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Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦

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MessageSujet: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Mer 1 Juin - 2:52
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

L'esprit de l'ombre

-

Adam ♥

Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi est-ce que je suis venue ici. C’est vrai… Après tout, j’ai vécu la pire séparation de ma vie ici. Enfin. La pire dont je me souvienne en fait. Depuis ce jour, je ne sais même pas ce qu’a pu devenir mon père. Est-il mort ? Ou devenu un simili ? Ou seulement a-t-il prit la fuite après pour se protéger… Je ne sais pas et je suppose tellement que rien d’y penser, mon esprit se met à divaguer pour ne finir qu’en morceaux épars tel un miroir brisé. Ce jour-là j’ai cru avoir tout perdu. Avant que Fang ne m’ouvre les yeux et me tende une main. Avant que je ne rencontre Firion ou Hiro. Ou même ce jeune Gardien : Jeff. Ou même Elsa, la Reine de ce royaume où la neige est plus magique que normale… Sans eux, sans une rencontre avec eux, je crois je n’aurais pas trouvé la force de repartir à la recherche de la vérité.

Quelle vérité ?

Je ne sais pas. Après tout, je suis amnésique avant mes sept ans ! Même si… Certaines nuits, j’arrive à percevoir un sourire penché sur moi, celui d’une femme je crois. Puis des bras, forts et musclés d’un homme et les mains douces et tendres d’un enfant. Pourtant, il n’y a rien d’autre. Sans doute qu’en venant ici, dans cette ville qui m’a vu grandir, sans doute que j’espère un déclic, une image ou un son… Mais je me fais un faux espoir. Après tout, je grandis depuis longtemps avec ce vide.

Enfin, quoi qu’il en soit, me voilà quand même à déambuler dans les rues après avoir laissé Hadès dans la forêt jouxtant la cité. Il n’a pas aimé que je laisse seul cette fois. Sans doute à cause des sentiments que je dégage. Nous sommes liés après tout. Il ne possède plus de sentiments mais ressent les miens. Autant dire que je ne peux rien lui cacher. Mais je ne compte pas lui faire courir un risque. Après tout, moi qui était bien vivante, j’avais eu le droit à être mal vu alors lui… Mieux vaut éviter de réfléchir sur ce qui aurait pu arriver…

C’est donc ainsi que je me mets à parcourir les rues pavés qui m’avaient vu courir ou tomber. Depuis plusieurs minutes, je me demande si je devrais aller voir notre ancienne maison. Voir si quelqu’un y habite. Mais le courage me manque et je me mets à remonter une rue pour me retrouver au pied du clocher. Le couché de soleil me réchauffe encore le visage et je contemple cette merveille en silence… Avant qu’on ne se mette à respirer comme un cerf à l’agonie dans mon dos. En me retournant, j’ai une grimace. Tient donc, mes camarades d’enfance…

- C’est bien toi Malia.
- Jusqu’à preuve du contraire.
- Qu’est-ce que tu fiches ici ?
- En quoi ça te regarde mmh ? Nous sommes amis peut-être ?
- Oh ! Je remarque que notre sorcière a pris de l’assurance !
- Tu n’as pas idée ! Maintenant hors de mon espace vital. Je contemplais la beauté du paysage avant d’entendre les dernières minutes d’un animal mourant…
- Ne te moque pas !
- En quel honneur ? Puis ce n'est pas de ma faute si elle respire comme ça depuis notre enfance ! Oh… Tu... Me dis ça pour... Oh pardon ! Parce que qu'elle expire… Ou du moins souffle comme… Un… Comment imager pour que vous compreniez… Un mort dans son trépas... Que je dois me trouver clémente ?
- Espèce…
- De sorcière ? Oui oui. Fais attention, j’ai appris à maîtriser mon pouvoir…
tout en disant ça, je fais un pas en avant.
- Ne t’approche pas !
- Quoi ? Tu as peur que je te tue ? Mais regarde-moi ! Je suis bien plus noble que toi. Je ne tape pas sur le petit peuple.


Tout en disant ça, j’ouvre mes bras et leur laisse le loisir de détailler mes habits et la délicatesse de certaines broderies présente sur mon haut. Ma tenue étant totalement noire, il n’y a que mes cheveux qui tranchent avec. Ils relèvent le nez et se jette un regard complice. Le genre de regard que je connais bien avec eux. Ils veulent simplement « jouer » avec moi… Instinctivement et comme avant, mon corps se crispe et je termine par appuyer le poids de mon corps sur ma jambe restait en arrière. Aucune position de défense, je ne compte pas leur montrer une faiblesse ou une peur. Maintenant, c’est à eux de me craindre et non à moi. Pour toutes ses années recluse ou détesté par des enfants à cause de mon pouvoir. Mon âme et mon cœur de Princesse allait devoir être mis de côté. Mettre un mouchoir sur mes principes. Je ne veux pas leur faire de mal, juste… Leur montrer dans quel bois je me suis forgée.


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~ Don't ever take a single second to breathe, they're going to send me on a murdering spree. I can not wait to dance upon your grave. Waiting for the dawn to come and sang a song to save us all.
I am alive I'm just playing dead. I'm going to say what should have never been said.The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound. ~
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Dim 5 Juin - 23:16
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Malia A. Hawke
« Un Prince ? Ah non... C'était trop beau. »
Quand un pendentif a le pouvoir de vous ramener en arrière...
J’arpentais d’un pas nerveux les ruelles bondées de la Cité du Crépuscule. Le manque de place et les passants nombreux mais pressés qui se bousculaient étaient sur le point de m’anéantir. J’avais besoin d’espace pour reprendre mon souffle et mes esprits. Tant pis pour le marché, j’aurais tout le temps d’y retourner plus tard. Me hâtant de sortir de la rue principale pour m’engager vers le chemin délaissé du clocher, je jurais contre cette fourmilière de sagouins, mais aussi contre Viola, qui m’avait implorée de faire au moins un détour dans cette ville.

Selon elle, elle regorgeait de mystères et avait un charme fou ; même un balai me semblait aussi beau. Enfin, si je me mettais à discuter les goûts de Viola… Je ne suis pas dupe, je sais que c’est surtout pour ce qu’il s’est passé, ou plutôt ce qui ne s’est pas passé, qu’elle essaye de m’y faire retourner le plus souvent possible. Elle est persuadée que c’est ici que je retrouverais la trace d’Airi, ma sœur disparue. Comme si je pouvais tomber sur elle, comme ça, par pur hasard, et m’exclamer « Oh, Airi ! Ca faisait longtemps ! » et pour couronner le tout, elle me tomberait dans les bras. Quelle belle utopie.

Nos retrouvailles, au contraire, seront un minimum mouvementées, je ne vois pas comment ça pourrait en être autrement. Je l’ai conduite au milieu d’une ville froide, l’ai séparée de moi, l’ai abandonnée parmi des inconnus. Je… soupirais lourdement et me claquais la paume de la main sur le front dans un geste désespéré. C’était vrai, elle était amnésique ! En fait j’avais une chance sur deux qu’elle se précipite me faire un câlin de bisounours ; tout dépendait de la puissance du sort de Nharay et de si Airi avait réussi à débloquer quelques pièces de ce puzzle géant. Je secouais la tête : tout ça n’était que du pur rêve.

Des voix proches, à la fois hargneuses et moqueuses, attirèrent mon attention. Y prêtant une oreille attentive, j’écoutais le dialogue entre ce qui me paraissait être deux femmes et un homme. Je longeais un mur et m’arrêtais le plus près possible d’eux, tout en restant invisible à leurs yeux. Ils semblaient être en désaccord… J’écoutais plus attentivement et compris finalement la situation. J’attendais la suite avec impatience, les petites vengeances aigres à souhait, c’était tout ce que j’aimais.

Coulant un œil vers le petit groupe, je pus voir à temps une belle rousse élancée se placer en position de combat. Mmh, pas mal du tout ! Et en plus, elle avait de sacrés arguments... Mes dents s’imprimèrent un instant sur ma lèvre inférieure tandis que mon regard se portait au loin. J’allais lui donner un petit coup de pouce, ça me brûlait de le faire. Daphné sortit incognito de mon corps et s’avança vers l’homme. Quelques secondes plus tard, une tâche sombre inondait son entre-jambe.

Paniqué en sentant le liquide chaud remplir son caleçon, il criait quelques micro-secondes plus tard sa douleur, cri qui m’arracha un petit rire. Moi, sadique ? Roooh non, c’est juste plaisant de punir un garçon aux désirs insolents. Daphné allait s’amuser avec la fille lorsque cette dernière fixa le recoin où j’étais avec des yeux apeurés. Avais-je été trop bruyant, trop visible, ou avait-elle un don de clairvoyance ? Je soupirais de lassitude. Le chat avait à peine eu le temps de jouer qu’il devait déjà se montrer.

Sortant nonchalamment de l'ombre, les mains dans les poches, je m'approchais à pas lents de la petite assemblée qui s'était retrouvée le sourire aux lèvres. Que j'aimais ces réunions amères où les rancunes sortaient de nulle part pour se ficher dans votre dos quand vous vous y attendez le moins ! Ma tête s'incline sur le côté. Je fixe l'homme, que dis-je, cet enfant imberbe qui a des jambes, bras et buste anormalement allongés, avec un regard amusé qu'il ne me rend pas. Ces yeux où brille la peur me fascinent.

- Tu pourras te permettre de faire des commentaires lorsque tu sauras comment pisser droit. intervenais-je rudement.

Malheureusement pour moi, il détala comme un lapin apeuré, signe que j'en avais fini avec lui pour aujourd'hui. Le deuxième membre du rassemblement improvisé frissonna, les yeux rivés sur ma petite personne. J'haussais un sourcil. L'impertinente, elle n'oserait quand même pas me baver dessus dans un moment pareil ? Agacé, je claquais la langue contre mon palais et frôlais de la pulpe de mes doigts mon katana. La jeune fille dut avoir son lot de belles images pour la journée, elle partit elle aussi.

- Quel dommage, moi qui voulait jouer un peu avec eux... murmurais-je à moi-même.

Je me tournais vers la délicieuse jeune femme aux cheveux flamboyants. Mon sourire chuta un peu en me rappelant qu'Airi... Non, ne pas penser à Airi, Airi et ses cheveux roux, Airi et son sourire, Airi et... J'inspirais profondément et décocha mon sourire le plus charmeur à la demoiselle. M'approchant délicatement d'elle, j'effleurais ses cheveux dans un geste apaisant, le sourire toujours aussi enjôleur, et laissait échapper mon souffle près de son cou avant de tourner les talons. Du coin de l'oeil, je guettais la moindre de ses réactions.

Ses lèvres s'entrouvrirent et je ne pus m'empêcher de sourire comme un prédateur devant sa proie. Le tour était joué, je l'avais dans ma poche. Les demoiselles en détresse, c'était tout moi ! Elle allait me demander de rester, voudrait faire connaissance, et finira dans mon lit, comme les autres et comme les prochaines. La chanson, je la connaissais bien. Enfin, une femme  avec un si joli minois, ça faisait longtemps que j'en avais pas croisé. Quelque chose me disait que ma soirée serait pleine de rebondissements.
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Lun 6 Juin - 17:01
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

L'esprit de l'ombre

-

Adam ♥

Ainsi, l’heure des comptes arrive ? C’est ça ou je ne m’y connais pas ! Après tout, qui est venu vers moi, qui a décidé de s'adresser à moi, qui me considère autrement qu’un être humain parce que je peux ressusciter les morts ? Ils m’ont toujours vu comme une bête plus que comme une enfant possédant un cœur. De nombreuses fois j’étais rentrée chez moi en pleure avec la ferme conviction que j’allais rester dans ma chambre jusqu’à la fin de mes jours. Mais à chaque fois, mon père était là pour m’aider à retrouver confiance et me remonter mon estime.

Ma poitrine se serre en pensant à lui. Mes yeux se mettent à divaguer vers la seule rue menant ici. J’ai tellement envie de le voir ici et maintenant. Qu’il regarde par terre avant de lever les yeux vers moi et de me sourire. Je donnerais presque tout pour revenir à ces années-là. Mais la réalité de l’existence m’arrive en pleine figure, ce n’est pas mon père que je vois mais un homme aux cheveux cendrés. Mon attention ne peut se porter d’avantage sur lui car elle est attirée par les deux autres.

- Nous somme plus humains que toi déjà.
- Tu ne peux toujours pas mettre de visage sur tes vrais parents. Ils ont surement voulu d’abandonné en voyant le monstre que tu es !


Là c’est trop. Je m’apprête à leur faire ravaler leurs paroles quand je vois une tâche sombre se former sur le pantalon de mon interlocuteur. J’ouvre la bouche pour répliquer quelque chose mais il se met à crier. Mon regard croise celui de sa partenaire et elle regarde en arrière où un homme sort de l’ombre. Le même que tout à l’heure. Je fronce les sourcils malgré moi. Qu’est-ce… Il s’approche de nous et regarde le pauvre jeune homme. Pauvre… Pourquoi est-ce que je m’apitoie maintenant ? Je lâche un soupire avant d’entendre la voix de l’inconnu. Sa voix est claire et dénuée d’arrières pensées. Il est on ne plus sérieux… Mais au lieu de répliquer, le premier prend ses jambes à son coup suivit rapidement par sa comparse.

- At-…

Ma main se lève comme pour les arrêter dans leur lancé. Mais rien n’y fait, leur silhouette disparait très rapidement. Ma main se referme subitement à m’en rentrer les ongles dans la paume. Il n’a pas osé ? Mes yeux glissent vers le cendré pour remarquer que son sourire vient de perdre quelques étages. Quoi ? On dirait qu’il vient de voir un fantôme. Je me redresse le plus possible avant de lui tourner le dos un instant. Je lève un doigt pour me faire une leçon silencieuse et me calmer avant de lui faire de nouveau face.

Mon regard se reporte sur l’homme. Mais rien qu’en regardant son sourire et je n’arrive pas à calmer la tempête dans mon ventre. Il venait de couper court à nos retrouvailles ou… ? Je fronce les sourcils face à sa mine de coq en manque. Il a cru quoi ? Que j’étais une demoiselle en détresse ? Une bonne femme incapable de se défendre ? Je n’avais pas fait Gran Pulse toute seule pour rien… Mes dents se mettent à grincer en le voyant décrocher un regard et un sourire si reconnaissable entre mille. Sans me demander mon avis, il s’approche de moi et lève la main pour me toucher, que dis-je ! Passer comme une brise sur mes cheveux. Son souffle dans mon cou et rien. Rien de ma part. Pas un remerciement. Je ne lui saute même pas au cou pour lui montrer ma reconnaissance éternelle. Je suis une grande fille. Lorsqu’il se sépare de moi pour me faire face, je ne peux m’empêcher de le détailler. Certes, il n’est pas trop mal. Voir même très agréable à regarder mais ce genre de comportement…  Je lui rends un sourire. Un sourire plus faux que d’habitude. Pour une fois que j’arrive à en faire un… Il pense quoi ? Que je vais être mielleuse ?

- Je n’avais pas besoin de toi.

Mon ton est tranchant et je le regarde droit dans les yeux. Pour une fois que je revenais sur les traces de mon passé, il a fallu qu’un chevalier pseudo-chevalier se mette au milieu de ma route. Ma mâchoire se crispe de nouveau à cette pensée. C’était aussi l’occasion de revenir pour leur apprendre ce qu’était devenue la « sorcière ». Maintenant, ils allaient tous penser que je n’étais qu’une poule mouillée incapable de se défendre seule. Encore une fois… Dans un râle, je passe à côté de lui sans lui prêter plus attention que ça.

- La prochaine fois, occupe-toi de tes pieds.

Pour la première fois depuis longtemps, je deviens aussi sèche et mauvaise que ceux que j’évite. Mais il faut me comprendre, il arrive comme une fleur et je dois le remercier normalement ? Certainement pas !


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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Mar 7 Juin - 22:18
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Malia A. Hawke
« Un Prince ? Ah non... C'était trop beau. »
Quand un pendentif a le pouvoir de vous ramener en arrière...
Evidemment, les mots qui sortaient de ses lèvres roses n'étaient pas ceux que je m'attendais à entendre. Bien sûr que non, ça aurait été trop beau pour être vrai ! A la place, elle me cingla d'un "Je n'avais pas besoin de toi" et d'autres douceurs, qui signifiaient entre-autre que je lui avais coupé l'herbe sous le pied et que ç'était loin de lui plaire. Ses prunelles ancrées dans les miennes étaient parsemées de minuscules éclats. Un rictus déforma la comissure de mes lèvres.

- Je vous en prie, mettez-vous à l'aise, mademoiselle, ironisais-je.

Non seulement cette sale gosse se permettait de me tutoyer - alors que j'étais le plus âgé d'entre nous deux, cela ne faisait aucun doute -, mais en plus elle m'expédiait vite fait alors qu'elle me devait une fière chandelle. Oh, je ne dis pas qu'elle aurait été incapable de les chasser, mais elle ne s'en aurait pas sorti sans égratignures. Et puis, ç'aurait été bête qu'une demoiselle aussi bien fichue se fasse abîmer. Quoi que, je n'aurais pas été contre des vêtements en lambeaux...

- C'est ce qu'elles me disent toutes, raillais-je. Elles se pavanent d'être des femmes, des vraies, mais au moindre problème elles se mettent à genoux, battent des cils et implorent le prier venu de les sauver en échange de sexe ou d'autres absurdités. Elles font les fières avec leurs soi-disant esprits de valeureuses guerrières, mais quand elles ont un ongle d'arraché, y'a plus personne debout. Seriez-vous train de me dire que ce n'est qu'un cliché ambulant et que vous êtes, disons, "différente" ?

Je la fixais à mon tour, pas le moins du monde dérouté par ses yeux de glace, intéressé par sa réponse. Elle n'avait pas encore fait la midinette ; rien que pour ça, je ne la classais pas dans la catégories des cruches, ces femmes qui ne valent pas un clou et qui n'ont rien dans le ciboulot. Une sorte de flamme entourait son aura, la rendant plus particulière, plus intéressante à mes yeux. Et puis, je ne pouvais le nier, si je n'étais pas encore parti, c'était parce que j'avais pensé à Airi la première fois que je l'avais vue.

Sentant que j'allais morfler dans quelques secondes, je prenais place sur une des vieilles caisses de bois qui traînaient dans la rue, sûrement des contenants de produits du marché. Mon éternel petit sourire en coin, je la regardais, attendant une petite pique bien placée ou un comportement hostile voire complètement enfantin. Ses pieds se déplacèrent dans ma direction, effaçant mon sourire. Une sensation de déjà-vu me picota l'échine.

Elle bougea légèrement et son haut retomba, laissant apparaître le creux de ses seins. Je me figeais, les sens brusquement en alerte. Mon souffle se bloqua dans mes poumons tandis que l’insouciante me regardait en haussant un sourcil, comme si elle se demandait ce qu’il pouvait bien m’arriver. Les yeux rivés sur son buste féminin, j’avais l’impression que j’allais exploser. Bordel de merde, si je pensais voir ça aujourd'hui !

Après de longues secondes, je finissais par calmer ce petit cœur qui s’acharnait à vouloir sortir de mon corps et me demandais comment c’était possible. Je me ruais sur elle et attrapais sans ménagement son décolleté d’une main pour mieux voir ce que j’avais sous les yeux. Les émotions se succédèrent l’une après l’autre. Si c’était… Non, je devais m’assurer de son authenticité avant, et donc la toucher. J’avançais ma main vers sa poitrine quand la jeune femme m’arracha de mes pensées en me remettant les pieds sur terre… à sa façon.
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Sam 11 Juin - 17:21
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

L'esprit de l'ombre

-

Adam ♥

En tant que fille ayant de bonnes manières, je me dois d’éviter tout dépassement oral inapproprié. Même si ce n’est pas marqué sur ma tête que je suis une princesse, je me dois quand même de rester polie en toute circonstance. Même quand un homme te regarder comme un morceau de viande sur une étale de boucher. Après mon intervention sans un « merci », il se met à me prendre sur le ton de la plaisanterie. J’amorce un sourire forcé et sans conviction puis il reprend de plus belle dans un monologue qui n’a le droit à aucune remarque corporelle de ma part.

- Je ne prêtant pas être une guerrière. Mais je suis différente et je déteste qu’on prenne les devants de la sorte quand je m’en sors. Si tu crois sérieusement que je vais te tomber dans les bras et qu’on va finir dans le même lit tu peux toujours courir…

Il me fixe et je ne lâche pas mon regard clair du sien. Une sorte de bataille silencieuse en soi. Il peut toujours espérer quelque chose de moi il ne l’aura pas. Pas avec mon consentement tout du moins. Son regard ne compte pas me lâcher et le mien non plus. Il peut trouver ça complétement stupide mais j’ai besoin d’être aussi sérieuse pour éviter de courir après les deux autres pour leur arracher les yeux. C’est alors qu’il prend place en hauteur. Loin d’imaginer que je ne comptais pas rester ici à regarder le soleil se coucher en sa compagnie. Ce soleil je l’ai vu un nombre incalculable de fois. Toujours la même couleur mais avec des émotions différentes. Aujourd’hui, il a un goût amer de défaite.

Mon regard le quitte quelques secondes pour jeter un œil à l’astre puis se reporte sur mon interlocuteur avec son sempiternel sourire. Je croise les bras sans commentaire et m’avance vers lui. Pas par envie mais par instinct. Quelque chose d’étrange émane de lui. Je suis comme un aimant… Je lève le bras pour me passer la main sur la nuque quand soudainement, le comportement de l’homme se met à virer du clair au sombre. Je le regarde sans comprendre et suis son regard. Mon haut vient juste de découvrir une partie de mon corps. Rien d’alarmant mais par réflexe je fronce les sourcils et en redressant ma tête, je vois une ombre m’approcher, m’agripper comme une bête. Je grimace. J’essaye aux premiers abords de trouver une solution mais dès que sa main s’approche… Je me mets à hurler et sans comprendre comment ni pourquoi, mon pied écrase le sien sans ménagement pendant que ma main libre termine dans son estomac.

Haletante comme si je viens de terminer un marathon, prise par la force de mon acte et par mon mouvement en arrière après mes coups, mon dos percute le mur derrière moi et une douleur ne perd pas son temps à me remonter la colonne vertébrale. Je lâche une grimace en portant une main à l’endroit touché avant de remonter mon col à vive allure.

- Ne poses plus tes pattes sur moi !

Il a failli voir ma marque de Princesse. Il a failli découvrir mon secret. Il a failli savoir mon appartenance à la Lumière. Une main fermement agrippée sur le haut de mon chemisier, je le tue du regard avant d’essayer de me détendre un minimum. Lorsque j’y arrive, je me redresse. Reprenant les quelques centimètres perdus en m’affalant sur moi-même. Du bout des doigts, j’effleure l’objet de son changement de comportement. Mon pendentif. La seule chose qui me reste de mon passé avec la lettre de ma mère. Complètement tremblante, je détache mon dos du mur en essayant de le regarder dans les yeux.


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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Sam 9 Juil - 16:33
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Malia A. Hawke
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Quand un pendentif a le pouvoir de vous ramener en arrière...
Elle hurlait comme un chien enragé, ses yeux agrandis par une frayeur sans nom. Ils semblaient me gober tout entier, comme une bouche affamée l'aurait fait avec un bout de chair tendre. Sauf que tout de suite, il n'était nulle question de faim, mais d'une peur intense. Trop choqué pour parler, je restais planté là quelques secondes. Ce fut quelques secondes de trop. L'élégante demoiselle me chargea comme un taureau blessé. Je ressentais, avant de voir, mon pied écrasé par ses chaussures de femme et mon estomac plié en deux sous le coup de son poing.

Courbé en deux, j'inspirais profondément, la main posée sur mon abdomen. Décidément, non, ce n'était pas n'importe qui ! Elle savait se défendre et connaissait les points vitaux. Dangereuse, mais si intéressante. Me demandant où avait-elle bien pu apprendre tout ça, je me redressais lentement, un vague sourire sur les lèvres. Mademoiselle avait certes une bonne défense, mais elle ne savait pas à quel point j'avais perfectionné ma vitesse et la précision de mes attaques durant toutes ces années où j'avais tenté de combattre un fichu Simili.

Si tu pensais m'éloigner avec ça, chérie, c'est rater ! Tu ne connais pas ma prétendue allégeance à la Confrérie, mon poste de mercenaire, ni la noirceur de mon cœur endurci.

Son dos percuta le mur d'une haute maisonnette ; la puissance du geste l'avait presque clouée dessus. Au lieu de se plaindre de l'aigüe douleur subie, elle se contente de grimacer avant de me jeter vivement que je ne devais plus "poser mes pattes sur elles". Je ricanais tout en réduisant la distance de nos deux corps. C'était idiot de penser que j'allais me soumettre à elle... Déjà que je ne respectais pas mon propre ordre, que je trompais ces pantins à gogo, alors écouter cette femme ! Même si un brasier consumait ses yeux pâles, et que je sentais que quelque chose de captivant allait se passer si je continuais sur ma lancée.

Les yeux sur le collier, je tendais la main jusqu'à effleurer celle de la femme. Sa peau claire frissonnait ; elle appréhendait mon contact, se demandait ce que j'allais faire. Sous mon regard attentif, le pendentif était le même que dans mes souvenirs : les ailes d'ange qui entourait un cœur, le tout déposé en cabochon sur un camée blanc et noir. Les couleurs, bien que délavées, me semblaient être du bronze, et la matière... Était-ce de la résine ? Soit ma mémoire me jouait des tours, soit le bijou était une contrefaçon... Ou alors, c'était l'original.

Je l'avais fait créer sur mesure pour elle à l'aide d'un artisan. Il ne pouvait qu'être unique, à moins que les bases eussent été reprises pour en former un autre ; et encore, j'aurais été prévenu. Non, aux dernières nouvelles, il n'existait qu'un seul type de ce collier. Une imitation n'aurait été qu'une pâle copie, et ne m'aurais certainement pas fait ressentir tout ce flux d'émotions renversantes. Une question me trottait sans cesse dans la tête : que faisait cet être avec son collier ?

- Où avez-vous eu ce collier ?

La jeune femme me fixait, se demandant sûrement ce qu’il me prenait. Je m’étais jeté sur elle et avais manqué de lui arracher son haut, c’était évident que je lui faisais peur. Pour le moment, je ne m’en plaignais pas. Mais si ça l’empêchait de me répondre… Agacé, je claquais ma langue contre mon palais et frôlais le pommeau de mon katana de mes gants. Je lui enjoignais de me répondre ; je n’eus pas plus de réactions la deuxième fois. Je m’appuyais négligemment contre le mur et lâchais un froid sourire. Si la politesse n’était pas de mise, alors je passerais à la deuxième option. Le charme.

- Allez, mignonne… Raconte-moi comment tu l’as eu, glissais-je dans son cou.

Sa main se levait ; son geste mourut sous ma poigne. Lui bloquant les poignets, j’exerçais également une pression sur ses cuisses pour éviter un autre enchaînement défensif et gardais ma tête sur le côté, entre son épaule et son visage. Dans cet angle-là, elle aurait plus de difficultés de me mettre un coup de tête si l’envie lui prenait. Elle se crispait entre mes bras. Je soufflais doucement près de sa gorge et enchaînais sur le ton de la confidence :

- Si tu ne me dis rien, je vais croire que tu l’as volé… Tu sais ce que je fais, aux voleuses de ton genre… ?

Son visage se colorait anormalement tandis qu’elle regardait ailleurs. Ça ne prenait pas. Pourtant, d’habitude, le peuple se jette à mon cou avec moins que ça… Elle était vraiment spéciale, cette fille. Ou peut-être qu’elle ne comprenait pas ce que je sous-entendais ? Enfin maintenant, j’avais plus de mal à la considérer comme une femme que comme une jeune fille. Je m’éloignais d’elle brusquement en me grattant la nuque furieusement. Je finissais par jouer avec mon katana, en le sortant et en le remettant dans son fourreau. Bah, je n’avais qu’à jouer la carte de la franchise. Et si ça ne lui allait pas… J’aviserais par la suite. Mes bras se croisèrent d’eux-mêmes tandis que je soupirais longuement.

- Écoute gamine, j’en ai rien à battre de toi, tu vaux autant qu’un clou rouillé à mes yeux. Ce qui m’importe, c’est ça. Je pointais le camée du doigt. Et je suis prêt à tout le concernant, finissais-je froidement.
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Lun 25 Juil - 20:01
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

L'esprit de l'ombre

-

Adam ♥



Je me défends simplement. Il vient de toucher sans la moindre gêne en m’agressant presque à moitié. Suite à mes coups, je le retrouve plié en deux et un micro sourire triomphant passe mes lèvres avant de le voir se redresser avec, comme moi, un sourire. Cette fois, je me mets à grimacer. Par instinct, pensant sérieusement que je vais en prendre pour mon grade, je me recule rapidement jusqu’à heurter un mur derrière moi. Je lui demande de ne pas s’approcher mais il n’obéit pas. Il s’avance doucement mais je ne peux même pas me mettre à reculer… Finalement, il se met à tendre la main pour tenter de toucher la mienne. Dès que je sens ça, mon corps réagit de lui-même et frissonne. De peur ? Non. Plutôt une appréhension. En suivant son regard, je tombe sur le pendentif. Ma seule main loin de son contact se porte sur lui.

Il le regarde comme s’il lui disait quelque chose. Mais jamais je n’ai vu cet homme. Alors il ne peut pas connaître mon pendentif. Il reste silencieux un bon moment avant de me poser une question. Je fronce les sourcils. En quoi ça peut bien le regarder ? Comme lui, je me mets à me taire. Je ne compte pas lui répondre parce que Monsieur me le demande. Il réitère la chose mais cette fois sur un ton plus… Charmeur. Je me contente simplement de le regarder avant d’être prise par l’envie de le gifler. Mon bras se lève mais je ressens une vive douleur dans les poignets. J’étouffe un râle lorsqu’il se met à faire de même avec mes jambes. J’ai la désagréable sensation de me faire prendre contre mon gré. Mes yeux se ferment violemment et je l’écoute une nouvelle fois me parler.

Volé ? Il est sur moi depuis aussi longtemps que ma mémoire me le permet ! Une rage folle se met à naître dans mon cœur. Il me traite de voleuse et me menace ? Je sens une tempête déferler en moi Subitement, avant que je n’aie pu lui cracher dessus, il se recule. Comme s’il avait su mes intentions… Comme une mauvaise habitude, il se met à jouer avec son arme. La sortant de son fourreau avant de la rentrer et ainsi de suite pendant plusieurs secondes. Puis, il se met encore une fois à me parler et cette fois, je me décide de foncer dans le tas.

- Où est-ce que tu as appris les bonnes manières ? Dans une caverne peut-être ? Ou alors nul part… Ça ne m’étonnerait même pas en fait !

Je le regarde droit dans les yeux comme si je voulais le défier. Ce qui n’est pas vraiment faux en fait. Même si je peux y passer, je préfère éviter de lui répondre. Il ne touchera pas ce souvenir qui m’a été donné. Il peut toujours rêver pour que je crache le morceau. Mes sourcils se froncent alors et je porte une main par sécurité dans mon dos où se trouve le bâton rétractable. Hadès porte mon arc et je ne peux pas l’appeler ici, surtout maintenant. Du coup, je vais devoir me débrouiller seule contre cet homme trop sanguin. Il n’a qu’une seule envie, sortir son arme de son fourreau et me la mettre sous la gorge. Après tout, il a l’air sincère en disant qu’il est prêt à tout…

Mais je suis tellement bornée que je préfère tenter le diable. Voulant jouer l’effet de surprise, je m’approche de lui comme si je voulais réduire la distance par désir ou par envie. Sauf que je le fais surtout par intérêt. Dès que je ne suis qu’à quelques centimètres, ma main présente dans mon dos attrape mon arme, lance un geste pour l’allonger et le métal rencontre la première chose appartenant  à l’homme : sa hanche. Dès que je le vois réagir à la douleur, je prends juste mes jambes à mon cou et détale tel un lapin avec la mort aux trousses. Je lui ai assez fait mal pour le paralyser le temps de m’en aller. Rapidement, je descends la rue desserte, court sur la place, bifurque à gauche, puis à droite et finalement puis surtout étrangement, je termine devant mon ancienne maison. À première vue, elle semble déserte… Lentement, je monte les trois marches qui mènent à l’entrée. La demeure de mes souvenirs n’existe plus, les murs sont fripés, la porte est barricadé par des planches de bois. Ce spectacle a le don de me glacer le sang. Du coup, sans la moindre permission, je me mets à défaire le barrage à mes souvenirs. Dès que j’ai terminé, mon épaule rencontre la porte et cette dernière craque avant de céder.

Dès que je rentre, je suis surprise par l’état de la première pièce. Cette dernière n’est pas vide. Complètement meublé, ce qui me frappe n’est pas tellement le fait qu’elle soit restée la même non ! C’est juste que tout est resté en état depuis ma fuite. La table, les chaises, même le meuble en travers de la route. Tout y est ! Mon cœur se serre subitement et je m’approche du dernier lieu où j’ai pu voir mon père. Prise dans mes pensées, je suis surprise de sentir, lorsque je daigne reprendre le cours de l’histoire, que la sensation passé : celle des Ténèbres est de nouveau là. Plus proche et menaçante que la dernière fois. En me retournant, je laisse ma surprise m’envahir en tombant sur l’homme de tout à l’heure. Son katana est au clair et pointé vers moi… Je m’assombris.

- Tu n’as que ça à faire que de me coller aux fesses ? Lâche-moi un peu et va voir ailleurs si j’y suis…


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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Dim 21 Aoû - 11:35
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Malia A. Hawke
« Un Prince ? Ah non... C'était trop beau. »
Quand un pendentif a le pouvoir de vous ramener en arrière...
- Où est-ce que tu as appris les bonnes manières ? Dans une caverne peut-être ? Ou alors nul part… Ça ne m’étonnerait même pas en fait !

- Tu crois vraiment que je vais être courtois avec une odieuse gamine dans ton genre ? Une voleuse ? Mes yeux froids la recouvraient d'un voile réprobateur. Tu penses vraiment que je n'ai pas remarqué à quel point tu transpirais la suspicion ? Faudrait être aveugle ma pauvre fille ! Je t'interroge sur un banal collier et la petite fille se rebelle avec ses petits poings. Tu te compliques la vie pour un rien : tu n'as qu'à me dire où tu l'as chippé et tout rentrera dans -


Bordel. Je venais de me faire avoir une seconde fois. Le flux de mots s’était interrompu quand j'avais ressenti une douleur au niveau du bassin ; un de mes os avaient rencontré quelque chose de dur, trop dur pour elle. Clignant des yeux, j'avais pu voir mon adversaire détaler comme un cheval dont on aurait piqué les flancs... un bâton à la main. L'absurdité était telle que j'éclatais de rire, seul dans la rue. Je passais une main gantée sur mes yeux et m'appuyais de nouveau contre le mur, secoué par des spasmes incontrôlés. Quand n'importe qui m'aurait foncé dessus avec une hache, des chaînes, une épée, pour m'entailler la chair, elle s'était approchée à pas de souris pour me claquer son bâton d'homme d'église sur la hanche. Je soupirais lourdement, glissant ma main le long de mon visage, laissant retomber mon bras. Le masque indifférent que certains trouvaient froid avait repris sa place.

À petites foulées, je suivais tranquillement le chemin que la fille m’avait tracé. Oh, je comptais bien lui faire cracher la vérité. Le petit agneau ne se cachera pas longtemps, et je n’en ferais qu’une bouchée lorsque je le trouverais. Arrivant au cœur d’un regroupement de maisonnettes, mon corps hésitait. Où était ma proie ? Sans hésiter, je m’engouffrais dans l’une d’elles. Face à moi, une femme pliait son linge. Un son étranglé sortit de sa gorge lorsqu’elle relevait la tête. Quittant mon masque, je m’avançais d’une démarche féline. Elle ne bougea pas, trop occupée à détailler ma silhouette, et ne comprit que lorsque j’étais en face d’elle qu’elle m’avait laissé approcher. Reculant précipitamment, elle balbutia.

- Mais…. Je ne… Qui êtes-vous ?
- Un chasseur. Ses épaules se crispèrent. Et je recherche ma proie… Une fille rousse.


Ses yeux se plissèrent. Elle savait de qui je parlais, et mieux encore, elle la connaissait. Ses lèvres remuèrent dans le vide, hésitant à me livrer ce que je voulais savoir. Je me retenais de lever les yeux au ciel. Je sentais que j’allais devoir la motiver… Ces humains, qui ne fonctionnaient que s’ils obtenaient une récompense à la clé, me débectaient. Mais je n’avais pas vraiment le choix, et puis, ce n’est pas comme si c’était la première fois. Généralement, la luxure venait à bout des plus réticents. Ça ou l’argent. Étirant mes épaules – et faisant rouler leurs muscles par la même occasion, je m’appliquais à la faire parler.

- Que pourrais-je faire pour vous convaincre de m’aider ?
- Eh bien… Elle rougissait à vue d’œil. Vous savez, mon mari et moi… Elle laissait sa phrase en suspens ; la fin de sa phrase était évidente. Elles rêvaient toutes d’un homme viril.
- Vous ne vous entendez plus ? lui demandais-je en caressant sa joue de ma paume, l'incitant à continuer.
- Pas sur tous les plans… C’est-à-dire… Enfin… Plus rouge sang que jamais, elle détournait les yeux, grande timide qu’elle était. Mais elle se mordait la lèvre, désireuse de la tentation que je lui offrais.
- Votre sexualité est… bridée ?


Je lui avais soufflé ces mots au creux de l’oreille. Ma tête enfouie dans son cou, j’avais à peine deviné son hochement de tête. Je grignotais du bout des dents la peau si blanche, presque transparente, suçotais le lobe, couler mes doigts agiles dans son décolleté. Complètement abandonnée, elle gémissait, attendant avec impatience la suite. Impatience que je partageais : il était grand temps qu’elle me renseigne, à force de l’occuper, j’allais laisser mon agneau filer.

- Où pourrait-être… la fille ?
- Mmh… Avant, elle… Habitait ici…
- Ici ?
- Une maison barricadée… Défraîchie… Personne n’y a mis les pieds depuis…
- Quel est ton nom ?
- … Kae.
- Je reviendrais te remercier, Kae.
- Mais…
- Je te retrouverais avec ceci.


Tout en parlant, je lui avais enfilé un lien au poignet, preuve que j’étais passé par là. D’habitude, je me foulais un peu plus en leur donnant un bijou quelconque, et non un vulgaire bout de tissu. Quand j’étais moins pressé. Scellant notre accord par un chaste baiser, je sortais puis me dirigeait vers la maison indiquée, que j’avais pu repérer de sa fenêtre. Pas très loin, il fallait croire que c’était mon jour. Je grimaçais en me rappelant le coup porté à mon abdomen. Parlé trop vite !

Dès que l’intérieur de la pièce se dessina devant moi, je tirais silencieusement mon katana de son fourreau et le pointait sur la forme debout qui n’avait pas remarqué ma présence. Des chaînes barraient l’entrée, formant une porte de métal. Petit agneau restera ainsi à sa place. M’avançant de quelques pas, la fille se retourna et me parla. Ne m’embêtant pas à répondre, je fendais l’objet le plus proche et aboyais :

- Rends-moi ce qui m’appartient, voleuse !

Ses yeux me fusillèrent et je pouvais aisément y voir toute la haine qu’ils contenaient. Comme si ça allait changer la donne. Toujours plus menaçant, je lui assénais que je ne le répèterais sûrement pas une autre fois. Elle ne bougeait pas. Ma colère passait un cran au-dessus. Un nuage m’entoura, noir de petits êtres affamés. Je m’élançais vers elle, abattant mon arme vers elle, en me félicitant d’être sortit coqué. L’habitude de battre le fer, sûrement. La lame battait le vide. À mes pieds, un lynx se dressait, les babines retroussées. J'eus à peine le temps de comprendre qu'il me bondissait dessus. Cloué au sol, je roulais sur moi-même pour me débarrasser de ses crocs. Avant qu'il ne saute de nouveau, j'envoyais Daphné dans ses yeux. Aveuglé, il rugissait. Remit sur pieds, en position offensive et prêt à attaquer.

- Rends-le moi et je te laisserais tranquille.

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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Lun 12 Sep - 13:13
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

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Je ne sais pas ce qui me retient de lui en mettre une dans son minois. Il est odieux et si… Irritant que j’ai envie de le remettre sur le chemin de la politesse. Je ne suis pas une voleuse et par-dessus tout, je n’aime pas qu’on me force à faire les choses. Princesses ou non, j’aime être libre de mes mouvements et surtout, ne pas à avoir à donner de compte à un inconnu. Puis il ne m’interroge pas, il me menace et la goutte d’eau ? Lorsqu’il pense encore que je l’ai volé. Cette fois, je ne lui laisse même pas le temps de terminer son discours. Un coup bien placé, ses mots qui s’étouffent et je suis bonne pour courir un marathon. Tout en courant j’entends son rire éclater et me glacer le sang. Je m’arrête un court instant pour regarder en arrière. Pas là… Je reprends ma course pour finalement m’arrêter devant une maison que je connais bien. Un fin sourire étire mes lèvres suivit bientôt d’un peu de nostalgie.

Lorsque je rentre à l’intérieur, je suis choquée de voir que rien n’a bougé. Tout est resté pareil. Les meubles, la pagaille. Rien n’a bougé depuis tant d’années. Ma respiration se coupe lorsque je m’arrête devant le dernier lieu où j’ai vu mon père. Je me souviens de tout en détail et je me perds rapidement dans mes souvenirs. Ce qui me tire de mes rêves ? Une présence à mes côtés. Lorsque je tourne la tête, je ne peux m’empêcher de lâcher une grimace après la surprise. Je lui fais une remarque et au lieu de me répondre comme tout à l’heure, il massacre un dernier objet encore debout de son arme. Il me menace et je ne réponds rien. Je ne tremble pas. Je ne ferme pas les yeux et je vois l’étendue de son pouvoir sortir. Il me fait peur oui. Mais impossible que je lui montre ! Même lorsqu’il termine par me foncer dessus. Rien. Aucune réaction de ma part. Juste… Mon doigt qui bouge. J’ai juste le temps de faire un pas sur le côté et une créature me protège. Je me dois de remercier un de nos anciens voisins, adeptes des animaux empaillés. Il doit être le seul, ce pauvre lynx à ne pas reposer sur un socle. L’homme devant moi se redresse après mon coup de surprise et ressort la même phrase.

- Ça ne t’appartient absolument pas !

Tout en me concentrant suffisamment, j’essaye tant bien que mal de le tenir hors de ma portée. Je ne sais pas pourquoi je viens de faire ça. Sans doute la peur de mourir mais quoi qu’il en soit, je ne le laisserais pas me toucher une nouvelle fois. Il a ce regard de psychopathe… À glacer le sang. Doucement, je commence à me diriger vers une des fenêtres donnant sur la rue. Entre des coupures et finir en lamelles, mon choix est rapide. L’animal prêt de moi gesticule la tête dans tous les sens en espérant retirer quelque chose. Remarquant ça avec en plus l’homme se rapprochant de moi, je fais en sorte de lui faire une frayeur. J’ordonne à l’animal de se tourner et de battre l’air avec griffes. Je profite de ça pour foncer sur l’inconnu. Mon bras le percute et nous rencontrons tous les deux le mur derrière lui. Je fais en sorte de mettre tout mon poids avant de prendre la fuite à l’étage.

La porte de mon ancienne fermée, je me retourne vers mon lit en essayant de trouver une solution à mon problème. Mais sa voix, il beugle comme une vache qu’on vient de déranger. Je lâche un long soupir avant de lui demander sèchement de se taire. Mais rien n’y fait, il continue et le pire ? Il essaye tant bien que mal de défoncer ma pauvre porte. Ne pouvant le fuir éternellement, j’attrape dans le coin de mon mur une batte et ouvre la seule chose qui sépare. Rapidement, mon arme termine en face de sa tête et je fronce les sourcils. Je compte garder mon bâton rétractable pour une autre fois.

- Je ne suis pas d’humeur. Dis-moi pourquoi tu me veux absolument ce qui m’appartient et peut-être que je ne réduirais pas ton visage en charpie. Sans doute que tes conquêtes pourront te reconnaître…

Lentement, je fais quelques pas en arrière en lui indiquant de me suivre et finalement, je lui montre d’un mouvement de tête ou prendre place. Je referme ma porte et m’y adosse en tenant bien fermement mon arme. Le moindre geste qu’il fait a le don de me faire froncer les sourcils. Je n’ai pas confiance ! Et pourtant, je suis forcée de faire des concessions pour savoir ce qu’il me veut. Il sent les Ténèbres à trois kilomètres et pourtant, je ne sais pas pourquoi, au fond de moi, je sens que quelque chose cloche. Comme si son odeur ou une chose en lui me… Je secoue la tête. Impossible. Il fait partit des Ténèbres. Ma main tenant la batte se resserre encore plus, laissant entrevoir mes phalanges blanches.

- À qui as-tu donné ce pendentif si tu es persuadé que c’est le tien. Pourquoi le veux-tu maintenant ? Qui es-tu ?





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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Lun 12 Sep - 22:11
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David Kraus
« Un prince ? Ah non... C'était trop beau. »
*

Arrivé dans une pièce – une chambre à en juger le mobilier, dont un lit -, je m’approchais directement du lit, pas le moins du monde gêné, et y laissait retomber mon corps. Les mains dans les poches, je regardais fixement devant moi, à travers une fenêtre mal barrée. Derrière les panneaux de bois voilés par le temps et bien entamés par les vers, la ville semblait paisible, ce qui était tout le contraire de la fille qui était adossée à la porte, fermant la pièce et se cloîtrant délibérément avec moi. Pour quelqu’un qui n’était pas tranquille, c’était un comportement atypique.

N’y prêtant guère plus attention, je m’enfonçais davantage dans le lit, laissant un silence s’installer, qui était apaisant après le remue-ménage qu’il venait de se passer. Daphné revenait à moi, réintégrant discrètement mon corps. La bête qui était en bas lâcha des grognements – autant de haine que de soulagement à mon humble avis. Invoquée, elle me faisait penser à ma petite Airi, quand elle s’amusait à redonner la vie aux animaux. Je repensais à la première fois où elle l’avait fait – notre chat, enseveli sous terre, était brusquement revenu à la vie grâce à elle – et souriais tendrement. Plongé comme je l’étais dans mes souvenirs, j’avais oublié où j’étais.

Cela m’arrivait tellement souvent. Lors de diverses situations, particulières ou de la vie quotidienne, je me plaisais à penser inconsciemment à elle, à me remémorer tous nos souvenirs. J’imaginais ce qu’elle dirait, comment elle réagirait ; si elle approuverait mes actions, reproduirait mes frasques, ou si au contraire elle se fâcherait et aurait un rôle de grande sœur qu’elle essayait parfois de tenir. Mais j’avais beau chercher dans ma mémoire, pas une seule fois je ne l’y avais vu grandie, adulte et formée. Même quand réalité et souvenirs se mélangeaient, c’était toujours ma petite Airi qui posait sur moi un regard d’ange facétieux qui revenait. Je ne pouvais la voir autrement. La Airi adulte et mature ne m’avait jamais effleuré l’esprit.

Un bruit sourd m’arracha à mes pensées, faisant voltiger au loin mes plus beaux songes. Impassible, je regardais la batte qui venait de s’abattre sur le cadre du lit en bois. Les joues rosies de la plus inconvenante façon qui soit, elle me fusillait du regard. J’haussais un sourcil. Le don de penser avait l’air de l’énerver. Je ne réagissais pas plus, la laissant fulminer toute seule. Elle se retourna et marcha d’un pas raide vers la fenêtre avant de revenir. Je soupirais. Manquerait plus qu’elle ronge ses ongles ! Je fis claquer ma langue contre mon palais et la réprimait sur un ton réprobateur.

- Tu es obligée de gesticuler autant ? Assieds-toi enfin ! Elle me regarda, méfiante. Je roulais des yeux. Par terre, sur une chaise, sur le lit, je m’en fiche, mais reste pas planter là, tu vas prendre racines !

Elle allait me donner la migraine si ça continuait ! Je la regardais s’assoir enfin et en soupirais presque de soulagement. Je réfléchissais et décidais que je n’avais rien à perdre et tout à gagner si je lui parlais d’Airi. Si elle l’avait vue, la connaissait, en avait entendu parler… Je prendrais tout ce qui lui viendra. Qui sait, ça me mènera peut-être à sa piste !

- Le pendentif que tu as volé appartient à quelqu’un qui m’est cher. Très cher.

Elle ne répondit pas, me laissant le soin de continuer. J’épiais ses réactions du coin de l’œil. Pas d’agissement pour le moment. Mais j’étais sûr qu’elle savait. On ne volait pas quelque chose à quelqu’un sans connaître un petit bout de son histoire.  Inévitablement, on en apprenait toujours un minimum.

- J’avais offert ce collier à Airi, pour l’un de ses anniversaires. Elle l’adorait et le portait tous les jours. Je me remémorais Airi, virevoltant avec son bijou, heureuse comme pas possible. Le sourire qu’elle avait à ce moment-là atterrissait sur mes lèvres. Puis il les quitta brusquement. Et puis… Un tic nerveux agita ma paupière. Je cachais mon visage marqué par la douleur de mes mains et en basculant le dos en arrière pour finir allongé sur le lit. Je reprenais d’une voix plus basse. Et puis elle m’a quitté. Mon souffle, ma vie. La seule qui avait mon cœur entre ses mains. Je marquais un temps de pause. Tu comprendras que je tiens énormément à ce bijou. Et qu’il me revient de droit.

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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Sam 17 Sep - 13:33
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Voilà, il est temps d’avoir des réponses. Il est là, à vouloir mon pendentif, à décider de la marche à suivre parce qu’il est plus fort que moi, à me menacer, à me prendre de haut, à s’immiscer chez moi et… Rien. Il ne daigne même pas m’expliquer le pourquoi des choses. Dès qu’il prend place sur mon lit, son regard se fait lointain. Je ne prête attention à rien d’autre de sa tête. Ses expressions qui balaient son visage de temps à autre. Je connais ce genre de chose. On a l’impression de disparaître dans des souvenirs et rien ne peut nous faire revenir à la réalité. Rien sauf peut-être…

Dans un coup rapide et violent, la batte vient s’écraser contre mon propre lit laissant un bruit sourd raisonner dans la pièce et un regard surprit se poser sur moi. Je daigne enfin l’écouter sortir des âneries et il réussit à me snober d’une façon magistrale. Plus qu’impatiente et énervée, je fais les cent pas devant lui en essayant de me calmer un peu. Puis, sa voix résonne enfin pour me demander d’arrêter mon manège fenêtre/lit.

Sous sa demande, je prends donc place sur mon lit mais assez loin de lui pour qu’il évite de me toucher ou tenter quelque chose. Dès que je prends place, j’ai de nouveau le droit à me faire traiter de voleuse. Je grimace. Décidemment, il ne peut pas penser deux minutes que ce pendentif m’appartienne ? Il est forcé de penser que je suis une personne avec si peu morale ? Je me décidais de garder le silence. Autant éviter encore une fois de lui dire que je suis innocente de la chose dont il m’accuse. Puis il commence à me raconter sa vie. Pas qu’elle ne m’intéresse pas ! Mais disons que d’un homme voulant me refaire le portrait, je passe à une guimauve qui me raconte des souvenirs d’enfance.

- Je comprends bien mais il est hors de question que je te le donne.

Au moins, plus clair, ce n’est pas possible. Il peut me sortir la pire histoire du monde, jamais je ne lâcherais ce collier. Il est après tout, mon seul lien avec mon passé disparue

- Il est important pour moi aussi. Je ne sais pas qui tu es et encore moins qui est cette Airi mais une chose est certaine, ce camé ne lui appartient pas. Il est avec moi depuis mes six ans et même s’il ressemble au sien, jamais je ne pourrais m’en séparer. je lève mes yeux vers les siens pour finalement sortir : Si tu le veux, il faudra venir me tuer. et ma main se met à serrer mon bijou juste à la fin de ma phrase.

Je le regarde alors sérieusement et me redresse comme si une mouche venait de me piquer. Me rendant compte que je viens que lui avouer à demi le début de ma vie, un fort sentiment de peur me prend. Qu’est-ce que je viens de faire ? Il put les Ténèbres et moi la Lumière. Il ne sait pas encore que je suis princesse mais s’il l’apprend, je suis perdue. Lui tournant le dos, ma main se porte à ma marque que je commence à triturer en réfléchissant, la batte toujours fermement maintenu dans mon autre main. Je ne mens pas en disant qu’il est le seul lien avec un passé inconnu. Que je ne compte pas m’en séparer et par-dessus tout que je me fiche complètement  de son mal être à cause de la vue du pendentif. Lâchant un soupir, je me retourne vers lui de nouveau.

- Je ne sais pas qui a pu me le donner mais mon père m’a toujours demandé de le garder avec moi et de ne jamais le retirer car il était le lien. Le seul et l’unique après cette lettre. Il savait que quelqu’un qui m’aimait me l’avait donné. Soit pour me protéger ou me faire plaisir. je marque une légère pause songeuse puis reprends, Il m’avait trouvé avec après tout, pour lui c’est le signe qu’on m’attend ailleurs. Enfin… C’était pour lui le signe.

Après tout, après l’attaque des sans-cœur, il avait disparu. Mort ou devenu Simili. Même si je préfère largement le savoir de l’autre côté plutôt que errant dans les mondes à la recherche de quelque chose. Doucement, je m’avance en même temps vers ma porte que j’ouvre rapidement et lui indique la sortie. Après tout, je ne l’ai pas invité à rentrer chez moi. Il me regarde sans comprendre et d’un signe de tête, je lui montre le couloir pour lui indiquer de partir. Je ne compte pas rester dans cette maison pleine de souvenirs. Puis il souille la mémoire de mon père en me menaçant dans ses murs. Autant dire que l’envie déguerpir est très forte. Toujours en le fixant sérieusement, je dépose mon arme de fortune et prends les devants. Je caresse une dernière fois les lieux du regard avant de sortir. Le félin encore présent dans la pièce me suit en silence et dès que je referme la porte, je lui ordonne de retourner à sa place.

Finalement, je me retourne vers l’homme cendré. Il ne dit rien depuis que je lui ai dit pour mon père, cette lettre, que je ne possède plus l’ayant déchiré un jour sous le coup de la colère. Certaines fois, je voulais me maudire d’être aussi prise par mes sentiments. Mais j’étais obligée de faire avec. Voyant sa mine décomposée, son regard lointain et peut-être triste, je me rends compte que depuis le début, ma mauvaise humeur lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Alors que, si j’avais voulu notre entrevue aurait pu être agréable. Mais dès le début, j’avais été imbuvable. Passant une main sur ma tête avant de descendre à ma nuque, je laisse échapper le plus normalement possible :

- Une glace à l’eau de mer, ça te tente ?



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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Dim 16 Oct - 20:42
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*

Je secouais la tête dans un signe de dénégation, ne sachant comment interpréter sa proposition. Me proposait-elle agréablement de me noyer, de me congeler ? Ou parlait-elle vraiment d’une glace ? Je n’en avais aucune idée ; dans le doute, valait mieux refuser, d’autant plus que les glaces et moi, c’était loin d’être une histoire d’amour. Cet excès de gentillesse mettait tous mes sens en alerte ; avait-elle compris que j’avais été insensible à son baratin, que je savais que tout n’était que poudre de perlimpinpin ? Après tout, ce n’était même pas mon hôtesse. Elle n’avait pas à être comme ça.

- Je vais passer pour cette fois. Fais-toi plaisir, lançais-je avec un petit sourire que j’étais loin de penser.

Sentant qu’elle mettait un nouveau rôle en place, je restais sur mes gardes et la suivais en laissant un minimum sécuritaire d’espace entre nos deux corps. Manquerait plus qu’elle ressorte son bâton de prêtre ! Mon fidèle katana toujours aussi près de mon corps – présence rassurante, tout comme celle de Daphné -, je la laissais ouvrir le chemin. Tournant la tête à chaque croisement de rue, je cherchais à mémoriser le trajet emprunté, pour me permettre de détaler rapidement en cas de pépin. Au pire du pire, je pouvais toujours appeler Hippo pour qu’il me fasse un peu de ménage.

La « conversation », si on pouvait appeler ça comme ça, dans la chambre avait été plus tendue que reposante. Elle avait été prête à se ruer sur moi avec son bout de bois sorti tout frais de la forêt, et je reconnaissais que jouer de mon katana ne m’aurait pas déplu. Sur les nerfs depuis qu’elle m’avait raconté ses salades, les muscles de ma mâchoire ne faisaient que s’agiter, ce qui me soulait encore plus. La main sur mon arme ne cessait d’en caresser son pommeau.

Je manquais de lui rentrer dedans lorsqu’elle s’arrêta. Merde, distances ! Je m’écartais prestement d’un pas sur le côté et soufflais. Ouais, c’était mieux, je me sentais carrément mieux. Soulagé surtout. Tellement occupé à ruminer ma colère que j’aurais pu me faire décapiter sans le remarquer. J’expirais fortement. Ça craignait, elle était bizarre cette nana, pas une gueule à faire peur et pourtant je ne la sentais pas, je m’en méfiais comme de la peste. Sûrement à cause de toutes ces sornettes déblatérées rapidement, quand elle cherchait à combler le vide. Ça m’donnait pas envie de lui faire confiance.

Je l’observais prendre sa glace. Une enfant, voilà ce que je voyais, pas une femme. Une enfant apeurée qui se défendait des menaces avec son bâton. Pourtant elle n’avait pas essayé de me fuir à nouveau. Un sourire se glissa sur mes lèvres. Même une enfant restait captivée, que dis-je, aimantée par mon charme apparent. Elle la léchait doucement, savourant ; apparemment, elle m’avait un peu oubliée. Je la fixais, obtenant son attention et un délicat « Quoi ?! » éructé en même temps qu’un peu de glace. Absolument charmant. Essayant d’oublier ça, je lui demandais plutôt :

- Pourquoi t-ont-ils appelée « sorcière » ?

Elle s’interrompit dans sa minutieuse tâche et abandonna sa glace pour se concentrer sur moi. Point sensible touché. J’attendis calmement la suite. Elle regarda sa glace, donna un coup de langue sur ce qui commençait à couler et ses yeux se perdirent dans le vague. Au bout d’un long moment, je me décidais à reprendre la parole pour décoincer un peu tout ça. L’évocation d’Airi devrait l’aider à me parler. Mon visage s’illumina, comme à chaque fois que je parlais d’elle, et je commençais mon récit.

- Airi n’était pas appréciée au…

Je m’interrompais en me rendant compte que j’allais faire une boulette, une belle gaffe qui aurait pu lui mettre la puce à l’oreille. « Au palais », dis-lui que tu es prince pendant que tu y es ! Quel con… Je reprenais.

- Là où on habitait. Certains avaient peur de ses capacités. Mais elle, elle brillait de toutes parts. Elle était heureuse de ce qu’elle savait faire, et j’étais fier d’elle, fier comme un coq oui. Je suis sûr qu’Airi, face à ces gars, leur aurait joué un bon tour comme elle sait si bien le faire ! Airi est si forte, si…

Ma voix se fêla, encore une fois, toujours. C’était dur de reconnaître qu’elle n’était plus à mes côtés. Je jugeais qu’il valait mieux pour moi de m’arrêter là. J’expirais fortement, secouais la tête pour chasser mes souvenirs et reportais mon attention sur la fille.
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Jeu 20 Oct - 1:48
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

L'esprit de l'ombre

-

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Il n’essaye pas de me tirer encore les vers du nez. Est-ce qu’il me croit quad je lui raconte tout ça ? Est-ce qu’il pense vraiment que c’est possible ou fait-il juste semblant pour mieux m’avoir après ? Difficile à dire, il est maintenant compliqué de lire sur son visage. Même si ses sentiments le font pour lui. Je sors alors de chez moi et prend les devants dans la rue principale et descends jusqu’à la place principale en passant devant le marchant de glace, d’abord, je m’occupe de prendre ma commande. Mon interlocuteur ne fait rien et se contente de me regarder sans réagir. À croire qu’il ne connait pas cette spécialité.

Il est si étrange depuis qu’on a quitté la chambre. À croire que mes propos l’ont perturbé. Mais je n’y prête pas plus attention que ça et me contente simplement de commencer à entamer ma glace. Mais rapidement, je sens comme un regard insistant et lorsque mon attention se porte dans la direction de cette sensation, je le remarque en train de me fixer. L’impression de devenir un animal sous un microscope me prend. Je grimace et lui demande ce qui se passe. Au lieu de me sortir une chose désagréable, je me retrouve avec une étrange question. Pourquoi ? En quoi ça l’intéresse ? Cette fois, je ne m’empêcher de le fixer. Sérieusement, pourquoi ? Pensive, je retourne m’occuper de ma glace en rassemblant mes idées. Mais je n’ai le temps de rien qu’il reprend la parole pour me reparler de cette Airi. J’ai presque envie de soupirer et de lui dire que je me fiche de son histoire. Est-ce que moi je le bassine avec mon père ? Non. Néanmoins, quand il marque une pause et finalement reprend son monologue, cette fois, j’avoue que la chose m’intéresse.

- On le fait aussi à des enfants ? Ma foi, le monde est bien sombre.

Je me contente d’abord de dire ça face aux sentiments qui sont en train de prendre mon interlocuteur. Il faut dire que ces émotions sont si fortes que j’ai du mal à aligner deux mots ou même à penser aux miennes. Il a quelque chose d’étrange. Comme si une chose en lui m’est familière. Ce qui ne peut être possible puisque c’est la première fois que je le vois. Enfin, quoi qu’il en soi, je reprends quelques secondes le plaisir de profiter de ma glace en réfléchissant à comment lui montrer et donc lui avouer le pourquoi.

- Disons que ce qui était valable pour ta sœur est le cas pour moi. Depuis aussi longtemps que je me souvienne, ils n’ont jamais acceptés ma différence : mon seul et unique pouvoir. Lire leurs sentiments enfouis comme des vestiges, de leur faire naitre des sons et des images d’une douleur passée. D’avoir la possibilité d’altérer mon corps et d’avoir la main mise sur la mort elle-même.

Comme pour lui affirmer mes dires, même si j’ai une confiance frôlant les enfers avec lui, il ne va pas me croire. Je le sais très bien. Depuis le début il me prend pour une voleuse après tout. Du coup, sans prêter attention à sa personne, je fixe ma main libre que je lève à demi pour qu’il puisse bien la regarder. Lentement, ma peau se décharne. Mes muscles se font plus visibles. Qu’importe qu’il a peur ou s’il est dégouté. Au moins, il est au courant. Lorsqu’il a eu tout le temps de le voir, je reprends a forme initiale et recommence à manger ma glace en silence en laissant mon regard parcourir la place. Puis je le reporte sur l’homme qui me fixe encore une fois. À force de le faire de la sorte, je vais croire qu’il cherche à lire en moi. Mais au lieu de le laisser le faire, je le quitte pour retourner au marchant et revient lui mettre une glace devant le nez.

- Fais goûter ça à la jeune fille quand tu la retrouveras.




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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Jeu 27 Oct - 21:58
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Quand un pendentif a le pouvoir de vous ramener en arrière...

Je regardais, nullement étonné, sa peau disparaître pour laisser la blancheur de ses os m’éblouirent. Bah, j’en avais vu d’autres, et je me savais pas mieux. Elle continuait à s’occuper de sa glace – vachement résistante la glace tout de même, dans mes souvenirs, ça se croquait en deux coups de dents pour éviter que ça ne fonde entre les doigts. Peut-être était-ce dû au sel de mer. Je ne lui racontais pas que j’usais moi-même de ce même donc pour ranimer les morts, à quoi bon ? Je n’étais pas là pour lui conter des histoires, mais pour rechercher ma sœur.

Elle tournait les talons tandis que je restais là, songeur. Retrouver Airi me semblait chaque jour plus difficile ; c’était une tâche ardue dont je ne voyais pas la fin et pourtant j’avais espoir de la mener à bien. Et puis, peut-être que la fille pourrait m’aider. Grâce au collier, peut-être pouvait-elle rassembler des souvenirs, des bribes de conversation, quelque chose qui pourrait m’être utile, qui me mettrait sur la bonne voie. Cet espoir fou faisait vibrer mon cœur. Je rattrapais rapidement la fille aux cheveux roux pour lui exprimer mon idée ; plus j’y pensais et plus j’en étais convaincu : elle devait savoir quelque chose.

- Tu pourrais peut-être m’aider… ? À retrouver ma sœur, Airi… ? Avec le pendentif, ça devrait être possible ! Si tu te rappelais si ce bijou a une histoire, si tu te rappelais de… Raconte-moi encore comment tu l’as eu, il doit y avoir quelque chose, une trace quelque part ! Il ne peut être tombé comme ça sur ta nuque ! Tu es sûre que tu n’as pas quelques restants de la lettre ? Pourrais-tu te souvenir de quelques passages ? Ou… peut-être as-tu déjà entendu parlé d’Airi, peut-être l’aurais-tu rencontrée sans le savoir ?
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Sam 29 Oct - 21:22
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

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Aucune réaction de sa part. Pas d’haussement de sourcils, pas de grimace ou de yeux grands yeux ronds. Rien. Il regarde comme si ce genre de chose est normal pour lui. Décidemment, je le trouve de plus en plus étrange cet homme. Pourtant, au lieu de le questionner, je reste silencieuse sur le moment pour finalement l’abandonner. J’ai cru sincèrement qu’il allait me laisser repartir. Mais au lieu de ça, il revient à ma rencontre et se met à débiter une idée, des questions et des affirmations qui sont fausses. Non je ne connais pas cette Airi, encore moins si ce bijou a un passé autre que le mien. Je prends donc que les parties où je peux répondre et le regarde dans les yeux.

- Je me suis débarrassée de la lettre après la disparition de mon père. Je ne voulais pas avoir de lien avec un passé que je ne reverrais plus. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours gardé en mémoire la raison : me protéger des Ténèbres. je marque une légère pause pour me souvenir du reste. Ensuite, je sais que la femme, enfin, ma soi- disante « mère » était une reine. Nha-quelque chose. Mais comme dit aussi, je ne me souviens de rien avant mes sept ans. C’est comme si… Je n’avais jamais existé.

Cette sensation d’être un livre vierge est si désagréable que ça me retourne l’estomac et m’empêche de continuer ma glace. Pour sa part à lui, il a pris la mienne entre ses mains sans pour autant la toucher. Je ne me formalise pas sur la chose et me contente juste de regarder la mienne se mettre à couler sur ma main. Au fond, j’ai toujours voulu connaître mes origines. Savoir d’où je venais. Qui j’avais laissé. Si je manquais. Si on pensait à moi… Je passe ma main libre sur mon visage en laissant échapper un très long soupir. Je ne sais plus ce que je veux maintenant.

Machinalement, je me dirige vers une poubelle pour y jeter la fin de ma glace. Elle n’a plus le goût à force de parler de mon passé. Repensant à ce qu’il a dit plus tôt sur sa demande d’aide, j’attrape mon pendentif et le caresse lentement du pouce.

- Dis moi tout ce que je veux savoir et je te le rends.


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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Dim 30 Oct - 18:03
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Quand un pendentif a le pouvoir de vous ramener en arrière...

Plus je l’écoutais et plus la situation me désespérait. À l’entendre, notre rencontre était fortuite, le fruit d’un pur hasard, un homme rencontrait une femme qui possédait le camée de sa sœur mais non, c’était absolument normal, ce genre de situation arrivait tous les jours, comme ça, parce que le destin l’avait décidé. Soi-disant elle n’avait rien qui puisse m’aider, j’étais persuadé du contraire, heureusement que ma mère ne m’avait pas fait aussi con qu’un balais et que je savais repérer les opportunités ! Déterminé à ce qu’elle me crache le morceau, j’endossais encore le rôle du type sage qui écoutait avec une oreille attentive ; je crois que j’avais rarement autant joué la comédie !

La goutte débordait du vase lorsqu’elle exigea que je lui dise « tout ce qu’elle voulait savoir ». Depuis quand pensait-elle pouvoir me donner des ordres ? Et sa « récompense », le camée… Elle a vraiment cru que j’étais un chien à qui on donnait une friandise pour le féliciter de sa bonne action. C’était moi qui était venu vers elle, je commençais sérieusement à regretter. De plus, je m’étais foutu à genoux, que dis-je, j’avais léché le sol en lui demandant son aide, et elle m’ordonnait de lui remettre des informations du haut de son statut de femelle. Ça me hérissait le poil comme pas possible. Je plissais les yeux, ma main caressait mon katana. Rester calme, rester calme.

- Depuis quand penses-tu être en capacité de passer un marché, avec moi en plus ?

Un sourire carnassier s’inscrivait sur mon visage. Fini les courbettes. Je m’étais trop incliné et pour ce que j’avais reçu en échange, ne pas croiser sa route m’aurait évité de perdre du temps, un temps précieux. Parce que oui, c’est exactement ce que je faisais, je gaspillais mes ressources pour une enfant qui ne connaissait pas la valeur de ce qu’elle avait et décidait de passer un marché, cette idée lui était venue comme une envie de pisser. Manifestement, elle n’en avait pas beaucoup fait, à moins qu’elle ne se trompe sur le personnage. Je m’ulcérais moi-même. Bien qu’elle me cassait les burnes, je m’entêtais à lui répondre, poussé par une force inconnue.

- Je ne suis pas un putain de chien que tu flattes avec une récompense dont tu ne connais pas la valeur. Ce bijou retournera bientôt dans mes poches, et ce n’est pas ton bâton d’homme d’église qui m’en empêchera.

J’éclatais violemment de rire, un rire sadique qui sortait par à-coups.

- Apprends à marchander, ça ne pourra que te réussir dans un avenir proche. Enfin, si je décide que tu en auras un, bien évidemment ! Tu n'as aucun intérêt alors, je me demande bien ce qui pourrait me pousser à me montrer clément…

Mon sourire disparaissait. Je la cinglais d’un regard noir puis poursuivais en me détournant.

- Après tout, je ne vois pas pourquoi je prendrais le risque de parler à un chaton qui sort ses griffes pour un oui ou pour un non.
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MessageSujet: Re: Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦ Dim 30 Oct - 22:53
«J’ai appris depuis longtemps que, pour soigner mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face»

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Je trouve ma demande équitable. Des réponses à mes multiples questions contre mon camée. Ce seul lien avec ma vie passé. Mais au lieu de bien vouloir faire comme tout le monde, il se met à m’agresser. Pour quelqu’un qui cherche des réponses, il est prêt à se mettre à dos la seule personne susceptible de l’aider. Incompréhensible.

Il est sérieusement le pire homme que j’ai rencontré depuis mon envie de voyage. Il est aussi bipolaire que mauvais. Il veut des réponses. Moi aussi. Je fronce les sourcils et l’écoute me mettre plus bas que terre. Je préfère le laisser avoir raison. Pour son égo et sa grande bouche. Après réflexion, il peut toujours rêver pour avoir mon pendentif. C’est décidé, je préfère mourir que d’être aimable maintenant. Lorsqu’il se détourne de moi, je n’ai même pas envie de le suivre du regard. Mais pour autant, cela ne m’empêche pas de prendre la parole.

- Ecoute-moi bien toi. Tu oses me toucher et m’accuser de vol alors que je te répète que je n’ai aucun souvenir de mon passé et encore moins de qui me l’a donné. Je ne sais absolument pas comment te le faire imprimer dans ta tête remplit de courant d’air mais en aucun cas je ne connais cette Airi. Et puis je commence à croire qu’elle a de la chance de se trouver loin de toi. Tu es si… Mauvais et imbu de ta personne. Tu penses tellement fort que tu vas tout avoir en montrant les crocs que tu en deviens pathétique. J’aurais honte à sa place de t’avoir dans ma famille ! Alors arrête un peu de te mettre sur un piédestal ! Ce n’est pas parce que tu es un homme que je vais te céder une vérité que je n’ai pas. Prends ça comme un refus. Je préfère la savoir en sécurité loin de toi.

Les poings serraient et les épaules crispaient, j’appelle silencieusement Hadès pour qu’il vienne me chercher et commence à remonter la rue. Cet homme… Si je ne pars pas, je vais me faire briser mentalement et même physiquement. Si je reste, il va me faire remonter des mauvais souvenirs. Je ne suis pas venue ici pour souffrir encore. Je voulais des réponses. Je ne les ai pas eu alors je repars. Avec ou sans son consentement. Dès lors où je vois apparaitre une silhouette sur les pavés, j’hâte mon pas vers elle sans faire attention à l’autre. Je suppose qu’il est sur le point d’imploser mais cela m’importe peu. J’enlace ma bête affectueusement comme pour essayer d’oublier ma situation puis je me décide de regarder enfin l’homme.

Je ne lui adresse pas la parole. Je me contente juste de le fixer en silence. Il est tout ce que je déteste. Il ne veut pas me donner de réponse ? Alors il n’en n’aura pas non. La vie est cruelle non ? Sans même un hochement de tête pour le saluer, je fais signe à mon griffon de retourner sur ses pas. Lui emboitant le pas, je passe une main sur le cou de ma bête en repartant vers mon lieu d’arrivé.



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Un prince ? Ah non... C'était trop beau. ¦Pv.Adam¦

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