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Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey]

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MessageSujet: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mar 8 Mar - 17:41



Cela faisait maintenant quelques jours que la belle Arianne avait quitté la forteresse oubliée. Laissant derrière elle, nombreuses affaires, pour ne prendre que le strict nécessaire. Le voyage avait été décidé comme cela, du jour au lendemain, avec une rapidité déconcertante. La raison fut simple, mais suffisante pour la demoiselle. Après avoir discuté avec de nombreux clients, pendant le bal organisé par le comité de sécurité, Androméda avait convenus qu’elle avait besoin d’ingrédient rare, qu’elle ne pourrait trouver que dans les nombreux mondes qui les entouraient. Évidemment, cette raison n’était qu’une excuse simpliste qui cachait l’horrible vérité. La réalité était bien différente, car la raison de ce départ précipité n’était autre que le fait que l’identité d’Arianne avait été découverte. Pour la sorcière, la sécurité de la princesse de cœur était de mise, et avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête, elle ne pouvait continuer de tenter le diable. Qui sait quand cet Elliot Nym décidera d’agir ? Elle ne pouvait le vérifier, ni attendre d’en avoir la certitude. Aussi, elle prépara ce nouveau voyage le lendemain même, usant de ce stratagème pour partir sans trop éveiller les soupçons, que ça soit auprès des citoyens comme auprès de sa fille adoptive. Louer un vaisseau ne fut pas la tâche la plus difficile en soit, le plus dur était de le manœuvrer et d’atteindre cette nouvelle destination que visait la sorcière. Pour commencer ce périple, elle décida de s’attaquer aux royaumes de cœur. De part, parce que la lumière d’Arianne serait indétectable dans ses univers, mais aussi de part des ingrédients qui étaient de meilleures qualités dans ses mondes forts éblouissants. C’est ainsi que de fil en aiguille, Arianne se retrouva à se promener dans les rues de Saint-Pétersbourg armée de sa fidèle canne pour mieux se repérer dans ce nouvel univers, ainsi que de sa partenaire de toujours, Chisé qui se trouvait sur l’une de ses épaules, confortablement installée. Comparée à la forteresse oubliée, la ville de Saint-Pétersbourg semblait bien plus grande, bien plus imposante. Les premiers jours où elle était arrivée ici, la belle aveugle avait dû solliciter l’aide d’Androméda pour connaître les différences entre les deux mondes. Ainsi, elle savait qu’elle devait faire attention aux rails des nombreux tramways qui circulaient à toute heure de la journée. Elle devait aussi faire attention aux quartiers mal fréquentés qui se distinguait des grandes rues de part leurs odeurs peu engageante. Sa canne frottant contre les pavés de la grande ruelle, la jeune femme se promenait donc tranquillement, laissant ses sens s’émerveiller à nouveau par tout ce qui l’entourait. Il y avait des sons qu’elle n’avait jamais entendus jusqu’ici. Comme les sabots des chevaux sur ce sol rocailleux, où les jantes des engins qui s’appelaient voiturent. Parfois, elle entendait même le crachat des fameux tramways, suivi de leur odeur qui sentait étrangement le charbon et la suie. Il y avait aussi des bribes de discussions qui s’éparpillaient dans tous les sens. Des cris de vendeur qui essaye de vendre les produits de leur étalage, mais aussi les vendeurs de journaux qui annonçaient la rumeur du jour avec entrain. Il y avait aussi des odeurs manant des boulangeries. Celui du pain frais, sortant tout juste du four, accompagné de ses nombreuses viennoiseries qui parfumaient l’air, tout en rameutant les pauvres affamés qui s’agitaient autour de ce qui semblait être une vitrine. Tout n’était que découverte et émerveillement pour la belle Arianne. Certes, elle ne pouvait admirer les couleurs, ni l’architecture ni l’ensemble de ce que le paysage lui aurait permis d’entrevoir, mais elle pouvait tout deviner grâce à ce qui l’entourait, ce qui s’agitait, ce qui sentait. Tout n’était que panel d’information et de curiosité en tout genre.  

« Cet endroit est vraiment extraordinaire. Certes, la température et peu engageante, mais tout à l’air si grand, si beau. » Un sourire éclatant se dessina sur ses fines lèvres rosés, tandis qu’elle semblait lever son visage vers le ciel gris de Russie. « Que dirais-tu de prolonger un peu plus notre balade Chisé ? J’aimerais en découvrir un peu plus sur cet endroit. Pas toi ? »

En signe d’approbation, le chaton miaula joyeusement, tout en restant sur les épaules de sa maîtresse. Se balader parmi la foule, n’était une idée qui enchantait vraiment l’animal, aussi, elle attendait, patientement, qu’il y est moins de gens pour laisser ses pattes se dégourdir sur le sol froid de Saint-Pétersbourg. Les minutes s’écoulèrent tandis que la non-voyante s’enfonçait toujours un plus loin dans les quartiers de Saint-Pétersbourg. Pour une fois, elle avait décidé de se diriger vers un carrefour qui semblait bien plus calme que la ville en elle-même. Seuls les enfants semblaient animer cet endroit de leur rire et de leur jeu qui les amusaient grandement. Bien sûr, il y avait bien quelques adultes qui se tenaient ici et là, discutant de choses et d’autres, mais ils paraissaient bien fade dans ce chahut réjouissant. Alors que ses pas et sa canne, continuait de la guider, la jeune femme ressentit soudainement une sensation étrange. L’air semblait s’alourdir considérablement, comme si une menace n’allait pas tarder à arriver. Le vent s’était tut, tandis que les environs étaient devenus plus calme, plus pesant. Visiblement Arianne ne fut pas la seule à ressentir quelques choses, car très vite Chisé s’était mise à cracher, comme si elle menaçait quiconque de s’approcher. Se tournant vers cette aura qui ne faisait que de s’intensifier, la jeune femme resta pendant quelques instants interdite, avant de décider de s’approcher de celle-ci, jusqu’à ce qu’elle se fasse arrêter par des voix enfantines.

« Non madame ! Faut pas y aller ! C’est la maison maudite ! »
« Une maison… Maudite ? »

Cette révélation interloqua la belle demoiselle qui tourna de nouveau sa tête vers cette lourdeur insoutenable. Alors cette aura venait d’une maison et non d’une personne ? Quelques parts, cela était rassurant, mais d’un autre côté, la non-voyante avait un pressentiment. Un mauvais pressentiment qui ne tarda pas à s’intensifier avec la venue des enfants qui l’avaient arrêté dans sa folie. Apparemment ils étaient un groupe de trois. Deux garçons et une fille qui paraissaient terrorisées. Comment Arianne le savait ? Il y avait leur façon de marcher, qui lui permettait de distinguer un homme d’une femme, mais il y avait leur façon de parler, mais aussi de ressentir. Tout autant de sensation qui permettait à l’aveugle d’en savoir plus sur ses interlocuteurs.

« Faut pas que tu rentres madame ! Surtout pas ! Si tu rentres dans cette maison, tu ne pourras jamais en ressortir ! C’est ce que disent les rumeurs. Le sorcier va t’attraper et il va te manger ! Et tu seras comme Phil et Darcia ! Tu ne reviendras plus jamais ! »
« Dit pas ça… Si ça se trouve ils vont bientôt sortir ! »
« Ça fait trois heures qu’ils sont entrés là-dedans ! Et on n’a toujours aucune nouvelle ! Ne cherche pas ! Le sorcier les à attrapés je ne vois que ça ! »
« Vous avez des amis qui ne sont pas revenus de la maison ? »

Sa question avait été posée innocemment témoignant aussi d’une certaine inquiétude. En entendant la question de la belle demoiselle, les enfants baissèrent leur tête chacun leur tour, restant silencieux pendant quelques instants avant que l’un des trois, décide enfin d’avouer la vérité.

« Bah en fait… On se moquait un peu de Phil et Dacia, parce qu’ils n’avaient pas peur de la maison maudite. Donc pour rire, on les a défiés d’aller dedans et de ressortir avec un objet qui appartiendrait aux sorciers. » La gêne était palpable dans sa voix, comme s’il regrettait d’avoir défié ses amis. « Ils nous ont dit qu’ont étaient tous bêtes et qu’ils nous prouveraient que tout cela n’était que des rumeurs pour nous faire peur. Mais… Ils ne sont toujours pas revenus depuis… Moi je pense qu’ils ne reviendront jamais ! »

Très vite, les enfants s’agitèrent pour se contredire, mais aussi pour se disputer un peu. Chacun rejetait la faute sur l’un, comme sur l’autre, une situation qui semblait les blesser petit à petit, comme s’ils étaient dépassés par les événements. Essayant de calmer le jeu comme le pouvait la pauvre Arianne, elle fut soudainement interrompue par une voix qui semblait émaner de la maison. Elle s’était retournée vivement, ordonnant aux enfants de se taire d’une voix autoritaire, pour constater que la voix n’était plus. Est-il possible que cette maison soit réellement hantée ? Qu’était-il advenu des enfants qui s’étaient trouvés à l’intérieur ? Est-ce que cette voix venait de l’uns d’eux ? Pour le savoir, il fallait y pénétrer, chose que la demoiselle comptait bien faire. La vie de deux enfants était en danger dans cette demeure, et elle ne pouvait rester ici, les bras croisés à attendre que quelques choses se passent. S’abaissant à la hauteur des enfants, tout en cherchant l’épaule de l’un d’eux pour le réconforter, la belle Arianne lui adressa un sourire tendre et réconfortant, avant de leur exposer sa folie douce.

« Ne vous en faites pas. Je vais aller chercher vos amis. Tout va bien se passer, nous serons de retour avant la nuit. »
« Tu plaisantes madame ? Tu ne vas pas rentrer là-dedans ! Toi aussi il va te manger et de plus, tu ne vois pas ! Tu ne pourras jamais te repérer ! »

La remarque de l’enfant concernant sa vue, avait doucement fait sourire Arianne qui lui adressa un bref « fais-moi confiance. » avant de se relever et de se diriger vers le petit portail qui fermait l’accès au jardin de la maison. Plus elle s’avançait, et plus son pressentiment s’intensifia. Cette demeure avait quelques choses de pas nette, quelques choses de maléfique en elle, et si jamais des enfants se tenaient réellement à l’intérieur, elle devait les sauver de cette chose qui les retenait. Descendant enfin des épaules de sa maîtresse pour se tenir auprès d’elle, Chisé lança des miaulements peu convaincus, comme si elle tenait à mettre en garde celle-ci contre cet endroit malsain. Un nouveau sourire déforma ses lèvres, tandis que sa main agrippait la poignée de la porte d’entrée. À présent, elle ne pouvait plus reculer et elle ne comptait pas le faire. S’engeant alors dans l’entrée d’un pas décisif, la porte se claqua brutalement derrière elle, laissant le cliquetis d’une serrure indiquer que celle-ci était maintenant enfermée à l’intérieur de la maisonnette. Miaulant d’un air peu concluant, le chaton n’était franchement pas rassuré, ce qui interpella la demoiselle qui essaya de faire de son mieux pour apaiser son inquiétude.

« Ne t’en fais pas Chisé, cela va bien se passer. Nous ne devons pas perdre de vu ce pourquoi on est là. Je sais que ce n’est peu engageant, mais nous devons faire vite. Qui c’est ce qui peut arriver à ses enfants. »

Comme réponse, le chaton donna un coup de clochette, marquant son approbation aux paroles de la jeune femme. Heureuse de constater que son animal était prêt à la suivre, Arianne laissa de nouveau sa canne frotter contre le sol de la bâtisse. D’après ce qu’elle sentait, celui-ci était fait de bois. Un bois qui craquelait à chacun de ses pas, indiquant que le temps l’avait peu à peu affaibli. Il est vrai que sa cécité, rendait les choses particulièrement difficiles, mais sa détermination était telle, qu’elle était prête à tout, pour aider ses pauvres âmes en peine. Mais, ce qu’elle ne savait pas, c’est que cette maison était bien plus chaotique que cela. Chaque pièce était différente, changeant à chaque entrée, comme à chaque sortie. Il était impossible de fuir de cet endroit, impossible d’avoir le moindre repère, car les pièces étaient en changement perpétuellement. Si la demoiselle voulait s’en sortir, elle devait trouver le cœur du problème, là, où se trouvait celui ou celle qui tirait toutes les cordes de cette investigation. Mais pour l’heure, la belle aveugle, devait déjà trouver une porte, ou un escalier, qui lui permettrait d’arpenter cet endroit, de façon à mieux chercher ce qu’elle voulait trouver. Mais alors qu’elle s’approchait enfin de sa convoitise, le sol sous ses pieds ne tarda pas à grogner dans un craquement inquiétant et à peine avait-elle eut le temps de se retirer que le sol s’effondra en dessous d’elle, la faisant tomber dans un cri de surprise et de terreur. La chute ne fut pas longue, mais très vite sa gorge fut prise d’une quinte de toux, qui était dû à la poussière qui se trouvait dans la pièce. Heureusement, il y avait eu plus de peur que de mal et si la jeune femme aurait pus voir, elle aurait sûrement était surprise de constater qu’elle se trouvait dans un grenier aux nombreux objets, tous plus farfelue les uns que les autres.

« Chisé ? Est-ce que tout va bien ? »

Un miaulement plaintif s’échappa alors non loin d’elle, indiquant que l’animal allait bien ce qui soulagea la belle Arianne qui avait posé par réflexe la main sur son cœur. Et maintenant ? Maintenant il fallait qu’elle retrouve sa canne dans ce fouillis et qu’elle continue son avancée. Elle ne savait pas où elle se trouvait, ni où elle avait atterrit, mais elle ne devait pas s’arrêter pour si peu. Pas quand la vie de deux enfants étaient en danger.



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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Jeu 10 Mar - 2:28
La neige craquait sous ses pas, ses yeux clignant légèrement lorsque de mince flocon venait se loger dans ces derniers. Il regardait le ciel gris de St-pétersbourg. Quelle ville... trop familière pour lui.
Elle lui rappelait bien des choses : le manteau immaculé, les immenses demeure où chaleur et lumière était les maîtres mots, la joie qu'affichait les familles unies... Ouais, ça lui rappelait des images si lointaines qu'ils se demandaient si il les avait vraiment vécu un jour bien qu'une partie de lui sache éperdument que c'était bien son passé, un passé qui était perdu à jamais.
Il entendit de vague pas, non loin de lui, ce qui le sortit instinctivement de sa rêverie silencieuse. Il remonta un peu le col de sa veste avant de rabattre sa capuche, cachant ainsi ses cheveux et une bonne partie de son visage dans l'ombre. Il passa une main douce sur ses joues, vérifiant que les longues et fines bandes blanches qui lui servait de pansement était toujours bien en place , avant d'enfin se mettre en marche.

Les mains dans les poches, il se remémorait les quelques raisons qui l'avaient amené ici mais surtout celle qui l'avaient fait resté. Tout d'abord, il avait atterrit par pur hasard ici en ayant du fuir un monde tout à fait différent où l'on avait prit pour une monstre dés que son visage avait fini par être aperçu. Il serra les dents à se souvenir.
Les sentiments qui lui venait en tête n'avait pourtant rien de colérique... Il ressemblait plus à de la déception, oui , de la déception et de l'ennuie. N'y avait il pas un lieu où il ne serait pas jugé sur sa seule apparence ? Certes, il avait déjà songé aux domaines qui jonchait l'autre côté mais son rôle ne lui permettait pas de vivre au sein des ténèbres. Hors , son rôle était sans doute la seule chose à laquelle il tenait vraiment.

Pour en revenir à ce monde, il avait déjà songé à le quitter dés qu'il y était arrivé mais le décor l'avait attiré telle un aimant. Il était d'ailleurs amer à ce sujet... Il aurait voulu se rouler, telle un enfant, dans cette douce neige que se pieds foulait mais à quoi bon : il ne sentirait pas ce doux frisson que le froid pouvait créer en temps normal... Mais, hors de son propre ressenti, il avait surpris de nombreuses rumeurs à force de déambuler dans le parc.

Une maison, soit disant hanté selon les dires voir carrément maudite pour certain, avait attisé sa curiosité. Était ce une réel apparition de ténèbres dans ce monde ou simplement l'habitat d'un vieil aigris qui, lasse de sa vieille vie, avait décidé de propager cette rumeur pour s'amuser ou simplement se débarrasser des jeunes curieux ? Peu lui importait à vrai dire : il avait finalement localisé la demeure et , aujourd'hui, il serait fixé...

Les premiers signes ne tardèrent guère à apparaitre lorsqu'il approcha enfin de sa destination : son âme, tenaillé entre les deux domaines, lui hurlait déjà qu'il y avait des choses qui ne tournait guère rond dans ces lieux... Mais il n'arrivait même pas à être sure que ça soit de réel ténèbres.

Un brouhaha excité attira son regard : trois jeune gens, pas bien vieux, et une belle dame se tenait déjà devant la bâtisse. Désireux de garder sa présence secrète, il ralenti le pas , marchant presque au ralenti, en espérant profondément qu'ils finiraient par tous s'en allez. Il fut, en un sens grandement déçu de la suite des évènements.
De sa position, il n'avait pu discerner aucun mots ni même un bout de sens à la conversation qui se déroulait pourtant devant lui et ça l’agaçait pas mal. Sa main passa sur la bosse de sa veste, là où était camouflé le pommeau de glacesang. Sentir son arme aussi proche de lui le rassura et il reprit sa marche de manière plus naturelle avant d'être pris au dépourvu : La jeune femme venait, d'un pas décidé, de pénétré la demeure qu'il pensait être celle des rumeurs.

Il hâta le pas, arrivant alors bien vite à la hauteur des jeunes bambins qui devait être au collège, tout au plus.

- Dites moi, les ptits gars : c'est bien la maison maudite dont parle les rumeurs, non ?

Ils sursautèrent tout les trois avant de regarder dans sa direction. Jeffrey se mit à regretter son physique si inquiétant et sa démarche qui avait du être bien trop silencieuse : au yeux de ses gosses, il devait apparaitre comme un jeune délinquant prêt à les détrousser de tout leur bien... Bah, au moins il aurait peut être facilement des réponses même si il n'appréciait guère qu'on ai une telle image de lui.
L'un deux, celui qui avait parlé à la femme, balbutia quelques paroles à son encontre en évitant soigneusement de le regarder :

- N-nos amis, Phil et Darcia... Ils avaient pas peur alors on les as défiés d'entrer. Mais ils sont toujours pas ressorti alors, quand la dame nous a posé des questions, on a tout raconté mais elle est rentré elle aussi. Et si elle ne ressortait pas ? Et si c'était tout vrai ?!

Il les regardait d'un air condescendant. Un test de courage hein... C'était classique ça, surtout entre amis, mais si son instinct était bon ça venait de se transformer en quelques choses de bien pire. Il avança d'un pas décidé, ébouriffant les cheveux du seul qui lui avait adressé la parole au passage.

- Ne vous en faites pas... Je vais les ramener. Je vais TOUS les ramener.

Puis il prit la direction de l'entrée. Sa main se posa sur le métal de la poignée et son instinct était en train de lui hurler de faire tout le contraire de ce qu'il voulait. Chaque fibre de son corps ressentait l’énergie malsaine de ce lieu depuis qu'il était entré en contact avec lui mais il n'avait plus le choix

- ça passe ou ça casse hein... Je sens que ça va être folklorique tout ça !

Et il ouvrit alors la porte.

Une entrée assez banale l’accueillit, la porte claquant dans son dos. De faibles bougies éclairaient le lieu d'une lueur blafarde qui lui permettait à peine d'y voir. Il pesta contre son incapacité à utiliser la moindre magie autre que ses foutus couteau mais il savait qu'il ne pouvait plus faire demi-tour : il se devait de les retrouver tous maintenant...

Il repéra très vite un escalier à sa gauche qu'il décida d'emprunter de suite. Il avança prudemment, ne sachant qu'elle piège allait pouvoir lui réserver cette bâtisse vue le peu d'informations qu'il avait. Alors qu'il allait atteindre la dernière marche, il entendit un bruit dans son dos qui le fit se retourner de suite.

- On aurait dit un bruit de chute... Mais d'où ça peu... ouargh !

Le sol venait d'un coup de se dérober sous ses pieds mais la chute fut, à son gout, de trop courte durée. Il avait pourtant monté une bonne dizaine de marche... Comment avait il put tomber aussi vite en bas ?
Il jeta un coup d’œil autour de lui, se massant le dos et la nuque qui lui faisait fichtrement mal, et constata qu'il venait d’atterrir dans un tas de babioles et autres bric-à-brac sans valeur.

- Je rêve où on dirait un grenier ? C'est pas possible... c'est sans doute la cave plutôt : je peux pas tomber vers le haut quand même !

Il y avait un peu de lumière dans la pièce, la même que dans l'entrée, qui lui permettait d'y voir à peu prêt claire. Lorsqu'il essaya de se redresser en posant ses mains sur le sol, sa main gauche se posa sur une objet circulaire qui roula d'un coup sous son poids pour le laisser choir tête la première. Le menton douloureux et la tête sonné, il se mit à genoux tant bien que mal tandis que ses yeux embué de larmes cherchait l'objet de sa nouvelle chute.
Une canne, très banale mais faite dans un matériau plus que solide, semblait être le maudite objet qui venait de le mettre dans une position temporairement ridicule.

- Mais.. ça n'appartiendrait pas à la jeune femme ? Elle serait pas loin alors ?

Alors qu'il s'apprêtait à crier pour demander si il y avait une présence non loin, il entendit très distinctement une voix féminine non loin.

-Chisé ? Est-ce que tout va bien ?

Était-ce elle ? Il l'avait trouvé relativement vite mais ça ne voulait pas dire qu'ils étaient tiré d'affaire pour autant: les enfants étaient toujours disparu et il ne savait plus comment sortir...
Il avança dans la direction de la voix, tenant fermement la canne de sa main droite, la gauche étant toujours endolorit par la seconde chute. Il fut parfaitement heureux de retrouver la femme de l'entrée, avec ce qui semblait être son chaton de compagnie, et surtout elle ne semblait pas avoir de blessure grave. Alors qu'il allait lui faire remarquer sa présence, puisqu'elle était dos à lui, il remarqua que sa capuche ne camouflait plus son visage.
Il la rabattit précipitamment sur sa tête, se prenant la canne dans le nez au passage ce qui lui fit lâché un aie bien sonore. Il la vit alors se retourner mais ne lui laissa pas le temps d'en placer une. Il inclina d'un coup le haut de son corps, tendant bien haut la canne du bout de ses bras.

- J-je crois que ceci vous appartient !! Excusez-moi si je vous ai effrayé d'une quelconque façon !
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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Sam 12 Mar - 18:00



La chute avait été de courte durée, surprenant la demoiselle ainsi que son animal. La question qui s’était posée en première, était l’état du pauvre chaton qui semblait déboussolée par la chute. Heureusement il n’avait rien, tout comme Arianne qui n’avait même pas l’ombre d’une égratignure. La deuxième concernait cet endroit où elle avait atterrit. L’endroit était poussiéreux et sentait le vieux. Une odeur d’humidité, mais aussi du temps qui avait fini par donner une odeur rance. Puis, ce fut la recherche de sa canne qui lui dicta ses gestes et mouvement, tâtant le sol —non sans crainte—, à la recherche d’un long bâton métallique et circulaire. Il ne devait pas être bien loin, sauf si l’objet s’était amusé à rouler sur le sol crasseux de cette pièce. Dans ce cas, la demoiselle risquerait d’avoir toutes les peines du monde à le retrouver. Entendant les pattes de son animal qui farfouillaient les débris de façon frénétique, la non-voyante n’avait pus s’empêcher de sourire d’un air attendri. Même dans les situations les plus ardues, elle pouvait compter sur son animal de compagnie. Chisé était d’une loyauté à toute épreuve, mais aussi d’une généreuse bonté. Des traits de caractère qui rendait l’animal unique et devant sa détermination, Arianne décida de ne pas flancher, continuant ses recherches avec cette même énergie. Soudain, un certain malaise s’empara de la jeune femme alors qu’elle semblait concentrée. Elle avait l’impression étrange d’être observée, comme si elle n’était pas seule dans cette pièce. C’était comme si une autre présence se tenait là, non loin d’elle. Était-ce l’un des enfants ? Une autre personne ? Un monstre ? Un fantôme ? Elle ne pouvait le savoir, ni le voir, et quand la présence se mit à s’agiter et à s’exclamer d’une complainte sonore, la demoiselle sursauta, ainsi que son animal qui cogna sa petite tête contre une poutre en bois. Très vite, la présence — qui s’avéra être un jeune homme — s’exprima à la hâte un peu confus. Le cœur battant à tout rompre, Arianne fut soudainement soulager d’avoir face à elle, un être humain. Du moins, de part ce qu’il dégageait, il ne pouvait être autrement. Cette myriade d’émotion, ce ton à la fois peu confiant et poli. Il n’y avait pas de doute concernant son opposant. Toutefois, elle fut un peu déçue de ne pas être face à l’un des enfants disparus, mais savoir qu’une autre personne se tenait ici était quelques peu rassurant.

« Je vous prie, ne vous excusez pas. Vous ne m’avez pas vraiment effrayé. Disons plutôt que je ne m’attendais pas à trouver une autre personne en ses lieux. » Elle se releva alors, époussetant vivement sa robe pour la débarrasser de la poussière qu’elle avait dû attraper. Puis d’un air rassurant, elle se rapprocha du jeune homme, essayant de trouver sa position grâce au son de sa voix. « Est-ce de ma canne que vous parlez quand vous dites que ceci m’appartient ? »

Ses mains se tendirent alors, cherchant cet objet que semblait posséder cette aimable personne. Au début, elle ne sentis rien, avant d’entrer enfin en contact avec les vêtements de l’étranger. Posant avec assurance ses deux paumes, la belle demoiselle constata qu’elle avait attrapé ses avant-bras, se trouvant non loin des mains de son bon samaritain. Suivant la courbe de ses muscles et de ses vêtements, elle les glissa avec une habilité déconcertant avant de sentir les poignets de son opposant. Puis elle sentit cette fois quelques choses de plus doux que des vêtements, sentant la peau avant de suivre les jointures des doigts et de toucher enfin une forme circulaire qui ressemblait trait pour trait à sa canne. Posant ses mains sous celles du jeune homme, Arianne attrapa sa longue canne blanche, qu’elle examina longuement au toucher avant d’afficher un sourire sincère, tout en hochant avec douceur sa tête, comme pour montrer sa reconnaissance envers son sauveur.

« Je vous remercie d’avoir retrouvée cet objet. J’avais peur de l’avoir perdue dans l’immensité de cette pièce. D’ailleurs, pouvez-vous m’en dire plus sur cet endroit ? J’ai comme l’impression que beaucoup d’articles nous entourent. Anciens comme récent. »

Et sur ça, la non-voyante ne se trompait guère. Il y avait une infinité d’objet en tout genre, allant de tableau vieillis, représentant des portraits, comme des paysages, d’objet utilitaire ou non, de la décoration, où des articles parfois plus étrange que nécessaire. C’était comme un espèce de mini-musée, sauf que rien n’était de valeur, ni précieux. Plus un débarras, où l’ont stockait des vieux souvenirs pour être moins encombrée. Attendant que le jeune homme lui fasse une brève présentation des lieux, Arianne l’écouta avec la plus grande des attentions, attendant que celui-ci finisse son récit, avant de faire les présentations. Il était important, voir même nécessaire de décliner son identité, mais aussi de lui conter la raison de sa présence ici. Si ça se trouve, lui aussi recherchait vivement les deux pauvres âmes égarés qui s’était perdu dans cette demeure. Une aide supplémentaire qui n’était pas de trop.

« Oh, dans la confusion de la chute et de la surprise, je ne me suis pas présentée auprès de vous. Je me nomme Arianne et le petit chaton qui se tient à mes côtés se nomme Chisé. » Le chaton qui fixait le jeune homme de ses grands yeux rosés, miaula comme pour lui adresser un "enchanté" avant de laisser sa maîtresse continuer son récit. « J’ai entendu dire que deux enfants n’étaient pas revenu de leur escale au sein de cette demeure. Cela m’a quelques peu inquiétée. Êtes-vous ici pour cette raison vous aussi ? Si c’est le cas. Puis-je me permettre de vous demander de m’assister dans cette lourde tâche ? Je sais que cela n’est guère respectueux envers vous, mais seule, j’ai peur de ne point arriver à les retrouver. »

Son visage s’était soudainement déformé, montrant un air peu confiant. Presque attristé. Avec son handicape, Arianne était totalement désavantagée dans une maison comme celle de la rumeur. Elle était incapable de se retrouver. De savoir ce qui l’attendait. Aussi, si le jeune homme lui permettait, elle comptait sur son soutien, pour l’assister dans ses recherches et peut-être même, secourir ses enfants d’une menace grandissante. Car même si l’aura maléfique s’était quelques peu atténué depuis qu’elle était entrée, elle pouvait toujours le sentir. Ce n’était pas la même que celle que dégageait les sans-cœur, mais elle n’en restait pas moins terrifiante et oppressante.  




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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Lun 28 Mar - 4:15
Jeff fixait toujours le sol, se demandant vraiment si il n'avais pas fait une grossière erreur en se présentant ainsi. Il était vraiment une honte pour les Gardiens mais là, il allait vraiment toucher le fond. Enfin ça, c'est ce que son esprit lui hurlait...

Au contraire de tout ce qu'il aurait pu imaginer, son interlocutrice prit très bien sa présence et elle le rassura même. Il releva alors un peu la tête, histoire de voir ce qu'il se passait tout de même, et il fut surpris de constater qu'elle s'était beaucoup rapprocher de lui. Il baissa derechef la tête, espérant vraiment qu'elle n'avait pas vu son visage, avant de reprendre son souffle tranquillement... Même si il se retrouva très vite avec le souffle coupé.
Il les sentait, ces mains qui galopait le long de ses bras, remontant le long de ces derniers avant d'atteindre ses mains, seuls endroit qui n'avait que la peau comme protection. Il se mit à légèrement trembler. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas senti la quelconque chaleur d'une autre personne sur sa peau...

Il reprit une contenance plus normal dès qu'il senti le poids au bout de ses doigts s'effacer, signe qu'elle venait sans doute de récupérer la canne blanche. Il se redressa alors, sa main droite tirant le haut de sa capuche pour camoufler au mieux son visage, ses yeux regardant son interlocutrice le remercier d'un léger mouvement de tête accompagné d'un sourire agréable.
Il l'écouta sans mot dire, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer. "Pourquoi a t'elle eu donc besoin de triturer ainsi mes bras ? Sa canne n'était elle pas mise suffisamment en évidence pour qu'elle la prenne directement ?* pensa t'il, le regard assez dur en examinant le visage de la jeune femme avant de laisser son regard coulé sur la pièce.

Cette dernière ne pouvait pas vraiment porter le nom de pièce tant l'espace était encombré de babiole sans intérêt. Jeff avait presque l'impression d'avoir atterrit dans la décharge personnelle de la demeure, l'odeur déplaisante en moins forte heureusement. Il lui fit alors une rapide description du lieu, sans trop détailler chaque objet si il ne voulait pas perdre du temps inutilement. Surtout que leur temps pouvait déjà être une denrée rare...
Cependant, alors qu'il décrivait la pièce, son interrogation lui revint en tête. Si lui pouvait voir ce qui se passait autour de lui et ceux malgré la faible lumière, pourquoi ne le pourrait elle donc pas ?
Il examina alors plus sérieusement le visage de la jeune femme, essayent d'occulter son jolie minois pour se concentrer sur ses yeux. Malgré l'obscurité ambiante, il n'avait plus aucun doute sur la condition de la dame : ses yeux, gris et vides, ne pouvait sans doute rien capter de la scène...

Jeff se mit à râler intérieurement : dire qu'il en faisait des tonnes pour cacher inutilement son visage alors qu'elle avait sans doute connu des choses bien pire que lui avec son infirmité... Quelle andouille il était, surtout dans ces moments là.
Lorsqu'elle se présenta, il reprit enfin la parole en essayant d'adopter un ton assez neutre :

- Je me prénomme Jeffrey... Et je ne suis pas venu de prime abord pour les enfants : j'ai enquêté sur les rumeurs avant de venir et c'est là que je vous ai vue entrer. J'ai donc demandé aux enfants de l'entrée ce qu'il se passait et je me suis alors précipité à votre suite. Je suis donc là autant pour les enfants que pour vous alors non, il n'y a rien d'irrespectueux dans votre demande. Je considère même qu'il est de mon devoir de vous assistez, Dame Arianne.

Il se maudit une nouvelle fois intérieurement : fallait encore qu'il en fasse des tonnes... Il se demandait bien ce que dirait les autres Gardiens si il le voyait ainsi. "Il ne dirait sans doute rien et ferait comme ci je n'étais pas là... Ouais, ça m'étonnerais guère"

Jeff resta cependant totalement interdit devant le visage décomposé d'Arianne. Y avait il un truc étrange dans son dos ? A moins qu'il en ai trop fait et qu'il n'avait réussi qu'à l'inquiéter davantage ? Il se mordit la lèvre inférieur, sentant la douleur parcourir ses joues avant de reprendre contenance.
Il tourna son regard sur la pièce, cherchant une potentielle sortie et... Bingo ! Il y avait bien une porte non loin, après quelques cartons qui semblait surchargé de peinture en tout genre.

Il commença à poser un pas dans cette direction avant d’immédiatement se stopper. Il allait oublier, doué comme il était, qu'Arianne n'avait sans doute pas repéré la porte elle... Et lui qui allait foncer dans le tas sans même la prévenir. "Il va falloir que je sois vraiment plus prudent... Bon sang Jeffrey, tu es un gardien quoi !* pensa t'il avant de se tourner vers la jeune femme.

-J'ai trouvé une sortie, tu arriveras à me suivre où tu auras besoin d'un guide ?

Puis il tendit son bras vers elle, comme son Roi le lui avait apprit. Il se souvenait encore de cette leçon d'ailleurs... Un cours d'étiquette que ça s'appelait si ses souvenirs était bon. Il avait pas vraiment été brillant ce jour là d'ailleurs, à croire que la galanterie n'était pas l'un de ses points forts.
Il lui présenta donc son bras, "à la manière d'un danseur qui inviterai sa partenaire" se dit il, ce qui ne l'aida pas du tout à se rassurer sur sa façon de faire. Il en profita pour faire un signe de tête au chat en lui montrant son bras, au cas où ce dernier pourrait peut être mieux faire comprendre à sa maitresse les intentions du jeune gardiens...


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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mar 29 Mar - 18:05



Elle voulait en connaître plus sur l’environnement qu’il entourait. Savoir ce à quoi s’attendre si elle devait s’avancer dans cette pièce, qui semblait remplis de choses et d’autres, datant d’une certaine époque. C’est ainsi qu’elle se risqua à demander au jeune inconnu, des détails pour mieux cerner ce qu’elle imaginait déjà. L’écoutant avec attention, Arianne en découvrit un peu plus à chaque parole de son interlocuteur. Bien sûr, il était évident qu’il ne lui détaillait pas tout, mais c’était amplement suffisant pour elle qui ne pouvait voir. Remerciant celui-ci avec un sourire, la jeune femme se rappela qu’elle ne s’était pas présentée auprès du jeune adonis, ce qu’elle corrigea de suite, demandant en même temps la raison de sa venue ici, ainsi que sa sollicitude pour le périple qui les attendaient de pied ferme. D’un ton bien plus neutre que les précédents — qui était bien moins confiant — l’homme du nom de Jeffrey, ne tarda pas à s’expliquer sans détour, témoignant d’une franchise sincère, tout en acceptant de venir en aide à la jeune femme, ce qui pour lui était considérée comme un devoir, plutôt qu’une contrainte. Malgré qu’il semblait ne pas s’offusquer de la situation, la demoiselle elle, n’avait pus s’empêcher d’afficher une moue désolée sur son doux visage. Il était facile d’y lire la culpabilité et comme pour éclaircir ce changement, elle lui adressa de nouveau la parole, dévoilant ses craintes auprès du jeune homme.

« Je suis navrée que ma conduite audacieuse vous ait amené à me suivre en ses lieux. Je ne pensais pas causer de tort en agissant ainsi. Je suis terriblement désolée de vous ajouter une inquiétude de plus.»

Sûrement qu’il ne pensait pas ainsi, car après tout, rien ne l’avait obligé à entrer dans cette mystérieuse bâtisse à part peut-être cette aura menaçante qui planait dans les environs depuis bien longtemps déjà, et la disparition de ses deux bambins que personne n’avait revus depuis quelques heures déjà. Mais du point de vue de la belle Arianne, elle ne pouvait s’empêcher d’y voir une part de responsabilité. Après tout, comme l’avait dit Jeffrey, c’est en la voyant s’aventurer dans cette maisonnette qu’il s’était décidée à la poursuivre, non sans se renseigner au préalable auprès des enfants inquiets. D’ailleurs, que savait-il exactement sur les rumeurs qui concernaient cet endroit ? Est-ce qu’il en savait plus que la non-voyante ? Où au contraire, il n’avait pas plus connaissance que la demoiselle qui s’était exposée à un risque considérable ? Décidant d’en savoir plus, Arianne ne tarda pas à questionner son interlocuteur témoignant d’une certaine curiosité.

« Vous avez bien dit que vous aviez collecté des informations concernant cette demeure n’est-ce pas ? Serait-ce discourtois de vous demander de quoi est-il question ? » Elle marqua une courte pause avant de lui conter ce qu’elle-même avait appris, affichant un sourire doux et calme. « D’après ce que les enfants m’ont appris, il y aurait un sorcier qui sévirait ici. Il aurait ensorcelé ses lieux pour empêcher toute sortie, rendant même celle-ci impossible. » Un air inquiet commença à voiler son visage. Peut-être que cela n’était que des rumeurs après tout, mais il n’était pas rare que chaque légende urbaine cachait son lot de vérité. « Est-ce de cela dont vous avez entendu parler ? Où y a-t-il autre chose dont je n’ai pas connaissance ? »

Il y avait beaucoup de questions, peut-être même un peu trop, mais pour la belle aveugle, il était capitale d’être averti, surtout au vu de leur situation actuelle. Qui sait ce qui les attendait au-delà des nombreuses pièces de cette maison ? Mieux ils s’instruiraient, mieux la prudence serait de rigueur. Et heureusement pour la demoiselle, elle ne serait pas seule dans cette lourde tâche dont elle s’était incombé.

« En tout cas, je vous remercie pour votre gentillesse monsieur Jeffrey. J’espère grandement ne pas devenir un fardeau à vous yeux. Je ferai attention à ne pas vous ralentir. »

Comme pour se rassurer elle-même, la demoiselle s’était mise à sourire tendrement, joignant ses deux pour exprimer toutes sa gratitude envers ce courageux jeune homme dont elle venait de faire la rencontre. Il fallait maintenant espérer que leur ascension les mènerait vers ses deux enfants perdus. Les retrouver était d’une importance primordiale, quant à la fuite, ils verraient cela en temps et en heure quand le moment sera venu. Des bruits de pas, léger et souple se fit entendre contre le parquet poussiéreux de la pièce, indiquant que Chisé était tranquillement en train de s’approcher de sa maîtresse. En l’entendant miauler, Arianne se baissa légèrement vers le sol, tendant légèrement ses bras pour que le chaton puisse y grimper, se retrouvant confortablement installé. Un ronronnement ne tarda pas à se faire entendre, tandis que la jeune femme frottait doucement sa fourrure pour enlever les saletés qui s’y étaient agrippées. Soudain, elle sentit le jeune adonis s’agiter, avant de s’arrêter brusquement, comme s’il avait oubliée quelques choses. Visiblement, il avait oublié un détail important. Sûrement qu’il venait de se rappeler qu’il était en présence d’une aveugle, et que celle-ci ne pouvait le suivre aussi aisément qu’il ne le faudrait. Amusée, la demoiselle cacha son sourire derrière l’une de ses mains, de façon à ne pas vexer le jeune homme qui ne tarda à lui indiquer qu’il avait trouvée une porte, leur permettant de sortir de ce fouillis encombrant. Très vite, il lui demanda si elle était capable de le suivre, tout en lui indiquant qu’il pouvait aussi lui servir de guide. Touché par la gentillesse de Jeffrey, Arianne se rapprocha doucement de lui avec aisance, hochant la tête tout en continuant de sourire d’un air bien plus jovial.

« J’ai peur d’être considérablement ralentis si je dois me concentrer sur vos pas, en plus des objets qui m’entourent. Si cela ne vous dérange pas, j’aimerais éventuellement solliciter votre aider. Ne serait-ce que pour ce moment. »

En voyant que le jeune homme semblait vouloir communiquer avec elle, Chisé le regarda de ses grands yeux félins. Miaulant doucement, avant de monter d’elle-même sur sa maîtresse, se positionnant sur son épaule. Au vu de sa petite taille, le chaton n’avait aucun mal à s’y faire une place, et d’un coup de tête contre la joue de l’humaine, elle indiqua à la non-voyante qu’elle pouvait s’approcher. Levant avec délicatesse son bras, Arianne chercha en tâtant le bras du jeune homme, ne touchant que le vide et l’air avant d’avoir enfin un contacte avec une matière fibreuse. Cette fois, sa main se trouva vers l’épaule du jeune homme qu’elle toucha quelques secondes avant de longer son bras et de sentir enfin son coude replié. Ayant enfin son repère, elle se rapprocha légèrement de Jeffrey de façon à tenir une certaine distance, sans trop être éloignée de lui. Puis, elle suivi ses pas, restant attentive à ce qui l’entourait et à la prévention de l’adonis si jamais il y avait besoin. Quand ils ouvrirent enfin la porte, l’ambiance de la nouvelle pièce se fit moins étouffante, presque vivifiante. Elle pouvait sentir la chaleur du soleil cogner sur sa peau laiteuse. La brise légère qui sentait l’été. Le bruissement qu’il procurait sur les arbres étaient comme un chant féérique, tandis que la nature semblait dégageait une odeur de fruit et de fleur de saison. Si elle aurait pus voir, la jeune femme aurait pus constater qu’ils se trouvaient dans une forêt avec en son centre un chemin bien dessiné qui menait à une clairière dégagée, où de nombreuses couleurs chatoyante se mélangeaient à la verdure. Un grand chêne se tenait en son centre, avec quelques choses de grand blanc à ses pieds comme une nappe de pique-nique, ainsi qu’une espèce de planche verticale qui se dressait fièrement, non loin de l’arbre.

« Où est-ce que nous sommes ? À l’extérieur ? J’ai l’impression que nous nous trouvions dans une forêt. Est-ce que je me trompe ?»

Cela était bien étrange, mais le plus étrange fut que la porte qu’ils venaient d’emprunter disparus aussitôt, ne laissant qu’une longue allée qui s’étendait à l’infini derrière eux. Relâchant doucement le bras du jeune homme, Arianne s’avança avec prudence droit devant elle. Elle ressentait quelques choses de mystérieux. Comme si cet endroit était baigné dans le bonheur et la joie. La chaleur du soleil, le chant de la nature, la fraîcheur de la forêt. Tout laissait à penser que cet endroit était idyllique, comme un souvenir merveilleux qui essayait de survivre, malgré la dureté de l’époque actuelle. Pourtant, elle sentait aussi comme de la mélancolie, du chagrin. C’était perturbant et déstabilisant. Se faisait-elle des idées ? À moins que son empathie lui jouait des tours ? Pour ne pas inquiéter plus que cela l’homme qui l’accompagnait, Arianne essaya de capter son aura, tournant légèrement, la tête pour essayer d’attirer son attention de façon à se faire entendre plus facilement.

« Est-ce que vous voyez quelques choses d’insolite dans les environs ? Une trace des enfants peut-être ? »

À part le drap blanc et sûrement la planche qui devait être la future porte de sortie, il n’y avait rien de bien alarmant dans les environs. Et surtout, il n’y avait aucune trace des enfants. Pour en savoir plus, les deux acolytes allait devoir s’avancer sur cette longue route qui semblait interminable, mais peut-être qu’en arrivant au pied du grand chêne ils trouveraient les réponses à leurs questions, voir même un indice crucial qui les aideraient à comprendre cet endroit.
 




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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mer 6 Avr - 4:10
Jeffrey réfléchissait en silence, avançant d'un pas ferme vers la porte, tandis qu'il sentais la douce poigne d'Arianne sur son bras. Certes, il c'était précipité bien plus vite que prévu dans la bâtisse mais, étant son but depuis le début, il n'en voulais vraiment pas à Arianne. Bien au contraire, même si les Gardien était connu comme étant les protecteur de la lumières, Jeffrey n'avait aucune envie que trop de monde sache son appartenance à ces derniers. Il avait la mauvaise impression qu'il ne ferais que salir ce titre en se présentant comme telle... L'intervention d'Arianne lui donnait donc une bonne excuse sur sa présence ici, sans que son titre de Gardien puisse être deviner d'une manière ou d'une autre.

En marchant, Jeff s'était mis à lui raconter tout ce qu'il avait pu grappiller à droite et à gauche au sein de la cité. Beaucoup n'était que rumeurs hélas mais il avait au moins pu en apprendre un minimum sur le propriétaire de la demeure. Au yeux de la population "sérieuse" de la ville, ça n'était qu'un vieil excentrique qui crié souvent au loup. Pourtant, en fouillant plus dans le passé du vieillard, le gardien avait fini par découvrir qu'à une époque il était connu et respecté comme étant un grand prestidigitateur. Mais, à partir d'un certain age, il serait mis à frayer avec des puissances bien plus noir et plus dangereuse que ce qu'il manipulait dans sa jeunesse avant de finir en vieil aigris, plus connu pour ses fureurs envers les jeunes que pour la moindre goutte de magie.

Cependant, à un age très avancé, plusieurs disparitions ont eu lieu dans les alentours de la demeure et c'est ainsi que la légende à fini par prendre peu à peu de l'ampleur... De source peu sûr, il avait aussi apprit que cette homme était peut être le terrible Raspoutine, un mage noir spécialisé dans les illusions qui aurait tenté de prendre le trône de Russie après avoir trompé la mort d'une bien horrible façon. Jeffrey avait cependant mis cette thèse en suspens après avoir appris comment Raspoutine avait fini... Il se demandait quand même si il n'y avait pas une certain lien.

L'histoire de fardeau lui revint en tête à ce moment là. Jeffrey vint alors doucement posé son autre main sur la main d'arianne qui lui tenait le bras.

-Au faite... Ne vous en faites pas, Dame Arianne, vous n'êtes en rien un fardeau... Bien au contraire, vous êtes même une forme d'espoir : à nous deux, je suis persuadé que rien ne pourra nous arrêter !

Il soupira alors doucement, se sentant bête à être aussi idéaliste et rêveur dans ses paroles : ça ne lui ressemblait pas beaucoup...

-Et puis.. les enfants auront sans doute moins peur de moi si vous êtes présentes...

Ils arrivèrent alors à la porte. Jeffrey détacha sa main de la sienne puis il l'ouvrit d'un coup, se préparant à n'importe quoi tant il ne savait pas ce que cette porte pouvait bien lui réserver...Et il n'allait certainement pas être au bout de ses peines.
Venaient-ils de franchir une porte ou un portail dimensionnel ? C'est en tout cas ce que Jeffrey se demanda quand il se trouva dans la pièce suivante, enfin si il pouvait vraiment considérer qu'il était dans une pièce. Si il pensait que ces yeux était les seuls trompés, il fut rapidement dérouté par ce que lui envoyait ses autres sens : aucun ne disais une chose contraire aux autres, ils étaient dans une forêt tout ce qu'il y a de plus normal. Une forêt au beau milieu d'une maison, elle même au beau milieu d'une ville...

- Où est-ce que nous sommes ? À l’extérieur ? J’ai l’impression que nous nous trouvions dans une forêt. Est-ce que je me trompe ?

- Non... Vous ne vous trompez pas mais, ce n'est pas normal... Je veux dire , nous sommes dans une ville... Une ville couvertes de neiges qui plus est : C'est tout bonnement impossible d'être ici !!!

Il se retourna alors, constatant avec dépit que la porte avait bel et bien disparu... Mais ce n'était pas possible, quelques choses ne tournait pas rond ici ! Et il était déterminé à comprendre quoi...

- Est-ce que vous voyez quelques choses d’insolite dans les environs ? Une trace des enfants peut-être ?

- Insolite ? A peu prêt tout ce que je vois je dirais... On est dans une maison bon sang ! Nos sens ne devrait pas pouvoir être trompé à ce point là et pourtant...

Son regard se posa alors sur quelques choses de vraiment anormale pour le coup : un piano et un petit garçon. Le petit regardait les touches, comme si il hésitais à en jouer. Jeffrey se mit à l'appeler en balançant des "Eh petit !" à plusieurs reprises mais il ne semblait même pas prendre conscience de leur présence dans le lieu. Il se mit alors à jouer... Et quelle air merveilleux ça pouvait être ! Il emplissait l'espace de joie et de lumière, balayant petit à petit ses doutes sur le lieu...
Il se sentait partir loin, sans pour autant quitter le lieu... Il n'arrivait plus vraiment à savoir ce qu'il se passait autour d'eux, ni si Arianne était affecté de la même manière mais quelques choses n'allait pas avec cette mélodie. Elle était trop douce, trop mélodieuse, trop...trop... Trop irréelle ! Quelques choses en Jeffrey le ramena à la réalité brusquement... Sa poitrine lui faisait mal mais il ne percevait plus le son du piano alors que, au vue de ce que ses yeux pouvait voir, le petit semblait toujours joué. C'était invraisemblable mais il ne voulait rien comprendre de plus : il fallait partir d'ici, maintenant !

Ses yeux cherchaient, paniqué, la moindre trace de ce qui pouvait ressembler à une sortie quelconque. Il avisa alors une planche qui n'avait pas sa place ici. Elle était collé au chêne, comme pour lui servir de pansement.. Comme si il était blessé et devais cicatrisé.

- Là, une sortie !!!

Jeffrey se mit alors à foncer, entrainant Arianne à sa suite. Il fracassa la planche à grand coup de pied, ne retenant ses coups sous aucun prétexte. La planche céda alors la place à un trou béant dans l'arbre, comme si quelqu'un avait taillé une ouverture à l'épée juste pour se créer une sortie. Sans se poser de question, il s'y engouffra en attirant la jeune femme dans le gouffre.

Tout était sombre autour de lui puis, petit à petit, la fine lumière de bougie éclaira la pièce. Il venait de déboucher dans une immense pièce circulaire et sombre. Le vide de la pièce était oppressant pour Jeffrey, lui qui c'était habitué à des lieux encombré dans ce bâtiment : ils n'arrêtaient pas de passer d'un extrême à un autre et ça commençait vraiment à le perturber au plus haut point...
Il jeta un œil derrière lui pour constater que, comme tout à l'heure, il n'y avait plus rien derrière lui... Plus de retour en arrière pour eux.

Il regarda alors Arianne qui semblait passablement exténué par la course qu'il venait de l'obliger à faire, le chat sur son épaule lui lançait d'ailleurs ce qu'il interpréta comme un regard mauvais.

- Vous allez bien ? Vous êtes bien là avec moi, Dame Arianne ?

Il attendit patiemment sa réponse avant de se ré-intéresser à la pièce. Rien, ses yeux ne captait que le vide... Il ne voyait même pas le moindre indice sur l'ombre probable d'une sortie : peut être qu'il fallait des capacité qu'un voyant n'avait pas pour trouver la sortie...


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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Sam 9 Avr - 18:06



Tout en s’approchant de la porte en bois, Jeffrey raconta les nombreuses rumeurs qui entouraient cette maison si étrange. Il était impossible de savoir si les dires étaient réalistes où non et au fond, Arianne ne savait quoi penser des racontars. Parfois, il soulignait une part de vérité, mais très souvent, ce n’était que des on-dit, des histoires pour effrayer petit et grand, mais aussi pour éloigner les plus curieux. Parfois cela marchait, parfois, non. Comme la situation actuelle où deux enfants s’étaient risqués à se perdre dans les tréfonds de ce domaine. Réfléchissant à ses nombreuses histoires, Arianne fut surprise se sentir une main contre la sienne, à tel point qu’elle avait tournée sa tête vers le gardien, lui adressant un fin sourire amusé en réponse à ses paroles. Une forme d’espoir hein ? C’était des paroles étonnantes, surtout quand on savait que la demoiselle n’avait aucune notion dans des magies puissantes et encore moins dans le domaine du combat que ça soit au corps à corps, comme avec des armes. Elle ne savait que soigner et guérir les blessures les plus graves et profondes. Ce qui n’était pas négligeable certes, mais peut-être pas le plus utile dans la situation actuelle. Néanmoins, elle préféra ne rien ajouter, étant plutôt interpellé par les nouvelles paroles du jeune homme. Moins peur de lui ? Pourquoi diable les enfants auraient-ils peur ? Est-ce que c’était parce que les hommes étaient souvent considérées comme une autorité imposante ? Non, cela ne devait sûrement pas être le cas. Car au vu de la corpulence de son bras, le jeune homme était loin de la carrure impressionnante. Peut-être même plus qu’il serait amical aux yeux des enfants, voir même rassurant ? Après tout, pour certains enfants, l’apparence ne signifiait rien, sauf si l’on ressemblait à un monstre terrifiant. Ce qui ne devait pas être le cas du jeune homme, pensa la non-voyante. Par contre, il était étonnant de voir à qu’elle point il était négatif envers lui-même. Et ce manque de confiance en soi, pouvait lui jouer des tours, mais en cela, Arianne n’osa pas trop lui en faire part. Pas pour le moment du moins. Dés qu’ils arrivèrent auprès de la porte. Le son de la nature siffla gaiement à l’intérieur de cette nouvelle pièce, indiquant clairement à la jeune femme qu’elle se trouvait dans une forêt. Une chose bien étrange quand on savait que l’on se trouvait dans une maison et comme pour éclaircir ses doutes, elle demanda au jeune homme ce qu’il en était. Visiblement, Jeffrey était abasourdi parce qu’il voyait sous ses yeux, avouant clairement que tout ceci n’était pas normal. Intriguée, Arianne essaya de se tourner vers lui —le ratant de peu — tout en semblant réfléchir sur les paroles de l’adonis. Effectivement, une forêt n’avait pas lieux d’être, surtout dans une bâtisse. Comme pour espérer l’éclat d’un miracle, la demoiselle questionna de nouveau l’homme, préférant cette fois se concentrer sur les enfants, ou sur un quelconque indice, mais rien, rien ne semblait se trouver en ses lieux étranges et mystérieux. Sentant que Jeffrey était complètement déboussolée et désorienté, la jeune femme essaya de l’apaiser un minimum par des mots, espérant que cela le calmerait un tant soit peu.

« Ne vous inquiétez pas… Je sais que cela peut-être déroutant, mais il faut garder son calme malgré les circonstances. Il y a forcément une explication à tout cela, et je suis sûre que nous allons la découvrir sous peu. »

Du moins, la belle aveugle se doutait, qu’ils comprendraient un jour ou l’autre le fonctionnement de cette maison. Pour l’heure, ils devaient se rapprocher de leur objectif et ne pas se laisser chambouler par le reste. Alors qu’elle allait pour continuer sur le sentier de la forêt, Arianne entendus la voix de l’adonis interpeller quelqu’un. Au vu des termes qu’il utilisait, il s’agissait sûrement d’un enfant. Étais-ce justement l’un de ceux qu’ils recherchaient ? Elle ne pouvait le savoir, mais très vite, ce ne fut pas la présence d’un enfant qui l’intrigua, mais le doux son mélodieux d’un piano. Comment diable un piano avait-il put atterrir en ses lieux ? C’était là, une question tout à fait pertinente, mais… La mélodie était tellement envoûtante que l’aveugle n’eut cœur à formuler sa question, préférant écouter ce doux son qui était magnifique. C’était bien plus qu’un simple jeu. Elle pouvait sentir toutes les émotions qui s’échappaient de cet air. Joie, douceur, paisibilité. Le plus impressionnant était de savoir que c’était là, l’œuvre d’un enfant, mais est-ce que cela était réellement possible ? Alors qu’elle semblait comme emportée, la demoiselle commença à ressentir de toute nouvelle sensation. Panique, peur, agitation, tous ses sentiments négatifs, venait du jeune homme qui se tenait non loin d’elle. Elle avait l’impression de ressentir ses maux, sa souffrance. Inquiète, elle s’approcha alors doucement de lui, tendant sa main, comme pour essayer de lui toucher le bras, de façon à le réconforter.

« Monsieur Jeffrey ? Est-ce que vous allez bien ? »

Il n’eut aucune réponse, pas le moindre souffle de mot, ni de parole et plus l’adonis s’agita, plus Arianne s’alarma de l’état de son samaritain. Et soudain, il s’écria sans cris gare, parlant d’une sortie, avant d’empoignée la jeune femme qui se retrouva stupéfaite par la réaction du jeune homme. Sans comprendre, elle sentit la vitesse la prendre de cours, l’obligeant à suivre les pas du jeune homme, tout en essayant de le raisonner d’une voix consternée.

« Monsieur Jeffrey ! Que faites-vous donc ? Et l’enfant ? Monsieur Jeffrey ! »

De nouveau, elle se retrouva confrontée au silence, restant interdite devant la situation qui lui échappa totalement. Dans sa course, elle essaya de trouver la position du piano, mais c’était comme si les notes se faisaient de plus en plus lointaine, de plus en plus effacées. À la place, elle eut droit à un bruit sourd de bois qui se brisait sous le poids d’un coup puissant, puis, elle sentit cette forêt disparaître peu à peu dans son dos, marquant qu’ils étaient arrivés dans une nouvelle pièce. Dés que le jeune homme eut terminée sa course folle, Arianne put enfin arrêter à son tour, profitant du fait que Jeffrey l’avait enfin lâché pour porter ses mains vers son cœur, de façon à reprendre le plus calmement possible son souffle. Sa respiration était saccadée et elle sentait les battements de son cœur battre dans un rythme effréné. Sur son épaule, Chisé, miaula doucement comme pour prendre des nouvelles de l’état de sa maîtresse, avant de tourner un regard curieux vers l’homme qui avait manqué de délicatesse. Essayant de reprendre contenance, la jeune femme se redressa légèrement, affichant cette fois une expression quelques peu sévère et autoritaire, avant de s’exprimer le plus clairement possible, tout en répondant aux questions de l’adonis.

« Je vais bien… Et en effet je suis toujours auprès de vous mais… » Prenant une nouvelle inspiration, Arianne laissa enfin les mots sortir. « Qu’est-ce qu’il s’est passé Monsieur Jeffrey ? Je ne comprends pas votre réaction ! Est-ce qu’il y avait quelques choses de dangereux ? De menaçant ? Si tel est le cas… Pourquoi ne pas être allé chercher l’enfant en même temps ? Il n’y en avait bien un non ? Pourquoi avoir fuis de la sorte ? Expliquez-moi je vous prie ! »

Qu’allaient-ils faire si jamais s’était l’un des enfants qu’ils recherchaient ? Qu’est-ce que l’enfant allait  penser d’avoir été abandonnée de la sorte ? Pour Arianne, tout ceci était confus et elle ne savait pas vraiment quoi penser de cette situation qui devenait de plus en plus étrange.

« Je suis désolée… Mais je suis tellement inquiète… Néanmoins… J’aimerais comprendre pourquoi vous avez agi de la sorte. »

Il était vrai que les agissements du jeune homme étaient vraiment étranges pour le coup. Dans la pièce d’avant, Arianne n’avait ressentis aucun danger, aucun mal qui les menaçaient, mais peut-être que lui avait vu quelques choses qui auraient pu atteindre à leur vie ? Vu qu’il ne lui manquait que la vue, il était possible qu’Arianne n’avait pu pressentir ce danger et dans ce cas, elle saurait se montrer redevable envers le jeune homme, mais toujours est-il qu’une question restait en suspens. Qui était cet enfant ? Alors qu’elle se questionnait, un bruit fit soudain de nouveau son apparition, semblable à une note de musique. Au début la note était aiguë, puis elle fut accompagnée d’une ribambelle de son, donnant une nouvelle mélodie qui cette fois, était plus rapide, mais tout aussi joyeuse que la précédente. Derrière elle, Arianne entendit des pas, allant et venant jusqu’à ce qu’elle sente une main lui toucher le dos, la faisant sursauter de peur tout en entendant une voix enfantine lui parler.

« C’est toi le chat ! »

Il eut des rires, de nombreux rires, mais aucune présence ne semblait se défaire de l’ombre. Se rapprochant doucement de Jeffrey, Arianne sentit un malaise palpable l’envahir pour de bon. Avec les sons qui se mélangeaient, elle perdait toute notion d’orientation. Elle était comme perdue, incapable de savoir où elle se trouvait, ni ce qui l’entourait précisément.

« Monsieur Jeffrey… Est-ce que vous êtes capable de me dire exactement ce qu’il se passe ? »

L’ambiance était pesante, lourde et le fait d’être désorientée n’arrangeait rien à la suite, aussi, Arianne espérait que l’adonis pourrait l’éclairer plus précisément. Juste de quoi la rassurer ne serait-ce qu’un peu.
 




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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mer 13 Avr - 5:18
Il sentait encore son cœur tambouriné dans sa poitrine à un rythme effréné. Que c'était il vraiment passé là bas, dans la forêt,pour qu'il se sente aussi inquiet ? Ce n'était quand même pas Lui qui refaisait surface... Non, d'une manière ou d'une autre ça ne pouvait être ça : ils étaient vraiment en danger ! A moins que ça ne soit simplement lui qui l'étais...

Il regarda la jeune femme et l'écouta doucement. Il avait donc bien été le seul à se sentir en danger dans l'autre lieu... Devenait il fou ou est ce que les ténèbres de ce lieu était en train de réveiller les siens ? Il ferma les yeux un instant pour prendre une grande inspiration. Non, il ne laisserait pas ce monstre reprendre le contrôle, plus jamais !

-Je.. Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris à vrai dire. J'ai simplement ressenti un immense danger lorsque la musique à résonner, comme si cette dernière avait un but plus malsain... Pour ce qui est de l'enfant, je n'ai pas l'impression que c'était un de ceux que l'on recherchait : il était trop irréel.. Comme si il n'étais qu'une partie de l'illusion.

Il se sentait bien idiot maintenant que le calme était revenu. Il écouta silencieusement la jeune femme, se disant qu'il était vraiment un imbécile de l'inquiéter ainsi. Dire qu'il c'était jeté dans la gueule du loup pour l'aider et maintenant, il était peut être en train d'empirer le choses pour elle : pas très malin ça, surtout quand on veux jouer les héros.
Il essaya de prendre un ton rassurant, se forçant à sourire un peu pour une fois avant de commencer à prendre la parole.

-Je suis vraiment navré, Dame Arianne, je ne souhaitais pas vous inquiétez... J'ai très mal agit, j'aurais du vous mettre au courant au lieu de perdre mon sang froid comme je l'ai fait...

Il avait à peine terminer sa phrase qu'une douce mélodie emplie rapidement l'espace vide qui les entourait. Elle semblait plus rapide mais tout aussi attirante que la précédente. Cependant, Jeffrey n'avait pas une bonne impression. Elle semblait dématérialiser, inquiétante même dans la mesure où elle n'avait pas sa place dans un endroit vide comme cette pièce... Un endroit où elle n'avait aucune origine défini en somme. Et ça n'allait pas allez mieux pour le gardien...
Des pas maintenant, voilà ce qui résonna dans son dos. De petit pas d'enfants qui, comme la musique ne semblait pas avoir de présence.... A moins qu'il soit simplement derrière lui ?
Il jeta un discret coup d’œil dans son dos, repérant alors un petit garçon qui lui fit chut du doigts avec un grand sourire enfantin. Jeffrey le regarda, éberlué, touché le dos d'Arianne en criant de sa petite voix d'enfant :

- c'est toi le chat !

Il le regarda alors courir très vite à l'autre bout de la salle en le contournant, leur faisant de grand geste de provocation enfantin comme un sympathique tirage de langue. Mais... Quelques choses chiffonnait le gardien, encore une fois. Certes, il voyait un garçon dans la salle mais c'était des centaines de pas et de rires qui résonnait telle un concert discordant dans la salle. Quelques choses n'allait pas dans tout ce cirque...

- Monsieur Jeffrey… Est-ce que vous êtes capable de me dire exactement ce qu’il se passe ?

- Eh bien, si ce n'est un bordel sans nom et sans logique, je vous avouerais que je ne comprend rien.. Vraiment plus rien à ce qui se passe ici.

Il essayait d'observer le moindre détails, la moindre esquisse qui pourrait le mener à la vérité mais rien ne l'aidait. Les ombres dansantes autour d'eux semblait avoir forme humaine, de petites formes humaines comme si une troupe d'enfants étaient en train de s'amuser dans une folle farandole. Seul un détails semblait avoir une logique... Le garçon en face d'eux était toujours là, se balançant sur place au rythme de la mélodie mais son expression ne correspondait : elle était trop adulte pour être celle d'un gosse.

Jeffrey déglutit doucement, faisant glisser un couteau dans sa main libre en espérant vraiment qu'Arianne ne pourrait savoir ce qu'il s'apprêtait à faire. Il fit tourner le couteau dans sa main, la saisissant par le bout de la lame avant de lever bien haut son bras. Il veilla longuement à ne faire bouger que la moitié de son corps, espérant que sa compagne ne puisse sentir de trop son mouvement avant de lancer la dangereuse arme d'un mouvement sec du poignet. La lame fila droit, jeté par les mouvements expérimenté du gardien, et vint se fiché droit dans le mur en face après avoir traversé le visage de l'enfant sans lui faire le moindre dommage...

- Impossible... Murmura t'il doucement pour lui même. Comment était ce possible ? Si ce n'était qu'une illusion sans substance, il n'aurais pas du pouvoir toucher Dame Arianne... A moins que j'ai rêvé ?

Il tourna son regard vers la belle femme, cherchant ses mots avec justesse.

- Dites, Dame Arianne, avez vous ressenti quelques choses comme une main qui se pose dans votre dos ?

Il attendit sa réponse patiemment avant d'aviser au mieux la scène... Et si l'indice était là ? Et si ce petit était la "solution" à cette salle ? Non.. C'était sans doute trop simple. Il cherchait désespérément la moindre sortie, la moindre porte de secours mais rien ne lui sautait aux yeux alors que la pression augmentait au fil du temps... ça devenait définitivement dangereux.

Il ferma alors les yeux, cherchant à distinguer par d'autre sens la moindre aide mais il n'y avait rien... Son ouïe trop peu entrainé ne parvenait pas à entendre l'appel du petit garçon, emmitouflé dans son gros blouson juste derrière lui : un petit garçon qui ne comprenait pas pourquoi les deux adultes était immobile alors qu'il les appelait depuis tout à l'heure...

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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mar 19 Avr - 10:27



Attentive, Arianne avait écouté les raisons qui avaient poussé le jeune homme dans un délit de fuite inexplicable. Bien sûr, il y avait une explication à cela, comme tout agissement instinctif et très vite, la jeune femme décida au fond de ne pas lui en tenir rigueur surtout quand elle comprit que le petit garçon qui se trouvait de l’autre côté, n’avait rien n’avoir avec la réalité.

« Un but malsain… C’est curieux, j’avais plus l’impression que la mélodie nous témoignait d’un certain réconfort… Mais, je dois avouer que le jeu était bien trop franc et expert pour des doigts d’enfant. Sauf si nous avons affaire à un virtuose… C’est vraiment mystérieux. »

Tout cela était étrange et cette maison devenait une véritable énigme pour les deux âmes perdues à l’intérieur de celle-ci. D’un rez-de-chaussée, ils étaient passés à une pièce poussiéreuse, emplis de souvenir. De cette pièce, ils étaient passés à une forêt où un piano berçait les lieux avec une chansonnette et maintenant, ils se trouvaient dans une étrange pièce ou visiblement il n’y avait aucun repère. C’était à ne plus rien comprendre et au fond, cela commençait à vraiment inquiéter la jeune femme qui commençait à méditer à tout ceci. Est-ce que les enfants étaient aussi prisonniers de ses étranges apparitions ? Si c’était le cas, il fallait vite les retrouver avant qu’un mal ne les blesser ou pire encore… La voix de Jeffrey retentit de nouveau aux oreilles d’Arianne. Cette fois, il semblait s’excuser de ses agissements et de son comportement, mais au fond, la belle non-voyante ne lui en voulait pas du tout et c’est en lui adressant un sourire sincère qu’elle commença à lui répondre.

« Ne vous en faites pas Monsieur Jeffrey je… »

Mais elle ne pu lui répondre, sa voix se mélangeant avec le son d’un piano qui retentit de nouveau dans cette salle obscure. Cette fois la mélodie était douce, bien qu’un peu rapide, se mélangeant avec des rires et des bruits de pas provenant d’enfants. Comme si un attroupement de ses joyeux bambins venaient d’arriver à la hâte. Essayant de comprendre ce qui l’entourait, Arianne sentis subitement une petite main toucher son dos, ce qui la fit sursauter grandement, avant d’entendre le son d’une voix qu’il lui indiquait qu’elle était « le chat ». L’ambiance devenait tout d’un coup pesante et bien qu’elle n’arrivait à l’expliquer la jeune demoiselle se sentis soudainement angoissée et son premier reflexe fut de demander à Jeffrey qu’elle était leur situation et surtout ce qu’il se passait autour d’eux. Malheureusement, l’adonis était tout aussi perdu que la demoiselle, incapable de répondre à sa requête, incapable de lui donner le moindre détail. Peu rassurée, Arianne n’osa bouger le moindre cil, essayant de capter du mieux qu’elle pouvait tout ce qui l’entourait pour essayer au mieux de se rassurer. Il y avait le son du piano, accompagnée de nouvelle mélodie qui s’harmonisait, donnant comme une espèce de tempo. Les pas et les rires des enfants semblaient suivre cette note, comme si tout ceci était un ensemble, une sorte de combinaison. Soudain, elle ressentit une aura. Où du moins une présence qui la déstabilisa quelques peu. Elle était capable de savoir où elle se trouvait précisément, mais elle sentait un mélange de ténèbres et de lumière, comme si ses deux éléments s’amusaient dans une valse effrénée pour mieux se confondre. Soudain, elle entendit un bruit sourd, et étrange, comme celle d’une arme venant se ficher dans un morceau de bois. Du moins, ça y ressemblait et dans le brouhaha général, elle ne put entendre les paroles de son partenaire qui semblait comme contrarié. Se tournant vers lui, Arianne fut légèrement intriguée, avant cette fois d’entendre très nettement sa voix, celle-ci lui demandant si elle avait ressenti cette main qui lui avait touché le dos. D’un signe de tête, elle lui répondit, laissant sa propre voix lui donner une confirmation bien plus tangible.

« J’ai senti comme une chaleur à ce moment-là. Donc je suppose que oui… Pensez-vous que ce geste soit en rapport avec ce qu’il se passe ? »

Attendant la réponse de son bienfaiteur, Arianne se demandait bien à quoi cela rimait. Était-ce un indice crucial ou juste quelques choses de peu important ? C’est alors qu’elle entendit comme une petite voix derrière elle. Comme un appel qui essayait de percer à travers les autres sons. Se retournant pour mieux capter la voix, la jeune femme sentis de nouveau une présence, mais cette fois, celle-ci paraissait plus humaine moins illusoire. C’est alors qu’elle pressentit comme de l’énervement de la part de ce qui devait être un enfant et tout en tapant du pied, il laissa sa voix s’élever encore plus fort, semblant s’adresser à la jeune femme cendrée.

« C'est toi le chat ! Qu'est-ce que tu attends pour m'attraper ? Vite vite ! Dépêche-toi où la mort te prendra »

Ses mots ne semblèrent pas vraiment sérieux à cause de sa voix d’enfant, mais étrangement Arianne présentait qu’il ne disait pas ça que pour l’apeurée. C’est alors que son ombre se mit à s’agiter, prenant une forme ressemblant étrangement à l’image de la mort. Celle que l’on appelait la faucheuse. L’ombre semblait neutre, comme une masse ténébreuse qui attendait juste calmement que sa victime tombe dans ses bras. Sa compagnie soudaine, fit tirer un frisson qui parcourt tout l’échine de la belle aveugle. Elle sentait qu’un danger la guettait, et même si elle ne pouvait le voir, son impression s’avéra encore plus vrai quand Chisé se crispa sur son épaule, crachant comme pour menacer un potentiel opposant. Calmant son animal, la jeune femme se tourna un bref instant vers Jeffrey, avant de s’avancer vers cet enfant habillé d’un manteau d’hivers. À peine avait-elle fait un pas que l’enfant commença à s’enfuir, riant joyeusement avant de chantonner une chanson pour le moins morbide.

« Chat, chat, c'est toi le chat, sa malédiction perdura. Chat, chat, c'est toi le chat, si tu ne la Transmets pas, tu en mourras ! Chat, chat, c'est le toi chat ! Il est là, toujours là, trouve le vrai chat ! »

Comme si elle était en symbiose avec l’enfant, la musique s’était doucement ralentie, comme pour accompagner le chant, sauf que cette fois, elle s’était faite plus grave, plus sombre, avant de reprendre sa rythmique rapide et joyeuse comme pour témoigner d’une certaine tension. Soucieuse, Arianne se remémora cette drôle de comptine, se demandant si celle-ci n’était qu’un songe ou une réalité cinglante. Soudain, son ombre s’agita de nouveau et cette fois, la faucheuse fit apparaître son arme, empoignant celle-ci comme si elle s’apprêtait à attaquer. De nouveau, cette sensation glaciale lui parcourut l’échine. Visiblement, elle devait essayer de trouver la solution à son problème et la solution se trouvait dans cette comptine, une comptine qu’elle murmura de nouveau, essayant d’en comprendre le sens.

« Tout jeu possède une source…Qu’elle pourrait être celle-ci… » Son index replié près de sa bouche, la demoiselle se mit à longuement réfléchir avant de se tourner vers Jeffrey, lui lançant un sourire rassurant, comme pour éviter de l’inquiéter. « Je doute qu’en vous touchant cela règle le problème, et de plus je m’en voudrais énormément s’il vous arrive quelques choses après cela… Laissez-moi régler le problème. »

Elle ne savait si le jeune homme serait d’accord avec sa décision, mais la jeune femme ne comptait pas lui laisser le choix. Parfois, Arianne pouvait se montrer têtue et comme pour montrer sa témérité, elle s’avança un peu plus dans la pièce, entendant de nouveau des paroles, qui cette fois-ci, semblait bien plus cruelle et mesquine, même si les voix enfantines essayaient de faire passer la pilule.

« Tu vas mourir ! Tu ne vois rien, ton destin s’arrêtera là ! »
« Ne cherches pas ! Tu ne nous attraperas pas ! Car vif tu ne l’es pas ! »
« Aha attrape-moi, attrape-moi ! Non pas par là aha ! »


Les voix se faisaient moqueuses, tranchantes et mauvaises et pourtant, elle n’atteignait pas la demoiselle qui essayant de repérer où se trouvait l’attroupement d’enfant. Parfois, elle sentait comme un courant d’air lui passer dessus, soufflant contre sa peau et ses vêtements. Cela était dû au faux enfant qui essayait de la pousser, de la bousculer comme pour la brimer. Tout ce qui l’entourait ne semblait qu’illusoire et l’enfant qui était le seul à être vivant avait disparu dans l’immensité de la pièce. Elle avait beau se concentrer, rien n’y faisait, il était introuvable.

« Chat chat…Si tu ne le transmets pas tu mourras… » Comme pour essayer de déchiffrer cette énigme la non-voyante se rémora les paroles à voix haute, ne cachant pas cet état de réflexion dans laquelle elle se trouvait. « Il est là… Toujours là… » Peu à peu, Arianne analysait chaque mot, comme si la réponse se trouvait dans ses quelques phrases. Au fond, la situation l’angoissait quelques peu, mais elle essayait de se rassurer préférant se dire que tout ceci n’était qu’une illusion. Une illusion qu’elle se devait de briser. C’est alors que son ombre se matérialisa, devenant une masse de ténèbres qui se dressa derrière l’aveugle. La faucheuse était là, comme si elle était réellement vivante, sa faux toujours en mains et depuis qu’elle avait fait son apparition, les rires joyeux des enfants, devinrent de rires morbides auxquelles Arianne ne semblait pas prêter attention. « Trouve le vrai chat… Tu mourras… Toujours là, il est là… »

Alors que l’image de la mort commença à prendre de l’élan comme pour abattre sa faux sur le corps de la demoiselle, celle-ci s’était subitement retournée, déposant sa main sur la robe noire de celle-ci, montrant par ce geste, que l’ombre était maintenant sous l’emprise de ce jeu. Marquant par la même occasion sa propre audace et sa témérité.

« Trouvée. La mort est le chat. Et en se tuant elle-même, la malédiction va se perdre, et plus personne n'en sera menacée.»

C’est alors que la mort se mit à hurler brutalement, obligeant les vivants à se boucher les oreilles pour éviter de finir sourd sous ses cris lugubres. Elle disparut alors, dans un nuage de ténèbres, laissant le calme revenir dans cette pièce. Le piano s’était tût, les enfants aussi. Il n’y avait plus d’âme qui vivait en celle-ci, sauf peut-être, un raie de lumière qui filtra à travers les ténèbres et si jamais Jeffrey se tourner vers celle-ci, il pouvait y voir un enfant près d’une porte. Celui-ci lui adressa un sourire avant de l’interpeller.

« Par ici, par ici ! »

Il laissa la porte ouverte, avant de s’enfuir à l’intérieur, comme pour inviter les deux âmes perdues à le suivre dans cette ascension plus qu’étrange. Si jamais ils suivaient le petit — chose qu’ils étaient destinés à faire, car c’était la seule sortie — ils arriveraient dans une chambre luxueuse, décorée d’un rose somptueux, laissant croire qu’il s’agissait là de la chambre d’une petite fille. En son centre, se trouver une gamine habillée d’un manteau, jouant avec ce qui semblait être une dînette. Son regard semblait morne, comme si elle était envoûtée, tandis que le petit garçon semblait introuvable marquant un mystère de plus.




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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mar 17 Mai - 17:37
Son battait encore à tout rompre...
Le gardien fixait l'étrange enfant qui se tenait sous ses yeux. Il avait quelques choses de malsain, que ça soit dans ses faits et gestes ou même ses mots. Si le jeune homme était persuadé que ce n'était qu'une illusion, la réponse d'Arianne ne fit que le perdre davantage. Il avait cette désagréable sensation que le monde ne tournait plus rond, qu'il avait entièrement perdu pied avec la réalité et son sang-froid, habituellement inébranlable, était profondément affecté au point d'en devenir instable. Il sentait la sueur perlé sur son front tandis que se respiration se faisait pressente comme si son corps le suppliait de lui livrer un air qu'il commençait à manquer. Il était en train de suffoquer...

Il le voyait s'impatienter, se lasser de leur absence de réaction réelle et, ce petit qui ne pouvait être qu'une illusion vint s'adresser directement à la jeune femme. Jeffrey la regarda, abasourdi, gardé un calme surhumain alors que son regard fut de nouveau capté par un événement.. inattendu.
L'ombre qui se dressait tranquillement derrière l'enfant, là où venait juste de disparaitre sa lame, se mit à muter, se muant en une forme bien trop monstrueuse par rapport à sa source aux allures enfantines. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaitre celle avec qui ses ténèbres avait dansé dans une joie folle : la personnification même de la mort, la Faucheuse... Son corps se raidit, prêt à devoir fuir ou à combattre au moindre signe d'animosité venant de l'être en face de lui mais, il fut surpris par un autre mouvement. Il jeta un œil vers Arianne, s’apercevant que son regard gris réfléchissant s'était posé sur lui, et il la regarda avancé d'un pas. Il savait qu'elle ne l'avais pas vraiment vue mais... ça l'avait quand même un peu remué. Il essaye de la retenir, craignant profondément pour sa vie, quand l'enfant repris sa morbide comptine tandis qu'il fuyait d'eux, tournant dans la salle telle un petit fou.

Si la mélodie essayait de lui caresser les tympans pour l'apaiser, sa vue , elle, restait parfaitement consciente du désagréable spectacle que l'ombre offrait. Il reconnut avec aise la longue faux qui apparaissait dans les mains de l'ombre et, même si elle était elle même fait d'ombre, il pouvait presque voir l'éclat froid de sa lame... Le dernier éclat qu'on aperçoit généralement avant l'ultime obscurité.
Il regarda et écouta, perturbé, le discours d'Arianne et il voulu même s'interposer, refusant qu'elle prenne le moindre risque alors qu'il était là pour la protéger mais il ne put rien faire. De manière perfide et profitant de son état de panique, Il avait profité de l'égarement du gardien pour paralyser sa voix et ses membres... Même si il était parfaitement conscient et plus ou moins maitre de ses décisions, il ne pouvait que regarder la belle se dirigée et réglée le danger par ses propres moyen.

Les voix s'y remettaient de plus belle, résonnant en écho avec celle du petit faucheur, en se riant d'eux. Elles semblaient vouloir les faire lâcher prises, leur faire abandonner l'espoir mais, sous ses yeux ébahis, la jeune aveugle semblait rester imperturbable. Comment était ce possible... Lui même était complétement abasourdi par le chaos ambiant et il se serait sans doute mis à enrager, jetant ses couteaux à tord et à travers sans aucune logique.
Tout à ses pensées, il sentit cette voix horrible si proche et en même si différentes de la sienne. Chaude, doucereuse et terriblement sadique, elle vint se glisser en lui pour lui murmurer des mots qui le laissèrent définitivement perdu :

- Laisse, petit minable... Ne vois tu pas que tu es inutiles dans cette folie :ça ne me fait pas plaisir de t'aider mais, pour une fois, je vais sauver ta misérable existence... Après tout, sans toi, ce jeu est ennuyeux alors... Survis jusqu'à notre prochaine affrontement !

Jeffrey restait interdit... Lui, décider à l'aider ? Non... Quelques chose n'allait pas : était ce aussi une illusion de cette salle ? Le rire qui résonna dans son crane lui fit bien comprendre que non. Il se mit alors à se sentir soudainement apaisé, une folie insidieuse se diluant dans son être pour lui faire voir le monde sous un autre œil. Il percevait toujours l'illusion mais elle lui semblait étonnamment dérisoire comparé au capharnaüm total qu'Il avait glissé en lui. Tout en restant maitre de lui même, il regarda la jeune femme percé l'illusion au grand jour, terrassant l'énigme et la faucheuse avec un simplicité des plus étonnantes et, dans un cri de rage, la Mort elle même hurla sa frustration. Il vit bien Arianne se couvrir les oreilles mais, les hurlements de ces douloureux souvenir lui semblait tellement pire qu'il resta stoïque un long moment... Puis tout cessa.

Le monde reprenant cette teinte apaisante qu'il était toujours censé avoir et, en lui, le tourbillon de folie venait de se tarir pour le laisser dans un état de calme absolue. Le gardien continuait d'être perplexe cependant : pourquoi est ce que Lui avait accepté de l'aider, de son plein gré ?
Il entendit alors, enfin, la voix douce d'un jeune garçon dans son dos. Se tournant vers cette dernière, il vit le même petit garçon que l'illusion mais, dans le calme limpide de son esprit, il voyait bien que celui ci était réel. Son sourire lui faisait chaud au cœur et, le sourire fleurissant sur les lèvres du gardien, il prit la main d'Arianne avant de se diriger en direction de la sortie...

Il passa le pas de la porte, paisiblement, pour arriver dans ce qui semblait être une majestueuse chambre de petite fille. Ce qui lui faisait penser cela était surtout le gout très prononcé en rose de la pièce, le genre de pièce qui ne lui correspondrait certainement pas... Il chercha des yeux le jeune garçon mais, étonnamment, ce dernier avait disparu. Repensant à ces étranges pièces qui ne semblait pas avoir de logique, le Gardien se demanda si une sorte de pouvoir ne les transportait pas aléatoirement à chaque fois qu'ils passaient une porte... Cela pouvait expliquer bien des choses mais pas toutes : dans tout les cas, celui qui avait ensorcelé la demeure était définitivement très puissant, voir même un peu trop.

Dans ses recherches pour repérer l'enfant, ses yeux se posèrent sur une petite fille assise à une table de dinette. Le repenti s'avança vers elle, souriant, et pour ne pas se montrer trop inquiétant décida d'abaisser sa capuche. Ses bandages couvrant toujours la parti désagréable de ses joues, il vint s'adresser à elle d'une voix chaleureuse.

- Eh petite, est ce que tout vas bien ? On peut jouer avec toi, peut être ?

Son absence de réaction le laissa perplexe et il la regarda longuement avant de le remarquer : ces yeux manquait de vie, comme si ils étaient perdu dans une autre réalité...
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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Dim 29 Mai - 17:39



Elle ne pouvait voir la décoration de cette chambre, ni le visage de cette petite fille qui se trouvait dans la pièce et pourtant, elle avait la conviction que celle-ci était l’un des enfants qu’ils recherchaient tant. Soulagée, Arianne imita les mouvements de son protecteur, avant de s’arrêter de quelques pas, ses traits se fronçant légèrement. Il y avait quelques choses de malsain dans cette pièce, une force étrange et puissante qui semblait comme observer la scène qui se déroulait sous ses yeux vicieux. Essayant de capter cette aura, la belle aveugle écouta d’une oreille distraite les paroles du jeune homme qui semblait vouloir questionner la petite sur son état, tout en lui proposant de jouer avec elle. Ce fut le rire cristallin de la petite qui attira toute l’attention de la non-voyante, augmentant cette force qui semblait se matérialiser sur le corps de l’enfant. Elle ne pouvait le voir, mais des flammes d’un violet sombre étaient maintenant présentes, enveloppant la petite fille qui avait doucement relevé la tête, un sourire carnassier sur le visage.

« Vous voulez jouer avec moi ? Alors jouons ! »

Soudain, un violent souffle s’éleva dans la pièce, obligeant la jeune femme à se couvrir le visage par réflexe. La présence se fit de plus en plus forte, de plus en plus palpable et ce ne fut plus une petite fille qui se trouvait devant eux. Non il s’agissait là d’un monstre étrange à l’allure mystérieuse. Il était possible de lui donner une forme humanoïde, bien qu’il fût impossible de voir son visage sous sa longue capuche. Sa main visible ressemblait à de longues lianes ténébreuses qui semblaient connectés à la petite fille au niveau de sa nuque et d’un geste, son autre main se montra à la lumière du jour, montrant l’autre enfant qui semblait lui aussi comme prisonnier du monstre. D’un geste, l’aura violacée reprit possession des enfants qui semblaient grimacer un bref instant en reprenant contenance avant d’invoquer des armes dans leurs mains, comme pour prendre part à un combat. Ressentant les choses qui l’entouraient, Arianne se tourna alors vers Jeffrey, un air grave sur le visage. Elle n’était pas une combattante, et sa magie de soin serait sûrement inefficace contre la créature, mais ce n’était pas ses facultés qui l’inquiétaient. Non, c’était l’état des enfants, qu’elle sentait comme agonissant.

« Il y a quelques choses qui aspire l’âme des enfants… Je ne sais pas de quoi il s’agit, mais il est en train de les faire mourir petit à petit. Il faut les aider ! »

À peine avait-elle prononcé ses paroles, que des bruits de pas se firent entendre, venant droit dans la direction des deux prisonniers. Les deux enfants étaient en train se s’élancer sur eux, toutes armes dehors. Surprise par l’agilité de son opposant, le seul réflexe de la jeune femme fut de se reculer aussitôt, esquivant de peu le coup qui lui était adressé. Un bruit rauque s’échappa alors de la créature, comme si elle était contrariée d’avoir de l’opposition. Ses lianes s’agitèrent alors avec frénésie, et ce ne fut plus un, mais les deux enfants qui s’élancèrent sur le jeune homme et la jeune femme essayant de les ruer d’attaque, pour mieux les oppresser. Face à son opposant, Arianne était comme un nouveau née, essayant d’esquiver tant bien que de mal les frappes de son adversaire, grâce aux sons et à son aura meurtrière. Étrangement, elle ne sentant pas que de l’animosité de la part de l’enfant qu’elle combattait. De part son empathie, elle pouvait sentir sa peur, son angoisse et ce sentiment tenace d’appel à l’aide. Elle ressentait aussi sa souffrance due au sort qui le frappait. Une situation qui lui brisait le cœur, mais qui lui donnait envie de tout mettre en œuvre pour les sauver de cette entrave qui aspirait leur vie.

« Monsieur Jeffrey. Je sais que ma demande va vous paraître folle, mais de grâce... Ne faites pas de mal à ses enfants. Ils sont contrôlés. Ce ne sont pas eux qui agissent de leur propre chef. Il faut… AH ! »

Perdant de sa concentration pour avertir le jeune combattant, Arianne n’avait pus entendre les mouvements de l’enfant qui avait réussi à la faire tomber au sol, se jetant immédiatement vers elle, pour apposer ses petites mains autour du cou de la belle. Bien que ce ne fût qu’un gamin, la force que la créature lui insufflait était suffisante pour étrangler la jeune demoiselle qui n’arrivait à se libérer de son emprise. Elle avait beau forcer, rien n’y faisait, elle avait l’impression de se retrouver face à un étau qui ne cessait de se serrer de plus en plus. Sa respiration se faisait de plus en plus courte, quand soudain, la lourdeur sur sa gorge s’évacua enfin, lui permettant de prendre une grande inspiration. Face au danger qui menaçait sa maîtresse, Chisé s’était lancée à corps perdue dans la bataille, griffant et mordant jusqu’au sang, le bras de l’enfant pour le faire lâcher prise. Faisant reculer celui-ci qui cria de douleur. Se relevant avec peine, la belle aveugle toussota quelques secondes, avant d’entendre son chat cracher vers son ennemi comme pour le menacer.

« Chisé ! Non ! »

Elle sentait l’odeur du sang en plus d’une rage grandissante. Le danger se faisait de plus en plus hostile et malgré tout, Arianne était déterminée à sauver ses enfants. Elle ne savait comment, mais elle comptait bien sur l’aide de Jeffrey pour s’en sortir, car à elle seule, elle ne pouvait malheureusement rien faire.



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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Dim 7 Aoû - 12:16
Jeffrey se sentait... mal, terriblement mal. Pour l'une des premières fois depuis très longtemps, il ressentais une peur infini grandir en lui et surtout, il Le sentait grandir.
Ce lieu, ce manoir était tellement malsain qu'il parvenait à Le réveiller mais, même Lui c'était montré étrange. Le jeune gardien avait été aidé par Lui... Mais Il n'avait rien demandé en contrepartie, comme si Il l'avait simplement fait par envie et, maintenant, Il se murait dans un silence des plus troublants.
L'avantage de ce mutisme était qu'il pouvait se concentrer sur la situation actuelle et sur la protection de la jeune femme qui, étonnement, révélait une force de volonté des plus incroyable. Certes, elle allait peut être avoir besoin de lui si ils devaient se battre mais, pour le reste, Jeffrey avait l'impression que c'était plus à elle qu'il devait s'en remettre pour ne pas perdre définitivement les pédales.

"Et voilà que même cette gamine se révèle être une petite créature démoniaque.. Mais où diable est l'autre gosse ???" pensa t'il, le regard concentré sur la petite qui semblait soudainement bien plus proche de la bête que de l'humain. Et ces flammes qui l'entouraient ne lui disait rien qui vaille...
La bourrasque soudaine qui emplit la salle fit voler ses cheveux et il dut plisser les yeux pour y résister et pouvoir continuer à suivre la scène. Et c'est là qu'il put la voir.

L'immense créature violacée qui semblait être la maitresse de tout ce cauchemar réel, un véritable monstre sans consistance qui semblait pratiquement inatteignable... Et, telle un marionnettiste, le second enfant apparu à son tour avec le même air cauchemardesque sur le visage. Puis, l'ombre se fondit dans les jeunes corps, en prenant le contrôle totalement tandis que des armes blanches apparurent dans leur petite mains frêles. Deux lames, très courtes, venait de surgirent du néant et leur couleur violette ne rassurait pas le moins du monde le Gardien qui avait déjà fait glissé dans sa main libre un couteau classique qu'il serra fermement.
Il écouta à peine la voix de la jeune femme, trop concentré sur les jeunes enfants armés qui commençait à s'approcher très lentement, guettant chacun de leur geste pour savoir qui allait les assaillir en premier. Puis, ils accélérèrent d'un seul coup.
Le petit garçon fondit sur lui, le regard vide, tandis que la jeune fille se mit à attaquer la belle aveugle. Forcé de lui lâcher la main quand elle recula, il profita que sa seconde main soit libre pour rapidement dégainé Glacesang de son dos et il para la lame violette. L'attaque n'avait pas manqué de force et, sa seconde main gêné par son propre couteau, il ne le repoussa qu'avec difficulté.

Il entendit très bien les mots de la jeune femme cette fois ci mais... Comment en était elle aussi certaine ? Rien n'indiquait que c'était bien les enfants recherché : ça pouvait aussi bien être des illusions solide ou des invocations alors que faire ?
Il resta en position défensive, parant sans difficulté les assauts brutal après avoir jeté sa lame pour tenir sa garde à deux mains. La force de ce gamin n'était vraiment pas normal...

Il avait vu avec un regard désespéré la jeune possédée se jeter sur la pauvre femme tombé à terre mais, sous les coups du gamin, il ne pouvait rien faire d'autre que bloquer...
Il entendit tout juste le chat feulé puis des cris de douleurs suivi d'un ordre de la femme mais il laissa tout de même un soupir de soulagement lui échapper quand, d'un regard en biais, il la vit se relever difficilement. Ce moment d'inattention lui couta un peu malgré tout car un coup de la lame violette vint déchirer sa manche droite, un léger flot de sang s'écoulant alors de la plaie pour tomber sur Glacesang qui luisit faiblement tandis que, dans un léger cri de rage, il mit un cout de botte dans l'estomac du gamin qui se retrouva à terre.
Il en profita pour foncer, se plaçant face à la jeune femme, en position de garde.

-Dame Arianne... Je doute vraiment que nous puissions nous en sortir sans un minimum de violence : je n'ai pas de pouvoir autre que celui d'invoquer de lames à moins que...

Il ne put terminer sa phrase que les deux enfants se jetaient sur eux. Il bloqua leur coup, sa plaçant toujours de telle manière à ce qu'ils ne puissent s'approcher davantage de l'aveugle quitte à devoir leur mettre des coups de bottes pour les repousser sans leur causer trop de dommage mais... Il allait vite arriver à bout si ça continuait ainsi.

-Avez vous quelques choses, une magie par exemple, pour contrer la possession ? Car, sans ça, on ne pourra sans doute rien faire d'autre que... devoir les blesser !

Il savait qu'il allait dire autre chose mais il ne voulait pas s'y résoudre. Il ne tenait pas à s'abaisser à Son niveau !
Glacesang, raviver par son sang, se mit à briller un peu plus fort et, lors d'un autre assaut du gamin, sa lame violette éclata en frappant l'épée du Gardien qui en profita pour l'étaler d'un nouveau coup de botte dans les jambes avant de parer les attaques de la jeune fille. Sa lame perdit son éclat, ne parvenant désormais qu'à bloquer sans pouvoir briser la lame.

Les deux possédés s’arrêtèrent un instant pour reculer, couverts de bleus et étonnement essoufflé. Une flamme violette vint les entourer et, quand elle disparu, ils réapparurent comme neuf. Le jeune homme avait profiter de l'accalmie pour laisser son sang coulé sur Glacesang, grimaçant sous la douleur de son bras, avant de s'adresser à l'aveugle.

-L'ombre ou quoi que ce soit qui les contrôle peut les soigner : on doit trouver un moyen de fuir car je ne vais pas tenir éternellement... Vous savez vous servir de ça ?

En terminant sa phrase, il avait fait apparaitre de nouveau un couteau de cuisine par sa manche qu'il lui glissa dans les mains pour qu'elle comprenne de quoi il parlait. Même si elle n'y voyait rien, elle pourrait sans doute mieux se défendre avec une arme entre les mains... Car il n'était pas sûr de pouvoir continuer à gérer ses deux démons à la force surnaturelle bien longtemps...
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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Jeu 6 Oct - 0:03



La situation était plus que délicate en plus de mettre en danger la vie des deux protagonistes. Arianne avait échappée à une mort certaine, grâce à son chaton qui avait osé s’attaquer à l’un des opposants contrôlés. Malgré que les deux enfants se montraient virulents dans leur attaque effrénée, la belle aveugle sentait que quelque chose n’allait pas. Leur geste était en contradiction avec leur émotion, montrant qu’il restait encore une once d’humanité en eux. Arianne en était persuadée, les enfants étaient possédés. Elle ne savait pas par quoi, ni par qui, mais elle se doutait que l’amas ténébreux qu’elle ressentait était l’objet de cette possession. Sentant la présence de Jeffrey s’interposant entre elle et leur adversaire, Arianne devait bien avouer qu’elle se sentait impuissante face à la situation. De plus, son état de choc n’était pas pour l’aider et même si elle avait réussi à reprendre une respiration adéquate, elle n’en avait pas moins la douleur lancinante qui lui tenaillait la gorge. À l’entente des assauts qui se répètent, la demoiselle pria pour que son cher protecteur ne blesse aucunement les deux âmes meurtries. L’odeur du sang n’était pas pour la rassurer, mais elle savait que dans ce genre de situation, l’enjeu était plus à la survie qu’à rejoindre la mort. Très vite, le jeune homme s’exprima sur l’affaire, avant de se faire couper par ce qui semblait être une attaque de la part d’un des enfants, au vu du bruit qui ressemblait à du fer qui s’entrechoquait.

« Nous devons à tout pris éviter de les blesser ! Je ne saurais vous l’expliquer, mais il s’agisse bien là des enfants que nous recherchons. Je sais que je vous demande l’impossible, mais il nous faut éviter d’aggraver leurs blessures plus que nécessaire. »

Les bruits de lutte se faisaient de plus en plus virulents. Les respirations se faisaient courtes, saccadés et pourtant, celle-ci ne semblait pas empêcher les enfants de revenir à la charge, chose qui prouvait bien que cela n’appartenait pas au commun des mortels. Essayant de reculer pour ne pas gêner le jeune homme dans sa bataille, Arianne écouta attentivement ce que Jeffrey lui annonça. Ses paroles n’étaient pas pour lui plaire, augmentant son sentiment d’impuissante. Elle ne pouvait rien faire, elle n’était même pas sûre que ses sorts de guérison fussent aptes à soigner d’une possession. Tout ce dont elle était capable, c’était de soigner les plaies et les blessures graves. Si jamais elle tentait et que cela soignait malencontreusement les enfants. Leurs chances de réussite s’en retrouveraient vaine.

« Hélas, je doute que ma magie de guérison puisse réussir ce miracle. N’y a-t-il aucune autre solution qui se présente à vos yeux ? »

Elle ne pouvait céder au désespoir. Il devait bien y avoir là une solution qui leur échappait. Tuer les enfants seraient une erreur monumentale, aussi, Arianne n’était peu encline à cette solution. Elle préférait encore mourir, que de supporter ce tableau atroce et morbide. Jamais son cœur ne pourrait le supporter. Portant une main à son cœur, la jeune femme se concentra alors, essayant de capter dans cet endroit, les pièces manquantes du puzzle. Ils étaient là, dans ce lieu, à combattre des enfants tandis qu’une ombre se tenait à l’autre bout de la pièce. Elle semblait être le cœur du problème, un problème qu’il fallait résoudre au plus vite. Voulant prévenir le combattant, la belle aveugle fut prise de court par celui-ci, qui semblait lui présenter quelques choses dans ses mains. Quelque chose de froid, de lisse et de particulièrement coupant. Elle n’avait pas besoin de demander confirmation, car la demoiselle savait pertinemment qu’elle tenait un couteau dans ses frêles mains de guérisseuse. Elle resta un instant interdite, avant de reprendre contenance, redonnant sans attendre l’arme à son propriétaire.

« Je suis désolée… Je ne peux… Je ne sais aucunement me servir de cet objet pour me battre. »

Son visage témoignait d’une tristesse accablante, montrant qu’elle était désolée par son manque d’expérience dans le domaine. Elle savait qu’elle devait paraître un poids pour le jeune homme, pourtant elle ne se laissa pas abattre, préférant lui annoncer enfin sa théorie.

« Monsieur Jeffrey ? Je m’en veux de vous demander cela, sachant que je ne suis pas sûre de mes suppositions, mais je pense qu’il vaut mieux s’attaquer à l’origine du problème. C'est-à-dire, l’amas de ténèbres qui semble être la source de la force des enfants. Je suis sûre que si vous la détruisez, la possession s’arrêtera immédiatement. Je ne suis peut-être pas d’un grand secours, mais je peux vous prêter ma force pour vous aider ainsi qu’un regain nécessaire pour retrouver l’intégralité de vos forces. Êtes-vous partant pour tenter ce risque ? »

Il était vrai que tenter ce plan était un pari risquée, mais Arianne était prête à y mettre toute sa contribution pour que celui-ci réussisse. La peur ne la paralysait guère, au contraire, elle avait assez de courage pour en insufflée à son partenaire, montrant que malgré les circonstances, des solutions étaient toujours envisageables. Même si pour cela, il fallait donner une confiance aveugle à une demoiselle incapable de se défendre contre le danger qui sévissait.



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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mer 26 Oct - 6:39
Il se sentait parfaitement idiot quand il écouta la réponse d'Arianne... Ça aurait du lui sauter aux yeux en un sens. Depuis le début, elle s'était montré des plus pacifiques et, en plus de cela, sa cécité ne laissait pas grand doute sur son incapacité au combat bien qu'elle aurait put le surprendre. A son propre ressentiment vint s'ajouter la tristesse sincère qu'il sentait chez la jeune femme qui l’accabla d'autant plus : c'était lui le gardien, le soldat et le combattant , pas elle !

- Oui... Ne vous excusez pas, Arianne, je n'aurais pas du poser une question aussi stupide.

Il fit disparaître la lame d'un geste, la laissant tomber en poussière avant de se concentrer de nouveau sur la défense, les gamins ayant retrouvé leur aplomb durant leur petite discussion. Il avait beau garder son esprit fixé sur le combat, il écouta parfaitement la théorie de la jeune femme...
Elle n'avait pas tord, la masse grouillante au fond de la pièce était certainement le vrai mal de ses lieux mais il doutait avoir la moindre arme contre cette chose. Usant d'une petite botte pour dévier les lames des deux gamins avant de les envoyer valser d'un coup de pied, Jeffrey s'adressa rapidement à la jeune femme.

- Si vous avez les moyens de me rendre la santé, je vous en serais reconnaissant si vous pouviez le faire des maintenant... Par contre, pour ce qui est de la créature j'ai des doutes sur ma capacité à la terrasser... Mes pouvoirs ne se concentrent que sur l'invocation et la maitrise de nombreuse lame mais je n'en ai aucune qui pourrait blesser cette chose : je suis plutôt désarmer à vrai dire, ce qui est assez ironique vue mes pouvoirs...

Pour le coup, il envisageait nettement plus une retraite qu'un affrontement en bonne et due forme. Un replis stratégique qui leur permettrait peut être d'en apprendre plus sur le lieu et aussi de reprendre des forces voir même trouver une solution pour détruire l'Obscurité. Le gardien avait peut être une idée mais pour cela, il allait avoir besoin de temps... Et il avait une théorie a vérifier aussi.

Ainsi, lorsque que les lames violettes revinrent dans sa direction, il les laissa passé à côté de lui avant de donner un lourd coup circulaire de sa lame. Le sang couvrit sa lame et jaillit d'un coup des deux bras armés qu'il venait de trancher, suivi aussitôt des cris de douleurs des enfants mais... ça ressemblait tellement plus aux râles des bêtes enragés que même Jeffrey en frémit. Ils reculèrent aussitôt, la flamme violette réapparaissant immédiatement tandis que le Gardien se remis correctement face à Arianne avant de sentir ses forces revenir et ses plaies se refermer. Il ne put lui adresser qu'un rapide remerciement, préférant ses concentrer sur les flammes qui restaient plus longtemps que la dernière fois mais finirent malgré tout par disparaitre. Et ils étaient de nouveau intact, lame à la main.

- Mais c'est pas possible... Même un membre coupé peut être soigné ?

Il regarda là où les membres sanglants avaient atterrit lorsqu'il les avait tranché pour constater leur disparition.

- Comment est ce possible... Quelle magie peut être aussi puissante pour carrément annuler une chose qui vient de se passer ?

Mais il retint quand même une information plutôt vitale. Plus la blessure à soigné était grave, plus les flammes mettaient du temps à les réparer... Hors du temps, ils allaient en avoir besoin pour le plan du Gardien.

- Arianne... Je sais que vous n'aimez pas que je les blesses mais je viens d'avoir la preuve qu'ils peuvent se soigner presque à l'infini. J'ai un plan pour qu'on puisse fuir mais je vais avoir besoin de temps, cinq minutes pour être précis. Je n'ai pas compté le temps qu'ils ont mis à se soigner de leur bras tranché mais ça à duré au moins deux minutes... Pensez vous pouvoir gagner du temps, seule, face à eux ?

Il avait enchainé très vite ses paroles, ne la laissant pas réagir avant qu'il est entièrement terminé puis il se concentra sur ses parades, sa puissance parfaitement restauré. Il espérait sincèrement que la jeune femme pourrait lui donner du temps sans en subir les conséquences et l'idée qu'elle pourrait être gravement blessée le mettait mal à l'aise mais, pour une fois, il n'avait pas le choix...

Au moins, depuis le début de ce combat, l'Autre n'était pas revenu l'ennuyé.

Le gardien les repoussa d'un grand coup d'épée, tranchant encore leur bras, avant d'enchainer sa contre-attaque pour leur trancher leur second bras. Il serra les dents sous leur cris de douleur, une larme coulant sur sa joue, avant de rengainer Glacesang pour invoquer un couteau. Les flammes violettes avaient à peine commencé à briller qu'il était déjà en place derrière Arianne pour commencer son rituel.

- Ils sont en train de se soigner ! Je vais commencer immédiatement à ouvrir notre porte de sortie... Je suis derrière vous si vous avez besoin d'aide, peu importe où j'en suis, je vous sauverai alors, par pitié, ne prenez pas trop de risque : tout est entre vos mains désormais...

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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Mar 10 Jan - 19:32



Ce n’était qu’une théorie, une simple supposition, et pourtant Arianne était persuadée que leur problème prendrait fin une fois, la source vaincue. Visiblement Jeffrey était aussi de son avis, mais de part ses propres capacités il ne semblait pas en mesure de venir à bout seul, de celui qui tirait les ficelles de tout cela. Abandonnés à leur propre sort, seule la fuite semblait être la seule solution à leur survie pour le moment. Et plus le combat s’éternisait, plus les surprises ne cessaient de se succédait à tel point que même le jeune homme ne cachait plus son étonnement.

« Un membre coupé qui renaît… Mon dieu, mais comment cela à-t-il put se produire ? »

Espérant que cette blessure ne soit pas l’œuvre du gardien, Arianne ne pus cacher sa contrariété en entant la nouvelle aptitude des enfants possédées. Elle ne s’y connaissait pas vraiment en magie, mais peu d’entre elle, était capable de tel prodige.

« Peut-être une magie de temps ou une magie noire très ancienne. Quoi qu’il en soyez prudent. »

Cette information n’était sûrement pas utile, mais ce n’était là tout ce qu’Arianne était capable de battre. Ainsi en retraite, incapable de voir, elle ne pouvait que s’en remettre à ce jeune homme qui acceptait de la protéger envers et contre tous. Un poids que la jeune femme se regrettait de lui avoir imposé. Élevant à nouveau la voix, Jeffrey annonça un plan très risqué, mais qui leur permettrait de survivre tout en élaborant une stratégie plus efficace pour sauver les enfants de cette terreur démoniaque. Bien que cela s’avère plus que dangereux pour la belle aveugle, celle-ci ne rechigna pas, montrant tout le courage dont elle était capable de faire preuve, rassurant au passage son compagnon d’infortune pour qu’il ne se concentre que sur le nécessaire.

« Bien que cela ne m’enchante guère de vous laisser torturer ses pauvres âmes innocentes, vous pouvez compter sur moi. Je vais essayer de faire le nécessaire pour vous laisser la liberté d’agir. »

Elle n’était certes, pas une combattante hors pair, mais peut-être serait-elle être capable de gagner du temps comme le désirait Jeffrey. Elle ne savait comment elle devait s’y prendre, mais si la demoiselle pouvait se rendre utile de n’importe quelle façon, alors elle le ferait. Laissant le gardien agir pour gagner du temps, la demoiselle fut particulièrement touchée par les cris d’agonie de ses pauvres âmes qui se faisaient charcuter. Elle savait pourtant que ce n’était là que la seule solution. Elle ne cessait de se le répéter, mais cela était toujours dur à encaisser, à avaler. Quand elle sentit la présence de Jeffrey derrière elle, la jeune femme se tourna doucement vers lui, affichant son sourire calme et conciliant avant de le rassurer et de le motiver dans sa tâche.

« Ne vous inquiétez pas pour moi. Promettez-moi juste de ne pas vous interrompre dans votre processus. Si cela est notre unique chance de les sauver, je préfère en payer de ma vie, plutôt que de les laisser ainsi à leur triste sort. Donc Jeffrey… Je vous fais entièrement confiance. »

Faisant tomber la formule de politesse « monsieur », Arianne espérait que part ses paroles, Jeffrey comprenne l’enjeu qui était lancé. Il ne devait pas s’inquiéter pour elle, mais plus pour les enfants et ce mal qui les habitaient, car sans cela, ses petits êtres seraient déjà hors de cette maison étrange et angoissante. S’approchant de quelques pas, Arianne usa de sa présence comme rempart entre le gardien et leur opposant, s’imposant à eux, comme le ferait une nouvelle proie pour protéger son semblable.
« Chisé, soit mes yeux en cet instant. »

Un miaulement indiqua à la jeune femme que le chaton était près à agir comme tel, bien qu’elle fût consciente qu’elle n’aurait pas les mêmes réflexes qu’un voyant. Mais fort heureusement elle pouvait compter sur ses sens pour s’en sortir. Quand elle sentit que les auras de ses opposants captait la sienne, la belle aveugle commença à s’éloigner du gardien, prenant soin de se guider de sa canne pour éviter les obstacles qui se présentait à terre. Dans sa course et grâce à Chisé, elle parvint à rater quelques attaques qui lui étaient destinée, bien que l’une d’elle l’ait frôlée dangereusement. Dans sa course folle, elle pouvait sentir l’aura ténébreuse se faire de plus en plus fort, de plus en plus menaçante, comme si elle éprouvait le désire secret de se débarrasser de la jeune femme. Mais ce qui inquiétait Arianne, c’était plus l’effet de cette chose sur ses proies que l’opposant en lui-même. Plus il exerçait sa magie sur ses petits corps frêle, plus la jeune femme avait l’impression d’entendre leur lamentation, leur appelle au secours devenant de plus en plus répétée. « Je veux les aider… Je veux les libérer. J’aimerais tellement les sauver de cet envoûtement. » Les pensées les plus pures de la demoiselle ne cessait de lui tambouriner le cœur à tel point, que son propre corps se mit à briller au moment même ou l’un des enfants lui attrapa le bras. Au début, la force du gamin fut telle qu’Arianne avait dit serrer les dents pour ne pas exprimer sa douleur, mais peu à peu, l’étreinte se relâcha accompagnée d’un cri perçant et d’une sensation qui fit doucement chavirer l’esprit de la belle aveugle. D’un point de vue extérieur, on pouvait voir des ténèbres se former autour du corps de l’enfant, s’évacuant de lui, tout en laissant certaine venir droit dans le corps de la pauvre demoiselle. L’enfant se retrouva alors à terre, hurlant à plein poumon tout en se tenant la main comme si celle-ci avait été brûlée, la petite fille elle, s’était arrêtée dans son élan, reculant comme si elle avait peur d’être aussi affectée. Dans son coin, la créature commença à son tour à s’agiter, lançant un cri rauque avant de rappeler ses pantins auprès de lui, comme pour les protéger de la menace de la jeune femme. Sentant le danger s’éloigner, Arianne en profita pour s’approcher difficilement du gardien, semblant comme envahis par une fatigue intense et extrême.

« J’ai l’impression qu’ils se sont repliés, c’est le moment pour nous aussi d’en faire autant. »

Essayant de tenir bon pour ne pas flancher, la demoiselle attendit alors la réponse de son partenaire, espérant que son plan soit opérationnel.




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MessageSujet: Re: Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey] Sam 25 Fév - 18:02
A peine sa lame avait elle déchiré la chair des enfants qu'il ressentît à travers toute les fibres de son âme leur souffrance... La larme qui coula sur ses joues ne le fit pas craquer pour autant et il se prépara très vite pour le rituel alors que l'éclat violâtre des flammes venait d'entourer les prisonniers de l'ombre.

Il ressentait clairement la pression qui pesait sur lui. Il n'avait guère le droit à l'erreur car, malgré toute sa bonne volonté, Arianne ne pourrait pas les retenir indéfiniment. Déjà que lui, combattant entrainé, ne parvenait à les contenir qu'avec une grande peine alors une princesse aussi douce... Il préféra chasser la peur qui menaçait d'entailler son âme, bien qu'il la sentait toujours bien présente, pour se focaliser sur le rituel. Jamais encore il ne l'avait pratiqué dans une situation aussi précaire mais il n'avait pas d'autre choix.
Invoquant une lame simple, il s'entailla légèrement la main gauche avant de tracer avec précision le glyphe sur sa paume. Il vérifia dix fois chaque détails pour être certain de ne pas avoir fait d'erreur avant de tendre la main. Murmurant quelques mots dans une langue qu'il ne connaissant pas vraiment, le glyphe se mit alors à battre au rythme de son cœur. Une vif douleur lui engourdit alors le bras tandis que le manche d'une lame sortit de sa paume. Extirpant la lame stylisé, il ne poussa qu'un léger gémissement de douleur qui fut suivi par un ricanement mental.

"Il fallait qu'il revienne maintenant, évidement..." pensa le gardien avant de poursuivre le rituel. Il planta la lame à ses pieds. Cette dernière ne s'enfonça pas dans le plancher mais resta parfaitement en équilibre sur sa pointe. Il se redressa et tendit la main marqué bien au dessus du pommeau, sentant les gouttelettes rougeâtre glissa le long de la plaie. Il attendit, impatiemment, que l'une d'entre elle daigne chuter sur le couteau tandis que son oreille capta les bruits du combat dans son dos.

Le hurlement déchirant de l'enfant le fit frémir mais il ne pouvait absolument pas se retourner, ressentant vaguement la crainte que les ténèbres de l'Ombre semblait soudainement ressentir.
Au moment où il sentit la présence de la princesse aveugle tout près, il vit un éclat écarlate éclaboussé le pommeau au sol. Il se mit alors à psalmodier des mots sans sens au premier abord tandis qu'une connexion écarlate se faisait entre sa paume et la lame. Il ne pouvait pas répondre à la jeune femme lorsqu'elle s'adressa à lui, ni même lui faire un signe. Le gardien savait qu'il avait presque fini mais il ne devait surtout pas se déconcentrer maintenant, surtout qu'il galérait toujours autant avec ses mots.

Un sifflement sembla sortir du néant et l'ex-ténébreux sut que c'était bon. Rompant la connexion d'un geste, il saisit rapidement la lame dont les gravures vibrait soudainement d'une énergie rouge. Déchirant l'air d'un coup vif, une faille apparut alors sous ses yeux et il sourit enfin.

- Maintenant, Arianne !!!

Saisissant assez brutalement la main de la jeune femme, il s'engouffra dans la faille suivit de prêt par Chisé. Il ne put entendre qu'un vrombissement empli de rage dans son dos, émanant sans doute de l'ombre, avant que la faille ne se referme.
Tandis que la lame se dissolvait en goutte sanglante dans sa main, le jeune homme regarda autour de lui. Si il s’attendait à avoir quitter ce monde ou au moins le manoir, il fut complétement perdu en se rendant compte qu'ils étaient revenu dans la pièce où il s'était rencontré.

- Mais... C'est quoi ce bordel ??? On ne devrait plus être ici !

Le gardien était paniqué et toute les fibres de son être, son âme comme son corps, transmettait son incompréhension. Essayant de se persuader qu'il n'était plus au même endroit, le gardien lâcha la princesse pour se jeter sur la première porte venue.
La pièce qui l'attendais de l'autre côté était banale, avec juste une piano en son centre. Il alla observer ce dernier et se rendit compte qu'il y avait une partition sur ce dernier.

Novice dans le domaine musical, ce dernier dut se retourner vers la princesse.

- Arianne, vous vous y connaissez en musique ?

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Réalité ou illusion ? Jusqu'où se perd la raison. [PV: Jeffrey]

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