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Comme une cicatrice [Pv: Malia]

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 21 Sep - 20:04
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Dehors. La liberté. La brise sur mon visage. Les bruits de la ville. La lueur de la lune. Les étoiles. La sensation d’exister de nouveau. Mon sourire qui meurt rapidement en regardant la porte par laquelle nous venons de sortir. Un enfer que je préfère oublier maintenant… Pourtant, je ne dois pas. Pour l’enfant et pour Numéro 1. Ils n’avaient rien demandés. Juste subit la folie d’un homme. Je ne veux pas avouer à moi-même que cet épisode dans ce laboratoire vient de me mettre un coup dur. Je ne veux pas avouer non plus que le fait de le revoir y est aussi pour quelque chose. J’ai peur de me tromper encore une fois. D’être en face du même que Firion avait tué. Mais quand on meurt… Une lumière vive finie par me couper dans mes pensées et j’ai juste le temps de voir la clé du porteur disparaitre avant qu’il ne s’approche pour vérifier son œuvre. La porte ne bouge pas. Tout fait partie à présent du passé.

Je me contente simplement de le regarder droit dans les yeux lorsqu’il accepte de tout reprendre depuis le début. Mais sa dernière partie de phrase n’arrive même pas à susciter une réaction de mon côté. Je le regarde en silence avant de me mettre à le suivre. Regardant devant moi, je ne peux passer à côté de son regard dans ma direction et juste après, sa voix résonne de nouveau. Il commence puis marque une pause à peine débuté. Je lui en demande peut-être beaucoup. Après tout, tout à l’heure j’étais prête à lui arracher les yeux sans état d’âme.  Lorsqu’il reprend, je me surprends à m’arrêter dans ma marche pour regarder son dos et ses cheveux blonds. Je ne sais même plus quoi répondre à une si simple présentation. Je me contente donc de reprendre ma route en réfléchissant.

Dans ce genre de chose, on demande en retour d’identité de la personne qui a posé la question. Je sais qu’il attend une réponse de ma part mais j’ai juste besoin d’un léger temps de réflexion. Même si je veux tout reprendre, je ne peux cacher qu’une peur sommeille en moi. Quelque part au fond de mon cœur. En reportant mon attention sur le porteur, je remarque que ce dernier me montre quelque chose et en tournant la tête, je remarque le café et me contente encore une fois de le suivre en silence. Arrivé à l’intérieur, mon regard s’arrête sur les différentes boissons et mon cœur balance rapidement vers quelque chose de chaud et réconfortant. Un souvenir d’enfance en quelque sorte. Je ne prends rien à manger n’ayant en réalité même pas la force de regarder le moindre plat sous peine de tout redonner dehors. Sereinement, je tourne le dos au jeune blond pour aller prendre une place dans un coin de la salle, loin de l’entrée, loin des autres tables, coupé du monde le temps de comprendre.

Mine de rien, je peux sentir mon cœur battre la chamade. Portant une main à ce dernier, je ferme rapidement les yeux et essaye de calmer ma respiration comme je peux. Mais le son d’un objet remplit qu’on pose sur la table me fait sortir de mon état de paix. En relevant les yeux, je tombe sur les sien et je me contente de prendre en main ma tasse et de porter mon attention sur la table. Dans un élan, je me décide de me présenter à mon tour,

- Je suis Malia et… Rien.

Je n’ose même pas lui dire que je suis une princesse. Encore moins que je n’ai pas de gardien et pire que je n’ai plus peur de perdre la chose convoité par les Ténèbres. Sans un regard pour mon interlocuteur, je me décide de boire un peu ce que j’ai commandé. Je dois avouer qu’essayer de lui dire ma position s’avère plus compliqué que jamais et que je dois malheureusement trouver le courage toute seule de le faire. Pourtant une main à ma marque, je la caresse d’abord par-dessus mon haut avant de soupirer

- … Et je suis une princesse qui passe aussi son temps à voyager pour trouver des réponses.

Le plus lentement possible, mes yeux se relèvent vers ceux du porteur où j’appréhende d’y lire quelque chose de mauvais. Mais au lieu de ça, j’ai le droit à une chose bien surprenante.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 28 Sep - 22:05

Comme une cicatrice
ft. Malia



C’était un petit café calme. Un endroit agréable pour regarder le temps passer. Les murmures de la salle montaient doucement, et pourtant, aucun bruit ne parvint à l’oreille d’Ethan. Il était plongé dans les méandres de son esprit, cherchant encore à donner un sens à cette histoire sordide. Le souterrain, les expériences… Les images de cette descente aux enfers défilaient dans son esprit, jusqu’à ce que la main de la serveuse s’agite sous son nez pour attirer son attention. Après un moment de flottement, Ethan s’excusa, et la remercia en empotant leurs commandes. Il repéra rapidement la demoiselle au fond de la salle, et s’avança dans sa direction. Ce ne fut que lorsque le porteur déposa les deux tasses sur la table que la jeune femme constata sa présence, posant son regard dans le sien. Sans un mot, Ethan s’installa sur sa chaise. Il regarda brièvement la demoiselle avec l’impression tenace que l’atmosphère était toujours chargée d’un certain malaise. Puis, il déposa ses paumes contre sa tasse pleine, inspirant le parfum de son café chaud. Ces effluves familières étaient apaisantes, lui faisant soudain oublier la réalité de l’instant. Il avala une première gorgée – brûlante –  quand la jeune femme se présenta. Malia. Considérant ses efforts pour enfin entendre ce prénom, il n’allait certainement pas l’oublier. Cette pensée lui arracha un sourire dissimulé derrière sa tasse de café. Mais à peine engagée, la discussion tourna court. La demoiselle retourna à son silence, et Ethan décida de lui laisser un instant de répit en reportant son attention vers le reste de la salle. Puis, Malia soupira. Et sa voix s’éleva à nouveau, révélant la suite de son histoire. Princesse. Le mot siffla comme une flèche. Aucun doute possible. Il posa un regard teinté de surprise sur la jeune femme, la détaillant soudain comme s’il la découvrait pour la première fois. Il resta là quelques secondes, interdit, n’affichant pas l’ombre d’une réaction. Puis, il se ravisa. Doucement, il retroussa ses lèvres et referma ses paupières. Il prit une profonde inspiration, avant de poser sur elle un regard compréhensif. Chercher des réponses… Il était capable de comprendre ça. Il avala une nouvelle gorgée de café, gagnant quelques secondes pour rassembler ses esprits.

« Ça nous fait au moins un point commun, annonça-t-il finalement, lui adressant un maigre sourire. Puis il soupira, passant une main contrariée dans ses cheveux. Mais tu devrais faire attention. Surtout dans ce genre d’endroit. »

Une partie de lui était tentée de lui conseiller de rendre visite au Château. Même si elle n’avait pas avoué ouvertement être une Princesse de Cœur, Ethan en était désormais convaincu. Elle avait trop bien pesé ses mots pour une vulgaire coïncidence. Et quand bien même il aurait tord, il était convaincu que le Roi lui offrirait quand même sa protection. Mais au fond, il était conscient des choix de Malia. Si elle était ici, si elle avait été présente au Manoir Oblivion, alors elle n’allait certainement pas courber l’échine sur les conseils d’un porteur à peine rencontré. Le Manoir… Cette idée tournait en boucle dans un coin de son esprit. Ethan décida alors que l’heure était enfin venue de lever le voile sur cette sombre histoire, et il se lança.

« Qu’est ce qui s’est passé ce jour-là ? »

Sa voix était grave. Il allait enfin entendre toute l’histoire, quand bien même il n’allait pas l’apprécier. Il avait tenté de passer outre. Il avait tenté de mettre tout cela de côté, en vain. Il avait besoin de l’entendre. Ensuite, il pourrait passer à autre chose. Tout du moins, il l’espérait. Il avala alors une gorgée de café, avant de planter son regard sur la jeune femme. Juste quelques réponses.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Jeu 29 Sep - 21:44
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Tourner la page sur ce qui vient de se passer. C’est ce qu’il reste à faire. Pour cela, quoi de mieux que la foule, de la lumière et un peu de réconfort dans quelque chose d’agréable ? Le jeune porteur avait eu une bonne idée en entrant dans ce café. Même s’il fait partie du royaume des Ténèbres, je suis contente de me retrouver ici. Lorsqu’il arrive à la table que je nous ai prise, nous restons silencieux avant d’avoir nos commandes, commençant à en boire le contenu et finalement, je saute le pas en lui répondant. Puis dans l’enchaînement des choses, le mot « princesse » vient sur le tapis et son expression se fait de marbre. L’impression d’avoir dit quelque chose de mal ou de défendu me prend soudainement et j’en viens même à me reculer sur la chaise. Mais très vite, son regard reprend une couleur et le porteur me sort que nous sommes pareils sur ça. Je n’ai même pas un sourire sur ces mots. Puis il me demande d’être prudente et je comprends qu’il vient juste de traduire mes propos. Princesse de cœur. Interdite, je porte ma main à marque sans une réponse.

Je prends une nouvelle gorgée de mon chocolat avant de repartir dans mes pensées. Je repense à ce qui vient de se passer à ma chasse à l’ombre et à l’accident d’Hadès et mon abandon. Il faut que je retourne le voir, que je m’assure de sa santé. Je comptais bien terminer mon bol quand la voix de mon interlocuteur m’arrête dans une nouvelle gorgée. Je manque de recracher le contenu de ma bouche sur lui mais me retient en avalant et toussant. Il vient bien de me demander de lui expliquer toute l’histoire ? Je n’ai pas rêvé sur sa requête ? Tout d’abord, avant de décider de lui dire ou non, je me dois de calmer la toux qui vient de me prendre, puis ensuite, je dois rassembler mon courage et…

Et il veut ses réponses. Après tout, j’ai bien failli le tuer. Ou tout du moins le paralyser tout à l’heure. Ça mérite pas mal d’explication pour en arriver là. Ma tasse reposée, mon regard d’abord plongé dans ce qui se passe autour de nous et il bifurque sur le blond. Je prépare ma voix, qu’elle soit assez audible sans pour autant que nos voisins puissent nous attendre. Je prends une inspiration profonde et je commence à tout lui raconter. Tout ce que je me souviens. Avec ou sans détails pour plusieurs petites choses. J’évoque notre rencontre à tous les quatre, en passant par l’enfant immature qu’était Hiro, nos descentes, nos combats contre les sans-cœur. La fois aussi où je lui ai pensé une blessure. Puis je fais le lien avec qui vient de se passer aujourd’hui. La même chose mais cette fois : aucune trahison. Je me surprends à sourire avant de continuer mon récit. Les salles blanches, l’effet d’oubli qu’elles pouvaient avoir, la soudaine bourrasque, la porte qui venait de nous sauter dessus puis la découverte d’autres personnes.

J’en arrive alors à la partie la plus délicate à raconter. Ça ne me surprend pas d’avoir autant de mal à en parler. Quand je le regarde, je vois l’autre. Son sourire et ses yeux de démons. Les pauses sont nombreuses, longues et tortueuses. Je finis par prendre en main ma tasse pour me réchauffer les mains en lui racontant la partie la plus délicate :

- Finalement, tu as finis par dépasser la ligne rouge en voulant tuer nos deux partenaires. Je ne sais par quel miracle tu as réussi à m’oublier mais j’ai pu les aider et je t’ai frappé après t’avoir mis à terre. je marque une pause en regardant les phalanges. Je n’ai pas été très tendre avec toi à ce moment-là mais j’ai terminé par prendre la décision de mettre fin à ton existence. dit de la sorte, cela à l’air plutôt agréable alors que la réalité était toute autre. Mais je n’ai pas pu. Arrivée à pointer la lance sur ton cœur était facile mais la faire pénétrer dans ta chair était autre chose… Alors c’est Firion qui t’a mis le coup de grâce. j’expire difficilement en repensant à ce moment. Il m’avait demandé de détourner les yeux. Ce que je fis quelques secondes avant de te regarder par compassion même si j’étais en colère contre toi. Je me souviens de ton expression, de tes yeux… Avant de… De mourir.

J’ai commencé à le fixer comme il le faisait au début. Mais rapidement, sous le poids des choses, de la culpabilité et de la peur, mes yeux se sont baissés sur ses mains et la table. Pour moi, il est mort ce jour-là. Alors l’idée de même de dire autre chose que « toi » est juste impensable. Mais tout n’est pas si simple ! Il est là devant moi à prendre un café. À me parler comme si de rien n’était à être tout simplement… J’évite de lui raconter mes sentiments, ce qui se passa après parce que même moi, je ne m’en souviens pas. C’est comme si mon cerveau avait tout enfoui au fond. Quelque part dans les méandres de mes tortures. Lentement, je reporte mon attention sur lui. Le blond me regarde toujours et je sens une vive douleur à la poitrine à ce moment précis. Mes épaules se crispent et je me force à ne pas craquer.

- Je suis tellement désolée... dis-je en fermant les yeux tout en cramponnant ma tasse avec force.


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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mar 4 Oct - 18:39

Comme une cicatrice
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Durant un instant, il supposa que Malia aurait préféré éviter cette situation. Ne pas se retrouver confrontée à ses souvenirs, éviter de tomber nez-à-nez avec un désagréable passé. Mais il avait besoin de connaître toute l’histoire. Il n’avait pas oublié la proposition de la nécromancienne : son aide, contre ce précieux récit. Et même s’il éprouvait des remords, il ne souhaitait pas faire machine arrière. Et elle lui raconta. Dans les moindres détails. Comment tout avait débuté. Comment ils avaient décidé de faire front commun. Comment la situation s’était brutalement retournée. Guidé par les paroles de Malia, les personnages apparaissaient comme des ombres noires dans son esprit. Il était suspendu au moindre mot murmuré du bout de ses lèvres, écoutant attentivement, son estomac se nouant alors que le dénouement semblait de plus en plus proche. Il connaissait déjà la fin de cette histoire. Si entendre la vérité était une épreuve désagréable, la raconter semblait l’être tout autant. Il avait conscience de la torture infligée à Malia, ce qui poussa Ethan à l’écouter plus attentivement encore, sans se détourner une seule seconde de la funeste vérité. Après cette longue descente, son double avait tourné sa lame vers eux. Il avait tenté de les tuer. Cette manière de le désigner, ce tu était sans doute la chose la plus désagréable à entendre. Ethan n’avait jamais souhaité une telle chose. Il n’avait même jamais été impliqué dans cette histoire, piégé dans l’une des cages de verre de la grande salle. Mais son double, lui, s’était battu. Et pour l’empêcher de faire le mal, Malia avait dû se résoudre à le tuer. Ou du moins, elle avait souhaité le tuer. Ce n’était pas elle qui avait porté le coup de grâce. Néanmoins, elle avait assisté à la scène. Cette lance plantée dans son buste. Le visage du double – le visage d’Ethan – après sa mort. Un lourd silence s’installa. Cette dernière scène, Ethan l’avait vu en quittant le cocon qui l’avait gardé captif. Il inspira profondément, son regard soutenant celui de Malia. Difficile de trouver quoi ajouter. Il ignorait si elle se sentait coupable, ou trahie. Probablement les deux. Mais pour Ethan, l’émotion était différente. Un mélange de colère et d’injustice. Et une profonde tristesse, comme un poids sur ses épaules. Et il continua à la regarder, comme s’il allait trouver un sens à tout cela sur les traits de son visage. Le regard de Malia croisa à nouveau le sien, mais cette fois-ci, quelque chose changea dans l’atmosphère. Elle se crispa, avant d’articuler des excuses. Les paupières closes, la main crispée sur sa tasse, Ethan aurait dû être aveugle pour ne pas constater son désarroi. Ses lèvres se pincèrent. Il dû prendre une seconde pour rassembler ses forces. Puis, il fit la seule dont il était encore capable.

D’abord, il songea à poser sa main sur son poignet. Mais il se stoppa à mi-chemin, la réalité le frappant brutalement au visage. Il ne pouvait pas. Ses doigts se replièrent lentement sur eux-mêmes. Puis, le cœur lourd, Ethan se contenta de tapoter du bout de son index contre le dos de la main de Malia. Il baissa légèrement son visage, comme pour accrocher son regard, avant de lui adresser un sourire. Un sourire dont il masqua l’amertume, préférant lui donner un semblant de réconfort.

« Merci, articula-t-il lentement, d’une voix douce et sincère. Puis il se redressa, ramenant ses mains contre sa tasse. Son regard passa lentement sur les alentours. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes. Il cherchait ses mots. La personne qui est morte ce jour-là était un membre de la Confrérie. J’ai été capturé sur Gran Pulse. J’ai dû être plongé dans le coma. La seule chose dont je me souviens ensuite, c’est ce cocon de verre dans lequel j’étais enfermé. »

Désormais, ils connaissaient chacun la vérité. Toutefois, le résultat était bien différent de tout ce que le jeune homme avait imaginé. Il avait espéré trouver des réponses, peut-être même se débarrasser de toute cette accablante culpabilité. Mais en vain. Son regard se posa alors dans sa tasse, observant la surface sombre du café. Le visage qui était dessiné à la surface lui semblait bien triste. Les traits mornes, l’œil fatigué, un éclat vacillant dans les pupilles. Il ferma ses paupières et avala une dernière gorgée de café brûlant, avant de regarder Malia.

« Tu as pris la bonne décision. Ce n’est pas comme si tu avais le choix. Et l’homme qui s’en est pris à vous était une menace. Pour toi et pour les autres. Une brève pause. Son double et lui étaient deux personnes différentes. Il avait besoin de faire cette distinction. Ce n’était pas moi. Tu ne m’as rien fait, assura-t-il d’une voix plus calme. »

Pourtant, il éprouva l’impression insidieuse que sa présence était un poison pour elle. Il inspira de nouveau, cherchant une forme de courage dans chaque bouffée d’air, avant de reprendre la parole.

« Si tu veux que je te laisse, je comprendrais. »

Il avait prononcé ces mots sans méchanceté ni reproche, sa voix posée et sincère. Même si cette idée n’était pas pour l’enchanter, il était capable de le comprendre. La situation était encore compliquée. Très compliquée. Durant une seconde, il aurait aimé savoir lequel du double ou de l’original lui venait encore à l’esprit quand elle le regardait.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 5 Oct - 18:13
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan



Se souvenir encore une énième fois. Ce n’est pas comme si je faisais tout pour garder une sorte de « travail de mémoire » sur les évènements du Manoir. Même si je ne voulais pas y penser, mon esprit terminait toujours par y revenir. C’était comme ça. Je ne pouvais rien n’y faire. Mais à y penser était un peu ma punition pour avoir voulu essayer une chose aussi folle. Ethan m’écoute en silence. Il doit bien avaler la nouvelle. Après tout, on lui a volé son visage. Mais en regardant le vrai porteur, je ne peux m’empêcher de superposer le sourire carnassier de l’autre avant de partir en excuse futile. Comme simple réponse de sa part, il me toucher la main et je lève les yeux à demi pour voir s’étirer un sourire. Je lui en adresse un aussi, peu convaincu mais bien présent. Ensuite, il me remercie et notre contact prend fin. Je prends une gorgée de mon précieux liquide avant de l’écouter de nouveau mais cette fois, il me raconte d’une façon concise ce qui est advenu de lui. Aucune réaction de ma part, je l’écoute comme lui il a fait pour moi et je me contente de hocher la tête. Un nouveau silence, comme si ces derniers nous sont familiers, puis il reprend encore la parole pour me dire que mon acte avait été juste. Je manque d’avaler de travers la gorgée que je viens de prendre. Je tousse pour retrouver un minimum de contenance puis mon regard se plante dans le sien et je lui dis sincèrement :

-Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. Sans doute qu’on aurait pu éviter d’en arriver là. Peut-être qu’il aurait pu vivre. Mais je ne t’ai rien fait directement mais, je marque une légère pause pour soupirer, mais il n’empêche que tu as aussi souffert indirectement. Peut-être que mes sentiments brouillent un peu mes sens de nécromancienne mais je peux lire en toi des sentiments. La peur, l’incompréhension.

Je lui adresse cette fois un sourire sincère avant de baisser les yeux et de repartir dans mon éternel silence. Sans doute qu’il ne va pas apprécier que je lise en lui comme dans un livre ouvert. Mais les sentiments qu’il possède, je les ai eus. Les morts aussi les possèdent, il est donc simple pour moi maintenant de faire la différence dans tout ce brouillon. Presque inconstamment, mon esprit se met alors à vagabonder pour finalement se poser sur une conversation près de nous.

- Tu ne sais pas quoi ?
- Non mais tu vas me le dire je suppose...
- Les gars ont trouvés une bestiole pas très loin d'ici. Ses pattes sont brisées mais d'après la rumeur, ça devrait être un griffon.
- Un quoi ?
- Une créature à tête d'oiseau, un arrière train de lion avec une queue de serpent.
- Qu'est-ce qu'il fout ici ?
- Aucune idée mais il put la Lumière ! Ils sont partis à la recherche du proprio !


À ces mots, j'ai la sensation de pâlir en un instant en oubliant la proposition que le blond vient de me faire. Ils sont en train de parler d'Hadès. Avec tout ça, je l'avais complètement oublié. Ou plutôt, je n'avais pas eu le courage d'aller le voir de peur que mon allié d'un jour ne le prenne pour une menace. Ce ne serait pas la première fois après tout. Mais une chose est sûre, quand j'ai voulu aller le voir, j'ai eu le droit à une question de sa part ce qui empêcha un sauvetage rapide et efficace. Dans un soupir, je ravale mon excès de déprime pour regarder le blond dans les yeux. Je ne sais pas s'il a entendu comme moi mais je perçois rapidement dans son dos du mouvement qui s'apparente à quelque chose de bizarre. Un groupe d'hommes au relent de Ténèbres et dont la carrure me fait frissonner s'approche de nous et nous toise comme des animaux de foire. Il est clair que la Lumière doit être sentit à des kilomètres pour les gens savants faire la différence. Après tout, un porteur plus une princesse... Mais les propos d'un du groupe me console dans mon idée :

- Vous n'êtes pas les bienvenues chez nous étrangers. Déguerpissez d'ici avant qu'on ne s'en charge pour vous.

Etrangement, ces mots ont le don de me faire reprendre de la consistance. J'ai horreur de ce genre de discours. Je me contente pourtant de simplement détourner mon regard de leur personne pour retourner siroter en paix le contenu de ma tasse. Sans toute que cet acte est vu comme une provocation car très vite, je sens l'air autour de nous devenir bien plus épaisse. Je jette un rapide coup d'œil sur le groupe toujours présent à mes côtés puis je le dépose sur mon interlocuteur blond. Comme toute personne de son rang, il allait sans doute essayer de temporiser les choses et nous faire partir du café. Sauf que je n'avais aucune envie de me bouger sous leur ordre. Après tout, je n'étais pas d'humeur joyeuse depuis le début de cette arrivée en ce monde. Lentement, je pose une main sur celle du porteur pour l'inciter à ne rien faire. On se regarde et en un instant, mon attitude change. On pourrait me penser bipolaire mais comme toute chose, après la tristesse vient la colère et disons que là, je ne compte pas peser mes mots et mes gestes. Princesse peut-être mais pas dénué d'impolitesse pourtant. Quand on me cherche, on me trouve. J'allais m'amuser à leur répliquer quelque chose d'acerbe quand celui qui a pris la parole s'amuse à lever la main dans ma direction pour me frapper pendant qu'un autre se chargea du minois du blond. Là, ils viennent tout juste de me donner une raison de répliquer. Sans bouger un membre, les deux sont propulsés en arrière où ils rencontrent durement le sol. Je me mets à sourire face à la surprise qui les prend. Un se redresse et essaye de recommencer. Il retombe mais après avoir fini bien plus loin en apportant avec lui une table. Qui a dit que la nécromancie s'arrête juste à l'invocation de cadavre ? Délicatement, comme si je suis faite en porcelaine, je me redresse et fait d'une voix aussi cinglante que possible en laissant simplement mon pouvoir planer histoire de leur faire peur et de ne pas se fier aux apparences, mon visage change de forme pour se faire ronger petit à petit sous leurs yeux.

- Ne nous touchez pas avec vos sales pattes. Ne venez pas non plus nous chercher des ennuis ou la prochaine fois, je vous jure que vous terminerez par me servir d'entraînement puis de serviteurs...

Cette nouvelle jette un froid sur l'ensemble de la salle et je peux lire dans les yeux d'Ethan le désarroi face à mon comportement. Mais je n'ai pas le temps de lui donner d'explication qu'on essaye de me faire taire en me ceinturant par derrière. Plus alerte à cause de ce qui passa sous terre, je réussis par miracle par prendre ma tasse et jeter le contenu en arrière. Mon acte quelque peu irréfléchi a le don de faire serrer les dents quand une brûlure se fait sentir dans mon cou. La poigne me lâche alors et ni une ni deux, cela nous donne au porteur et à moi l'occasion de nous enfuir. Après tout, mes menaces ne sont là que pour effrayer. Je ne serais jamais capable de faire ça... Mais à peine arrivé dehors que la horde de gros bras nous pourchasse tout crocs dehors prêt à nous mordre.



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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Dim 9 Oct - 0:46

Comme une cicatrice
ft. Malia



Quand elle affirma que nulle décision n’était bonne ou mauvaise, un triste sourire se dessina sur le visage d’Ethan. Il avait maintes fois tenu ce discours. Parfois, il était encore capable de croire à ces mots. Mais à d’autres moments, quand les souvenirs de ses propres choix le submergeaient, il se mettait à en douter. Sa vie aurait-elle été meilleure si ses choix avaient été différents ? Le regard dans le vide, il repoussa négligemment sa tasse. Puis, il se concentra sur les propos de Malia. Une phrase attira particulièrement son attention, lui arrachant un froncement de sourcils. Ses sentiments ? Était-elle réellement capable de lire en lui ? Sa manière de baisser le regard fut une confirmation suffisante, et arracha un certain malaise à Ethan. Il avait toujours concentré ses efforts pour cacher ses sentiments au reste du monde, et l’idée que Malia puisse le déchiffrer d’un simple regard était particulièrement désagréable. Un mélange de peur et d’incompréhension… Il ressentait bel et bien ces émotions. Mais pas à l’encontre de Malia. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de beaucoup plus profond, de beaucoup plus sombre. Quelque chose que jamais la jeune femme n’aurait dû effleurer. Il respira profondément et décida – après un bref regard vers la jeune femme – de mettre de côté cette histoire pour le moment. Les choses étaient déjà suffisamment confuses, et il n’avait pas le cœur à discuter d’un tel sujet.

Il avait proposé de cesser de l’importuner, avant de réaliser que l’attention de Malia s’était reportée sur autre chose. Une conversation. Une créature à tête d’oiseau et corps de lion. Un regard sur le visage de Malia, et il fit aussitôt le rapprochement. Sa monture. Et en considérant les propos des habitants, il était grand temps que le griffon et sa propriétaire repartent vers un monde plus paisible. Un regard de Malia, et Ethan hocha la tête, comme pour signifier son accord. Il n’avait pas la moindre intention de l’abandonner à son sort. Mais un mouvement dans son dos attira son attention. Un sentiment de menace se distilla aussitôt dans ton son corps, son instinct lui hurlant de se mettre sur ses gardes. Il se retourna lentement, et se retrouva face à un groupe d’habitants hostiles. Un homme se détacha du groupe, annonçant que les étrangers comme eux n’avaient rien à faire ici. Gardant son calme, Ethan respira le plus lentement possible. Ils avaient encore une chance de quitter les lieux sans accrocs, et il n’allait pas la refuser. Mais la réaction de Malia fut à l’opposé de ses attentes. La demoiselle se contenta de siroter sa boisson, sans afficher la moindre once d’intérêt pour les détracteurs. La situation allait dégénérer, et au moment où Ethan décida de prendre la parole, il sentit la main de Malia se poser sur la sienne. Un regard, et il réalisa que la demoiselle avait la ferme intention de faire quelque chose. Et elle ne laisserait certainement pas Ethan calmer la situation. Les agresseurs n’allaient pas attendre sagement, mais quand leurs poings haineux se levèrent, la magie de Malia entra en action. Les hommes basculèrent violemment contre le sol, et satisfaite de son petit effet, la jeune femme continua son manège. Son visage retrouva son apparence décharnée, et ses paroles sifflèrent dans la salle. Mais le regard d’Ethan ne se porta ni sur Malia, ni sur leurs agresseurs. Sans un mot, soucieux, il considéra le reste de l’assemblée. Certains regardaient la scène, d’autres murmuraient entre eux, et les derniers quittaient le café. Deux étrangers en train de se battre en ville, précisément la nuit où un griffon affilé à la Lumière avait été retrouvé. Les dirigeants de Lucis n’étaient pas conciliants envers les êtres lumineux, et si un témoin de la scène avait l’idée d’avertir les soldats de la ville, ils auraient bientôt de plus gros problèmes que de vulgaires habitants. Ils devraient faire profil bas pour retrouver le griffon. Durant un instant il imagina que les menaces de Malia avaient été suffisantes pour calmer leurs adversaires. Mais c’était sous-estimer la témérité de ces hommes. Ils tentèrent à nouveau de s’en prendre aux deux étrangers, et la boisson brûlante de Malia rencontra le visage de l’un des hommes, lui arrachant un hurlement. Et d’un accord tacite, Ethan s’élança avec Malia hors du café, bien décidé à quitter lieux.

Le froid mordant de la nuit fut comme une gifle sur son visage. Mais derrière, il entendait déjà la cohue des hommes qui s’élançaient à leur poursuite. Le jeune homme pesta entre ses dents, et prit Malia par le bras pour l’attirer à sa suite. Sans un mot, il s’élança en direction des ruelles, bien décidé à semer leurs opposants. Un combat aurait été envisageable, mais il n’avait aucune envie d’impliquer quelqu’un d’autre que lui dans une bagarre. Il s’engouffra dans une série de ruelles, alternant les directions, attentifs aux bruits de leurs poursuivants qui se faisaient de plus en plus faibles et lointain. Après quelques minutes, il décida de s’arrêter dans une ruelle, attirant Malia avec lui dans l’ombre des immeubles. Sans un mot, Ethan déposa son index contre ses propres lèvres en signe de silence, écoutant attentivement les alentours. Les crissements lents et réguliers d’une paire de bottes attirèrent son attention. Les poursuivants avaient dû se séparer, et l’un d’entre eux approchait. Il patienta jusqu’à ce que la silhouette d’un homme se dessine dans l’angle de la ruelle, avant de fondre sur lui. Son coude percuta avec violence le menton de l’homme, et celui-ci tomba comme une souche. Ethan soupira, soulagé, avant de se masser le coude. Pas d’autre bruit à l’horizon. Il se décrispa enfin, et se tourna vers Malia.

« Bon… Ils sont encore sur nos traces. Et si les soldats s’en mêlent, on sera bientôt recherché dans toute la ville. Son regard se fit plus soucieux. On doit se dépêcher de retrouver ton griffon. Une idée de l’endroit où il pourrait être ? »

Dans l’état actuel des choses, Ethan n’en avait pas la moindre idée. Son regard passa brièvement sur l’homme gisant inconscient sur le sol. S’ils n’avaient pas la moindre piste… Mais avec de la chance, Malia aurait une piste fiable pour retrouver son compagnon.

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Mer 19 Oct - 0:11
«J’ai maintenant peur de fermer les yeux car je te vois. Toi, le Mal que j’ai côtoyé.»

La lumière voilée

-

Ethan


Je ne peux pas m’affirmer sage dans mes paroles ou même mes actes. Pourtant, il a beau dire que j’ai bien fait d’en arriver là avec son « double », je ne peux concevoir que ma solution était la meilleure. Même si le coup de grâce n’a pas été donné de ma main, j’ai contribué à en arriver là. Enfin… Quoi qu’il en soit, après lui avoir fait part de ma capacité à lire en lui aussi facilement qu’en moi, je crus déceler dans la seconde qui a suivi un léger malaise avant de sa part. Sans doute que la chose est difficile à croire, voir même, impossible et pourtant, à en croire sa réaction j’ai comme l’impression d’avoir touché un point sensible. Néanmoins, je ne cherche pas plus loin, le laissant dans ses pensées et moi dans les miennes avant de porter mon attention sur une table voisine.

Les choses tournent mal. Ainsi va la vie. Lorsqu’on m’attaque, je proteste maintenant. Je n’attends plus sagement et ne tends plus l’autre joue. Ces hommes en ont fait les frais. Si bien que je termine avec une désagréable brûlure à l’épaule remontant légèrement dans le cou et collant à mon bras. Pourtant, je me suis retenue de hurler de mon côté. Pas besoin de leur faire comprendre que j’allais le sentir passer pendant des jours. Reposant l’objet du délit sur la table, je porte rapidement mon attention sur Ethan et comme un seul homme, nous voilà en train de prendre la fuite avec les autres sur les talons. La course commence alors et sans doute que n’étant pas assez rapide, le blond m’agrippe par le bras et prend les ruelles. Je ne sais même pas où il m’emmène ni même si lui il le sait. Après je ne sais combien de temps, il se décide enfin à ralentir pour finalement s’arrêter. En plus de mon épaule qui me lance un peu, un point de côté commence lentement à me couper la respiration. Mais je n’ai même pas le temps de respirer correctement que le porteur me cache dans l’obscurité d’un bâtiment en me demandant par un geste pour me demander de me taire. Je me contente de le fixer et de tendre l’oreille à mon tour. Un léger corps à corps sans véritable douleur et représailles et notre poursuivant termine dans les choux pour un moment. Je le regarde un instant avant d’entendre la voix de mon compagnon de fortune. Ce dernier se masse le coude et me fait un compte rendu de la situation. Le constat pour moi est rapide :

- Je me suis un peu emportée avec eux. je passe ma main dans mes cheveux, Tu ferais mieux de partir pendant que tu le peux. Je vais retrouver Hadès toute seule. Tu as assez fait pour aujourd’hui. Pas besoin de m’aider d’avantage.

Sans attendre une réponse de sa part, je me mets à lui sourire une dernière fois avant de prendre la fuite dans une ruelle. Si je me fie à mon instinct et une dose de pouvoir, ma fidèle monture se trouve toujours au même endroit que tout à l’heure où je l’avais abandonné à son sort et aux regards des gens. En plus de sa présence, je peux très clairement distinguer trois à cinq autres personnes. Impossible à dire si ce sont des soldats ou de simples civils. Mais même cette incertitude n’allait pas m’arrêter. Je compte bien sauver mon compagnon de voyage même si je dois y laisser des plumes ; Après tout, c’est entièrement ma faute et je ne trouverais de repos que lorsque nous serons loin d’ici.

Arrivant dans les environs de l’étrange place, je constate rapidement que mon griffon se retrouve en mauvaise posture. Il essaye de se lever malgré ses pattes. Le voir ainsi me fend le cœur. J’abandonne une seconde la scène des yeux pour m’adosser au mur du bâtiment derrière moi. Mon arc fermement tenu dans une main, j’essaye de me vider la tête comme je peux en prenant le contrôle total de ma respiration en évitant que la panique n’y mette son nez. Lorsque cela est enfin terminé, je fais glisser une flèche dans ma main et elle termine sagement posé à sa place, prête à tirer. Une dernière respiration et mon regard se change pour revêtir celui qu’une prédatrice. Dès que je quitte mon abri, il ne faut pas deux secondes pour celui en face de moi de comprendre. Mais ma flèche vient de quitter sa place et fonce droit sur lui. Il gémit et tombe à terre en se tenant la jambe. J’en décoche une deuxième : le bras. Une troisième : la cuisse. Une quatrième : l’abdomen. Mal visé pour elle… Je grimace mais m’approche quand même.

Dès que j’arrive près d’eux, j’ai le droit à tous les noms d’oiseaux qui est possible d’exister dans ces bas mondes. Pourtant, je ne prête aucune attention à ces menaces et m’approche finalement de mon ami afin me pencher sur ses blessures. Comme je le pensais, les deux pattes arrière étaient touchées. Avec un peu de temps et de pouvoir, je peux remettre en place tout ça sans avoir à faire appel à un certain ami adepte de l’esclavagisme et dont le cerveau peut sortir de sa boîte crânienne... Mais avec ce que j’ai récolté, être en paix pour m’occuper d’Hadès aller devenir une mission impossible. Même avant que cette pensée ne se termine, je peux sentir un attroupement converger ici… Dans un empressement, je ferme les yeux et pousse mon pouvoir à sa limite pour accélérer la remise partielle de mon griffon. Je ne dois plus avoir un aspect très frais et agréable à regarder puisque les autres viennent de se taire…



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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Ven 18 Nov - 23:59

Comme une cicatrice
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Il n’avait pas prévu que les choses tournent ainsi. Après une telle nuit, il s’était imaginé que Malia et lui auraient droit à un répit. Quelques heures pour reprendre leurs esprits, pour tenter de comprendre leurs points de vu respectifs, avant de s’en retourner sur leurs chemins respectifs. Mais il avait été naïf. Ce monde le royaume des ombres, une terre bercée par les battements inaudible des ténèbres sous sa surface. Et eux, enfants de la lumière, n’avaient nul droit de séjourner ici. Rapidement, les choses avaient dégénéré : les habitants locaux avaient décidé de s’en prendre aux intrus qui foulaient ces terres interdites. Ce fut au terme d’une course folle que les deux jeunes gens reprirent leurs souffles. Mais si Ethan était déjà en train de songer à un plan, Malia avait une vision des choses très différente. Et après une brève phrase pour se justifier, elle s’éloigna dans la ruelle la plus proche. Sans lui demander son avis, elle avait décidé que le jeune homme n’avait pas besoin de l’aider davantage. « Merde. » pesta Ethan, avant de s’élancer derrière elle.

Il avait toujours détesté ce genre de réaction. Sans nul doute car elles étaient bien trop similaires aux siennes. Il profita d’une nouvelle bouffée d’adrénaline pour réduire la distance entre la fuyarde et lui, mais malgré tout, elle avait de l’avance. Il avait été trop lent à reprendre ses esprits. Pour ne pas perdre sa trace, il devait faire de son mieux, se fiant parfois au profil tacite d’une ombre se glissant dans une ruelle. Mais après quelques secondes de course folle, l’évidence frappa Ethan : il avait perdu sa trace. Son poing fermé s’écrasa contre une paroi en pierre, et si les insultes éclataient dans son esprit, Ethan avait bien trop de mal à reprendre sa respiration pour prononcer le moindre mot. Il avait perdu sa trace… Il n’avait pas la moindre idée de la localisation exacte du griffon, ni même de la menace flottant dans l’ombre de la jeune femme. Son visage se crispa, une colère sourde germant dans son cœur. Pas même capable de réparer les fautes commises en son nom… Dans un bruit sourd, son poing rencontra de nouveau la pierre. Et maintenant ? Interroger les habitants était risqué, et fouiller la ville à l’aveugle complètement idiot. Il était en train de sombrer dans la confusion la plus totale, quand sensation le frappa. Elle n’était pas loin, comme une lumière vacillante encerclée par les ténèbres. Comme si les flots obscures qui se déversaient comme un torrent sur elle soulignait son éclat. C’était comme suivre une bougie en plein bouillard. Pourtant, il n’hésita pas.

Se fiant à cette présence, il tomba enfin sur la place où le conflit s’était déjà déclaré. Quelques gémissements résonnaient, mais Ethan ne s’en préoccupa pas. Son regard tomba sur Malia, penchée près de son griffon. Ses pouvoirs s’étendaient, altérant son apparence de jeune femme. Mais il l’avait déjà vu faire, et cette fois-ci, la surprise ne fut pas là pour le prendre à défaut. Il était en train de s’approcher de la jeune femme, quand un bruit de pas sec le coupa dans son élan. Un silence de mort s’était installé sur la place, et du coin de l’oeil, il devina les silhouettes qui se dessinaient à l’angle d’une rue. Une démarche rythmée, des profils droits, des visages hauts. Les soldats de Lucis. Le sang d’Ethan se figea dans ses veines. Un choix se présentait à lui, se dessinant comme un labyrinthe obscure de principes et de conséquences. Il posa un bref regard vers Malia et son griffon, puis serra les dents. Et dans un halo de lumière, son arme apparue dans sa main. Pour cette fois-ci, il avait donné à sa Clef l’apparence d’une épée longue. Une précaution empruntée à une autre connaissance. Les brutes en avaient après Malia profitèrent de la situation pour quitter les lieux, préférant éviter un conflit avec la Milice. Et Ethan avait conscience que son statut d’habitant de la lumière allait rendre toute tentative de communication futile. Si les soldats de Lucis avaient bien pour rôle d’empêcher de telles personnes de souiller leurs terres, alors ils n’avaient pas le choix.

« Je vais gagner du temps. Termine ce que tu dois faire, et part. Je me débrouillerais. »

Il posa un regard intransigeant sur Malia, cherchant à ce que la jeune femme intègre pleinement ses paroles. C’était la meilleure solution. Pourtant, une part d’Ethan était encore dubitative. Était-elle vraiment capable de l’écouter, de plier pour se protéger, elle et son précieux griffon ? Il aurait été incapable de le dire. Mais le temps n’allait pas tarder à lui apporter une réponse. Ignorant les mises en garde des soldats, Ethan s’avança lentement entre eux et la jeune femme. Il pourrait se défendre contre une première troupe. Mais si les renforts arrivaient, il serait incapable de leur barrer la route. Il inspira profondément, cherchant à garder son calme. Dépêche-toi s’inquiéta-t-il intérieurement, espérant que la situation n’allait pas de nouveau échapper à son contrôle. Il resta immobile encore un instant, bien décidé à gagner du temps, attendant que l’un des soldats décide de donner l’assaut avant toute action hostile à leur encontre.  

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MessageSujet: Re: Comme une cicatrice [Pv: Malia] Sam 26 Nov - 17:23
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La lumière voilée

-

Ethan


J’ai appris qu’il fallait que je m’occuper moi-même de mes erreurs. Les rectifier ou foncer dedans pour les faire disparaitre. C’est pareil pour aujourd’hui. Il faut que je fasse quelque chose pour Hadès et pour Ethan. Par ma faute nous nous faisons poursuivre et mon animal est plus mal en point que jamais. Autant dire que la chose est loin de me réjouir. Je décide donc d’abandonner le porteur pour qu’il puisse, en plus d’être libéré d’une incompétente comme moi, avoir la possibilité de fuir. Suivant mon instinct, je cours à travers les ruelles. J’ai l’impression que plus je prends du temps et moins Hadès a de chance de rester entier. Dès que j’arrive à destination, je ne perds pas le temps en formalité et me fraye un chemin jusqu’à lui. Comme je le pensais, ses pattes sont en mauvais état. Bien que je n’aie pas le don de guérison, je peux quand même tenter de ressouder. Ne me laissant même pas e temps de regarder ce qui va suivre, je me penche sur le problème et entame le travail.

Trop prise dans ce que je fais, ce n’est que lorsqu’un son étrange arrive à mes oreilles que je daigne jeter un œil. Il faut avouer que je reste un peu surprise de la présence. Je m’apprête à lui demander ce qu’il fait ici mais il se tourne vers moi avec un regard qui ne laisse pas le choix à ses pensées. Je me contente juste de hocher la tête et de reprendre… Mon pouvoir arrivant à son maximum, je commence à sentir mes bras trembler. Ce n’est que lorsque je constate mon griffon se remettre sur pieds en chancelant que mes bras retombent. J’ai vraiment mal sur le coup. Mais je n’ai pas vraiment le temps de gémir que ma monture se met déjà en position de fuite. Rapidement, je monte sur son dos et nous sommes rapidement dans les airs. Pourtant… Très rapidement. Je sens un poids me comprimer la poitrine.

« Mais qu’est-ce qui me prend sérieusement ? Depuis quand j’écoute les gens ? Puis pourquoi est-ce que… »

Je fronce les sourcils sans terminer ma pensée et tire sur les rênes de ma monture pour qu’elle ralentisse sa montée. Ma tête se tourne vers la seule silhouette se trouvant de dos. Je peste et d’un geste sec d’une main, je fais demi-tour en bandant mon arc. Lorsque j’arrive près d’une cible, mes doigts se relâchent et le projectile percute l’homme. Hadès émet un cri signifiant notre arrivé. Comme une armée prête à combattre. Il hurle et se cabre à moitié dans les airs en arrivant devant la milice. Elle recule légèrement sous l’effet imposant de la créature. Dès que ce dernier pose ses pattes au sol, je m’empresse de prendre mon bâton et de sauter pour me place à côté du porteur. Je sais très bien qu’il ne va pas aimer la chose. Il m’a ordonné de partir. Mais le laisser là… Même après ce qui sait passer lors de nos retrouvailles… Je prends une forte inspiration en me contentant simplement de regarder nos ennemis. Croiser son regard maintenant allait être plus compliqué que jamais. Je sais très bien que mon corps n’est pas revenu à la normale. Puis vue son regard la première fois, autant éviter à ce que je tombe de nouveau dessus.

Cette fois, étrangement, la milice à plus de mal à nous attaquer. Perturbé par leur attitude, je baisse légèrement mon arme pour finalement baisser la tête sur ce qu’ils avaient l’air de fixer si intensément. Mon corps n’est plus qu’un amas de chair séché. Si on ne fait attention à rien, tout le monde pourrait me prendre pour ces créatures qu’on nomme mort-vivant, voir même une liche. Cette idée peu ragoûtante me fait grimacer. Je m’apprête à parler lorsqu’une idée me vient en tête. Et si je faisais peur ? La mort effraie tout le monde. Même les êtres ténébreux. Confiante, je fais un pas en avant en me servant de mon bâton comme un sceptre. Essayant de montrer une puissance que je ne possède pas. Je prends une forte inspiration et… Ma voix s’élève. Un cri qui vient du plus profond de mon être. En m’aidant juste légèrement, je peux mettre à contribution les cris des nombreuses personnes que les gens présents ont pu connaître. Mon hurlement se termine bientôt en quelque chose de lointain, froid et désagréable. Je vois certains trembler, d’autres referment ferment leurs mains sur leur arme dans l’espoir d’éviter de se faire submerger. Mais ils sont faibles. Ils peuvent être dans un monde comme lui, l’écoute des disparus glace les meilleurs d’entre nous.

Pour essayer de me faire pardonner mes actes et mes propos. Espérer guérir cette peur envers lui. Mes paroles étaient sincères lorsqu’on prenait ce verre. Je suis vraiment désolée. De ce fait, je me dois de réparer mes tords en l’aidant. Après tout, il n’était pas obligé de revenir. Il aurait pu repartir mais il est là et je ne compte pas le laisser. Même si c’est sans doute la première fois pour moi, je compte bien pousser mon pouvoir encore un peu. De ce fait, je demande silencieusement à mon griffon de protéger le blond de ce qui va suivre. Il déploie une aile et cache les yeux du jeune homme en le fixant naturellement dans les yeux. Dès que je constate ça, en plus des voix, je fais naître des images aux membres de la milice avant de me retourner à toute allure en prenant la main du porteur pour l’inciter à monter sur Hadès.

- On lève le camp maintenant !



HRP : Si tu veux te faire une idée du cri, clique !. Si tu veux clôturer le sujet par manque d’idée tu peux o/

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Comme une cicatrice [Pv: Malia]

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