petit animal qui se tient là se prénomme Chisé. Vu que nous risquons de faire un long chemin ensemble, autant s’appeler par nos noms, vous ne pensez pas ? »

De nouveau, elle se mit à sourire, essayant de se montrer la plus réconfortante possible. Au vu du monde qui les attendaient, mieux valait-il avoir quelques choses à se raccrocher et même si ce n’était qu’une rencontre fortuite, c’était bien assez pour ne pas perdre la tête à son tour.




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David Krauz
MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Jeu 23 Juin - 20:17




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Un jugement loufoqueL’habit ne fait pas le moine. Pas même sa réputation.



Pour une rencontre, j’avais presque espéré croiser le groupe de sangsues. Mais au lieu de ça, j’avais eu le droit à une jeune demoiselle fragile et aveugle accompagné par une sale bête me pestant dessus comme un ennemi à abattre… Sérieusement ! J’avais sauvé sa maîtresse d’une horde de Sans-cœur. Un peu de reconnaissance n’aurait pas fait de mal. J’avais grimacé en regardant cette bestiole. Comment on pouvait aimer ce genre d’animal ? Petit et si… Des frissons me parcoururent le dos de long en large. L’envie folle de donner un coup de pied à cette chose me titillé. Mais je ne pouvais pas. Pas devant un joli cœur même si elle ne pouvait absolument rien voir, elle pouvait entendre. Du coup, ses questions furent les bienvenues pour que j’arrête de fixer cette peluche. La jeune fille se confondait presque en excuse. Elle était adorable dans un sens mais tapait aussi sur la tête. Je n’avais pas besoin qu’on s’excuse pour si peu. Je préférais garder le silence et me concentrer sur l’environnement. Je lui remis sa canne avant d’avoir une place pour en place une. Chose faite elle me remercia par la suite et me suggéra presque de la laisser, dans un sourire, je la regardais de la tête aux pieds avant de répondre,

- Je vous lâcherais quand vous serez avec votre mère. Pas avant.

Clair, net et très précis ! Pourtant, je ne savais absolument pas où aller. Je pouvais être le plus sympathique des hommes, cela ne faisait pas de moi le voyant. Du coup, nous ne fîmes que quelques pas avant d’entendre une voix. Personnellement, elle ne me disait absolument rien. Mais bien rapidement, c’était la tête qui me rappela ma rencontre rapide avec ce chat. Il me provoqua. Ou tout du moins essaya. Mais à la place de vouloir lui arracher les poils un à un, je me m’étais contentais de serrer le bras de la jeune fille avant de reprendre notre route. Mais très rapidement, la chanson prit fin pour terminer par sa voix on ne peut plus clair qui fit mention d’une grincheuse. Mon regard s’arrêta sur la créature tout comme mes pieds firent une pause. Il me montrait une direction. Rien n’indiquait qu’il avait raison. Voir même tort en fait… Mes dents se mirent à grincer. La demoiselle questionna le chat et il resta vague. Voir, on avait l’impression de tomber sur un petit vieux atteint de perte de mémoire express. Puis il termina sur une note. Le genre à me hérisser le poil sur la nuque ! Je le tuais du regard avant de faire un pas vers lui.

- Espèce de sale...

Mais je n’eus aucunement le temps de lui refaire le portrait, il disparut. Ma phrase se perdit entre ma colère et ma bienséance. Je repris le contrôle sur mes émotions avant de grogner et me faire distraire par la douce voix de ma petite protégée. Ses paroles me firent grimacer malgré moi. Je n’avais juste aucune confiance dans ce chat de malheur. Mais la demoiselle avait l’air assez sûre d’elle pour suivre la piste. Je me disais que si c’était une farce, j’aurais tout le temps pour dépecer cette bestiole avec les mains. Un soupir m’échappa alors lorsqu’elle émit le dicton. Si elle savait qui j’étais vraiment, je suppose que cela lui aurait fait un peu plus peur de se retrouver en compagnie d’un… Assassin ?  Mais très vite, ses paroles eurent le don de me faire ricaner. « Un bon fond. » cette créature avait juste le don de jouer avec les nerfs des gens avec des énigmes voir pire. À les prendre pour des débiles. Autant dire que cela ne m’enchanté guère. Ma main libre passa sur ma nuque en guise de réponse. Si elle voulait suivre la piste du chat, soit, j’allais la suivre. Puis elle reprit la parole pour cette fois,  changer de sujet et se présenter. Mon regard se posa sur elle puis sa petite chose devenu plus calme. Arianne… Sans quitter son bras, je commençais à marcher dans la direction que nous avait indiqué le chat foin. Ce ne fut qu’au bout d’un bref silence de ma part que je me décidais de répondre.

- David.

Me revoilà retombais dans mes travers des courtes phrases ! Juste mon nom rien plus et rien de moins. Je pouvais au moins me satisfaire d’une chose, j’évitais de sortir des stupidités et me compromettre. Du coup, j’allais éviter de lui poser la question du siècle qui allait mériter un retour de ma part. Le fameux « que faisiez-vous ici ? » ou encore « vous êtes venue ici pour voir quelqu’un ? ». Je me voyais tellement mal répondre un « Oh moi ? Et bien je suis là pour exterminer des minois. Des femmes pour être exact. Je ne sais pas trop encore si je les torture ou si je les achève rapidement. Une idée peut-être ? ». Non ! Mais… Du coup oui, il valait mieux éviter de trop s’étaler.

- Vous entendez ?

Il y avait encore un air de musique qui emplissait l’air à mesure que l’on avançait. Une chanson assez entêtante à vrai dire. Tout en l’aidant à se diriger, j’essayais de tendre l’oreille. À première vue, c’était des hommes. Puis au détour d’un mur… Une longue table, un service à thé et tout pour faire une table garnie avec, comme je le pensais, deux hommes. Ou tout du moins, un homme et un… Lapin. Je tombais dénue. Ce monde était fait de cinglés ou quoi ?!

- Un joyeux non-anniversaire, à moi,
A qui, à moi, à vous !
Un joyeux non-anniversaire, à vous,
A moi, mais oui, à moi !
Buvons du thé encore du thé !
En nous souhaitant mon cher,
Un joyeux non-anniversaire mon cher !!


Ils chantaient en cœur et à tue-tête. Comme des casseroles. Je ne savais pas trop quoi faire pour avouer. Mais face à cette folie, j’avais bien envie de gâcher la fête… Sans trop attendre, je lâchais la demoiselle en l’aidant juste avant à s’aider du mur et m’avançais vers les deux autres avant de jouer avec mon pouvoir d’anomalie pour détériorer l’atmosphère. Leur réaction ne fut pas longue, ils cherchèrent du regard la raison de cet empoisonnement et quand ils tombèrent sur moi, leur expression changea radicalement. Ils savaient d’où je venais et que j’étais prêt à leur refaire le portrait s’ils ne faisaient rien pour moi. Dans un sourire mauvais, je m’approchais d’eux en baladant ma main sur la table qui se mit à fondre où mon doigt était passé. Laissant une marque et une odeur d’acide planer dans l’air.

- Je suis dans le regret d’avouer que ce chat sait foutu de nous… Ils sont tout aussi barrés que ce... Truc !

Ce dernier mot ne faisait jamais parti de mon vocabulaire. Mais étant donné que j'étais assez énervé par la fausse piste, je ne pouvais passer à côté d'un peu de tenu... Si je n'avais pas eu un semblant de politesse, je crois que cette chère Arianne aurait eu les oreilles en sang par autant de noms d'oiseaux.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Sam 2 Juil - 21:54



Bien qu’elle semblait presque vaine, les deux jeunes gens avaient enfin une piste pour avancer dans ce monde loufoque qu’était le pays des merveilles. Visiblement, cet univers n’était pas vraiment au goût du protecteur de la belle, au vu de son énervement qui semblait monter en flèche à chaque obstacle rencontré. Est-ce réellement ce monde ou quelque chose d’autre qui le perturbait ? C’était difficile à savoir, et au fond, Arianne ne voulait pas se risquer à creuser les états d’âmes de cet être ténébreux. Déjà parce qu’elle venait juste de faire sa rencontre, mais aussi parce qu’elle n’avait pas à empiéter dans sa vie privée. Cela serait malvenu, et sûrement qu’il ne risquerait pas d’apprécier, mais elle pouvait au moins lui demander son nom, ce qu’elle fit tout en se présentant pour mieux lancer la conversation. Ainsi donc, cet étranger s’appelait David. Un joli prénom en somme qui la fit doucement sourire, comme pour lui montrer qu’elle venait d’enregistrer cette information quelques peu capitale.

« Enchantée David. »

Et elle ne rajouta rien de plus, de façon à ne pas bassiner cet homme que tout lui opposait. Au vu de sa réponse courte, il avait sûrement voulu montrer qu’il n’était pas apte à la conversation. Du moins, c’est ce qu’Arianne avait compris de part son comportement, aussi, cela ne la dérangeait pas outre mesure, comprenant que parfois, certaines personnes préféraient rester dans un mystère absolu plutôt que tout révéler d’une traite. Alors qu’ils semblaient marcher en direction de cet indice fort mystérieux, une musique ne tarda pas à s’élever dans les airs. Celle-ci semblait joyeuse et festive, comme si l’on fêtait quelque chose de merveilleux et de plaisant. N’étant pas la seule à l’entendre, la belle aveugle ne tarda pas à hocher la tête quand David lui demanda si elle aussi entendait cette fanfare entraînante. Apparemment ils approchaient de leur but, et plus ils avançaient, plus des paroles s’élevèrent dans les cieux, indiquant que deux personnes se tenaient à cet endroit. Essayant d’analyser les paroles assez répétitives de ce chant peu plaisant à l’écoute, Arianne put constater qu’un non-anniversaire était fêté en ses lieux, ce qui était particulièrement déroutant quand on ne savait pas de quoi il s’agissait précisément. Décidant d’abandonner la demoiselle dans un coin plus tranquille, la non-voyante, laissa David s’éloigner pour s’approcher du duo de jeune chanteur, ce qui eut pour effet de stopper toute festivité. Une odeur étrange se mit alors à embaumer l’air, ce qui commençait à inquiéter un tant soit peu la jeune femme. Elle ne voyait pas certes, mais elle sentait et ressentait les choses qui se passaient autour d’elle. Peur, angoisse, colère, c’était là assez de sentiment négatif pour qu’elle se mette à agir à son tour, essayant de se guider du mur, mais aussi des auras des différentes personnes — et principalement par la voix de David —, pour venir à son tour vers cet espèce de goûter de non-anniversaire. Bien que l’air était parfumé d’une odeur acre d’acide, elle pouvait aussi sentir celle du sucre et des épices dues à des infusions, une senteur qu’elle ne connaissait que trop bien de part le métier de sa mère. Sentant qu’un obstacle se tenait devant elle grâce à sa canne, la belle aveugle laissa celle-ci taper le meuble pour mieux le contourner, se trouvant juste derrière David qu’elle sentait assez tendu.

« Je sais que cela parait plus facile à dire qu’à faire, mais essayé de garder votre sang-froid je vous prie. Ce n’est pas en usant d’intimidation que nous résoudrons notre problème. »

Sa voix était restée calme et douce et après avoir annoncée ses quelques mots, elle s’avança de nouveau, prenant grand soin de ne pas donner des coups à David. Sentant les auras paniqués des deux organisateurs de cette fête, Arianne s’inclina face à eux, laissant la table, faire office de séparation entre eux. Une façon comme une autre de saluer poliment avant de passer à l’interrogatoire.

« Pardonnez-nous d’interrompre ainsi votre fête. Nous recherchons une dame d’un certain âge qui ne vient pas de votre monde. Auriez-vous vu quelqu’un de cette description ? »
« Nous ne répondrons pas face à ce fou ! Non, non, non et non ! »
« Tout dépends si celle-ci est venue fêter son non-anniversaire ! Est-ce le cas ? »
« Hum… Pas vraiment. »
« Alors, nous n’avons rien de plus à vous dire ! Maintenant laissez-nous ! Nous avons un non-anniversaire à fêter ! »

De nouveau l’interrogatoire se succéda par un échec. C’était à croire que les habitants de ce monde aimaient jouer avec les nerfs de leurs interlocuteurs, ce qui n’échappa à la petite Chisé qui remarqua l’air peiné sur le visage de sa maîtresse. Aussitôt, le chaton sauta sur la table, miaulant fortement pour attirer l’attention des deux lascars qui avait osée attristé Arianne, ce qui à l’inverse, fit agir immédiatement un autre habitant, qui jusqu’ici, dormait profondément dans une théière.

« CHAT ? CHAT, CHAT, CHAT ! »
« Oh non d’une théière ! Vite attrapez-le ! »
« De la confiture ! De la confiture VITE ! »

Apeurée par la réaction de chacun, Chisé s’en retourna immédiatement auprès d’Arianne qui se mit à reculer à son tour, fermant plus fortement les yeux, à chaque bruit de vaisselle qu’elle entendait se briser sur le sol. La table semblait devenir un sacré remue-ménage, ou une course poursuite se déroulait juste au-dessus d’elle. Un combat acharné ou le lièvre de Mars et le Chapelier fou essayaient de capturer leur ami Loire qui était particulièrement apeurée par l’entente d’un chat. Ne sachant que faire, la demoiselle préféra se rapprocher de son protecteur, se faisant toute petite, comme pour essayer de se faire oublier.

« Vous ! Partez d’ici avec votre…Ch… Bestiole ! Et ne revenez pas ! Vous avez qu’à aller au-delà du labyrinthe ! Tout le monde atterrir chez la reine de cœur c’est évident. Tout le monde sait cela ! »
« Merci... Enfin je suppose ? »

C’était là une maigre récompense, mais au moins, ils avaient à nouveau une nouvelle piste. Une piste où le danger sévissait à cause des cartes qui gardaient le labyrinthe, un challenge de plus, que les deux compères allaient devoir affronter.





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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mer 27 Juil - 18:20




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Uin jugement loufoqueL’habit ne fait pas le moine. Pas même sa réputation.



Une piste ? Si cette chose portait la tête d’un lapin et d’un nain, je crois que la fin du monde était programmé pour bientôt… À croire aussi que ce foutu chat n’avait que ça à faire que de jouer les aventuriers à nous donner des fausse pistes et à étirer ma patience. Finalement, nos pas nous menèrent très vite à une sorte de petite fête de non-anniversaire. C’était à ce moment-là, en voyant très clairement les deux engins que j’avais compris la tromperie de ce chat de malheur. Comme pour évacuer ma colère, j’avais peut-être été excessif en utilisant mon pouvoir d’anomalie. La réaction des deux fêtards face à mon geste eut vite le don de leur clouer le bec. Ils me fixaient, la peur présente dans leurs yeux. Je souriais avant de leur tourner le dos. Je restais ainsi quelques secondes face au silence qui était tombé dans les environs.

Ce ne fut que lorsque la voix de la jeune femme résonna derrière moi que je me retournais pour tomber presque nez à nez avec elle. Elle n’avait pas tort dans ses propos mais me faire prendre pour un crétin était une chose que je n’affectionnais absolument pas. Pourtant dans un râle, je me contente juste de lever les bras en signe d’armistice passagère. La jolie Arianne voulait prendre en mains les choses, je la laissais donc faire. Signe de politesse et elle entra dans le vif du sujet avant de se faire vite recaler. Je souriais malgré moi. Un petit moment de faiblesse et ils avaient repris du poil de la bête. Si seulement elle m’avait laissé leur faire peur… Quoi que… Bien rapidement, je vis le minou réagir à je ne sais quoi et il sauta sur la table. Si j’avais eu le don de parler aux animaux j’aurais pensé qu’elle était en train de les sermonner ou alors de jouer la carte de la pauvre chose perdue. Loin d’avoir l’effet escompté, une souris se mit à sortir d’une théière pour se mettre à hurler le même mot. Les deux protagonistes se mirent à paniquer en voyant la réaction du petit être.

Mes bras avaient fini par se croiser après que notre jeune aveugle n’est eu aucun succès avec la diplomatie. Mais lorsque je la vis se rapprocher de moi et comme pour lui faire acte de présence, mes mains se portèrent à ses épaules. Sans émotion apparente, je regardais le combat du lièvre et du Chapelier pour attraper la petite boule de poils. Dans ma tête par contre, je ne pouvais m’empêcher de rire à ce spectacle désolant. Finalement l’un d’eux se mit à nous donner une piste et je lâchais enfin un sourire. Arianne les remercia mais pour ma part, ils n’eurent le droit à rien de plus qu’un regard méprisant. Gardant mes mains sur ses épaules, je la guidais donc dans la direction du labyrinthe. Lorsque nous fûmes assez loin d’eux, je me penchais enfin vers l’animal pour sortir une remarque,

- Au moins cette fois, tu as servis à quelque chose.

Le petit minet se met alors à me répondre comme s’il savait que je parlais de lui. Toujours en train de sourire, je me décidais de prendre ma jeune partenaire par la main pour la poser sur mon bras. Dans une allure qui n’était pas la plus pressé du monde, nous allions à ce labyrinthe. Le chemin pour y aller n’était pas semé d’embuche ou de rencontre bizarre. À moins que… Tout en marchant, l’apparition soudaine d’un croissant de lune eut le don de me mettre la puce à l’oreille. Finalement, je n’avais pas eu tort. Le chat. Enfin tout du moins, l’autre chat.

- Te revoilà toi.

Il nous adressa un large sourire avant de nous informer qu’on se diriger vers le château de la reine. Qu’elle n’était pas très commode et surtout qu’elle avait une invitée de marque. Je fronçais les sourcils en l’écoutant. Ainsi donc, il avait su toute l’histoire depuis le début… J’avais très envie de lui arracher ses poils un à un… Mais au lieu de ça, je repris la marche sans consulter Arianne. La créature disparu et je vis au loin ce qui était là pour nous intéresser. Sans un mot, j’entrepris une exploration silencieuse avant d’entendre encore au loin une chanson.

- Peignons les roses en rouges, le plus écalant des rouge !

Sans vraiment attendre, je me dirigeais vers la source de ses voix pour tomber sur trois personnes. Leur forme me laissa interdit et lorsqu’ils nous firent face. Des cartes. Tout comme moi, ils furent surprit de nous voir avant de vite reprendre leur chanson et leur affaire.

- Pourquoi vous peignez des roses blanches en rouge ?

Ils nous expliquèrent qu’une personne s’était trompée et que la reine aimait le rouge. Autant dire des potins de bonne femme. Pas de quoi m’intéresser vraiment. Plongé dans leur explication, ils arrivèrent alors à un moment intéressant. Il parlait d’une vieille femme qui accompagné la reine et qui allait se faire couper la tête. Je ne mis pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait de la mère de la belle aveugle.

- Tu sais maintenant où et dans quel sale drap ta mère vient de se mettre...



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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Sam 30 Juil - 17:12



La vaisselle continuait de tomber avec fracas signe que les deux organisateurs étaient toujours en train de courser leur partenaire affolé. Bien que l’un deux avait enfin donné des indications aux deux partenaires de fortune, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être désolée par la situation. Elle ne s’était pas vraiment attendue à créer pareil remue-ménage, bien que ce fût plus son chat qui en était la cause qu’elle-même, mais vu qu’elle en était la maîtresse, elle avait aussi sa part de responsabilité. Remerciant d’un air hésitant l’homme à la voix fluette, Arianne ne put rien rajouter d’autre en guise de parole, car aussitôt, elle sentit son corps se faire guider hors de l’endroit par les mains de David qui maintenaient ses frêles épaules. Les éclats de voix stridentes se faisait de plus en plus lointaine, signe que les deux compères étaient maintenant loin de la zone festive. Sentant que le jeune homme s’était penché auprès d’elle, Arianne tourna légèrement la tête d’un air intrigué, constatant que celui-ci semblait s’adresser à son petit chat qui miaula d’un air quelque peu contrarié, comme si la remarque ne lui avait pas plût. Souriant légèrement d’amusement, la belle aveugle, porta l’une de ses mains vers le corps de son animal, caressant avec tendresse le pelage de celle-ci, avant de lui parler à son tour de façon calme et posé.

« Ne t’en fais pas Chisé ce n’est rien. Il faut juste que tu évites de t’énerver ainsi à l’avenir. D’accord ? »

Un doux miaulement s’échappa entre deux ronronnements, signe que l’animal semblait être en accord avec les paroles de sa maîtresse. Souriant de nouveau, celui s’affaissa subitement quand la demoiselle sentit une main forte et imposante attraper la sienne pour la déposer sur une surface lisse bien qu’elle pouvait sentir le maillage d’un tissu au toucher. Ce geste avait surpris la demoiselle, qui était à présent rassurée sur celui-ci. Elle n’était pas spécialement habituée à ses gestes et encore moins qu’on la guide ainsi pour s’aventurer sur des routes inconnues. Sa mère avait toujours insisté sur le fait que la non-voyante devait parfois se débrouiller par elle-même, de façon à rester indépendante. Une éducation qu’Arianne avait approuvée et suivie. Ce fut donc au bout d’un moment que la jeune femme relâcha le bras du jeune homme, agrandissant sa canne blanche avant de lui adresser quelques paroles avec un sourire qui se voulait reconnaissant.

« Je vous remercie pour votre bienveillance David. Cela me touche beaucoup, toutefois, vous n’avez pas besoin d’en faire autant vous savez. Je peux marcher auprès de vous sans vous ralentir, néanmoins n’hésitez pas à me guider si la situation l’exige. »

Soudain, la voix du gentleman s’éleva, comme s’il s’adressait à quelqu’un, intriguée, Arianne attendit quelques instants avant d’entendre la fameuse voix du chat foin. Visiblement, cet animal avait la fâcheuse tendance d’apparaître au moment le plus importun surtout quand on s’y attendait le moins. Celui-ci ne tarda pas d’ailleurs à renseigner les deux adultes sur leur prochaine destination, indiquant qu’une reine peu commode s’y tenait avec une invitée des plus particulières. Se demandant si le chat faisait allusion à sa mère, la jeune femme essaya de l’en interroger, mais comme à son habitude, il détourna la question, cherchant de nouveau à déstabiliser la belle Arianne. Soupirant d’un air éreinté, la belle aveugle préféra suivre les bruits de pas de David qui indiquait clairement qu’il reprenait la route. Mieux ne valait-il pas perdre de temps avec cette créature qui préférait faire perdre un temps précieux à ses interlocuteurs.

« Les habitants de ce monde me paraisse vraiment très étrange… C’est à croire qu’il possède une logique qui nous dépasse… »

Et la demoiselle ne croyait pas si bien dire, sauf qu’il ne s’agissait pas de logique, mais bel et bien de folie, mais cela, la jeune femme ne tarderait pas à en prendre conscience tôt ou tard. Continuant de se concentrer sur les pas du partisan des ténèbres, la jeune femme sentit soudain le sol devenir moins dur sous ses chaussures, comme si celui-ci était recouvert par la nature. Puis, une chanson ne tarda pas à s’élever dans les airs. Les tonalités étaient parfois fluettes, mais il était évident qu’il s’agissait là, d’homme qui chantait en chœur. Dans les paroles, il était question de peinture et de rose, une mélodie bien étrange qui intriguait grandement la jolie demoiselle. Suivant l’aura ténébreuse du jeune homme, Arianne le laissa donc engagé la conversation, écoutant avec soin tout ce qu’il se disait. Apparemment, ses jardiniers étaient réellement en train de peindre des roses en rouge, ce qui fit afficher une moue quelques peu surprises sur le visage de la belle non-voyante.

« Ne pouvez-vous pas tout simplement replanter de nouvelle fleur ? »
« Hélas, cela est impossible ! La reine ne sera jamais assez patiente et déteste le blanc ! C’est pourquoi nous les peignons en rouge ! »

La logique échappait complètement à Arianne qui n’avait rien n’à redire là-dessus. Au fil de la conversation, les hommes commencèrent à parler de plus en plus, livrant des explications en plus de donner des renseignements crucials aux deux partenaires. Visiblement, une femme d’un certain âge s’était vu attribuer les foudres de la reine, à tel point que celle-ci allait l’exécuter en lui coupant la tête. En entendant les paroles de David, la jeune femme fut horrifiée par la situation, et aussitôt, elle décida de se renseigner auprès des jardiniers de façon à être sûre qu’il s’agissait bel et bien de sa mère.

« Excusez-moi messieurs… Pourriez-vous me dire si la dame dont vous parlez, recherchez quelques choses ou quelqu’un ? »
« Hum oui ! Elle était à la recherche d’une jeune fille si je me souviens bien, mais la reine à pas appréciée qu’elle s’introduise sur son territoire. Enfin du moins, c’est ce que j’ai cru comprendre. Avec la reine on ne sait jamais »
« Non… »

Bien qu’elle n’avait pus demander de description, Arianne sentait qu’il s’agissait bien là de sa mère. Sa main portée sur son cœur, la demoiselle avait pris un air grave, se rendant compte que la situation était beaucoup plus complexe à présent. Sa mère était en danger, en grave danger de mort même. Elle avait l’impression d’être impuissante, pourtant, elle ne pouvait pas rester là les bras ballants, à attendre que le verdict du jugement tombe. Un air déterminé sur son visage, la jeune femme s’approcha à nouveau des jardiniers de quelques pas, élevant de nouveau sa belle voix pour leur adresser la parole.

« Quand est-ce que le jugement aura-t-il lieu ? Est-il possible de rencontrer votre reine dans les plus brefs délais ? »
« Rencontrer la reine vous dites ? Cela ne risque pas ! Elle est en plein préparatif, néanmoins si vous tenez tant à la voir, vous la verrez lors du jugement, mais faut pas vous y fier. La personne sera quand même condamnée surtout si la reine l’a décidée. Il vous faudra traverser le reste du labyrinthe, le terrain de croquet et vous trouverez le château. C’est là-bas que ça a lieu. »

Remerciant le jardinier d’une courbette respectueuse, Arianne était quelques peu paniquée par la situation, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Elle avait peur pour sa mère, peur de ce jugement perdu d’avance et pourtant, elle savait qu’elle ne devait pas céder à celle-ci, essayant de garder son calme légendaire qui lui permettait de surmonter toutes les situations épineuses. Se tournant vers le jeune David, la jeune femme s’inclina légèrement, signe qu’elle comptait solliciter son aide encore une fois.

« Je sais que cette histoire ne vous concerne pas, mais puis-je me permettre de vous demander de me conduire jusqu’au château de la reine ? Je ne vous demande pas de m’aider à sauver ma mère, mais juste de me conduire au plus près de ce tribunal de fortune. » Elle se redressa alors, affichant un air sérieux, voir déterminé. « Je ne veux pas vous déranger plus que nécessaire, donc, cela sera ma dernière requête, après cela, je vous laisserez tranquille. »

Au fond, elle savait que le jeune homme devait avoir ses propres occupations, aussi, elle ne voulait pas lui prendre plus de temps que nécessaire. Surtout pour un sauvetage qui ne devait guère l’intéresser. Après tout, il pouvait penser que cela n’était que le problème d’Arianne, aussi, elle comptait bien le régler, quitte à se montrer impolie avec cette majesté au caractère fort capricieux.



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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mar 13 Sep - 18:53




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Spectacle distrayant mais il ne dura pas assez longtemps à mon goût vu qu’on nous força à partir rapidement. Après un bref dialogue avec la bestiole à quatre pattes, nous nous dirigions droit vers le labyrinthe. Alors que nous marchions en silence la voix de la jeune femme s’éleva et elle s’écarta de ma personne pour finalement m’avouer que même si j’étais un gentilhomme, elle avait n’été pas une empotée. Bien évidemment, venant de sa bouche, cela était plus courtois mais au lieu de lui répondre, je m’adressais plutôt, une nouvelle fois à l’autre chat au sourire effrayant. Même si je restais prêt de lui, je ne le faisais en soi que pour Arianne qui lui posait pas mal de question au sujet de cette invitée. Bien évidemment, le chat ne jugea pas utile de répondre et finalement, je commençais à lui tourner le dos pour reprendre ma marche suivit de près par la jeune femme.

Finalement, nous étions arrivés devant ce labyrinthe. Que fut notre surprise de tomber sur des jardiniers en train de littéralement peindre des roses. Sous la surprise de la chose, je commençais à leur poser des questions pour que ce soit finalement Arianne qui termine. Bien, nous s’avions donc que l’invitée devait être la mère de la jeune femme vue la tête qu’elle faisait. Autant dire qu’il était urgent d’y aller. Elle remercia alors les hommes cartes et s’adressa à moi lorsque nous faisions quelques pas. À peine entama-t-elle de parler que je souriais,

- Ne t’ai-je pas dit que je t’aiderais ?

Même si elle ne pouvait le voir, je lui adressais un grand sourire avant de lui prendre la main pour lui confirmer mes dires. Je ne comptais pas la laisser seule. Après tout, si la reine était de mauvaise humeur, sans doute que sa mère allait passer un sale quart d’heure et donc, chambouler la jeune aveugle. Très lentement, je la lâchais pensant qu’elle allait vouloir se débrouiller seule pour marcher. Je me retournais vers les jardiniers qui me fixèrent étrangement. Sans doute se disaient-ils que notre envie de voir leur souveraine était stupide et suicidaire. Mais jamais bien le danger. Pas de quoi me faire peur pour autant. Puis elle restait simplement une reine. En rien elle n’avait de pouvoir sur moi.

C’était donc avec une détermination sans faille que je guidais la jeune aveugle. J’essayais de parler, de tout et surtout de rien. Jamais de moi toujours d’elle ou de qui allait se passer quand elle aura retrouvé sa mère. Lui remonter le moral en soit. Mais je devais avouer que je n’étais pas doué pour ça. J’avais bien plus l’habitude que ce soit Silence qui le fasse. Après tout, bien que les occasions fussent rares, il m’arrivait de revenir d’une mission complètement diminué et certaines fois lasse. Je détestais ce genre de situation ou cette vipère pouvait me voir en détresse. Mon serviteur essayait souvent de m’envoyer des piques pour je reprenne contenance.

C’était donc ainsi que nous avions traversés les différents lieux. Le château se dessina donc à nous et ce qui m’arrêta ne fut pas le décor, ni même les gens présents, c’était les cartes. Des hommes cartes. Ceux qu’on avait vus… Ou tout du moins, que j’avais vu tout à l’heure était pour moi des cas à part. Mais là, me taper tout le jeu c’était sans doute trop dans ce monde de dégénérés. Je portais une main sur la chevelure de ma protégée comme pour montrer à qui qu’on que voulait bien nous regarder qu’elle était avec moi et que par cela, il était strictement interdit de porter la main sur elle. Certaines cartes nous regardèrent et je pris place dans un coin pour assister à un procès grossier qui avait déjà sa fin. Au milieu de l’assemblée se trouvait un banc de l’accusé. Une femme d’un certain âge, propre sur elle et la tête haute malgré le fait qu’elle était susceptible de la perdre dans les minutes qui allaient suivre. Je glissais à l’oreille de la jeune aveugle ce que je voyais avant de m’interrompre en attentant un lapin parler. Juste après, une femme apparue prenant place sur son trône et un petit bonhomme avec une couronne. Le roi sûrement.

La femme vêtue de rouge et de noir avait un sourire triomphant. Comme si la fin était déjà entre ses mains. Un sourire s’amorça de ma part. Elle ne savait pas que j’étais dans ses rangs et je comptais bien la voir se mettre en colère. Je jubilais à l’idée comme un enfant devant un magasin de jouets. Lentement, je me détachais de la présence de la jeune aveugle pour me frayer un chemin plus en avant. Puis, lorsque que le procès se mit à commencer, je fis en sorte d’être présentable, remettant mes cheveux en arrière, ma veste et ma chemise et sans oublier ma cravate. Etre irréprochable et pourquoi ne pas taper dans l’œil de l’autre. Je décidais d’intervenir lorsqu’elle cria encore une fois de couper la tête à la vieille femme.

- Objection !

Comme dans la vraie vie… Sauf que là au moins, la tête de mes interlocuteurs ne sont pas aussi surprit. Mais je passais outre pour m’approcher de la mère de la jeune femme, m’adossant au box d’une manière la plus crédible et la plus professionnelle que je pouvais en évitant d’éclater de rire face à la tête de la reine. Je me retournais rapidement vers la génitrice d’Arianne avant de lui glisser que sa fille allait bien, qu’elle était cachée parmi les gens présent et que durant tout ce temps, elle avait été avec moi. La mine de la femme me fit grimacer. On aurait dit que je venais dire la pire chose au monde… Je comptais bien lui demander des explications quand la voix horrible de la pseudo-reine me vrilla les tympans.

- Ooooh ! Baissez d’un ton votre excellence je ne m’entends plus penser !

Elle hurla prête à me sauter dessus pour m’arracher à elle seule la tête. Je lui adressais un sourire en coin ce qui étrangement eut le don de la calmer légèrement. Enfin quoi que… Rapidement, je sentis une horde de pique foncer droit sur ma gorge et le plus naturellement possible, je levais les mains.

- Vous faites un procès loin d’être équitable et je suis le méchant ?  Soyez sérieuse majesté. Si je parviens à vous prouver que cette femme est sans danger et surtout innocente, vous nous laissez partir. Marché conclu ?

À son regard, je compris que c’était lancé. Il ne fallait plus que j’attende le bon moment pour lancer une attaque et distraire tout le monde pour nous enfuir.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mer 12 Oct - 22:30



Maintenant qu’elle savait ce qu’il était advenu de sa pauvre mère, Arianne était plus que déterminée à voir cette fameuse reine de cœur. Celle-ci semblait réserver un sort peu favorable à la vieille herboriste, aussi, l’heure n’était plus à la plaisanterie, la situation étant bien trop grave pour cela. Malgré son anxiété, et ses angoisses, la belle aveugle décida ne pas céder à la panique, décidant même de libérer le jeune homme qui l’accompagnait de cette laborieuse tâche qui se présentait à eux. Mais la réponse du concerné, fut sans appel et surtout peu étonnante. Il comptait l’aider envers et contre tous, abordant même une question qui fit peu à peu sourire la jeune femme.

« J’ai souvenance que vous m’avez bien dit cela. » Doucement elle hocha la tête, en signe de respect tout en accompagnant son geste de parole. « Merci David. Votre aide sera la bienvenue. »

Répondant au geste amical du cœur ténébreux, Arianne apposa sa main avec douceur au-dessus de la sienne, son sourire laissant comprendre que cela était en tout bien, tout honneur, tout en lui confirmant qu’elle comprenait son intention de lui venir en aide. Elle devait bien avouer qu’elle ne risquait pas d’aller bien loin sans le renfort de ce gentilhomme, aussi, elle appréciait grandement de ne pas lui avoir forcée la main. Après tout, l’altruisme n’était pas une qualité que seuls les cœurs bienveillants possédaient. Quoiqu’on n’en dise. Relâchant sa main tout en reprenant la route, la belle Arianne suivait avec aisance son partenaire d’infortune, se guidant comme toujours grâce aux odeurs, à l’aura, voir même de sa prestance qu’elle arrivait à ressentir malgré sa vue défaillante. Il faut dire que David avait une manière particulière d’être et cela serait sans surprise de constater qu’il était un homme propre et impeccable sur lui-même. Du moins, c’était comme ça que la belle aveugle imaginait la chose. Bien qu’il semblait ténébreux, il n’en était pas moins bienveillant voir même protecteur, car très vite, il combla le silence de cette escapade en lançant des discussions qui avaient pour but d’apaiser le cœur de la jeune femme. En constatant cela, Arianne n’avait pus s’empêche de sourire doucement, tout en retenant un rire amusé. Si au début il semblait froid, et impassible, il en était à présent tout le contraire, où du moins, il semblait beaucoup moins sur la réserve, bien qu’il semblait résolu à ne pas parler de sa personne. Respectant cela, Arianne lui répondit posément, sans cachoterie, ni  mensonge. Plus ils s’avançaient dans le fil de la discussion, plus leurs pas les mèneraient au fameux château de la reine de cœur et très vite, Arianne était capable de sentir l’agitation du monde qui se pressaient dans cette noble bâtisse. Elle n’arrivait à distinguer si les gens étaient heureux de cet événement, où s’ils s’en moquaient éperdument, c’était comme si la raison n’était plus le maître mot de cet univers. Il était en décalage complet avec ce qu’elle connaissait, si bien, qu’elle s’en trouvait légèrement perturbée. Soudain, alors qu’elle écoutait d’une oreille la discussion entre deux habitants, une main s’apposa sur sa chevelure. Elle n’avait aucun doute sur l’origine de celle-ci, ce qui la rassura d’une certaine manière. Puis sans perdre une minute de plus, elle suivi sans attendre son partenaire, prenant place dans ce qui devait être une assemblée. Bien qu’ils y aient plusieurs personnes qui semblaient prendre part à cette mascarade, Arianne sentit un parfum qui ne lui était pas inconnue. Un parfum floral unique qui n’était portée que par une seule personne, celle de sa mère tant recherchée, Androméda. Alors qu’elle allait s’exclamer à l’encontre de celle-ci, la belle aveugle, fut coupée par David qui lui détailla la pièce dans le moindre détail ainsi ce qui était en train de se passer. Soudain une voix s’exclama dans l’assemblée, suivit d’un concerto de trompette et d’une foule qui semblait accueillir leur reine avec engouement. Le procès était maintenant engagé et ce fut à ce moment précis que la jeune femme sentit le gentilhomme se déplacer, comme s’il quittait les rangs des spectateurs. Curieuse, Arianne se demandait bien ce qu’il comptait faire, jusqu’à ce qu’elle entende la voix du jeune homme s’élevant à son tour dans les airs, résonnant comme un écho. Un seul mot avait été prononcé, mais celui-ci avait suffit pour avoir l’attention de toute l’assemblée. Y compris celle d’Arianne. Visiblement ce cher David avait décidée de devenir l’avocat de la pauvre Androméda, chose que la jolie demoiselle n’avait pas vu venir. Assise dans son coin, elle écoutait avec attention ce qu’il en découlait remarquant que convaincre cette reine ne serait pas chose aisée. Elle semblait être encore plus têtue qu’une mule et sa voix portait tellement que la pauvre Arianne sentait ses tympans vriller à chaque intonation, pourtant elle restait concentrée, écoutant chaque parole, chaque mot qui était entrepris dans ce dialogue de sourd. L’arrogance de David ne jouait pas en sa faveur, pourtant, cela semblait faire gagner un temps considérable, jusqu’à ce que la reine s’énerve pour de bon. Appelant ses gardes, Arianne était incapable de voir la scène, mais elle pouvait sentir que la tension devenait de plus en plus électrique. Ne perdant pas son mordant, David proposa un marché à la reine, marché qui semblait lui convenir, mais pour combien de temps ? La reine de cœur avait l’air d’être une véritable girouette, changeant de caractère comme de chemise et aussitôt, elle invoqua quelques témoins qui étaient loin de jouer en la  faveur de l’accuser et de son avocat. Excédée part ses témoignage sans grand intérêt, et ne voulant écouter plus de parole de l’avocat de la défense la reine se mit soudainement à hurler de nouveau, donnant son verdict sans appel, que la tête de l’accuser et de l’avocat soit tombée, chose qu’Arianne ne comptait pas laisser passer cette fois.

« QU’ON VOUS COUPE LA TÊTE À TOUS LES DEUX ! QU’ON LES AMÉNE SUR LA PLACE PUBLIQUE ET »
« Un instant ! »

Bien que sa voix était moins forte que celle de la furie, la jeune femme se dirigea vers le banc des accusés, se servant de sa canne blanche pour arriver jusqu’à celui-ci sans encombre. Se tournant vers sa majesté tout en exécutant une gracieuse courbette, la demoiselle se redressa enfin, montrant un air calme et pourtant déterminée.

« Pardonnez-moi cette intrusion votre majesté, mais je doute qu’exiger une telle chose sans même prendre le temps d’écouter l’accuser et son défenseur s’expliquer soit une bonne chose. N’êtes-vous pas censée vous montrer impartiale tout en étant à l’écoute de votre peuple ? »
« Quoi ? Êtes-vous en train de dire chère enfant que je ne suis pas apte à être une reine ? »
« Non votre majesté, je vous dis juste que… »
« QU’ON LUI COUPE LA TÊTE À ELLE AUSSI ! SUR-LE-CHAMPS »

Ne pouvant en placer une, Arianne sentit l’agacement lui monter, mais il fut de courte durée, car très vite, les cartes commencèrent à se rapprocher des trois individus pour les mener à l’échafaud. Quittant son box, Androméda s’approcha aussitôt de sa fille, essayant de faire barrière entre elle et les soldats qui semblaient tout sauf compatissant. Sans même un regard pour le jeune homme qui avait accompagné sa pupille, Androméda éleva sa voix à son encontre se montrant tout, sauf aimable, comme à son habitude.

« J’espère pour vous que vous savez vous battre étranger, si tel est le cas, veuillez ne pas toucher un cheveu de ma fille. J’espère m'être bien fait comprendre. »

Aussitôt ses paroles annoncées, la magie de la sorcière s’illumina doucement, prête à frapper quiconque oserait s’approcher un peu trop de sa personne.




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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Dim 16 Oct - 0:46




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Il ne m’en fallait pas plus que cette envie de contrecarrer les plans de la reine pour me faire réagir. Puis aussi le désir d’aider la mère de ma protégée d’un jour. La femme à l’âge avancé était sans nul doute dans la pire des positions. Quoi qu’il allait arriver, elle allait terminer la tête coupée, c’était ainsi que la souveraine fonctionnait d’après ce que j’avais pu comprendre. Puis j’avais aussi fait un certain serment à la jeune demoiselle. Je ne revenais pas sur ma parole. J’allais l’aider quoi qu’il m’en coûte. C’était donc dans cette optique que j’avais abandonné la jeune aveugle près d’une des estrades pour me rendre présentable et jouer l’avocat du diable. Cela marcha au début, j’avais beau être un gentleman certaines fois, elle poussait vraiment à me donner envie de la remballer. Ce que je fis sans ménagement avant de lui proposer un marché qu’elle accepta. Ce qui suivit ne fut que mascarade et le jugement tomba. J’allais aussi finir décaper. Quelle chance ! Pourtant, avant d’une carte ne puisse nous mener à la mort, une douce et frêle voix se fit entendre et mon attention se porta sur la source où je fis la jeune femme se frayer un chemin jusqu’à nous. Une révérence qui eut le don de me faire grimacer et elle commença un monologue pour nous défendre à son tour. Quelle douce attention de sa part ! Mais là aussi ces propos tombèrent dans les oreilles d’une sourde. Nous terminions bientôt à trois pour la potence. Bientôt, les cartes allaient nous y emmener. Je regardais la vieille femme s’approcher de sa fille. Pour ma part, je fis juste un pas en arrière pour être devant le moindre problème. Puis une voix raisonna et je compris qu’elle s’adressait à moi. Un frisson me parcourut à ses mots suivit d’une grimace.

- Mmh… Trop tard belle-mère, je n’ai pas entendu votre permission. Et on se calme quand même. Au lieu de te me chercher des poux, remercie-moi d’avoir aidé ta fille. Même si j’étais content de le faire, si j’avais su que tu étais une mère poule…

Ma phrase ne put jamais se finir, en plus d’esquiver une attaque d’un homme carte, je fus assez surprit de remarquer que grand-mère savait utiliser la magie. Puis celle de Lumière… Génial ! Déjà que sa fille sentait la bonté à trois kilomètres, alors les deux réunis… Miséricorde. Dans un râle de ma part, un des nombreux soldats vola littéralement lorsque je lui fis une prise pour le maîtriser. Mais trop prit par lui, j’en oubliais presque les autres et ils en profitèrent pour enfoncer leur lance dans ma peau. Plus ou moins importante, je me retrouvais bientôt avec une chemise se mettant à devenir désagréablement collante et… Oh ! Rouge. Je pestiférais des noms d’oiseaux entre mes dents. Aussi facilement et par un jeu de « Trou du Cul ». Sérieusement ! J’étais en train de perdre la main. Enfin, il pouvait y avoir pire que des petites blessures comme celles-là. Mais bon, ma chemise était bonne pour finir à la poubelle. Dans un grognement, je me tournais vers un petit attroupement et sans attendre, mon pouvoir du sang vint se mêler un peu au combat. La reine qui regardait le combat du haut de son trône était littéralement en pleine jubilation. Je ne faisais pas attention à ma mamie mais gardais quand même un œil sur Arianne. Tant que j’étais dans les parages, il était juste hors de question de laisser sa mère seule pour la protéger. Puis entre nous deux, je supposais clairement être plus fort qu’elle. Puis même si cette bonne femme avait l’air aussi aimable qu’une porte de prison…

Ne perdant plus de temps avec les boniments, je fis naître avec mon propre sang des petites créatures de la même forme que les Reflets, les similis type qu’on pouvait croiser au détour d’un chemin. Mais je devais avouer que les miens étaient légèrement plus… Immonde. Un bras plus grand que l’autre, des tailles différentes et puis une étrange de mouvance dans leur chair… Autant dire qu’au premier abord, on fuyait. Mais pas là. Ils avaient bien plus peur de perdre la tête que de mourir des mains d’une abomination. Néanmoins, je n’avais pas terminé. Il manquait un dernier ingrédient. L’acide sur leurs mains. Lorsque tout fut préparé avec soin, cette fois, ils avaient tous du mal à avancer. Mais la témérité d’une des cartes ce qui se soldat par un échec. En effet, même si maman aimable se défendait assez bien, il fallait avouer qu’elle n’avait pas les yeux partout. Du coup, je dus m’occuper d’un des hommes en le laissant juste hurler sous mon pouvoir d’anomalie.

Oppressant les dernières personnes rien qu’avec un regard, la reine me tua du regard en se retenant de hurler. Je m’inclinais avec un respect moqueur avant de reporter mon attention sur la petite famille. Bon, si j’oubliais l’expression de la mère, je pouvais affirmer qu’elles aillaient bien. Mais lorsque je m’apprêtais à leur indiqué la sortie, je dus me résoudre à les protéger une nouvelle fois. Moi en chevalier servant. Sérieusement… Une vive douleur me prit au niveau de l’abdomen. En baissant les yeux, je ne fus pas assez surprit de voir dépasser un petit bout de lance. Je portais une main dans mon dos et fis fondre cette dernière avant de me retirer l’arme du corps dans un bruit désagréable. Un souffle de ma part et mes créatures de sang se chargèrent du reste. Grimaçant, je me redressais comme je le pouvais en jetant à mon tour un regard à la mère qui ne voulait aucunement se calmer. Lâchant le bout de lance, je me retournais cette fois pour remarquer que tout le monde venait de prendre la fuite. Une main sur mon ventre, je lâchais juste après un petit rire qui se termina en plainte. C’était sans doute la première que je donnais autant à une personne que je ne connaissais pas.

- Ma mission est terminée maintenant je crois. Tu as retrouvé ta mère. Merci pour ta compagnie petite cendrée.

Il fallait bien que je coupe le contacte avec elle pour aller m’occuper de mes nombreuses plaies. Je savais déjà la tête de Silence. Il allait vouloir que je me répande en explications… « Quoi qu’il m’en coûte » j’avais pensé avant de terminer troué comme une feuille. Il fallait que j’apprenne à ne plus sortir d’âneries dans ce genre.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Jeu 3 Nov - 21:48



Le jugement étant tombé, c’était une vraie bataille pour la liberté des trois condamnées. Si la reine n’avait été peu clémente ses soldats étaient encore, sûrement à cause de ce sort funeste qui pouvait devenir le leur. Se positionnant en première ligne devant sa fille adoptive, Androméda usa de quelques sorts anciens, avant d’adresser la parole à l’homme ténébreux qui accompagnait celle-ci. Ne tardant pas à répliquer, le gentilhomme usa de provocation à l’égard de l’herboriste, osant même l’appel « belle-mère » ce qui eut le don d’agacer la sorcière. Néanmoins, la bataille qui faisait rage semblait bien plus importante que les piques de cet être ténébreux, aussi la sorcière lui répondit quelques paroles, avant de porter son attention sur les quelques gardes cartes qui semblaient s’élancer sur elle.

« Vous ferez mieux de surveiller vos paroles jeune homme. Je dois certes vous remercier de votre altruisme à l’égard de ma fille, mais cela ne vous permet pas de faire le fanfaron ou plutôt devrais-je dire le paon. »

Ce que la vieille dame retenait, c’est que ce soit disant sauveur avait un égo mal placée en plus d’être insolent. À croire que la belle Arianne n’attirait que ce genre de personne, ce qui la fit doucement soupirer avant d’envoyer valser une carte qui tenait à attaquer la pauvre aveugle par derrière. Usant d’un vieux sort de runes, Androméda invoqua une sorte de dôme protecteur afin d’éviter le moindre assaut envers sa fille, mais aussi de façon à l’isoler pour ne pas que ses pouvoirs viennent à se réveiller devant cet homme dont elle n’avait aucune confiance. Le combat faisait rage et chacun se battait avec hargne et acharnement, parfois Androméda jetait quelques regards vers l’étranger qui l’aidait dans cette tâche folle. En plus de puer les ténèbres, elle pouvait observer avec intérêt l’étendue de son pouvoir qui n’avait rien de charmant. Elle avait toujours entendu parler de personne capable de manipuler son propre sang, mais c’était bien la première fois qu’elle voyait quelqu’un en action. Et autant dire que cela n’avait rien de ragoûtant. Sang et Acide, voilà un mélange surprenant voir même inhabituel. M’enfin tant que celui-ci restait diriger vers les gardes, il n’y avait rien n’à craindre après tout. Les assauts se firent de moins en moins nombreux, de moins en moins accablant et très vite, la salle du jugement se vida, laissant les trois protagonistes souffler enfin. Soucieuse de sentir l’odeur du sang, mais aussi du fait que sa mère se soit battue, Arianne s’approcha enfin de celle-ci, sentant son cœur s’apaiser quand ses inquiétudes furent calmées. Mais pour David ce fut une autre histoire, tout son être sentait le sang à plein nez de plus, la belle aveugle pouvait sentir la souffrance qui l’habitait. Ses blessures ne semblaient pas mortelles, mais assez douloureuse pour lui faire ralentir la cadence. Se détachant de sa mère qui semblait acquiescer et ne pas la retenir, Arianne se rapprocha doucement de l’aura de David, laissant sa main caresser le vide avant de se poser avec douceur sur son dos, témoignant qu’elle voulait l’arrêter dans son élan pour lui laisser le temps de s’exprimer.

« David attendez… vous empestez le sang, je ne peux pas vous laisser repartir ainsi … Pas après ce que vous avez fait pour moi. Laissez-moi vous aider à mon tour. »

Laissant sa main glisser sur le corps du jeune homme pour se repérer sur sa position, Arianne se posta alors devant lui, joignant ses deux mains avant de fermer les yeux, montrant une profonde concentration. « Veuillez ne plus bouger s’il vous plait. » Doucement une aura commença à entourer le corps du gentilhomme, s’infiltrant dans les nombreuses plaies et blessures avant que des ailes blanches ne viennent elles aussi se mêler à la magie. Les blessures se refermèrent aussitôt, arrêtant en même temps les écoulements de sang. Il n’y avait plus aucune trace, pas même l’ombre d’une cicatrice, c’était comme si aucune lance n’avait perforée la peau de David. Comme si rien ne c’était passée. Le sort s’estompa enfin, faisant reprendre contenance à Arianne qui adressa un sourire tendre à son protecteur. Ce n’était peut-être pas grand-chose, mais sûrement que cela serait assez pour permettre à David de continuer sa route.

« Comment vous sentez vous ? Mieux ? Vous ressentirez certainement quelques picotements, mais cela vous passera très vite, ne vous en faites pas. »

À ses dernières paroles, Androméda ne tarda pas à s’approcher à nouveau de sa fille, se postant près d’elle, pour éviter une éternelle discussion avec cet homme qu’elle ne sentait guère en plus d’affirmer son autorité. Maintenant qu’elle l’avait retrouvée, elle ne comptait plus la lâcher et encore moins, la laisser quelques minutes de plus auprès de cet insolent.

« Bien, il me semble que aviez l’air de vouloir partir au plus vite n’est-ce pas ? » N’attendant aucune réponse de la part du concerné, la vieille femme continua son monologue sans aucune gêne. « Nous ne vous retiendrons donc pas plus longtemps. Vous avez ma gratitude pour avoir sauvé ma vie. Cela ne s’en tiendra qu’à cela. » Elle se tourna alors vers sa fille, tournant le dos à David, avant de l’entraîner dans la longue marche qui les attendait. « Il va falloir que nous sortions de ce monde fort… extravagant. Je ne sais pas si le vaisseau sera réparable, mais je ne tiens pas à nous faire séjourner un jour de plus dans ce moment. Leur folie serait capable de nous contaminée. »

Elle ne savait comment elle pouvait réparer le vaisseau gummi qui était dans un état lamentable. La magie serait-elle efficace pour réparer de la taule froissée ? Elle ne savait guère, mais après tout, qui ne tente rien n’à rien. Au pire, elle pourrait toujours utiliser une magie ancienne pour quitter cet univers, au risque d’en payer une santé menacée pour quelques temps.



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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Lun 7 Nov - 20:33




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Dans le même bateau. Il fallait bien qu’on se serre les coudes non ? Puis l’idée même de mourir n’était pas la chose qui nous enchantée le plus aujourd’hui. Personnellement, j’avais une vengeance à accomplir. Alors ce n’était pas une pseudo-reine avec ses laqués qui comptaient m’arrêter. Ni même l’âme sensible d’Arianne ou de sa mère. Je voulais sortir d’ici vivant. En plus de combattre, je devais aussi subir les propos de la vieille dame qui ne manquait pas d’être piquante tout en étant courtoise. Un mélange du tonnerre !

- Je suis sincèrement désolé belle-maman mais lorsqu’on me cherche, on me trouve.

Je ne pouvais passer à côté de cette envie de la chercher. Sérieusement, j’avais pris sur mon temps et ma mission pour aider sa fille. Même si cela avait été fait avec le plus grand des plaisirs, je ne pouvais passer à côté de l’envoyer dans les roses délicatement. Puis j’aurais aussi très bien pu les abandonner à leur sort aux mains des hommes-cartes. Mais au lieu de ça, j’avais décidé par mon grand cœur de les aider en oubliant vraiment et définitivement l’envie de chasser du serpent à sonnette. Vu que je n’avais pas le choix, toute l’assemblée eut le droit à un exemple de ma puissance. Rapide et efficace, tout se vida rapidement nous laissant enfin de répit. La petite vieille savait se battre, c’était indéniable mais elle n’avait pas encore les yeux dans le dos et malheureusement, soit je les laissais se faire tuer, soit je donnais encore de ma personne. Ce que je fis, bien évidemment. Une fulgurante douleur me prit tout l’être. Essayant de passer comme un brave garçon aux yeux de la mère, je me tenais assez droit pour sentir mon ventre tiraillé. Je grimaçais et laisser transparaître mon départ dans une phrase.

Sur le point de m’en aller pour recracher mes tripes, une main douce et agréable se posa dans mon dos m’incitant à m’arrêter. Je le fis sans broncher en portant mon attention sur la jeune femme. Merde. À défaut d’avoir la vue, elle avait un très bon odorat. Je grimaçais. Elle passa alors devant moi et mon regard se porta sur la mère comme pour lui demander ce qui pouvait bien arriver à sa fille. Cette dernière se contenta de rester stoïque et lorsqu’une lumière apparu dans le coin de mon œil, je reportais mon attention devant moi pour tomber sur un spectacle bien étrange. Arianne avait le pouvoir de guérison… Je regardais la mine concentré de la jeune femme sans un mot avant qu’elle ne s’arrête et ne me tienne au courant des effets secondaires. Comme toute réponse dans le feu de l’action, je portais une main à mon ventre, entrouvrit le trou de ma chemise : rien.

- Oui ça va… Merci petite cendrée.

Vive comme l’éclair, la mère ne tarda pas à venir se coller à sa fille comme une sangsue sur le dos d’un aventurier. Comment est-ce que la jeune femme pouvait avancer dans la vie avec une femme pareille à côté d’elle ? J’adressais un sourire à la vieille qui je supposais aller rester sans réponse. Puis elle se mit à parler. Elle ne perdait pas le nord et encore moins la motivation.

- Ah. C’est mieux que rien. Même si j’avais eu le rêve que vous vous jetiez dans mes bras pour me remercier… Enfin. Faut se contenter de ce qu’on a.

Je haussais les épaules d’un air amusé. Avant de les regarder partir. Mais au moment où la mère parla de son vaisseau, je ne pus m’empêcher de lancer une remarque assez vraie :

- Il est bon pour la casse votre engin. Mais… J’ai de quoi vous ramenez chez vous. Ou tout du moins, un passage.

Je sentais que la mère allait devenir un hérisson. Elle ne voudrait pas de mon aide de peur peut-être que j’aille enlever sa fille une nuit. Comme si la chose pouvait m’intéresser. Les filles trop pures trop sages n’étaient vraiment pas pour moi. Calmement, je pris les devants pour m’arrêter devant elles et leur expliquer qu’il ne me fallait juste qu’une surface réfléchissante. Comme un miroir.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mer 18 Jan - 21:32



Méfiante, Androméda jugeait bon de fausser compagnie à cet être ténébreux qui ne lui inspirait pas confiance. Mais c’était à croire que la providence en avait décidée autrement, car il semblerait que même le jeune homme avait eu vent de l’état lamentable du vaisseau qui accueillait la mère et sa fille. Soupirant d’exaspération, la vieille dame se tourna vers le jeune homme d’un air peu aimable. Elle se doutait que tel un prince charmant, il trouverait la solution à leur déboire, ce qui ne l’enchantait pas vraiment.

« Est-ce vrai David ? Vous avez le moyen de nous aider à nouveau ? »

Visiblement l’idée n’était pas pour déplaire à la belle aveugle ce qui obligeait la sorcière à abdiquer. Soupirant de nouveau, Androméda regarda un instant sa fille et le jeune ténébreux, gardant son air impassible bien que sévère.

« Nous vous écoutons. »

Laissant David approcher plus aisément d’elle, la sorcière fut étonnée qu’il ait besoin d’une surface réfléchissant pour créer un passage. Dans son monde d’origine, cette magie était très difficile à exécuter, mais depuis qu’elle séjournait bien au-delà de ses origines, elle n’était plus vraiment aussi étonnée, qu’elle ne l’était à l’époque. Réfléchissant un instant, la vieille dame essaya de se rappeler, si elle n’avait pas ne serait-ce qu’un miroir sur elle, mais le seul dont elle se souvenait c’était celui qui se trouvait dans son vaisseau.

« Je crains que pour avoir la chance d’exercer votre pouvoir, il faille rejoindre notre fameux vaisseau, en espérant que l’accident n’est pas eu de répercussion dessus. Si vous voulez bien prendre la peine de nous suivre. »

Le ton de la sorcière était tranchant et sec. Elle comptait bien montrer à ce petit arrogant que certes, elle acceptait son aide, mais ce n’était pour autant qu’elle ne s’en méfiait pas comme la peste. Voyant que l’aventure auprès du jeune homme aller continuer, Arianne adressa un doux sourire au jeune homme afin de contraster avec la sévérité de sa mère. David avait beau être un être de ténèbres, cela ne suffisait pas à la belle pour se montrer aussi indulgence que sa mère adoptive. Après tout, elle voulait laisser sa chance à chacun des êtres de ce monde, aussi ténébreux soit-il.

« Est-ce que cela ne vous dérange pas de nous accompagner ? » Ses traits prirent des airs de culpabilité, comme si elle s’en voulait d’infliger de nouveau cela au jeune homme. « Après tout, je n’ai pas arrêtée de vous faire perdre votre précieux temps alors que vous devez être occupé à vos préoccupations. Cela m’ennuie de vous monopoliser autant… »

Tout en marchant pour gagner un peu de temps, Arianne espérait que le jeune homme ne se forcerait pas plus que nécessaire. Après tout, maintenant qu’elle avait retrouvée sa mère, il pouvait très bien les laisser pour compte et reprendre ses activités d’avant. Il n’avait plus aucune obligation comme ce fut le cas depuis le tout début.



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David Krauz
MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Jeu 26 Jan - 16:53




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Je savais très bien que même en escaladant une montagne, pourfendu un dragon à l’aide de mes mains et délivré sa fille, la vieille femme allait encore me voir comme un vilain petit canard juste bon à passer le balai devant elle. Puis cet air… On aurait dit que je portais à moi seul tout le malheur et les maux du monde. Alors que non. Il y avait plus détraqué que moi ! Mais j’avais de la chance que la jeune femme ne me regarde pas de la même manière. Avec elle s’était différent. Agréable. Je hochais la tête lorsqu’elle me demanda si je pouvais encore les aider. Mais dès lors où la voix de la mère se fit entendre, mon visage se tordit quelque peu. Mais soit. Il allait donner des détails.

Lorsque cela fut le cas, la réponse de la femme ne se fit pas attendre. Au début et avec une certaine mauvaise langue je pensais qu’elle allait m’envoyer paitre… Au lieu de ça, elle m’invita à les suivre gentiment jusqu’à leur vaisseau. On avançait dans le progrès ! Au moment de reporter mon attention sur la cause de mon aide, cette dernière m’adressa un sourire que je ne pris même pas le temps de répondre tant sa question me fit un rire pouffer,

[b]- Et rompre une si belle compagnie ? Il serait mal venu de ma part. J’en suis. Puis je vous ai dit que je vous aiderais pour rentrer. mais je pris une petite voix pour la suite pour qu’elle soit seule à entendre, [b] en espérant juste que votre mère n’ira pas jusqu’à me changer en pierre... Elle en meurt d’envie.

À vrai dire, j’avais peut-être une chasse à effectuer mais avec ce qu’il pouvait rôder dans ce monde, je préférais quand même rester près d’elles. Même si la grand-mère avait plus tendance à vouloir me dépecer sur place au moindre regard sur le joli brin de fille qu’était sa progéniture. Mais bon, je n’allais quand même avouer si facilement à des dames que les femmes étaient vues comme « mon dernier recours ». Pourtant, en regardant la cendré, je ne pouvais m’empêcher de penser que je ne dormirais pas dans une baignoire si j’avais la possibilité d’être avec elle… Heureusement, la mère ne pouvait pas entendre mes pensées !

Dans un sourire, je regardais le visage de la jeune femme. Pour la première fois depuis longtemps, j’avais l’impression d’être humain. Quelqu’un de droit et de juste. Pas simplement une brute au sang souillé. Elle portait sur moi un regard que personne avant elle ne faisait. Simple, ouverte et naïve. J’aurai pu la tuer pour le plaisir après tout. À cette pensée, mon regard se porta sur sa mère qui continuait son chemin. Par instinct sûrement, elle se retourna vers moi et fronça les sourcils. Même poser un regard était proscrit ? Je grimaçais.

Le chemin de case départ se fit presque en silence. Juste ponctué par quelques-unes de mes remarques sur l’environnement et l’état déplorable dans lequel je me trouvais à cause de ma pauvre chemise trouée. La vieille femme se contenta d’un silence. Etrangement, je m’en doutais ! Pourtant, je ne fis rien contre, préférant juste rester à ma place un peu plus en arrière avant d’arriver devant leur vaisseau. Encore fallait-il espérer que notre présence, ou celle de l’engin, n’avait pas attiré l’attention d’habitants, de sans-cœur ou même et voir pire, de mon gibier. De ce fait, je restais sur le qui-vive, certes, les mains dans les poches mais les yeux et les oreilles partout pour analyser le moindre son suspect. S’il s’avérait que quelque chose allait se produire, elles termineraient rapidement dans le miroir. Brisé ou non.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Jeu 2 Fév - 0:52



L’aide du jeune homme était un atout précieux et bien que la sorcière ne voulait l’admettre, elle était bien forcée de constater qu’il était bienvenu pour économiser ses forces. Ayant peur de trop abuser de la bienveillance de David, Arianne ne tarda pas à exprimer son tracas, souriant doucement aux dires de ténébreux tout en préférant ne pas relever sa fine flatterie.

« Ma gratitude seule me semble peu suffisante pour vous remercier, mais sachez qu’elle est profondément sincère. » Sentant que le jeune homme se rapprochait de sa personne comme pour lui faire une confession, la belle aveugle montra une forte attention à l’égard du jeune homme avant de se mettre à sourire d’amusement devant sa remarque. C’était à croire que tous les hommes craignaient l’amabilité de sa mère. « Ne vous inquiétez pas pour cela, elle n’en fera rien. Mère est ainsi avec tout le monde donc n’en tenez pas rigueur. »

Au fond, Arianne devinait que sa mère était extrêmement réticente face aux ténèbres qui semblaient habiter le jeune homme. Bien que celle-ci n’ait jamais rien n’avouée à ce sujet, la belle demoiselle avait toujours sentie cette peur qui envahissait le cœur de sa mère adoptive. Comme si celle-ci avait une peur tenace de cet élément. Si Arianne était trop confiante ? Sûrement, mais pour elle, un élément ou une appartenance n’était pas forcément signe d’un cœur mauvais ou bon. Chez David, elle ne sentait aucune mauvaise onde, à part celui d’être un peu trop charmeur, chose dont elle était souvent habituée avec autrui. Leur aventure dans la forêt étrange du pays des merveilles s’intensifia parfois rythmée par les paroles de David qui étaient parfois drôles, parfois sérieuses, bien que la demoiselle ne pouvait s’empêcher d’être peinée pour les pauvres vêtements du malheureux. Au moins, ses dialogues eurent l’effet d’accélérer le temps, brouillant l’ennuie la plus totale.

Le vaisseau était à présent apparent devant la petite troupe, un nuage de fumée noirâtre continuait à s’évacuer au-delà de la tôle endommagée. En voyant l’état de l’engin Androméda n’avait pus s’empêcher de soupirer. Il n’était plus utilisable, incapable de voler à nouveau, ce qui était une bien triste nouvelle à ses yeux. Se tournant vers le jeune homme et sa fille, la vieille dame invita celui-ci à s’approcher de sa personne son regard sévère marquant son visage fermé.

« Je vous préviens, si jamais vous profitez des quelques minutes d’absence que je vous offre pour toucher à cette enfant, je saurais amèrement vous faire regretter votre existence. Me suis-je bien fais comprendre ? »

Sur ses paroles, la sorcière tourna le dos pour mieux pénétrer à l’intérieur de la carcasse fumante. Si ses souvenirs étaient bons, le miroir n’était pas loin entre le tableau de commande et l’entrée. S’engouffrant à travers la fumée noirâtre qui infiltra dans ses poumons un bref instant, la vieille dame fut stupéfaite de distinguer une forme étrange se profiler vers le tableau de bord. Quand sa vue se rectifia, elle ne put s’empêcher de rester stupéfaite devant cette chose qui se tenait devant elle. Elle en avait toujours entendue parlée dans ses vieux grimoires ou dans les vieilles légendes, mais c’était bien la première fois qu’elle voyait une Lamia en chair et en os, bien que pour l’heure, elle s’en serait bien passée.

« Que faites-vous ici ? Vous n’êtes pas de ce monde n’est-ce pas ? Répondez ! »

La voix de la sorcière était forte et autoritaire, mais visiblement, la Lamia n’en avait que faire. Sans prévenir, elle se jeta sur la sorcière, qui lança un hurlement sonore. Assez audible pour se faire entendre au-delà du vaisseau. En entendant le cri de sa mère, Arianne sursauta alors, se tournant sans attendre vers la taule fumante, son visage se déformant d’inquiétude.

« Mère ! Je sens un grand danger émaner du vaisseau… David il faut vite aller l’aider ! »

À peine ses mots avaient-ils étaient prononcés que des amas noirâtres ne tarda pas à apparaître non loin des deux protagonistes. Cinq sans cœur, se tenait là, prêt pour le combat, mais surtout prêt à s’en prendre à la lumière de la jeune demoiselle. Sentant le danger dans tous les sens, la belle aveugle ne pouvait s’empêcher de s’inquiète par celui qui menaçait sa mère. L’aura était beaucoup plus menaçant que ceux émanant des sans cœur et sans attendre, la jeune femme chercha David de ses mains, attrapant son bras pour mieux capter son attention.

« David, je sais que ma mère ne vous a pas donner une bonne opinion et qu’elle semble se méfier de vous, mais je vous en conjure… Aller l’aider. La menace qui la guette est bien plus puissante que les sans cœur ici présent. » Elle marqua une pause avant de reprendre pour lui dicter son plan. « Je vais m’occuper des sans cœur. Je ne sais comment, mais j’ai l’intime conviction qu’ils ont n’en après moi. Je vais essayer de les éloigner pour vous faire gagner un peu de temps. Vous n’aurez qu’à les prendre à revers pour les avoir par surprise. Je sais que je vous en demande beaucoup… Mais… J’ai confiance en vous et je m’en remets donc à vous. S’il vous plait, ne cherchez pas à m’en dissuadée, ma décision est prise. »

Poussant de ses bras frêles le jeune homme vers la navette, Arianne lui adressant un sourire confiant avant de tourner sa tête vers son chaton, lui donnant de la guider à travers les méandres de ce monde pour éloigner l’envahisseur. Dans un miaulement, le chaton descendit des épaules de sa maîtresse, qui ne tarda pas à courir derrière l’animal, guidée par le son de la clochette. Elle espérait que sa mère soit sauve, priant pour qu’elle et David puisse s’en sortir sans blessure grâce, oubliant même sa personne qui était tout aussi menacée.

Dans le vaisseau, Androméda se battait bec et ongle pour repousser son envahisseur, usant de sa magie des sceaux pour paralyser la femme-serpent. Elle en avait même brisée son miroir pour pouvoir lui infliger des plaies profondes, de façon à ralentir ses mouvements. De son côté Arianne s’éloignait petit à petit du vaisseau, sentant la menace des sans cœur se rapprocher peu à peu d’elle. Alors qu’elle se concentrait sur les sons de la clochette, elle entendit soudainement le chaton vociférer, comme si elle tentait d’intimidée quelqu’un ou quelques choses. S’arrêtant, à son tour, la jeune femme sentis à nouveau une aura malfaisante, suivis d’un son, qui n’avait rien n’à voir avec ses opposants. C’était comme si un corps lourd se traînait sur le sol, comme le ferait un serpent qui essaye de se mouvoir le plus rapidement possible. Les choses semblaient s’accélérer, Chisé s’était mise à vociférer de plus en plus fort, avant de lancer un miaulement des plus plaintifs, comme si elle s’était fait attaquer. « Chisé ! » La jeune femme avait hurlée son nom, mais à peine avait-elle put bouger que son corps se retrouva subitement comprimée, comme si quelques choses voulaient l’étouffer à petit feu.

« Pauvre petite chose, si frêle et si innocente, aux côtés d’un monstre assoiffée du sang de mes sœurs. »

Les paroles de cette étrange créature étaient incompréhensibles pour Arianne qui avait l’impression que son corps se faisait broyer sous une impressionnante masse. Sa respiration se faisait peu à peu difficile et pour couronner le tout, elle sentait l’approche imminente des sans cœurs qui semblait avoir soif de sa personne. Le sort de sa mère, de David, et de Chisé et le fait de se sentir plus qu’impuissante, commençait à l’angoisser de plus en plus à tel point qu’elle sentit brusquement un poids lui peser dans son coeur tandis que dans ses dernières forces, elle hurla quelques mots.

« Lâchez-moi ! »

Dés que ses mots furent prononcés, le corps de la non-voyant s’illumina alors. Une forte lumière aveuglante aspergea alors les environs se déversant comme une onde de choc. Sous la force de cette onde, les sans cœur disparurent sans laisser de trace, comme s’ils n’avaient été qu’une illusion. Profitant de la confusion et voulant se débattre pour sauvegarder sa vie, Arianne essaya de se dégager de ses mains en les apposant sur la peau de la Lamia qui se mit brutalement à hurler d’agonie. Au contact de la créature, Arianne se sentit défaillir, comme si elle était en train d’absorber quelques choses de néfaste. Comme si on essayait d’entrer en son cœur. À l’extérieur, on pouvait voir un amas noirâtre se dégager de la femme-serpent pour mieux se loger vers le cœur de l’aveugle qui semblait comme aspirer cette force néfaste. Sentant son corps être libérée, puis rejoindre durement le sol, Arianne semblait comme souffrante, sa respiration se faisant rapide, ses mains tenant fortement sa poitrine comme si elle souffrait d’un étrange maux. La lamia possédait des brûlures à l’endroit même où la jeune femme l’avait touchée et une colère noire semblait s’être emparée d’elle, prête à s’attaquer à cette petite effrontée qui semblait en position de faiblesse.  




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David Krauz
MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Jeu 2 Fév - 19:09




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Est-ce qu’elle faisait toujours tout pour amortir la vérité ? Sa mère était plus vue comme un chien arrangé qu’une douce et frêle vieille femme. Je n’avais encore rien fait à sa fille pourtant. J’étais aimable et gentleman. Plus que d’habitude c’était une vérité, mais au point de se faire mutiler du regard à chaque sourire... Il fallait quand-même essayer de la comprendre… Je pouvais me douter que de s’occuper d’une jeune femme aveugle n’était pas de tout repos. Mais de là à la croire impotente il y avait des limites. Alors je me contentais simplement de grimacer aux propos de la cendrée sur sa mère.

Lorsque le vaisseau daigna enfin pointer son nez, je le regardais sans plus d’intérêt. La carcasse n’avait plus rien d’agréable. Un ramassis de taules froissées qui fit soupirer la mère avant que cette dernière ne se retourne vers moi. Toujours cette expression pendue à son visage, elle m’invita à approcher. Ce que je fis en silence sans savoir que j’allais encore me faire épingler au mur comme un papillon. J’étais si tenté de la remettre à sa place encore une fois ! Mais je ne fis rien, me contentant simplement de soutenir son regard froid sur moi. Elle n’avait pas besoin de réponse. Même si elle ne me faisait pas confiance, si je devais toucher sa tendre fille, ce ne serait que pour la protéger. Du coup, je répondis simplement en grimaçant de désintérêt pour ses mots.

Les mains toujours dans mes poches, je regardais la vieille femme entrer en pestiférant tout bas des remarques sur elle. Elle commençait sérieusement à me courir à me prendre pour le méchant loup. Du coup, je me retournais pour fixer les environs du vaisseau. Dans un soupir, je repris le dessus sur mon feu intérieur pour constater le calme environnant. Etrangement, j’avais toujours vu le silence comme une preuve de coup tordu et un hurlement me réconforta dans ma vision.

Le son venait du vaisseau. Ce n’était pas quelque chose comme un cri de rage. C’était plus audible que ça. Il y avait dedans de la peur et de la surprise. Sans que je puisse faire quelque chose Arianne fut déjà sur moi à me demander d’aller aider sa mère. Je grognais à sa demande. Certainement pas. La veille mère était suffisamment puissante pour se débrouiller seule. Mais lorsqu’elle me touche le bras, mon attention se capta un instant sur elle. Je l’écoutais. Plus dangereux que des sans-cœur… Sans vraiment chercher longtemps, je compris ce qui venait de lui tomber dessus. Je lâchais encore un juron. Mais la suite du monologue de la cendrée me froidit quelque peu.

- Qu-Non Arianne ! Tu n’y arriveras p-…

Mais je me gardais bien de dire la suite pour la simple et bonne raison qu’elle n’allait pas m’écouter. Je lâchais un soupir en la regardant prendre la fuite avec son chat. Il était urgent d’en finir pour la rattraper… De se fait, j'attendrais dans le vaisseau en hâte, je fus rudement mis en condition. Je venais tout juste d’éviter un sort de la veille femme et un coup de griffe de la vipère. Lorsque cette dernière me remarqua, elle eut un sourire et se prépara à jeter son venin sur la casse-pied. Sans vraiment mesurer mon acte, je pris la mère dans mes bras, l’appuyant contre mon torse, je levais un bras pour récolter la substance verdâtre et corrosive. Je souriais à pleine dents en regardant la femme contre moi. Je faisais passer la douleur comme je pouvais avant de jeter dehors ma protégée du moment. Puis, lorsqu’elle fut hors de danger, je me ruais sur le serpent avant de la tuer sans douceur.

Lorsque je mis les pieds hors du vaisseau à la fin du combat, je pus constater que ma chemise n’était plus en état pour paraître potable ou même me tenir chaud. Sans regret, je la déboutonnais et l’abandonnais sur l’herbe en m’approchant de la veille femme. Je ne lui fis qu’un simple signe de tête pour l’intimer de me suivre. Suivant l’aura que dégageait Arianne, j’arrivais rapidement sur elle. Sans remord, je ne fis qu’une bouché des sans-cœur avant de finalement me figer instantanément lorsque je vis une lumière émaner de l’endroit où j’avais vu la cendrée. Merde… Plissant les yeux, mon attention se porta sur une tâche blanche à l’écart. Le chat. Je m’approchais de ce dernier en le prenant délicatement dans les mains. Il miaula avant de sombrer de nouveau dans l'inconscience. Je le confiais rapidement à la mère avant de me retourner vers la nouvelle menace.  

Dès que la lumière mourut, mon cœur de pierre fit un bond. Une autre de mes proies avait décidé de s’en prendre à la jeune aveugle. La seule qui n’avait pas eu peur de moi ou de mes pouvoirs. Qui ne se méfia même pas un instant de mon cœur sombre… Mes poings se fermèrent et je m’approchais à grands pas dans leur direction.

- Toi... Tu viens de faire la pire erreur de ta vie misérable vipère !

Je ne serais expliquer ce qui traversa mon corps de part en part à ce moment-là. De la peur ? Ou alors ma haine se mua en quelque chose de plus puissant et destructeur ? Je m’étais posté entre les deux. Bien que la Lamia récolta un lourd cadeau venant de la jeune femme, cela n’allait pas m’empêcher de l’achever. La femme eut un rictus et se redressa en se tenant l’endroit meurtrie.

- Tu protèges une fille et sa grand-mère ? Toi...
- Qu’est-ce que ça bien te foutre ?

La Lamia éclata de rire. Je savais qu’elle attendait une faiblesse de ma part pour frapper. J’avais tué sa partenaire, alors celle-là n’allait pas faire non plus long feu. Presque inconstamment, je m’étais retourné suffisamment pour les regarder. La jeune aveugle était mal et sa mère arborait une mine que je n’avais encore jamais vu. L’autre en profita pour me donner un coup de queue. Le choc fut rude et me coupa la respiration dès que mon corps chuta au sol. Je connaissais tous leurs petits numéros. Mais cette femme, au lieu de s’attaquer directement à moi, elle porta un nouveau regard sur ses deux proies. Il fallait que je fasse quelque chose et vite ! Sans vraiment réfléchir à mon acte encore une fois, je pris le couteau que je cachais sur moi et m’entaillais la main en profondeur. Je grimaçais en faisant tomber la moindre goutte sur l’herbe. L’odeur dû l’attirer car son regard se porta dans ma direction. Mais tout ce qu’elle put apercevoir ne fut qu’une ombre. Ayant pris mon élan, j’avais sauté assez haut pour lui attraper la gorge et chuter avec elle en arrière. Je n’étais plus le gentil et aimable David. Non. Cette fois, j’étais le tueur et la Lamia s’en rendit rapidement compte.

- Vas-y. Montre ton vrai visage !

Comme simple réponse, j’émis un hurlement en invoquant des créatures de sang. Ces dernières, au lieu de me venir en aide, se mirent autour des deux femmes pour les protéger d’un quelconque problème. Pour ma part, la vipère venait de reprendre forme humaine pour mieux se libérer de mon emprise. Lorsqu’elle remarqua le dispositif de protection, son expression fut plus amusée que jamais ce qui eut le don de me mettre encore plus en colère. La brûlure au bras et mon entaille me faisaient souffrir le martyre mais j’étais si remonté que ça me paraissait lointain. L’envie d’avoir sa tête était si forte que lorsqu’elle me donna un nouveau coup dans les côtes, je lâchais prise en retenant ma respiration sur le moment. Je grognais avant de lâcher à l’intention de la mère et de la fille,

- Retournez au vaisseau ! Ne vous occupez pas de moi. Par précaution face à une réticence je repris plus durement. C’est un ordre.

Puis mon corps chargea une nouvelle fois sur mon ennemie qui cracha du venin dans ma direction. L’esquivant de justesse, mon poing rencontra sa mâchoire et ma main vierge sa tête. Me concentrant suffisamment, je laissais mon pouvoir d’anomalie lui ronger le visage. Elle hurla en se débattant mais trouva le moyen de se libérer. Mon attention se porta sur la fuite des deux êtres de lumières avec mes créatures et j’eus un sourire en coin avant de sentir une vive douleur au niveau des côtes et une chaleur s'y dégageant… Il était impossible pour moi de la laisser s'approcher d'Arianne. Je venais de comprendre d'où venait cette lumière en elle... Il était hors de question que les vipères mettent la main dessus.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Ven 3 Fév - 16:58



Ce n’était pas le premier combat que la sorcière effectuait, mais elle devait bien avouer que c’était la première fois qu’elle se battait contre un ennemi qui devait d’une part : ne pas exister autre que dans les fables, mais qui résistait aussi aisément à ses sorts magiques. Se concentrant comme elle le pouvait, la vieille femme essaya de se souvenir des points faibles que pouvait comporter un tel monstre, mais malheureusement ses connaissances étaient presque inexistantes, puisque personne n’avait pus rencontrer de Lamia dans son entourage. Usant d’un nouveau sort, la sorcière ne vit même pas qu’elle avait faillit toucher le pauvre David avec celui-ci, ni sentis sa présence, tant elle se battait pour sa propre vie. Voulant éviter de justesse le poison de la femme-serpent, la dame sentis subitement une force masculine l’attraper comme si elle n’était qu’une frêle femme. En levant la tête, elle pouvait voir ce sourire arrogant que lui adressait le jeune homme, mais malheureusement pour lui, ce ne fut pas son sourire qui lui fit arquer les sourcils, mais plus sa capacité à absorber le poison de cette furie. Dans ses souvenirs, le poison des Lamias étaient d’une telle dangerosité qu’elle pouvait tuer un humain en même pas quelques secondes. Aussitôt, la jeune femme se demandait qui était ce David et qu’elle était son lien avec ses créatures, mais à peine eut-elle le temps d’entrouvrir les lèvres qu’elle se fit jeté hors du vaisseau, atterrissant durement sur le sol du pays des merveilles. Quand elle reprit ses esprits, Androméda ne tarda pas à chercher Arianne du regard afin de s’assurer qu’elle ne courait aucun risque, mais quand elle regarda autour d’elle, la sorcière ne vit aucune jeune femme, même pas l’ombre d’un chat dans les parages. Son cœur commençant à s’affoler, la sorcière appela tour à tour le chaton et la jeune femme, paniquant de plus en plus à mesure que le silence était sa seule réponse. Remarquant enfin la présence de David, Androméda n’avait plus en tête la véritable identité du jeune homme. Tout ce qu’elle voulait à présent, s’était retrouver sa fille coûte que coûte et quand le jeune homme l’incita à le suivre, elle le fit sans rechigner, pressant aussitôt le pas, le cœur battant, le corps tremblant.

Quand elle arriva sur les lieux, Androméda regarda la scène avec effroi. Il y avait des sans-cœur, une autre Lamia qui semblait prendre Arianne en otage et… une lumière flamboyante qui enveloppa la scène, aveuglant tout sur son passage. Se couvrant les yeux de son bras, la vieille dame ne tarda pas à crier le nom de la demoiselle emprisonnée, pestant contre les événements qui semblaient être contre elles. Visiblement le monde des merveilles était bien plus dangereux qu’il n’y paraissait, mais ce qui inquiétait la sorcière n’était pas le monde en lui-même, mais l’état de sa fille. Quand la lumière disparut, Androméda constatât que les sans-cœur n’étaient plus, mais elle n’eut le temps de se remettre de ses émotions que le jeune homme lui donna une petite boule blanche dans les bras qui n’était autre que Chisé, couverte de bleus et inconscience. Serrant le chaton contre elle, la sorcière ne pouvait faire autrement que de regarder l’affrontement entre David et la Lamia, attendant le moment opportun pour enfin se jeter au chevet de la belle aveugle, constatant que celle-ci souffrait amèrement.

« Arianne ! Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que cette chose t’a fait ? »
« Je.. Mère… J’ai… Ah ! »

La douleur était telle que la belle aveugle était incapable de parler. Regardant son état sous  toutes ses coutures, la sorcière pouvait apercevoir des ténèbres envelopper les mains de la lumineuse qui serraient fortement sa poitrine et soudain elle comprit le maux qui enveloppait fortement la demoiselle. Le pouvoir d’Arianne venait de se réveiller après des longues années de léthargie. Un pouvoir, que la sorcière avait essayée de contenir depuis l’enfance de la demoiselle pour la protéger de celui-ci. Sa lumière était certes puissante et pure, mais le plus dangereux était cette capacité qu’elle avait à absorber les ténèbres pour les purifier. Surtout quand celui-ci était incontrôlable. Se pinçant les lèvres de regret, Androméda afficha un air coupable, mais surtout amère et triste. Elle n’aurait jamais cru qu’une telle situation aurait pus être profitable pour éveiller les pouvoirs de sa protégée. Elle devait donc faire quelques choses, soulager la douleur de sa fille adoptive et surtout, l’aider à se débarrasser des ténèbres qu’elle absorbait pour ne pas encrasser son cœur. Alors qu’elle réfléchissait, la sorcière fut attirée par le bruit de lutte qui se passait autour d’elle. Cette fois, elle pouvait voir ouvertement le vrai visage de l’homme qui essayait par tous les moyens de les protéger elle et sa fille. Il avait réellement un lien avec les lamias, mais en plus d’absorber leur poison mortel, il était aussi capable de contrôler le sang et de le manier à sa guise. En voyant cela, Androméda n’avait pus s’empêcher de serrer un peu plus Arianne contre elle, comme pour lui éviter de ressentir la situation extérieure. Pouvait-elle réellement faire confiance à cet homme qui semblait plus s’apparenter à un monstre ? Elle aurait été tentée de dire non, bien évidemment, car sa peur des ténèbres étaient tels qu’elle ne pouvait s’empêcher de les rejeter. Mais, devait-elle réellement rejeter un monstre qui était en train de tout mettre en œuvre pour les sauver contre cette Lamia ? Sa réflexion était visible sur le visage de la vieille femme, et quand elle entendit l’homme lui ordonner de s’abriter dans leur vaisseau, elle eut un moment de doute. Et si cela n’était qu’une mise en œuvre pour les capturer plus facilement ? Et si cela n’était que pour avoir sa confiance et lui poignarder le dos ? Il y avait tellement de questions sans réponses qui étaient toutes tellement plausibles, mais quand elle entendit l’homme lui dire de ne pas s’occuper de lui, elle acquiesça alors essayant de relever Arianne avec sa seule main de libre de façon à l’aider à marcher. Elle regarda un instant les créatures de sang d’un mauvais œil, avant d’essayer de presser le pas, adressant à Arianne quelques encouragements pour dépasser la douleur et avancer vers un endroit plus sûr pour elles.

« Je sais que c’est difficile, mais il faut continuer. Nous ne ferions qu’entraver cet homme dans son combat. »
« Mais mère… Il… Il nous à aider et… » Ses dents se serrèrent alors et son corps s’effondra sur le sol, entrainant sa mère qui eut tout le mal du monde à la retenir. « Nous ne pouvons pas l’abandonner… Pas après… Ce qu’il à…Ah ! »
« Que tu es têtue ! Il faut que tu penses à ton état ! Tu ne pas continuer ainsi ! »
« Pourquoi devrais-je fuir à chaque fois que le danger guette ? Je veux être capable de vous protéger. Je ne veux plus être un fardeau pour vous comme pour les autres. »

Devant cette question, Androméda ne put dire mot. Et en voyant le visage déterminée de sa fille adoptive, la vieille mère ne put s’empêcher de soupir. Elle craignait pour la vie de sa fille, mais aussi pour son identité. Mais peut-on réellement s’inquiéter de celle-ci quand la situation est aussi désastreuse ? S’agenouillant auprès de la demoiselle, la sorcière lui demanda de faire de même, joignant ses mains d’herboristes à celle de la lumineuse. Fermant ses mains, elle invoqua un sceau à leur pied de façon à aider Arianne dans la maitrise de son pouvoir en cet instant.

« Il faut se débarrasser de ton mal avant qu’il ne soit trop tard. Est-ce que tu te rappelles de cette chanson que je t’ai apprise étant petite ? Je veux que tu la chantes de tout ton cœur. Ne penses à rien d’autres. »

Étonnée par cette demande, Arianne resta quelques secondes interdite, avant de se plier enfin à la demande de sa mère, bien que la situation ne lui semble pas propice pour ce genre de choses. Lentement, son chant dévala ses lèvres, gagnant de plus en plus en puissance à chaque mot, à chaque parole. Son corps s’illumina à nouveau enveloppant elle et sa mère d’une douce lumière réconfortante, peu à peu, l’environnement en fit de même. L’herbe qui était abîmée par les combats, reprit sa vivacité, devenant plus verte, plus garnis. Les arbres se mirent à fleurirent subitement comme si le printemps était de nouveau de retour. Les blessures du chaton commencèrent à se résorber petit à petit et la douleur ne fut plus qu’un lointain souvenir, comme son inconscience. Les ténèbres qui essayaient envelopper le cœur de la chanteuse s’évanouir peu à peu, disparaissant sans laisser de trace. Le pouvoir de la jeune femme s’écoulait jusqu’à atteindre le jeune homme et la Lamia. Si les blessures du jeune homme commençait à se résorber doucement, il devait néanmoins ressentir comme la Lamia, une douleur supportable, mais peu enviable. Du moins, la douleur du jeune homme ne devait être rien en comparaison de la Lamia qui avait déjà été touchée par le pouvoir de la belle aveugle. Puis, alors que le chant se fortifia, la lamia se retrouva envahie à son tour de lumière, ce qui la paralysa tout en lui provoquant une agonie telle qu’elle hurla à plein poumon. Constatant la force du pouvoir de la belle, la sorcière leva son regard sur le jeune homme, lançant des paroles, pour y mettre un terme une bonne fois pour tout.

« Ne vous tournez pas les pouces ! Dépêchez-vous d’en finir ! »

Et alors que la chanson se finit — juste le temps laissé pour David afin de maitriser la créature — Arianne s’écroula sur sa mère, éreintée, à bout de souffle, comme vidée de ses forces.



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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Sam 4 Fév - 1:59




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Un jugement loufoqueL’habit ne fait pas le moine. Pas même sa réputation.



J’avais pensé remonter dans l’estime de la vieille femme en l’aidant face à la Lamia. Manque de chance, cela ne changea aucunement sa vision de ma personne. Ainsi, il existait plus borné de Kiana… Pauvre de moi. Mais je n’eus pas vraiment le temps de me pencher sur l’envie de paraître un homme bon devant elle. Après tout, après la mort de la vipère, je devais retrouver Arianne rapidement pour l’aider. Durant notre chemin, j’avais eu la mauvaise surprise de voir proliférer d’autres sans-cœur. Bien évidemment, chauffé comme je l’étais après mon « meurtre », je ne fis qu’une bouchée de ces bestioles avant d’arriver devant un tout nouveau spectacle. La jeune aveugle avait le don pour s’attirer les ennuis. Mais à la vue de son état, mon sang ne fit qu’un tour et mes actes dépassèrent bien vite le seuil du raisonnable pour un homme comme moi.

Pendant que sa mère s’occupait d’elle, je me chargeais d’anéantir la Lamia aussi vite qu’elle me le permettait. Mais face à sa cadence et son assurance, je dus bientôt tiré un trait sur la rapidité du combat. Il fallait que je trouve un moyen de la contrecarré sans y laisser la peau des deux femmes. Pour cela, il n’y avait qu’une solution : abdiquer de mon côté pour les laisser fuir. Pour avouer, je ne comprenais pas mon envi soudaine d’aider deux êtres de Lumières. Mon but était plus de les étouffer. Pas de leur sauver la peau ! Mais j’avais choisi et sans regret, ma voix ordonna de me laisser. Pensant sincèrement qu’elles venaient de prendre la fuite, je me laissais submerger par mes deux pouvoirs pour n’être qu’une bête de chair. Assoiffé de sang et de vengeance. Mes coups étaient directs et violents. Elle les recevait sans broncher en essayant d’abattre ma garde. Lorsque ce fut le cas, ma bouche était en sang tout comme mon nez. Mes mains semblaient prises d’un feu incandescent. J’avais mal de partout mais je continuais ainsi jusqu’à ce que quelque chose ne se mette à se chambouler dans mon être. Ce qui me surprit le plus fut les environs. Verdoyant, pur et un chant et une lumière. J’eus à peine le temps de me retourner que cette sensation se fit plus puissante en moi m’arrachant une grimace d’inconfort. Mais ce n’était rien comparé aux cris de la Lamia. Instinctivement, je portais un genou au sol et remarquais mes blessures se faire moins importantes. Finalement, mon attention se porta sur la vipère qui hurlait de douleur face à lumière qui l’envahissait. Puis une voix s’éleva derrière moi.

Que je me dépêche ? Mon attention se porta sur la femme quelques secondes lorsque je me redressais. Elle était sérieuse ? Déjà que pour elle j’étais un monstre… Dans un soupir, je profitais du manque de réaction de la Lamia pour lui sauter dessus. Autant rester l’image de la vieille femme se faisait de moi. Sans plus de bonté dans mon acte ou de réflexion, je pris de nouveau mon couteau et en profitais pleinement de mon angle d’attaque pour le lui enfoncer dans le cœur puis lui sectionner la trachée dans un mouvement souple du poignet. La créature laissa ses yeux me parcourir, la surprise et la douleur tirant son fin visage avant qu’elle ne chute en arrière et ne baigne l’herbe d’une teinte rougeâtre.

J’étais faible à présent. Bien que la douleur inexpliquée combinait avec mes blessures étaient partis, je ne pouvais passer à côté de cette sensation. Mais dès que mon regard se porta sur la mère et la fille, je me sentais tout à coup plus calme. D’un signe de main, mes créatures de sang disparurent. Je regardais la femme de haut en jugeant la situation qui venait de s’ouvrir à moi. Il n’y avait pas trente-six façons de procéder. Soit elles retournaient dans leur monde par un miracle, soit la marâtre faisait une concession pour la santé de sa fille. Mais à en croire le regard qu’elle me tirait, je pouvais parier qu’elle préférait largement se faire lapider que de me faire confiance. Je lâchais un soupir et me contentais simplement de mettre un genou à terre pour passer mes bras dans le dos et sous les jambes de la belle aveugle pour la porter. En me redressant, j’adressais un regard à sa mère,

- Je comprends mieux votre comportement.

Pas que je cautionnais de me prendre des remarques désagréables sur mes paroles ou mes potentiels actes tendancieux… Mais je pouvais essayer de me mettre à la place de sa mère. Même si personne de mon entourage n’avait été comme ça avec moi. Je ne connaissais pas vraiment l’inquiétude qu’on pouvait avoir pour quelqu’un. Ni même la peur de la perdre. Après tout je ne m’étais jamais attaché à quelqu’un. Mon véritable père était mort et le second aussi. On ne pouvait pas dire que l’Organisation était une belle et heureuse famille. J’étais seul. Avec mon fidèle majordome Silence et ma captive.  

En silence pendant le trajet de retour, je ne laissais rien paraître sur mes intentions ou même mes pensées. J’étais tout simplement perdu quelque part où je ne pouvais pas voir le regard de la vieille femme ni même sentir encore la douleur à ma main. Mon bras pour sa part avait amortie la douleur en laissant mon sang d’anomalie prendre le dessus et m’éviter une agonie sans nom durant la purge. Cela me faisait penser qu’il fallait que je remette un peu de vaccin contre leur venin… Finalement, nous arrivions de nouveau à notre point de départ : le vaisseau. Je posais doucement la jeune femme à terre et partis inspecté le miroir de plus près. En le voyant complètement détruit, je lâchais une grimace en sortant. Il n’y avait encore que deux solutions : soit elles risquaient de tomber dans un monde inconnu pour elles et y laisser leur peau, soit…

- Vous ne me faites pas confiance. Mais ce que je vais vous dire n’est que la vérité. Je marquais une pause en regardant la mère droit dans les yeux. Le miroir est détruit. Je ne peux rien faire pour vous aider à le réparer. Mais il y a deux solutions pour que vous retourniez chez vous. Une nouvelle pause pour porter mon regard sur l’aveugle. Soit je vous renvoie par mon miroir et je n’ai aucune garantie que vous arriviez dans votre monde en vie. Soit… Je me pris à sourire à cette éventualité folle. Vous venez avec moi et je vous fais traverser par un autre miroir qui vous ramènera sans nul doute chez vous.

J’étais complètement cinglé ! Comme si sa mère allait donner sa bénédiction alors que je venais de sourire bêtement. Elle allait encore y voir une manœuvre de pervers pour me rapprocher de sa fille et lui faire je-ne-sais-quoi dans un coin… Cette vision me glaça le sang. Mais je repris suffisamment vite pour éviter une réplique,

- Libre à vous de croire mes paroles. Mais si j’avais voulu le cœur d’Arianne, je ne me serais pas mis en danger et je l’aurais tué sans remord. Comme le monstre que je suis. C’est bien comme ça que vous me voyez Madame ? Je me surpris moi-même à sourire tristement à ma question. Mais vous avez raison. J’en suis un…

Sur ces paroles peu agréables mais totalement vraies, je leur tournais le dos en m’intéressant à un endroit assez pratique pour rentrer. Lorsque je le trouvais enfin, je leur fis face une dernière fois en espérant qu’elles avaient trouvés une réponse à me donner.


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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Mar 7 Fév - 17:27



Ayant usé sans vergogne de son pouvoir pour permettre à David de revenir vainqueur, Arianne tomba de fatigue dans les bras de sa mère, ses paupières s’étant doucement fermée pour profiter d’un repos mérité. Ayant conscience de l’énergie fournie par la belle aveugle, Androméda la serra doucement dans ses bras, lui laissant le loisir de profiter de ce moment de répit. Mais soudain, le regard de la sorcière se porta sur l’approche du jeune homme qu’elle semblait fixer sans expression aucune, à part celle de l’autorité. Les créatures de sang disparurent, ne laissant plus que les deux femmes avec cet homme dont Androméda ne cessait de se poser des questions le concernant. Elle ne savait après cet événement si elle devait lui faire confiance ou non. Néanmoins, elle le laissa porter la belle Arianne, ayant conscience qu’elle ne pouvait la porter elle-même. Car même si Arianne était plutôt légère, elle pesait tout de même son poids. Préférant se poster en dernière de façon à avoir à l’œil cet être ténébreux, le regard de la vieille dame ne pouvait s’empêcher d’être froid et dur à son encontre. Et bien qu’il avait l’air de comprendre les sentiments de la sorcière, elle n’arrivait à percevoir ce qu’il ressentait, ni ce à quoi il pensait.

Le silence fut donc pesant sur le chemin, sans que l’aveugle ne semble réagir, restant encore dans le sommeil qui la hantait. Heureusement, le vaisseau n’était pas très loin de la route qu’ils avaient tout trois entreprit et quand David posa enfin Arianne à terre, Androméda profita de son absence, pour s’approcher de celle-ci, touchant son pouls et ses joues de façon à mieux se rassurer sur l’état de sa fille adoptive. Elle respirait encore, sa température semblait normale, ce qui présagée une bonne nouvelle dans cet amas de mauvais karma. Quand le jeune homme revint auprès des deux femmes, la sorcière se releva alors, lui faisant face. Elle remarqua bien cette grimace sur le visage de celui-ci, ce qui lui fit comprendre, qu’une autre mauvaise nouvelle aller tomber, ce qui fut bien évidemment le cas. Le miroir était foutu, brisé et ça, la sorcière ne le savait que trop bien, vu qu’elle avait usé des débris de celui-ci pour se défendre contre la Lamia. Ne lâchant David du regard, Androméda garda son visage froid et peu confiant, écoutant une à une toutes les solutions que lui proposer cet être ténébreux. Bien que le sourire qu’il adressa à la dernière éventualité ne fût pas au goût de l’herboriste, elle préféra ne pas se renfermer pour autant, laissant son regard se tourner cette fois vers sa fille. Si elle avait eu le choix, la sorcière aurait éventuellement préférée la première option pour éviter de rester plus longtemps auprès de cet être qui ne lui inspirait pas confiance. Mais au vus de l’état actuel des choses… Pouvait-elle se permettre de risquer encore plus la vie de la demoiselle dont elle avait la charge ? C’était bien évidemment un non catégorique et sûrement que le jeune homme en avait parfaitement conscience.

Approchant son index près de ses lèvres pour prendre le temps de peser la situation, le jeune homme reprit de plus belle, expliquant à présent, ses intentions et du fait qu’il ne semblait pas intéressée par le cœur d’Arianne. Chose qui aurait pus rassurer Androméda, mais il avait mis le doigt sur un fait qu’elle n’avait pas oubliée. Il était un monstre et bien sûr, cela aurait été de mentir que de ne pas lui affirmer ce fait. Et pourtant, Androméda n’avait pus dire mot à ses paroles. Ce n’était pas vraiment par compassion, ni pas pitié, mais parce qu’elle savait que cela ne servait à rien d’enfoncer encore plus le jeune homme. Pourtant, elle tenait à avoir ses réponses à ses multiples questions, et si elle voulait ne pas regretter son choix, elle devait le faire, quitte à lui faire cracher la vérité avec force.

« Je dois avouer que la situation actuelle, ne me permet pas de faire selon mon bon vouloir et que votre deuxième proposition, me semble la mieux adaptée pour ramener ma fille entière. Mais comme vous l’aviez dit un peu plus tôt… Je ne vous fais absolument pas confiance donc je souhaite que vous répondiez à mes questions avant que je décide de faire quoique ce soit… Il est évident que je ne tolérerais aucune manipulation de votre part et que je saurais vous le faire payer si jamais vous essayer de me piéger. »

Son regard était sérieux, montrant qu’elle ne plaisantait aucunement, mais elle savait qu’au fond, elle n’avait pas besoin d’insister dessus, car à force, le jeune homme devait deviner qu’elle était prête à tout pour s’en sortir avec la belle aveugle.

« Qui êtes-vous donc ? Qu’elle est votre lien avec ses créatures qui normalement ne devrait exister qu’au travers des contes fantaisistes ? Mais surtout… Comment se fait-il qu’un être de ténèbres tel que vous, nous soit venus en aide ? N’êtes-vous pas comme vos confrères ? Prêt a tuer la lumière de vos mains s’il le fallait ? Je dois avouer que ce point-là me turlupine, surtout que vous avez bien vu de quoi Arianne était capable. Pourquoi ne pas l’avoir attaqué dés le début ? Pourquoi l’avoir aidée ? »

Déballant ses questions, l’herboriste s’arrêta pendant quelques secondes, le temps de reprendre un peu son souffle pour continuer cette fois sur ce qu’elle pensait réellement.

« Je ne vous le caches pas… Vu ce que j’ai pu voir de vous, il est vrai que je vous vois comme un monstre. Vous êtes capable d’absorber le venin d’une Lamia sans même en mourir, vous user de votre sang, comme si c’était une arme. Peu d’humain sont capables de ce genre de choses… Et pourtant…»

Et pourtant, sans ses fameux pouvoirs, la vieille dame ne serait plus là et sûrement que sa fille non plus ne le saurais plus si ce fameux monstre n’avait pas été là.

« Vous avez usé de cela pour sauver deux personnes que vous ne connaissiez pas. Ce qui de ce fait, vous rend un peu plus humain je suppose. »

Ses paroles avaient été dures à annoncer et pourtant, Androméda savait mieux que personne ce que cela faisait d’être considérée comme un monstre. Sans la lumière et la présence d’Arianne, elle aurait sûrement continuée à se considérer ainsi. Elle qui avait détruit un monde, un royaume, n’avait été guère mieux par le passé.




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MessageSujet: Re: Un jugement loufoque [Pv: David Krauz] Ven 10 Fév - 21:41




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Comme un chevalier servant, je me disais qu’il était presque normal d’en arriver là pour la jeune aveugle. Après tout, mon combat personnel et ma mission du moment avaient mis en danger les deux femmes. Ma mission aurait été un fiasco si l’une d’elles étaient mortes. Mon but après tout n’était pas de faire des victimes collatérales. Les seuls à mériter la mort étaient ceux qui voulaient protéger les vipères ou m’empêcher d’accomplir mon devoir. Ni Arianne ni sa mère ne faisait parties d’une des catégories. Puis surtout, j’avais ressentis de la sympathie pour la cendrée. Aveugle, elle n’avait pas de jugement sur moi ou sur ma place. Elle regardait ailleurs. C’était sans doute pour cette raison que je l’avais aidé avant de vouloir la protéger. Mais sa mère le voyait autrement. C’était flagrant. Pour elle, je ne valais pas mieux qu’un assassin. Ce qui n’était pas faux à bien y penser mais cela étant, je n’avais encore rien fait contre elles. J’avais laissé le temps à sa mère de se remettre de ses émotions. Arianne étant dans un mauvais état, il était hors de question de lui faire courir un risque en la projetant dans un monde inconnu. De ce fait, j’avais énuméré toutes les solutions à sa religieuse de mère. Comme prévu ou presque, la réponse de cette dernière ne se fit pas attendre.

Je l’écoutais sans dire le moindre mot. Préférant juste lire ses gestes et ses yeux. Tout ce qu’elle disait, elle le pensait. Plus que n’importe quoi, quand elle me certifiait ne pas avoir confiance en moi, je savais qu’elle ne mentait pas. Mais je ne fis rien pour la contredire. Après tout, j’avais dit que j’étais un monstre non ? Puis étrangement, des questions fusèrent de la bouche de la matriarche. Ce n’était pas par curiosité mais plutôt par peur qu’elle me les posait. Mais beaucoup devaient rester sans réponse. Je n’ai jamais été friand en confessions de toute façon. J’ai même toujours détesté me confier. Pour les faibles, cela était une nécessité de le faire. Pour moi, cela s’apparentait plus à une erreur mortelle.

- Je suis… Euh…

Qui j’étais en fait ? Au fond de moi ? Un homme blessait et meurtri par la folie des femmes. Un être qui ne réclamait en ce jour que vengeance et réparation. Mais jamais je n’allais avoir ma vie d’avant. Alors dire que j’étais un homme était complètement faux. Depuis ce jour, j’étais une créature. Un monstre au sang et au touché chimique. Une abomination qui n’avait même pas réussit à se sauver la peau ce jour-là.

- Je suis David. Un membre de la Confrérie qui, de base, traque les gens comme vous. Mais cela m’importe peu comme passe-temps. Mon but n’est pas d’étouffer la lumière. Qu’on soit de cette dernière ou non, le résultat est le même. Je tue ceux qui ont le malheur de se mettre sur mon chemin. Je pris une légère pause en croisant les bras. Pour le reste, je ne pense pas que ce soit le moment. Mais mon lien avec ces… Vipères est complexe et bien trop long à expliquer. Surtout qu’elles ne se déplacent jamais à deux en mission. Mon regard se porta sur les environs de peur de tomber dans une embuscade. Mais selon vous, je dois aussi porter la réputation de mes confrères ? Je dois vous tuer. Ici et maintenant ? Mais vous, pourquoi ne pas le faire avant moi ? Vous mourrez d’envie de trouver une raison pour me tuer. Avouez-le.

Sans m’en rendre compte, à force de parler, je m’étais rapproché d’elles. Mais étrangement, je prenais sa vérité comme un coup mal placé dans la poitrine. Si j’avais trouvé le courage, j’aurais grimacé. Mais en aucun cas je ne montrais ma gêne et ma blessure. Après tout, elle avait raison. Mais pour le venin, j’avais presque envie de rire. Pour mon sang, j’étais né avec ce don. Autant l’utiliser à sa juste cause. Lorsqu’elle avoua à la fin de son monologue un léger compliment avant que je ne prenne la parole, je devais avouer que ce dernier ne m’avait fait ni chaud ni froid. Je le prenais plus pour une marque d’obligation. Alors je ne pris pas le temps de relever la chose. Il fallait avouer que me dévoiler n’était pas mon jeu favori. Mais j’allais m’arrêter là. Je ne pouvais pas leur expliquer mon histoire avec les Lamias en ce lieu. Il me fallait sécurité et pleine puissance pour cela. Puis chez moi, j’étais sûr que les murs n’avaient pas des oreilles.

- Si vous voulez tout savoir, il va falloir me faire confiance encore une fois.

Car oui. Même si sa mère n’avait pas voulu, inconstamment, elle avait fait ça en me laissant prendre les devants avec la reine de cœur et la Lamia. Une marque de confiance dissimulée bien profondément dans ses mots et ses actions. Symboliquement, mes mains se tendirent vers les deux femmes. Si l’une d’elles la prenait, alors je serais la marche à suivre. Dans le cas contraire, la vieille femme avait raison : le monstre devra retourner chez lui avec ceux de sa race.


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